13/03/2010
Référendum Morales
Le président de la Bolivie, Evo Morales, propose de réaliser une consultation auprès des peuples du monde afin d'obtenir un accord qui puisse sauver la Terre-Mère des abus du Capitalisme.
" Vu que nous avons de profondes divergences entre présidents, consultons le peuple et faisons ce qu'il nous dit "
Evo Morales Ayma. Président de l'Etat Plurinational de la Bolivie.
Une pétition pour le référendum est maintenant en cours et un sommet alternatif aura lieu du 20 au 22 avril prochain.
Appuyez cette initiative en signant (et en faisant signer) la pétition lancée par la Bolivie sur le référendum mondial en vous connectant sur le site :
http://portalmre.rree.gov.bo/cumbre/Referendum.aspx
Cliquez sur Français en haut de la page.
Après avoir rempli les champs indiqués (nom-prénom et courriel), ne pas oublier de sélectionner ''Francia'' dans la liste déroulante.
> (vous pouvez voter oui ou non pour chacune des 5 questions).
13:45 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bolivie, morales, référendum, terre-mère, capitalisme
07/03/2010
Non à la mise à mort de la médecine du travail
Appel de 500 médecins et inspecteurs contrôleurs du travail et déjà plus de 17000 signataires!
Appel contre le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail
A l'heure de la sous déclaration massive des accidents du travail, de l'augmentation des maladies professionnelles et des suicides au travail (comme cela a été révélé à France Télécom) à l'heure de la hausse des accidents cardiaques et vasculaires liés au stress et à la souffrance au travail, à l'heure où dérivent les méthodes de management et leurs exigences dévorantes de productivité, faut-il affaiblir ou renforcer la médecine du travail ?
Après plus de vingt ans de dégradation continue de la santé au travail, nul ne nie qu'il y ait besoin d'une grande réforme pour la reconstruire. Mais les salariés, les syndicats, les professionnels des questions de santé au travail sont terriblement inquiétés par les orientations de la « réforme » annoncée de M. Darcos.
C'est un projet qui va dans le sens de celui du Medef auquel, pourtant, tous les syndicats de salariés se sont opposés unanimement en 2009. Il propose carrément de violer le cadre de responsabilité du médecin du travail pour qu'il serve de bouclier protecteur à celui des employeurs. Il est en contradiction de manière rédhibitoire avec les principes du Code de Déontologie médicale inscrits dans la Loi. Il projette d'organiser les prochains services de santé au travail (SST) en donnant total pouvoir au patronat : seront juges et parties ceux-là mêmes qui créent les risques.
Plus que jamais les médecins du travail et les autres acteurs des SST seront cantonnés dans des activités éloignées de la défense de la santé des travailleurs. Il s'agit de la mort de toute réelle prévention en santé au travail. Il s'agit de « démédicaliser » la seule spécialité dont l'objet est le lien entre la santé et le travail.
Il s'agit de prendre prétexte de la pénurie (réversible) de médecins du travail en les remplaçant par des infirmiers alors que ceux-ci ne peuvent pas se substituer aux médecins et qu'ils n'ont pas de statut protégé. Il s'agit de transférer ces missions aux directeurs des services interentreprises de santé au travail (SST) c'est-à-dire aux Conseils d'Administration composés majoritairement d'employeurs (2/3). Il s'agit de déposséder les « commissions de contrôle » de leurs prérogatives notamment en ce qui concerne le droit d'opposition à la mutation ou au licenciement des médecins du travail, alors qu'au contraire ce droit d'opposition devrait être étendu pour que tout « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » bénéficie d'un statut de « salarié protégé ». Comment une « prévention » peut-elle exister, sans entretien clinique régulier avec les salariés, en espaçant les visites tous les 3 ans ? L'aptitude et l'inaptitude seraient définies du point de vue patronal : actuellement ces notions n'ont pas de définition légale, le médecin du travail les apprécie au cas par cas selon les risques pour la santé liés au poste de travail. Une nouvelle définition écrite dépendrait exclusivement de la capacité du salarié à effectuer la totalité des tâches prescrites : elle aurait une "simplicité" radicale, binaire (apte ou inapte) et reviendrait à supprimer toute notion d'aménagement de poste et d'adaptation des tâches à l'homme.
