27/01/2012

ARRESTATIONS À ROUEN: « SALE PUTE DE GAUCHISTE, ON VA TE NIQUER »

Le Stardust, café populaire de la place du Vieux-Marché, à Rouen. Vendredi soir, c’est soirée électro. Quatre DJ locaux doivent s’y succéder. Musique numérique et bières belges au programme. Tout commence bien. Il est environ 20h00. Jusqu’à 23h30, rien à signaler. Le bruit est limité, les gens profitent de leur week-end. La soirée va pourtant dégénérer. Par Manuel Sanson pour Les inrocks.com.

Vers 23h30, deux clients sortent du bar pour uriner sur une place située en face. Un premier véhicule de police arrive sur les lieux et interpelle dans le calme les deux contrevenants. «Vous êtes en train d’uriner sur le site historique de Jeanne d’Arc », annonce l’un des policiers. Les papiers d’identité sont confisqués, les deux fauteurs de trouble attendent de recevoir leur amende. Les flics font durer le plaisir.

Pendant une demi heure, les deux clients fautifs « poireautent »… D’autres clients du bar se rapprochent de la scène, demandent des explications. Le contrôle s’éternise. A ce moment, deux autres véhicules de police arrivent. Les forces de l’ordre annoncent qu’ils interpellent les deux « pisseurs » pour ivresse manifeste sur la voie publique. Tollé général. Les deux fautifs sont embarqués.

Une dizaine de clients se placent en face d’une des voitures, pour l’empêcher de repartir. Sans violence ni insulte. Mais les policiers sont nerveux. Ils sortent du véhicule et gazent à bout portant plusieurs personnes. Présent au concert, je me retrouve moi-même, après m’être manifesté comme journaliste auprès des policiers, pris dans les effluves de lacrymo. Une fois le « ménage » accompli, les voitures repartent avec les deux délinquants. Fin de l’histoire ? Pas encore…

Plusieurs véhicules restent en faction à 100 mètres du bar, tous feux allumés. Vingt minutes plus tard, sans raison apparente, l’assaut reprend : une vingtaine de policiers en tenue de « Robocop » arrivent en trombe sur la terrasse du café. Matraques, chiens, lacrymos… c’est reparti.

Sans distinction, des gens sont frappés, un jeune homme a le crâne en sang. Des grenades sont tirées. Un client du bar, rageur, jette une bouteille sur l’une des fourgonnettes de police. Au bout d’une heure, c’est le seul acte violent à déplorer côté fêtards. Les policiers, de leur côté, frappent les quelques femmes venues leur parler pour que cessent les violences. Ils éructent des insultes sexistes : « Bande de morue, salopes… »

Un des DJ qui repartait avec son matériel est poussé dans le dos par un policier. Il s’étale au sol avec ses affaires. Une jeune femme est violemment interpellée, traînée par terre, son pull et son tee shirt déchirés. Un policier lance : « Sale pute de gauchiste, on va te niquer. » La place est finalement « nettoyée ». Il est presque deux heures du matin.

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Edem doit être régularisée!

Les Amoureux au banc public lancent une pétition qu'il est urgent de signer pour empêcher l'expulsion d'Edem dont la situation est expliquée ci-dessous. Pour signer la pétition : www.amoureuxauban.net

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"Edem, togolaise, et Jean-Loup, français, vivent une relation amoureuse depuis Juin 2010 et se sont mariés au Togo le 23 Décembre de la même année. Après avoir obtenu au bout de six mois (!) la transcription de leur mariage sur les registres de l’état civil français, Edem est entrée en France avec un visa de court séjour le 8 juin 2011.

Peu de temps après son arrivée en France, Edem dépose une demande de titre de séjour auprès de la préfecture du Gers afin de pouvoir vivre auprès de son époux sur le territoire français. Mais le 29 Septembre, le Préfet rejette cette demande et prononce à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai d’un mois. Motif : son visa touristique ne lui permet pas de demander un titre de séjour et son éloignement de France ne porterait pas atteinte à sa vie privée et familiale.

