31/05/2009
En Juin dans les Hautes Alpes.
En juin, nous aurons droit tout d'abord à Liane Foly, nouvelle formule ( imitations). Moi je préfère la Liane Foly première version, jazzy ...
En juin toujours, Julien Clerc. Je suis fan ! Donc partial. Julien, c'est que du bon ! Ecoutez cette sublimissime chanson...
17:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Liane Foly, Le Cube, Gap, Julien Clerc, Doucement, Utile
Virée vers l'Ouest (2)
Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique
Deuxième étape : Le Futuroscope.
Envie de se changer les idées de façon intelligente, loin des Disneylant abrutissants, nous voici au Futuroscope de Poitiers pour deux jours. J'avais découvert ce parc à thème il y a une douzien d'années, lors d'un voyage scoalire avec mes élèves. J'en gardais un bon souvenir. Depuis la parc a connu bien des vicissitudes mais il semble avoir trouvé son rythme de croisière. Et quelle ne faut pas ma surprise de découvrir des attraction totalement renouvelées. En fait, tous les ans 20% d'entre eles sont renouvellées. Donc, on peut y aller tous les 5 ans et tout aura changé.
Petite historique
En 1987, René Monory fondait le premier parc d’attractions en France. Alors président du Conseil général de la Vienne, il, imagine le concept Futuroscope : un site tourné vers le futur sur lequel coexisteraient une aire de loisirs, une zone d’activité économique et une aire de formation. René Monory est décédé il y a quelques mois.
Initiateur du projet Futuroscope, le Département de la Vienne en est le propriétaire.
Bien entendu, je ne propose pas de photos des attractions ( essentiellement cinématographiques), c'est interdit et cela serait sans intérêt. Donc je ne propose que quelques photos de l'archiecture du Parc et des oeuvres disséminées un peu partout au fil des déambulations.
Une architecture audacieuse et futuriste pour les bâtiments qui abritent les attractions.
Le Parc vu du ciel.
L'attraction qui permet de prendre ces photos est tombée en panne trois jours après notre passage. Les visiteurs ont du être évacués. Dire que nous avons manqué cela !
Le Parc,les lumières, la nuit ...
La nuit tombée, un spectacle d'eau, de lumières et de musique est proposé. Surtout à ne pas louper ! C'est magnifique...
Aux hasards du Parc, des oeuvres de scultpeurs, plasticiens ...
Sculptures monumentales de l’artiste Jean-Louis Toutain
La Crêpe volante.
Ce prototype d'avion à réelement volé. Il s'agit d'un Vought V-173 que pilota Lindberg
Malheureusement la médaille a son revers. Concernant les oeuvres de plasticiens et le contexte de leur réalisation, voici un extrait d'un communiqué du Comité des Artistes - Auteurs Plasticiens (CAAP).
"Le Futuroscope : contrats abusifs et menace de destruction d’œuvre (extrait)
4 mars 2008 | par le CAAP
Pour élargir la palette des prestations culturelles offertes à son public, le Futuroscope demande à des plasticiens d’intervenir dans son enceinte par un travail d’installation in situ.
Récemment, des plasticiens concernés par ce projet ont reçu un contrat à signer, après leur travail accompli sur place, qui exigeait en contrepartie d’un paiement de 2500 euros :
- une présentation de l’œuvre au public pendant une durée de deux ans,
- la cession de l’œuvre au Futuroscope,
- l’abandon de la totalité des droits d’auteur.
Initialement sélectionnés sur le principe d’une résidence, on comprend que des plasticiens aient refusé de signer un tel document perçu comme indécent et insultant.
La réalisation de certaines installations avait d’ailleurs exigé plusieurs semaines de présence et leur valeur était estimée à 30000 euros ; ce qui témoigne du gouffre qui sépare les conceptions des commanditaires de la réalité du monde du travail artistique.
Face à ce refus, et rejetant toute possibilité de négociation, l’administration du Futuroscope a engagé deux procédures :
- des envois de courriers recommandés avec accusé de réception menaçant ceux qui refusaient de signer le contrat d’une destruction immédiate de leurs œuvres,
- la mobilisation des plasticiens qui avaient accepté le contrat en question pour exercer des pressions sur les récalcitrants.