Le Medef voulait aussi que le médecin-conseil puisse déclencher une procédure obligatoire de retour au travail pendant l'arrêt de travail. L'employeur serait libéré de ses obligations de reclassement dès la visite de reprise. Après cette visite unique, et dans un délai de 21 jours, le salarié déclaré inapte pourrait être licencié. Les voies de recours, aujourd'hui possibles auprès de l'inspection du travail, seraient renvoyées à des dispositions non précisées. Le projet de X. Darcos reprend les mêmes intentions, très dangereuses pour les salariés victimes d'accident du travail ou de maladie professionnelle. Au contraire de tout cela, une véritable prévention en santé au travail est nécessaire et possible.
L'indépendance professionnelle exige que les préventeurs soient à l'abri des pressions de ceux qui les paient. Avec le mode de production en flux tendu et la recherche effrénée de gain de productivité, les conditions de travail se dégradent partout, tous les secteurs sont « à risques », bureaux comme ateliers. Une authentique médecine de prévention, en adéquation avec les constats sur le terrain, peut tirer sa grande pertinence de l'entretien clinique régulier des salariés avec le médecin du travail. Il faut que la médecine du travail authentique et spécifique soit un véritable service public indépendant, avec les moyens nécessaires, la formation, les effectifs, et la prévention apparaîtra redoutablement efficace, progressive et finalement « économique » dans l'intérêt des salariés.
Que tous les acteurs de progrès refusent ensemble le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail POUR une authentique médecine du travail, indépendante, dans l'intérêt exclusif de la santé des salariés !
Pour signer l'appel :
http://petition.non-mort-medecine-travail.net/
10:44 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : médecine du travail, darcos, salariés, droits, acquis, luttes
13/02/2010
Ni une ni deux

Pour les femmes étrangères, une violence peut en cacher une autre. Aux violences qu'elles peuvent subir en tant que femmes - dans leur pays d'origine, pendant leur exil ou en France - s'ajoute trop souvent la violence de l'administration française parce qu'elles sont étrangères. Ni une ni deux, mettons fin à cette double violence.
La Cimade lance une campagne pour obtenir une véritable protection des femmes étrangères et appelle chacun d'entre vous à y participer.

Participez à la manifestation virtuelle pour mettre fin à la double violence. Du 10 février au 28 mars, nous interpellerons ensemble les élus locaux, les parlementaires et les pouvoirs publics sur les dysfonctionnements administratifs et l'absence de dispositifs législatifs spécifiques qui font obstacle à une réelle protection des femmes étrangères victimes de violences.
Pour participer à la manifestation virtuelle et en savoir plus sur cette camapgne : http://www.cimade.org
10:08 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, étrangères, violence, cimade, manifestation virtuelle
09/02/2010
Le Bal des Amoureux au Ban Public

07:51 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : marseille, saint valentin, amoureux ban public, imigration
06/02/2010
Sauvons les cinémas le Club et le Centre de Gap
Les cinémas Le Centre et Le Club (le seul art et essais de la ville et dans un périmètre de 40KM) risquent de fermer dans les prochains mois. Les locaux propriétés du diocèse vont être vendus. L'évêque de Gap et d'Embrun, Monseigneur Di Falco, a annoncé la décision qui entre dans le cadre de la rationalisation de l'immobilier de l'église dans le département. Aucune date n'a été donnée mais le diocèse de Gap a déjà informé l'association gestionnaire des cinémas de son obligation de quitter les lieux prochainement.
NOUS VOULONS TROUVER UNE SOLUTION ET SAUVEZ NOS CINEMAS
Il s'agit ici de défendre la culture en milieu rural et de sauvegarder plusieurs emplois ! Nous ne pouvons pas laisser faire ça sans agir, l'accès au cinéma d'auteur est un droit pour tous, alors aidez-nous, signez, et faites circuler cette pétition au plus grand nombre pour que nos voix soient entendues
Cliquer sur le lien ci-dessous
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=6019
09:38 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gap, cinéma, le club, le centre, pétition, hautes alpes, di falco
10/01/2010
Israël / Palestine : Pour la création d'un tribunal international
Pétition internationale adressée à l'Assemblée Générale des Nations unies, pour mettre en place un tribunal pénal international ad hoc afin de juger les crimes de guerre israéliens, notamment à Gaza
Parce que c'est en notre nom qu'en 1945 a été signée la Charte des Nations unies...