En effet, étant mariée à l’étranger, Edem ne remplit pas les conditions exigées par l’article L212-2-1 du CESEDA (entrée régulière, mariage en France et 6 mois de vie commune) pour prétendre à l’octroi d’un visa de régularisation  en France. Si le couple s’était marié en France, Edem aurait obtenu ce visa de régularisation sans avoir besoin de retourner au Togo pour en faire la demande, mais aujourd’hui, elle s’attend à être expulsée dans les prochains jours par l’Administration française."

15/01/2012

Georges COULONGES : "Les Boulets rouges de la Commune"

Editions Fixot, 1992.

Il s'agit de la quatrième partie de la série romanesque de Georges Coulonges intitulée : "Les chemins de nos pères", composée par "Les Sabots de Paris", "Les sabots d'Angèle" et "La liberté sur la montagne". Un cinquième roman, "La Fête des Ecoles" terminera le cycle, publié en 1995.

couverture

Nous sommes à Paris en 1870. La capitale est assiégée par les Prussiens. Eugénie, l'Alsacienne, Margalide, venue des Pyrénées luttent contre la faim, le froid et tentent de survivre en mangeant chien, chat et rat, achetés à prix d'or. Pendant ce temps, la bourgeoisie et les aristocrates se repaissent avec satisfaction des animaux du jardin d'acclimatation.

C'en est trop ! Affamé et humilié, le peuple parisien se révolte et le 18 mars 1871, proclame la Commune. Les personnages, résignés, hésitants ou révoltés traversent cet épisode glorieux de l'histoire. Comment chacun va-t-il aimer, vivre dans le tumulte de la guerre et de la révolte ? La petite imprimerie, centre névralgique où se rencontrent les personnages, où se nouent les amitiés, les amours et les oppositions, survivra-t-elle à la tragédie ? Amours contrariées, oppositions politiques, contradictions intimes traversent le récit qui nous tient en haleine jusqu'au dénouement. Le 29 mai, la répression s'abat et les grandes espérances d'une autre société, égalitaire et fraternelle, s'envolent dans le sang et la mort comme s'envolent les illusions des personnages de ce roman fougueux et épique où l'intimité se cogne à l'histoire ...

La Commune de Paris, c'était il y a cent quarante ans. Pas si loin que cela, et pourtant un autre monde. Que nous reste-t-il de ces idéaux ? Un rêve de fraternité. Mais aujourd'hui encore, ce sont les descendants des Versaillais, de ceux qui écrasèrent la Commune dans le sang, qui mènent les affaires ... La commune fut une expérience grandeur nature, durant quelques semaines, d'un gouvernement populaire où tout pouvait devenir possible ... En ce sens les personnages de ce roman nous revoient à nos espoirs actuels en un monde meilleur.

 

 

L'auteur

Georges Coulonges est né en 1923 à Lacanau-Ville. Son père travaillait pour la compagnie des chemins de fer tandis que sa mère s'occupait du foyer familial. Georges Coulonges devient comédien après la Seconde Guerre Mondiale, et assez vite, entre comme bruiteur à la radio, avant de devenir producteur d'émissions de variétés radiodiffusées. À la radio et sur scène, il est pendant quatre ans « le receveur Julien », un joyeux employé du tramway. En 1956, il « monte » à Paris pour écrire, notamment des chansons. Il signe les premières chansons de Marcel Amont : Escamillo et La photographie(1957). Parmi ses premiers interprètes, il faut également citer Annie Fratellini (La morte saison, 1957), Tohama (Demain, nous irons, 1958), Marie-José (Viens danser l’amour, 1958) et André Dassary (La fête à maman, 1958).


En 1958, la chanson Je t’aimerai, t’aimerai obtient le succès. Plusieurs interprètes l’ajoutent à leur répertoire dont Luis Mariano, Gloria Lasso et Tino Rossi. Le premier enregistrera la même annéeSayonara, tandis que Tino Rossi chante, en 1959, Porto Polo. De son côté, Gloria Lasso interprète Océano.