Le modèle économique exprimé
Par son fonctionnement, le Futuroscope mobilise sans scrupule un modèle économique implicite dans les conceptions des responsables culturels et des administrations qui les cadrent. Un modèle suffisamment légitimé pour qu’il suscite peu de réactions indignées, alors qu’il apparaîtrait immédiatement scandaleux et insupportable s’il était appliqué à ces mêmes responsables ou fonctionnaires.
Ce modèle s’organise sur la pensée que :
- le travail des plasticiens n’entre pas dans le champ des activités professionnelles ;
- leurs réalisations n’entrent pas dans la catégorie des productions de biens ou de services ;
- plus généralement, l’existence et la fonction des plasticiens sont en marge de la sphère économique et ne mobilisent pas de flux financier particulier ; les récalcitrants sont ignorés et menacés au besoin.
Il ne s’agit rien moins que de chercher à maintenir l’aliénation d’une certaine catégorie d’acteurs sociaux afin d’en exploiter sans réserve la production."
10:46 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Poitiers, Futuroscope, Parc d'attraction, cinéma, Poitou-Charente, Vienne
30/05/2009
Vignette automobile : le retour
Article publié dans la "Voix du Luxembourg" daté des 9 et 10 mai 2009.
"Chut! C'est un secret. Bon, je vous le dis mais vous me promettez de ne pas le répéter. Du moins, pas avant les élections européennes. Nicolas Sarkozy et les cadres de l'UMP insistent. Ils ne veulent pas que cela s'ébruite pour éviter de se tirer une balle dans le pied avant le 7 juin: il est plus que vraisemblable que la vignette automobile sera rétablie en France dès le 1er janvier 2010.
François Fillon l'a déjà dit à maintes reprises: les caisses de l'Etat sont vides. Elles doivent vraiment l'être pour que le chef de l'Etat ait été poussé à accepter la proposition de Christine Lagarde, ministre de l'Economie (eh oui! C'est son idée). Cela fait des mois, cherchant par tous les moyens à redonner un peu d'oxygène au budget national qu'elle fait le pied de grue à l'Elysée, pour que ce projet trouve l'aval de son patron. Nicolas Sarkozy, en bon animal politique, a toujours refusé cette mesure qu'il sait extrêmement impopulaire.
Il faut dire que cela ne va pas être évident de jouer au président du pouvoir d'achat en rétablissant une taxe supprimée en 2001 par... Laurent Fabius, alors ministre de l'Economie de Lionel Jospin. C'est visiblement
au début du mois de mars, lors d'une réunion à l'Elysée en présence du Premier ministre et des ministres concernés, que le président a cédé, mais il aurait, selon certains cadres de l'UMP, émis ses conditions: qu'il n'y
ait aucune fuite avant les élections européennes et que la taxe ne soit rétablie que pour une durée limitée, le temps que le pays se remette quelque peu de la crise économique mondiale.
Pas sûr que cela rassure beaucoup les Français: la première fois qu'elle avait été instaurée, cela ne devait durer que quelques années et elle est restée en vigueur durant quarante-cinq ans. En 1956, les finances publiques françaises sont à sec, mais Guy Mollet veut trouver une nouvelle source de financement pour garantir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de plus de 65 ans, via un nouveau Fonds national de solidarité.
Le choix se porte sur l'automobile, produit considéré comme luxueux à l'époque. Cette fois, la taxe aura clairement un caractère écologique: le but sera de taxer les véhicules selon la règle du pollueur-payeur. Jean-Louis Borloo, ministre de l'Environnement, aurait d'ailleurs obtenu que les véhicules propres en soient exemptés. Du moins ceux achetés à compter du 1er juin 2009. Le texte devrait être promulgué par décret lors de la deuxième quinzaine de juin, juste avant les premiers départs en vacances, une période connue pour ne pas être très propice aux manifestations.
Si ce calendrier est habile, il n'en demeure pas moins que le nouveau gouvernement (un remaniement ministériel est imminent et sera de toute façon obligatoire à partir du 8 juin) devra se préparer à payer cette mesure au prix fort car il est plus que probable que les vacances n'effaceront pas tout."
Vous avez donc compris. La seule façon d'envoyer ce projet aux oubliettes, c'est de propager l'info largement avant les élections Européennes de façon à obliger le gouvernement à sortir du bois !
21:10 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Vignette automobile, taxe, voiture, Largarde, Ministère Economie, Sarkozy
28/05/2009
Un terroriste en liberté ?