Parce que c'est en notre nom que le plan de partage de la Palestine a été approuvé par l'Assemblée générale de l'ONU en 1947...
Parce que c'est en notre nom qu'en 1949, ont été signées les conventions de Genève...
Parce qu'aucune des résolutions de l'ONU concernant la Palestine, adoptées elles aussi en notre nom, n'a été appliquée par l'État d'Israël et que celui-ci, depuis sa fondation, viole en permanence, en toute impunité et de façon de plus en plus cynique, les principes de l'ONU et les conventions internationales.
Nous, citoyens du monde, avons aujourd'hui le devoir de rappeler la communauté internationale à ses obligations !
Nous demandons solennellement
que l'Assemblée générale des Nations Unies utilise son pouvoir de créer des organes subsidiaires pour mettre sur pied un Tribunal pénal ad hoc (sur le modèle des deux créés par le Conseil de sécurité pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda) et juger les crimes commis par Israël en Palestine.
Dans l'immédiat nous exigeons
L'arrêt de toutes les exactions contre le peuple palestinien et la protection internationale de celui-ci ;
La levée totale du blocus de la bande de Gaza ;
L'application obligatoire des résolutions de l'ONU sur la Palestine et des prescriptions du droit international, si nécessaire sous la contrainte de sanctions internationales : diplomatiques, économiques et judiciaires. Israël est un État comme les autres, doté des mêmes droits, et des mêmes obligations.
En particulier nous demandons la suspension de tout accord de coopération avec l'État d'Israël tant qu'il ne respectera pas les résolutions de l'ONU.
Parmi les signataires
Hocine Aît Ahmed, Président du Front des forces socialistes, Algérie ;Henri Alleg , militant anticolonialiste, auteur de "la Question", France ; Souaré Alioune , député de l'Assemblée nationale, Sénégal ; Nils Andersson , co-Président de l'Association pour la Défense du Droit International Humanitaire, France ; Ariane Ascaride, comédienne, France ; Bahige Tabbarah Député, Ancien Ministre, Liban ; Gastón Rolando Cornejo Bascopé, sénateur, Bolivie ; Marie-France Beaufils, Sénatrice, Maire de Saint Pierre des Corps, France ; Sihem Bensedrine, journaliste et militante tunisienne des Droits humains, Tunisie ; John Berger, écrivain, Grande Bretagne ; Simone Bitton, cinéaste, Maroc, Israël, France ; Maurice Buttin , avocat honoraire. Président du CVPR, France ; Monique Cerisier-ben Guiga, sénatrice, France ; Monique Chemillier-Gendreau, professeur émérite de droit public, France ; Bruce Clarke, militant du mouvement anti-apartheid, artiste plasticien, Afrique du Sud ; Bernard Clerc, ancien député au Grand Conseil de Genève, Suisse ; Michel David, chargé des Droits de l'Homme et de la solidarité avec la Palestine à la Confédération paysanne, France ; Suzanne EL Kenz , professeur d'arabe , née à Gaza ; Adolpho Perez Esquivel ', Prix Nobel de la Paix (1980), Argentine ; Zahia Dadi Esskali, Membre du Forum des Femmes marocaines parlementaires, Maroc ; Jacques Fath, responsable des relations internationales du PCF, France ; Eduardo Galeano, écrivain, Uruguay ; Salima Ghezali , membre fondateur de Femmes d'Europe et du Maghreb, lauréate du prix Sakharov, du prix Olof Palme et du prix Theodor Haecker, Algérie ; Maxime Gremetz, député de la Somme, France ; Robert Guediguian , cinéaste, France ; Vitaly Gusenkov, ancien conseiller diplomatique de M. Gorbatchev, Russie ; Mohamed Harakat, Président du Centre International des Etudes Stratégiques et de Gouvernance Globale, Maroc ; Pierre Hémon , président du groupe des élus Verts Lyon, France ; Salman el Herfi, ancien Ambassadeur palestinien en Afrique du Sud, représentant de la Palestine aux Nations Unies, actuellement Ambassadeur palestinien en Tunisie ; Christiane Hessel, France ; Stéphane Hessel, ambassadeur de France ; Med Hondo, cinéaste, France, Mauritanie ; Ibrahim Jalal, artiste peintre, Syrie ; Ahmed Khelifi, Movement des démocrates 94, France ; Jean-Yves Le Drian , Député et Président du Conseil Régional de Bretagne, France ; Jean Claude Lefort, député honoraire, France ; Alban Liechti, président de l'ACCA, France ; Alain Lipietz, député européen, France ; Roland Lombard , chercheur, France ; Dr. Adrián Ramírez López, Président de la Ligue mexicaine pour la défense des droits humains, Mexique ; Carlos Machado , historien , Uruguay ; Mairead Maguire, Prix Nobel de la Paix, Irlande ; Ameer Makhoul, Ittijah-Union des Associations civiles arabes, Comité Public pour la Défense des Libertés, Israël ; Sandrine Mansour, historienne, Palestine, France ; Dr. Kamel Mohanna, président de l'Association Amel, Liban ; Ricardo Montserrat, écrivain, France ; Alberto Nadra, président de la Gauche démocratique, Argentine ; Marie Nassif-Debs, journaliste,Liban ; Carlos Ostolaza, peintre, Lima, Pérou ; Bernard