À cette époque, deux interprètes peuvent être considérés comme étant des interprètes fétiches de l’auteur : Henri Genès et René-Louis Lafforgue. Henri met à son répertoire plusieurs chansons dontLes commandements de Lavedese, L’officier idéal, La chanson des pipeaux et El Coryza. Quant à René-Louis, il interprète La boulange, Et une liberté, L’école buissonnière, Mirabeau, Mirabelle et La guitare espagnole, entre autres.

Georges Coulonges est également interprété par Bourvil (Du côté de l’Alsace), Joël Holmès (Chemin de Rome), Henri Salvador (Papa et maman), Annie Cordy (Six roses, Attends, je viens), Philippe Clay (Fatigués de naissance, 1959), Patachou (La musique) etc.

Pendant les années soixante, les vedettes des années cinquante continuent d’enregistrer les chansons de l’auteur : Félix Marten (La mère Éloi, 1961), Michèle Arnaud (Les amoureux de novembre, 1961), Les Frères Jacques (Don Léon, Au bal des gens de maison, 1961), par exemple. Les nouveaux venus ne sont pas en reste, loin de là. Parmi ceux-ci, Jean Ferrat s’avère être un interprète fidèle. Leur première chanson commune, La fête aux copains, est enregistrée par Juliette Gréco en 1963. En 1965,Potemkine connaît les foudres de la censure. La chanson est interdite d’antenne, les médias préférant alors le côté romantique de Ferrat plutôt que son côté engagé. Malgré tout, les deux hommes poursuivent leur collaboration : La jeunesse (1964), La commune (1971), Un enfant quitte Paris. Cette dernière chanson fut également interprétée par Isabelle Aubret, tout comme La chanson des pipeaux et Le goût de l’été.

En 1965, l’auteur écrit L’enfant au tambour, une magnifique chanson racontant l’histoire d’un jeune garçon à la recherche de son père mort à la guerre. Il s'agit en fait d'une adaptation d'un chant de Noël anglo-saxon, The little drummer boy. La chanson est immortalisée par Nana Mouskouri. Bien que le texte de l'auteur n'ait rien à voir avec l'original, L'enfant au tambour devient un classique de Noël. Sacha Distel enregistre la chanson dans une version différente. Il interprète aussi Les filles, moi j’aime ça, en 1962.

Parmi les autres interprètes de Georges Coulonges, il faut citer Caterina Valente (Jérémie, voici l’heure), Michèle Torr (C’est dur d’avoir seize ans, 1964), Francesca Solleville (Le nouveau monde), Max Rongier (Le bonheur au temps présent, La cadence, La route, Ce mois d’août, Les dettes de guerre, Que tu sois là) et Francis Lemarque (Paris de loin, Rien, j’entends rien, Le chômage).  Avec ce dernier, il crée Paris Populi, une grande fresque historique en chanson.

Par ailleurs, l’homme de lettres a aussi écrit pour le théâtre et la télévision. Il a aussi publié de nombreux romans dont la série Les chemins de nos pères et Les blés deviennent paille. Pour son premier roma,, il reçoit des mains de Jules Romains, le Grand Prix de l'humour en 1964, suivi, pour son deuxième ouvrage, en 1966, du prix Alphonse Allais. En 1969, il signe un livre sur la chanson française intitulé La chanson en son temps, de Béranger au Juke-box pour lequel il reçoit le Pirx exceptionnel de la SACEM et La Commune en chantant, étude fouillée de la Commune de 1871 à travers les textes de ses chansons

En 1998, il signe son autobiographie intitulée Ma communale avait raison. Il nous quitte au début de l'été 2003, âgé de 80 ans.

 

 

Extrait

"Chez Brébant, l'ambiance réjouit Margalide. Devant elle, les lèvres minces ont de la peine à manger. Les yeux voient le malheur s'abattre sur les huîtres retrouvées, sur le boeuf renaissant dans sa sauce à nouveau garnie de truffes.

- La première occupation de la Commune a été d'anéantir le registre d'inscription des filles publiques, déclare monsieur Berthelot.

Monsieur de Goncourt explique facilement le fait :

- Ces messieurs n'avaient pas envie qu'on y trouve les noms de leurs femmes ou de leurs soeurs !