Ainsi donc, un dangereux terroriste qui vient de purger 7 mois de prison car accusé d'être le chef d'une bande de plastiqueurs de TGV, vient d'être remis en liberté.
C'est bien la première fois qu'un Etat remet un terroriste en liberté ! Il n'y a pas d'alternative, soit Julien Coupat est coupable des actes qu'on lui reproche et il devait rester en prison, soit il est innocent et il faut arrêter la mascarade.
Il y a bien longtemps que tout le monde a compris que cette affaire n'en est pas une. Que c'est un coup monté de toutes pièces, qui ne repose sur aucun élément sérieux. Sinon, Coupat et ses amis épiciers seraient encore en prison à ce jour...
Nous ne sommes pas loin du scandale d'Etat !
19:34 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Coupat, terrorisme, TGV, liberté
27/05/2009
Un exploitant agricole condamné pour hébergement indigne de saisonniers
Au détour d'un dépêche, une bonne nouvelle. Les esclavagistes des temps modernes ne peuvent donc pas totalement agir en toute impunité ...
"Laurent Comte, directeur général de Cossure fruits, une exploitation située à Saint-Martin-de-Crau, a été reconnu coupable de "soumission de plusieurs personnes à des conditions d'hébergement indignes" ainsi que d'"affectation de deux salariés à des travaux les exposant à des agents chimiques dangereux sans visite médicale ni formation spécifique préalable et sans masque adapté".
Sur ces faits, la cour d'appel a infirmé le jugement de relaxe qui avait été prononcé par le tribunal correctionnel de Tarascon.
M. Comte a été condamné à trois mois de prison avec sursis ainsi qu'à une amende de 6.000 euros.
Par ailleurs, la cour l'a condamné à verser 1.000 euros de dommages-intérêts ainsi que 50 euros au titre des frais de justice à chacun des 61 salariés qui s'étaient portés parties civiles.
Une somme de 1.200 euros supplémentaire sera allouée à chacun des deux salariés qui avaient été exposés aux agents chimiques.
L'un des salariés marocains à qui la Cour d'appel vient de donner raison ( Source : Journarles)
En juillet 2005, quelque 240 saisonniers agricoles sous contrat OMI (Office des migrations internationales) dans les exploitations de Cossure s'étaient mis en grève pour exiger le paiement d'arriérés de salaires. Ils se plaignaient par ailleurs de conditions de travail et d'hébergement très difficiles."
Source AFP
Pour l'historique de cette affaire, lien avec des articles du journal "La Provence" a l'adresse suivante :
http://www.journarles.org/IMG/
pdf/Extraits_de_la_Provence_automne_07.pdf
Une petite recherche sur ce M. COMTE, condamné, et nous tombons sur le site de "Journarles" qui fournit quelques informations intéressantes :
"Les COMTE, Gérard, le père, Laurent le fils, sont certainement d’honorables citoyens digne de notre confiance. Pourtant un certain nombre d’évènements, qui se sont déroulés sous les yeux des citoyens du Pays d’Arles, permettent de s’interroger. La rédaction de JOURNARLES vous sera gré de bien vouloir nous aider à dissiper ces rumeurs, ces « on-dit » afin de mieux comprendre ce qui se passe réellement.
Les COMTE, Gérard, le père, Laurent le fils, sont certainement d’honorables citoyens digne de notre confiance. Pourtant un certain nombre d’évènements, qui se sont déroulés sous les yeux des citoyens du Pays d’Arles, permettent de s’interroger. La rédaction de JOURNARLES vous sera gré de bien vouloir nous aider à dissiper ces rumeurs, ces « on-dit » afin de mieux comprendre ce qui se passe réellement.
Une des rares photos de M. COMTE ( Source : La Provence)
Voici les ragots qui circulent en ce moment dans le pays.
1) Comte aurait produit de manière intensive des pêches dans la Drôme jusqu’à ce que les sols soient tellement détruits - par les méthodes de production industrielle (pesticides et j’en passe)- qu’il a déménagé dans la Crau. Il faut savoir qu’en général un cycle d’une culture de pêchers dure environ une vingtaine d’année.
2) Pour profiter de la précocité au sud des Alpilles, et des subventions européennes, il achète donc en Crau.
3) Il garde ses terrains de la Drôme, à PORTES LES VALENCE et les loue comme surfaces industrielles puisqu’il n’y a plus aucun paysan disposé à travailler ces terres là.