Ravenel, président de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et président d'honneur de l'Association France Palestine Solidarité, France ; Ahmed Rouadjia, enseignant-chercheur et écrivain, Algérie ; Jitendra Sharma, président de l'association internationale des juristes démocrates (International Association of Democratic Lawyers), Inde/USA ; Eyal Sivan, cinéaste, Israël, France ;Ousmane Sow, sculpteur, Sénégal ; Bernard Stiegler, philosophe, France ; Djamel Tatah, artiste peintre, France ; Philippe Texier, magistrat, France ; Isabelle Thomas , Conseillère Régionale de Bretagne, France ; Gérard Toulouse, physicien, France ; Daniel Voguet, avocat, France ; Jean Claude Willem, Maire Honoraire de Seclin, France...
A ce jour, 45 000 signatures recueillies. Il en faut 500 000 ! Pour rejoindre les signataires :
14:24 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gaza, tribunal international, crime de guerre, israêl, palestine, nations unies
09/01/2010
Suppression du Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale
| Pétition à signer en ligne :http://www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationa... Nous exigeons la suppression du ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration |
| Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d'un ministère chargé de l'Immigration et de "l'Identité nationale" a introduit dans notre pays un risque d'enfermement identitaire et d'exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité. Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique, qui désignent et stigmatisent l'étranger - et par ricochet, quiconque a l'air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de Méditerranée et d'Afrique, et leurs descendants, sont séparés d'un «nous» national pas seulement imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique. Qu'a fait naître ce ministère ? De nouveaux objectifs d'expulsion d'étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l'enfermement d'enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l'expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d'asile, la multiplication des contrôles d'identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d'égalité... Dans cette fissure de la République se sont engouffrés nos dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie, banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi. Nous ne sommes pas ici face à des "dérapages" individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique d'une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier sous le couvert d'un "débat" sur l'identité nationale. Nous sommes ainsi appelés à devenir coauteurs et coresponsables du contrôle identitaire sur la France. La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer le débat lance une interrogation : "Pourquoi la question de l'identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ?" La réponse est simple. Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d'un pouvoir identitaire puisse planer, en s'autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun. C'est pourquoi il est temps aujourd'hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l'idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au fondement de notre République. Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la suppression de ce "Ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration", car il met en danger la démocratie. Premiers signataires : Michel Agier (anthropologue, EHESS et IRD), Etienne Balibar (philosophe, université Paris-X et university of California), Marie-Claude Blanc-Chaléard (historienne, université Paris-X), Luc Boltanski (sociologue, EHESS), Marcel Detienne (historien, EPHE et université Johns Hopkins), Eric Fassin (sociologue, ENS), Michel Feher (philosophe, Paris), Françoise Héritier (anthropologue, Collège de France), Daniel Kunth (astrophysicien, CNRS), Laurent Mucchielli (sociologue, CNRS), Pap Ndiaye (historien, EHESS), Gérard Noiriel (historien, EHESS), Mathieu Potte-Bonneville (philosophe, Collège international de philosophie), Richard Rechtman (psychiatre, Institut Marcel Rivière, CHS la Verrière), Serge Slama (juriste, université d'Evry), Emmanuel Terray (anthropologue, EHESS), Tzvetan Todorov (historien, CNRS), Paul Virilio (urbaniste, Ecole spéciale d'architecture de Paris), Sophie Wahnich (historienne, CNRS) et Patrick Weil (historien, CNRS) |
Signer l'appel
Nombre total de signataires à ce jour = 13485
10:21 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, identité nationale, ministère, besson, république, exclusion
24/12/2009
Hugo CHAVEZ à Copenhague
07:56 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : climat, chavez, copenhague
09/11/2009
Salah HAMOURI : Français prisonnier d'Israël
Salah Hamouri est né le 25 avril 1985 à Jérusalem. Il a donc 23 ans.