- Ou de leurs maîtresses ! glousse une cocotte accompagnée ce soir de son nouveau protecteur.

Margalide sourit.

Madame Brébant lui rappelle qu'il est mal venu de paraître se moquer des propos de la clientèle.

Un homme rapporte un fait alarmant :

- Nos nouveaux princes remplacent le tirage au sort des conscrits par le service militaire obligatoire pour chaque citoyen.

- C'est ce que ces gredins appellent un régime de liberté !

Margalide hoche la tête : belle liberté donnée aux garçons des Pyrénées qui, pour éviter l'appel sous les drapeaux, se coupaient deux doigts ! Ou se brisaient les dents ! Ah ! Ils n'avaient pas la "liberté", eux, de s'acheter un remplaçant qui, à leur place, pendant sept années, risquerait sa vie !

Devant elle, le concert continue :

- La racaille a osé proclamer la séparation des Eglises et de l'Etat. Les crucifix doivent être enlevés des murs des écoles publiques.

- Cela se comprend, dit Monsieur de Goncourt : on voit mal les instituteurs de la médiocratie enseigner le vote universel et la liberté de la presse sous le regard de Dieu !

Il est d'un pessimisme absolu :

- Les ouvriers sont, pour les sociétés modernes, ce qu'ont été les Barbares pour les sociétés anciennes : des convulsifs agents de destruction.

Le commandant de Chazel-Brunet n'a pas dit un mot. Sa table semble exploser sous la fougue de son coup de poing :

- Les Barbares sont les Prussiens ! Et ceux qui ne possèdent pas n'auraient pas pris le pouvoir si ceux qui possèdent avaient su repousser Bismarck !

Monsieur de Goncourt n'aime pas le bruit. Il murmure :

- Je constate que, contre les Prussiens, votre Commune n'entreprend rien.

- Ce n'est pas ma Commune ! hurle le commandant.

On peut le croire : monarchiste, catholique, militaire allant au bout de sa foi, Hugues Marie François Gontran de Chazel-Brunet n'a rien d'un partageux. Un fait l'empêche de rallier versailles : il ne veut pas avoir à tirer sur ceux qui, avec lui, ont risqué leur peau contre les Barbares.

Il le dit bien haut :

- Ceux-là étaient mes hommes ! Et vous, monsieur de Goncourt, je ne vous ai pas vu parmi eux !

Monsieur de Goncourt avale sa salive :

- Je me suis interrogé sur ce fait ...

Un deuxième coup de poing fait sauter les couverts. Plus fort que le premier :

- Ceux qui perdaient leur vie au combat ne s'interrogeaient pas : ils tombaient. Par amour de la patrie !

Monsieur de Goncourt est pâle. A son tour, il se lève. Il trouve la force d'articuler :

- L'amour de la patrie est un sentiment démodé.

"Cette fois, il va y avoir du grabuge !" estime Margalide guillerette.

Le commandant a poussé un cri de bête blessée.

Son adversaire fait retraite vers la porte :

- La ripaille et la gogaille : voilà pourquoi nos générations actuelles sont prêtes à verser leur sang !

Margalide lui tend son vêtement. Il voudrait le mettre en marchant. Pour filer plus vite. Ses mains tremblantes ont de la peine à s'en saisir. Elle l'aide. Il ne parvient pas à passer sa manche. Arrivé au tambour, il se retourne :

- Aujourd'hui le peuple français se bat pour boire des canons gratis. Demain, il se battra pour empoigner la grenouille de la bourgeoisie.

Il sort.

Le commandant avale son verre de Lamarque.

Monsieur Ernest Renan se tourne vers lui, heureux de lui rappeler les paroles d'Isaïe :

- "Que me font vos sacrifices ? ... Améliores-vous."

Le commandant se moque des prophètes ! Il est militaire. Il intime un ordre à l'orateur :

- Commencez donc pavous améliorer vous-même !

Constatant que le philosophe est encore en âge de porter un fusil, il décrète qu'il l'attendra le lendemain à l'Ecole militaire pour l'initier à la pratique du tir couché et lui révéler les finesses du combat à la savate.
Margalide ne se tient plus de rire."