4) Au delà des aides à l’installation et à la mise en place de l’exploitation arboricole il aurait bénéficié de facilités fiscales pour s’installer à St Martin de Crau.
5) Il toucherait pour une Opération Roumanie, 20 ans après son installation dans la Crau, les mêmes aides européennes
6) Il aurait installé quelques société écrans dans des paradis off-shore.
7) Il changerait aussi rapidement que possible ses différentes structures juridiques afin de « semer » les magistrats et l’administration fiscale.
8) Il aurait assez gagné par l’exploitation des OMI sur la production de pêches qu’il pourrait se retirer de tout activité et se la couler douce ?
M’enfin ! Mais ceci n’est qu’un ramassit de ragot, me direz-vous !
Qu’à cela ne tienne, Journarles vous présente une petite chronologie des faits, rien que des faits...
--------------------------------------------------------------------------------
1990 : Acquisition du terrain à St Martin de Crau : Le Grand Abandoux.
1993_13 novembre : Monsieur Laurent Comte est accusé d’avoir « détruit, altéré ou dégradé le milieu particulier des espèces protégées par un arrêté préfectoral en date du 8 janvier 1993, en labourant le biotope constitué par la zone du Grand Abandoux (Extraits des minutes du Tribunal Correctionnel de Tarascon_No du jugement 507/94).
1994_10 mai : Délibéré du Tribunal Correctionnel de Tarascon qui déclare Laurent Comte coupable des faits qui lui sont reprochés, et le sanctionne par une peine d’amende.
1995_22 septembre : la Cour d’Appel d’Aix en Provence confirme la condamnation. C’est le Conservatoire d’Etudes des Ecosystèmes de PACA (CEEP), partie civile, qui est dédommagé.
1999_18 septembre : Monsieur Comte tient bien ses comptes, puisqu’il détient 1800 ha sur lesquels il produit des pêches industrielles, soit, approximativement, 12% de la production française. 1800 ha représentent environs 3000 terrains de foot. C’est pourquoi, samedi 18 septembre 1999 la Confédération Paysanne arrache symboliquement quelques pêchers pour signaler le désarroi qui s’installe partout à l’égard d’une agro-industrie-malbouffe et le manque d’appui public pour le maintien de petites exploitations favorisant la polyculture (en général bio). Lors de cette manifestation, on pouvait lire : « 1000 ha de fruits + un exploitant boulimique = le Comte est bon. »
« Verger de 1000 ha, porcherie de 3000 places, ferme de ponte de 140’000 poules : arrêtons les massacres »
A suivre...(Extrait texte tract Cinémas - projection du film La guerre des Paysans)
1999_6 novembre : Manifestation au Grand Brahis sur la commune de Saint Martin de Crau, où la société de Monsieur Comte (ou la société du Grand-Brahis) défrichait illégalement au pied des Alpilles (dans les Bouches du Rhône) 100 ha (sur 300ha acquis par la société de M Comte NdlR) de terrains classés en zone de protection intégrale de la nature, en vue d’y cultiver des oliviers, un avertissement de mise en demeure à titre conservatoire d’interrompre les travaux, lui a été signifié au début du mois de décembre 1999. La DDAF (direction départementale de l’agriculture et de la forêt) a considéré, au vu du dossier déposé en ses services, que la société du Grand-Brahis avait agit illégalement en défrichant avant d’en avoir obtenu l’autorisation. Jusqu’au résultat de l’enquête publique, qui s’ouvrira dans les prochains mois, toute activité de défrichement est donc interdite sur le site. Pour le Collectif Crau-Alpilles (qui réunit 13 associations) la mobilisation n’aura pas été vaine. Lors de l’enquête publique, les membres du collectif pourront, suite à l’étude du dossier d’intention de la société mis en cause, déterminer si les activités agricoles prévues vont dans le sens d’un développement durable du territoire, et si elle justifie la destruction d’espèces végétales et animales qui a déjà eu lieu. Source
2000 ?????????????????’
2001 ??????????????????
2002 ???????????????????
2003 ??????????????????
2004 : On nous dit qu’il y aurait eu des tensions énormes à la suite du non payement des heures supplémentaires des OMI...
2005_12 juillet : déclenchement de la grève de 240 ouvriers à la SEDAC. Voir le dossier
2005_19 juillet : reprise du travail à la SEDAC. Les ouvriers (87) sont relogés partiellement à la Sonacotra à Istres, dans un gîte intercommunal à St Martin de Crau, et dans un foyer d’hébergement à Arles.