Son père Hassan Hamouri, restaurateur, est un Palestinien résidant de Jérusalem-Est. Sa mère, professeur, née Denise Guidoux, est française. Elle est originaire de Bourg-en-Bresse (Ain).
Salah Hamouri dispose d'un passeport français, et est dûment enregistré au Consulat général de France à Jérusalem. Salah est parfaitement francophone.
Il a été scolarisé chez les « Frères de Lasalle », une école privée catholique de garçons à Jérusalem-Est. Il a été arrêté une première fois le 30 septembre 2001, juste avant la rentrée scolaire. Il était alors en classe de 11ème (équivalent de la 1ère en France). Il est resté 2 mois en isolement à la Moskobieh, centre d'interrogatoire et de détention de Jérusalem, et ce malgré son jeune âge (il avait à l'époque un peu plus de 16 ans). Il a été jugé et condamné à 5 mois de détention pour avoir collé des affiches et fait de la « propagande anti-israélienne » dans le cadre scolaire. Il a passé le reste de sa détention dans la section des mineurs à la prison de Hasharon. Il a été libéré en janvier 2002 et a réintégré son lycée où il a poursuivi ses études jusqu'à l'obtention de l'équivalent du Bac en juin 2003. Il a alors décidé de poursuivre des études de sociologie à l'université très réputée de Bethlehem.
Il a été arrêté une seconde fois à Bethlehem alors qu'il passait la soirée chez des amis, fin février 2004. Une des personnes présente à cette soirée était recherchée par l'armée israélienne. La maison où il se trouvait a été encerclée et les jeunes présents à cette soirée ont été arrêtés. Salah, qui n'avait rien à se reprocher, a dû malgré tout passer 4 mois en « détention administrative » (système repris de la réglementation de l'époque du Mandat britannique, et permettant à Israël le maintien de Palestiniens en détention sans inculpation ni jugement, sans limitation de durée). Il a passé ces 4 mois dans différents camps militaires (Ofer, Katziot puis Maggido). Il dépendait de la juridiction militaire
La 3ème fois, Salah a été arrêté le 13 mars 2005 alors qu'il se rendait à Ramallah. Il a été emmené à la prison de Moskobiah à Jérusalem. Il y est resté 3 mois, en isolement et en interrogatoire. Un mois après son arrestation, sa famille a appris par la presse qu'il était accusé d'avoir comploté avec 2 autres jeunes contre le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti religieux d'extrême droite SHAS, au motif qu'ils étaient passés en voiture devant le domicile de celui-ci. A cela s'ajoute la présomption de l'appartenance de Salah à un mouvement de jeunesse réputé proche du FPLP, dont Salah n'a jamais été membre. Un « délit d'intention » a été ainsi constitué par le tribunal militaire. Salah a ensuite été transféré à la prison de Beersheba où il est resté un an et demi. Il a ensuite été transféra au centre de Hadarim, puis à Rimonim.
Le 17 avril 2008, après trois ans d'emprisonnement au cours desquels une vingtaine d'audiences ont fait l'objet de reports successifs faute de témoins et/ou d'éléments de preuve permettant d'établir sa culpabilité, Salah a été condamné par le tribunal militaire israélien d'Ofer (situé dans les Territoires palestiniens illégalement occupés) à 7 ans de prison pour « complot et appartenance aux jeunesses du FPLP », et ce à la suite d'une procédure de compromis (« plea bargain »).
Salah a été contraint d'accepter ce compromis, sur les conseils de son avocate israélienne, Maître Léa Tsemel : les termes du compromis étant, en effet, « soit vous acceptez 7 ans, soit ce sera pire ».
Depuis, Salah a fait l'objet d'un nouveau transfert, et se trouve à la prison de Gilboa au Nord d'Israël. Selon les termes du jugement il sera libérable le 21 novembre 2011.