Appel : Contre le logement cher, baisse des loyers.

Le lancement de la campagne unitaire contre le Logement cher initiée par la Fondation Copernic et le DAL à l'appel de la Plate-forme Logement des Mouvements sociaux a été un succès ce lundi 9 janvier. Il reste à l'installer dans la campagne présidentielle. Pour ce faire, nous vous proposons de signer et de relayer largement la pétition

Les chiffres sont formels, jamais les loyers et les prix l’immobilier n’ont été aussi chers dans notre pays, rapportés aux revenus des locataires et des accédants.

Ereintés par l’érosion de leur revenus par la hausse des prix dans tous les domaines de la vie courante, l’énergie, le carburant, l’eau, l’alimentation, les soins… les fins de mois sont de plus en plus difficiles  pour les couches populaires et les classes moyennes, les jeunes, les salariés, les migrants…
Payer son loyer nécessite des sacrifices toujours plus élevés, tandis que les bailleurs privés, les milieux de l’immobilier s’enrichissent sans fin. En 2009, les profits se sont élevés à 65 milliards d’euros, dont 35 sont des « surprofits » tirés de la flambée et de la spéculation.

Même dans les HLM, les loyers ont grimpé plus vite que les revenus, d’autant que chaque année de nouvelles économies sont faites sur les allocations logement.

A mesure que les réformes ont usé le droit et la stabilité des locataires, les bailleurs ont imposé leur joug. Aujourd’hui la majorité des Français a peur de se retrouver un jour à la rue. Pourtant, messieurs les bailleurs, que seriez vous sans les locataires qui chaque mois alimentent votre rente ?

Nous locataires, accédants, ou citoyens solidaires, appelons à  une mobilisation responsable, afin que notre personnel politique prenne toutes les mesures nécessaires à une baisse généralisée et rapide des loyers et des traites immobilières, pour mieux satisfaire des besoins fondamentaux plutôt que la rente, pour créer des emplois plutôt que de spéculer.

Nous exigeons un encadrement des loyers, un plafonnement généralisé entrainant une baisse immédiate de 10% de tous les loyers et des traites y compris en HLM, jusqu’à 20% pour les loyers chers, renforcée par une revalorisation des allocations logement.
Nous exigeons, pour ceux qui dorment dans des taudis ou dans la rue, que soient respectées et appliquées les lois pour le droit au logement, pour le droit à un accueil inconditionnel,  et pour la mobilisation des logements vides.

Nous sommes décidés, après avoir signé cette pétition, à révoquer le prélèvement automatique du loyer et des traites, et à le remplacer par un autre mode de paiement (virement bancaire, mandat, chèque, … ).

Dans un deuxième temps, si les responsables politiques et les bailleurs refusent de prendre en compte notre indignation et d’agir, nous participerons à un mouvement concret de contestation des loyers chers et du logement inabordable, et nous soutiendrons ces initiatives.

Un toit c’est  un droit !

 

Poursigner la pétition :

contrelelogementcher.org
baissedesloyers.org

05/01/2012

Ils luttent, ils espèrent : les voeux des FRALIB


Voeux Fralib 2012 par lepartidegauche

29/12/2011

CONTRE LA RÉHABILITATION DE LOUIS RENAULT ET L'INDEMNISATION DE SES HÉRITIERS



Le 16 janvier 1945, le général de Gaulle, Président du Gouvernement provisoire de la République française, signa une ordonnance de nationalisation des usines Renault pour cause de collaboration avec l’ennemi.

L’ordonnance n°45-68 parue au Journal Officiel du 17 janvier 1945 expose ainsi les fondements de la nationalisation (p. 222-224) :

« Alors que les livraisons fournies par la société Renault à l’armée française s’étaient montrées notoirement insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre, les prestations à l’armée allemande ont, durant l’occupation, été particulièrement importantes et ne se sont trouvées freinées que par les bombardements de l’aviation alliée des usines du Mans et de Billancourt. »

L’ordonnance fixe ensuite les objectifs de la nationalisation :

  • dissolution de la Société Anonyme des Usines Renault (SAUR) ; confiscation de ses biens et de ceux de son président, Louis Renault, qui est décédé avant sa comparution en justice et dont la complicité avec l’occupant nazi est pleinement établie.