160 personnalités venant des milieux les plus divers et de toutes les formations politques, à l'exlusion de l'extrême droite, constituent Le Comité de parrainge du Comité de soutien.
Parmi eux :Hind Khoury, Déléguée Générale de la Palestine en France et Stéphane Hessel, Ambassadeur de France Henri Alleg, journaliste, écrivain, auteur de « La question », Clémentine Autain, directrice de « Regards », Oliver Besancenot, porte-parole NPA, Jean-Louis Bianco, député PS, Marie-Christine Blandin, sénatrice Verts, Nicole Borvo-Cohen-Seat, sénatrice PCF, Patrick Braouezec, député, Rony Brauman, ancien responsable de « Médecins sans frontières », Marie-George Buffet, députée PCF, Maurice Buttin, président du "Comité de Vigilance pour une Paix réelle au Proche-Orient", Etienne Butzbach, maire de Belfort, Monique Cerisier ben-Guiga, sénatrice, présidente du groupe d'études « France-Territoires palestiniens », Jean-Paul Chagnollaud, directeur de "Confl uences-Méditerranée", Alain Chenal, délégué national du PS pour la Méditerranée, François Cluzet, acteur, Antoine Comte, avocat, Jean-Marc Coppola, conseiller régional PACA, PCF, Pierre Cours-Salies, professeur des universités, La Fédération, Jean François Debat, maire de Bourg-en-Bresse, vice-président du Conseil régional Rhône-Alpes, Jean-Claude Dulieu, collège exécutif du MRAP, "Les Femmes en Noir" de Strasbourg, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (F.T.C.R.),Guy Fischer, sénateur, vice-président du Sénat, Monseigneur Jacques Gaillot, Jean-Louis Haguenauer, pianiste, professeur de piano à l'Indiana University Jacobs School of Music (USA), Jean-Paul Hébert, comité central de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), Bernadette Hétier, collège de la présidence du MRAP, Bernard Hugo, président de l'Institut de documentation et de recherche sur la paix, Albert Jacquard, généticien et écrivain, Raoul Marc Jennar, chercheur, écrivain, Daniel Junqua, vice-président des « Amis du Monde Diplomatique », Kamel Kabtane, recteur de la Mosquée de Lyon, Marcel-Francis Kahn, professeur émérite de médecine, Alain Krivine, NPA, Arlette Laguiller, porte parole Lutte ouvrière, Marylise Lebranchu, députée PS, Olivier Lecour Grandmaison , écrivain, professeur, historien, Pascal Lederer, Une Autre Voix Juive, Patrick Le Hyaric, directeur de « l'Humanité », Didier Le Reste, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, Jack Lang, député, Jacques Lewkowicz, professeur des universités, Patrick Mareschal, président du Conseil général de Loire-Atlantique, Le groupe MAP (Ministère des affaires populaires), Mireille Mendès-France, fondation Frantz Fanon, Philippe Meirieu, professeur des universités,Louis Mermaz, sénateur, Docteur Ariane Monneron, directeur de Recherches au CNRS, Edgard Morin, sociologue, philosophe, directeur émérite au CNRS,Perrine Olff Rastegar, porte-parole du "Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix", Jack Ralite, sénateur, Elias Sanbar, écrivain, Denis Sieffert, directeur de « Politis », Michèle Sibony, présidente nationale de l'UJFP
Sbeih Sbeih, président de la GUPS-Paris, Christiane Taubira, député PRG, Jean-François Téaldi, grand reporteur, secrétaire général SNJ-CGT audiovisuel, Gérard Toulouse, membre de l'Académie des sciences, Pierre Villard, coprésident du "Mouvement de la Paix", etc...
Suite aux propos de François CLUZEL, une Association de Vigilance contre l'Antisémitisme vient de saisir le CSA. Ainsi, dès qu'une critique s'élève contre l'Etat d'Israël, les propos sont frappés d'antisémitisme. C'est intolérable. Heureusement, de nombreux membres du comité de soutien, d'origine juive, refusent cet amalgame.
N'oublions pas Salah Hamouri.

21:31 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, salah hamouri, colonisation, prisonnier
08/11/2009
Il y a tant de murs à abattre ...

Vingt ans après la chute du mur de Berlin, de nombreux murs subsistent encore et séparent les peuples, tandis que d'autres se construisent : zone démilitarisée entre les deux Corées, ligne verte à Chypre, Peacelines de Belfast, murs de sable du Sahara occidental, mur-frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, enclaves espagnoles au Maroc, mur de Palestine, ligne de contrôle de l'Inde au Pakistan. Ces murs « en activité » sont le signe tangible de la permanence de tensions à l'actualité souvent brûlante et de conflits inextricables gelés par l'histoire. Ils sont surtout un signe manifeste du refus de l'autre, de la peur de l'inconnu, de la diférence, du repli nationaliste ou communautariste et de biens d'autres tares de notre monde.
Oui vraiment, à l'heure où les media se complaisent dans la célébration de la chute du Mur de Berlin, leur silence reste assourdissant concernant des murs pourtant encore très présents. Il est vrai que le Mur de Berlin est devenu un beau sujet consensuel alors que les autres murs nous renvoient à des questions biens actuelles et beaucoup moins consensuelles.
Quelques exemples de murs qu'il nous reste à renverser...
Sahara Occidental

Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, n'a toujours pas trouvé de statut définitif sur le plan juridique, plus de trente ans après le départ des Espagnols en 1976. Depuis,le Sahara occidental est en proie à un conflit reflétant la lutte de certains Sahraouis pour leur indépendance et la volonté hégémonique du Maroc dans cette région. Le territoire est revendiqué à la fois par le Maroc - qui l'appelle « Sahara marocain » - et par la République Arabe Saharaouie Démocratique(RASD), fondée par le Front Polisario en 1976. Celui-ci est un mouvement, soutenu par l'Algérie, dont l'objectif est l'indépendance totale du Sahara occidental.
Depuis le cessez-le-feu de 1991, le Maroc contrôle et administre environ 80 % du territoire, tandis que le Front Polisario en contrôle 20% laissée par le Maroc derrière une longue ceinture de sécurité. Cette ceinture est un mur érigé par le Maroc dans le sahara occidental dans le but d'empêcher le Front Polisario d'intervenir dans les terrotoires occupé par le Maroc. Long de 2720 kilomètres, l'ensemble de l'ouvrage n'est plus une simple levée de terre mais une succession d'obstacles alignés sur plusieurs kilomètres de profondeur et soutenus par des points d'appui dotés d'artillerie et de moyens de détections et d'intervention rapide.
Actuellement plus de 110 000 hommes environ, sur les 200 000 que compte l'armée marocaine sont mobilisés au sud, dont 25 000 a 30 000 sur la frontière algérienne.
Frontière Mexique -Etats-Unis
C'est en 2006 que George W. Bush a pris officiellement la décision de construire en dur, un mur le long de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, afin de tenter de contenir l'immigration mexicaine vers les uSA. Avec le "Homeland Security Act, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, les stratégies d'enfermement et de méfiance prennent le pas sur tout autre principe, fusse au détriment des valeurs démocratiques et humanistes. Tout au moins, force est de constater que cette décision est un pas de plus dans l'arsenal répulsif que tentent de mettre en place les Etats-Unis face aux immigrants.
Les différentes mesures de surveillances humaines, technologiques et matérielles montrent une volonté de rendre étanche cette frontière soumise à une forte pression démographique, migratoire. Non seulement les forces de police officielle, les Border Patrol, mais aussi toute une kyrielle de milices citoyennes tentent de surveiller cette frontière longue de plus 3200 km.
Face à la pauvreté des pays du sud entretenue par les pays du nord, les pays riches n'ont-ils comme unique solution, pour protéger leur société du luxe et de la consommation que l'édification de murs ? Depuis l'édification de ce mur, l'immigration méxicaine vers les USA n'a pas diminué ! La solution est donc à rechercher ailleurs : dans un développement économique durable des pays du sud.
Chypre : la ligne verte


La frontière terrestre entre l'Inde et le Pakistan mesure 2 912 km. Les rapports entre les deux pays sont très tendus et les passages sont strictement limités. La principale source de discorde entre les deux pays concerne le Cachemire : dans cette région, il n'a pas été trouvé de consensus sur le tracé de la frontière. L'Inde revendique la souveraineté sur les provinces d'Azad Cachemire et des Territoires du Nord, actuellement sous contrôle Pakistanais. Le Pakistan se considère souverain sur la zone du glacer de Siachen contrôlée par l'Inde depuis le 1984. La région ne possède donc aucune frontière au sens international, mais une ligne de cessez-le-feu, la Ligne de Contrôle, issue de l'arrêt des hostilités après la première guerre indo-pakistanaise en 1949. Cette ligne de contrôle est matérialisée sur la quasi-totalité de son tracé par un double rang de barbelés entourant un terrain miné. Les accrochages entre les deux armées y sont réguliers. Le reste de la frontière, surnommée International Border, est fortement démarqué. Il n'existe qu'un unique point de passage terrestre entre les deux pays, à Wagah au Penjab.