  • institution de la Régie Nationale des Usines Renault, acte majeur de la poursuite et du développement des activités de cet ensemble industriel. L’article 7 des statuts précise que la Régie Nationale « a pour objet de continuer dans l’intérêt exclusif de la Nation l’exploitation de la société dissoute… »


L’ordonnance 45-68 prévoit de plus le règlement de la question des biens de L. Renault qui ne sont pas dévolus à la Régie Nationale (article 6). Un accord définitif est conclu entre l’État et les héritiers, le 15 mars 1947.

Aujourd’hui, les petits-enfants de Louis Renault renient cet accord. Ils ont porté plainte contre l’État en utilisant pour ce faire la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) dont ils demandent l’application rétroactive. Ils sollicitent ainsi des dommages et intérêts qui pourraient se compter en milliards d’euros, et qui seraient à la charge des contribuables. Ils montrent ainsi que leur principale motivation n’est pas la défense de la mémoire d’un grand-père qu’ils n’ont pas connu, comme ils le prétendent sur les plateaux de télévision, mais un simple intérêt financier.

Cette demande d’indemnisation s’appuie sur une campagne de presse unilatérale, disposant du soutien de nombreux médias, y compris ceux du service public audio-visuel, de blanchiment de Louis Renault, champion de la collaboration industrielle française au service des armées nazies. Cette campagne porte atteinte à l’honneur de la Résistance et de la France qui signa à Berlin la capitulation sans condition du IIIe Reich.

La vérité ressort des archives de 1935 à 1944, aujourd’hui consultables. Elles mettent en lumière le rôle déshonorant de pourvoyeur des armées du IIIe Reich que Louis Renault assuma avec un zèle inégalable dès août 1940 et jusqu’en août 1944.


Louis Renault aux côtés d'Hitler en 1939

De même, Louis Renault fut le plus féroce organisateur de la répression anti-ouvrière. Dès l’avant-guerre il se distingua contre les « Renault », notamment à Billancourt après la grève de novembre 1938. Pendant l’occupation, il mit ses réseaux de mouchardage et de délation au service de la chasse policière aux résistants, aux militants politiques clandestins et aux syndicalistes. Traqués, dénoncés nommément par la direction de la SAUR à la police, arrêtés, torturés, livrés à la Gestapo, certains comptèrent parmi les fusillés du Mont Valérien, les autres furent internés et déportés. Par son acharnement à fournir aux Nazis toujours plus d’armes en multipliant sa production, Louis Renault porte l’entière responsabilité dans les bombardements anglo-américains sur ses usines, bombardements qui firent à partir de mars 1942 de nombreuses victimes chez les travailleurs et leurs familles.

Ceux et celles qui veulent que la flamme de la Résistance française brille toujours ne peuvent oublier que le président de la SAUR apporta, sans contestation possible au vu des rapports de police de décembre 1941 à juillet 1942, une odieuse contribution à l’effroyable répression pétainiste et hitlérienne. Cette répression frappa les résistants, des gaullistes aux communistes, les syndicalistes, les Juifs promis à l’extermination, les francs-maçons, les républicains et les patriotes, croyants et non-croyants.

Pour l’ensemble de ces raisons, que fait connaître l’association « ESPRIT DE RESISTANCE », l’ordonnance n° 45-68 du 16 janvier 1945 ne doit pas être annulée. Nous vous appelons à signer l’appel  et à le faire connaître.

Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de nos meilleures pensées de fidélité aux idéaux de la Libération de la France.

Pierre Pranchère,
ancien résistant Centralien, député honoraire, Président d’Honneur

Marc Lacroix, ancien cadre dirigeant, Président


« Association contre toute révision de l’ordonnance n° 45-68 du 16 Janvier 1945 » Association n° W 751 210 676

e-mail : contact@espritderesistance.fr

Tél. 01 42 01 45 99 Fax 01 42 01 45 99

47, avenue Mathurin Moreau 75019 Pari

 

 
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