Espagne - Maroc : Ceuta et Melilla.

La frontière entre le Maroc et l'Espagne est matérialisée à Melilla et Ceuta par des barrières de séparation qui ont été érigées afin d'empêcher l'immigration illégale vers l'Europe. La barrière de Melilla atteint une longueur de 9,6 km et celle de Ceuta de 6,3 km. Des centaines de migrants ont trouvé la mort durant ces dernières années (en 2005 par notamment) en tentant de traverser cette frontière, véritable rempart dressé par l'Europe, avec la complicité du Maroc, contre l'immigration du Sud.
Israël - Palestine : le mur de la honte

En juin 2002, Israël décide la construction d'un mur le long de la « ligne verte » (la frontière de 1967, avant la guerre de Six Jours), entre la Cisjordanie et le territoire israélien. Le but officiel de ce Mur est d'interdire l'accès aux Palestiniens à Israël. Les différents attentats de Kamikazes palestiniens ont plongé l'ensemble de la société israélienne dans la peur. La construction de ce mur est accueillie pour nombre d'israéliens comme une réponse à l'insécurité qu'ils vivent. Initialement, il est prévu que le mur de huit mètres de haut soit construit en trois ou quatre phases et s'étende sur 350 km. Les villes cisjordaniennes d'où proviennent les kamikazes, comme Jénine, Naplouse, Tulkarem et Qalqilya, sont totalement isolées de l'État israélien. Jérusalem sera pour sa part coupée de la Cisjordanie. C'est une véritable logique de cloisonnement qui se met en place.
La première phase du projet prend environ six mois et représente plus de 100 km de construction, contournant Jénine jusqu'à un point au nord-est de Tel-Aviv. Le tout devait être complété en deux ou trois ans. Le coût de ce projet, qui inclut également des zones tampons, des barrages et des postes d'observation est faramineux. Il est question d'un million de $ (us) par kilomètre.
Dans ce mouvement de construction du Mur, il est à noter que de nombreux espaces sont de fait annexés car le tracé du Mur va bien au-delà du tracé de la "ligne verte". Des blocs de colonies sionistes situées en Cisjordanie sont également intégrés derrière ce mur et les espaces importants au regard de la superficie de la Cisjordanie se retrouvent interdits d'accès aux Palestiniens.
Le cloisonnement des populations palestiniennes derrière ce mur de huit mètres de haut est, en bien des endroits, totalement Kafkaïen. Parfois, des villes ou des quartiers entiers sont coupées en deux, des palestiniens se retrouvant de part et d'autre du Mur. Ce Mur matérialise le cloisonnement et un nouvel apartheid.
Zone démilitarisée entre les deux Corées
La zone coréenne démilitarisée, abrégée en DMZ (de l'anglais demilitarized zone) créée le en 1953 est une étroite bande de terre séparant la Corée du Sud de la Corée du Nord. Elle sert de zone tampon. Elle coupe la péninsule coréenne en deux et atteint une longueur de 238 km et d'environ 4 km de large. Zone minée (on estime le nombre de mines à 1 million) et surveillée par 700 000 soldats nord-coréens et 410 000 soldats sud-coréens aidés par les Etats-Unis, avec qui la Corée du Sud a signé un pacte de sécurité, c'est un des rares vestiges de la Guerre froide.
L'espace est couvert d'une épaisse forêt ponctuée de part et d'autre d'un chapelet continu de postes militaires particulièrement visible sur les photos aériennes.
Les autorités nord-coréennes dénoncent la construction d'un mur de division en béton, d'une hauteur de 5 à 8 m, dans la zone démilitarisée côté sud. Des déplacements sont organisés pour montrer le mur de division aux visiteurs étrangers en Corée du Nord. Coté sud, des terrasses permettent aux touristes et aux sud-coréens d'observer la zone démilitarisée.
21:46 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : murs, différence, peur, palestine, chypre, mexique