2005_2 août : SAINT-MARTIN-DE-CRAU (Bouches-du-Rhône), (AFP) - Quarante étudiants chinois, ouvriers saisonniers dans une usine de conditionnement de fruits à Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône), ont observé trois jours de grève pour obtenir le paiement intégral de leurs salaires, a-t-on appris mardi de source syndicale. Ces jeunes Chinois et Chinoises, étudiants un peu partout en France, sont employés par la société Poscros, qui a déjà connu au mois de juillet un mouvement de grève des 240 saisonniers marocains sous contrat de l’office des migrations internationales (OMI) pour dénoncer le non paiement d’arriérés de salaires et l’insalubrité de leur hébergement, a expliqué à l’AFP Jean-François Duverdier, de la CGT de Fos-sur-mer. La grève des étudiants chinois, demandant notamment le paiement d’heures supplémentaires et une amélioration des conditions de travail, a débuté vendredi. Une réunion de concertation s’est tenue avec l’employeur mardi et "les avancées enregistrées lors de la discussion, notamment sur le paiement régulier de toutes les heures de travail, ont permis que soit décidée la reprise du travail ce jour à 14H00", a précisé le syndicaliste. "La situation devrait être régularisée avec la paie du mois de juillet", a ajouté M. Duverdier, précisant que les fiches de paie devraient arriver "à la fin de la semaine" et que l’inspection du travail avait été informée.
2005_3 août : Réunion pour création des sociétés Alpha et Le Buis
2005_8 août : formation, acte notarié et dépôt statuts
2005_17 août : immatriculation de la société ALPHA (RCS Romans D 483 673 976) Dirigeant Associé Gérant Mme COMTE Marianne. Capital social 1’518’475.00 location biens immobiliers
2005_17 août : immatriculation de la société LE BUIS (RCS Romans D 483 674 750) Dirigeant Associé Gérant Mme COMTE Marianne. Capital social 429’550.00
2005_, .. ?... octobre : Déclaration de cessation de paiement.
*LISTES de sociétés qui feraient partie intégrante de l’empire COMTE*
Registre de commerce d’Arles
COSSURE FRUITS RCS Arles B 401 190 665. Immatriculation 09-07-1995
SOCIETE CIVILE AGRICOLE DU PETIT POSCROS RCS Arles D 430 154 880. Formation de société 31-10-2002
SARL DU GRAND BRAHIS RCS Arles B 379 397 227
STELLIS (sans certitude) RCS Arles B 423 094 929. Immatriculation 28-05-1999
Gérard COMTE (712E - Location de matériels de transport aérien ????) Radiation 13-06-2005.
SEDAC RCS Arles B 343 174 587.
SEP RCS Arles B 409 969 763.
Registre de commerce de Romans
ALPHA RCS Romans D 483 673 976 Gérante Mme Marianne COMTE immatriculation 17 08 2005
EXPLOITATION AGRICOLE A RESPONSABILITE LIMITEE LE BUIS RCS Romans D 442 001 244 (on ne connait pas le lien entre les deux gérants M. COMTE Emmanuel et Mme COMTE Christelle née SERVE et Laurent Comte) Société crée en 2002
LE BUIS RCS Romans D 483 674 750. Gérante Mme Marianne COMTE. Immatriculation 17 08 2005
SOCIETE COURONNE IMMOBILIERS CS Romans D 410 254 395. Formation 16-12-1996 Gérants Gérard le père, Laurent le fils COMTE
SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE DE PRALIN RCS Romans D 410 045 314. Immatriculation 06-12-1996 Gérants Gérard Laurent le fils COMTE
SCI JULES GUESDE RCS Romans D 333 033 082. Immatriculation 29-07-1985 Gérants Gérard Laurent le fils COMTE
SCI BOIS DE LEUZE RCS Romans D 452 928 906 Associé gérant Gérard Comte 30-09-2005 Cession de parts, 30-09-2005 Acte sous seing privé, 08-03-2004 Formation de société 08-03-2004 Acte sous seing privé 08-03-2004 Statuts
SOCIETE CIVILE DE LA PIERRE RCS Romans D 342 283 348. Immatriculation 02 10 1987 Gérants : M. COMTE Gérard et Mme COMTE Marianne
Si vous voulez plus de renseignements, et prolonger vous-même l’enquête de Journarles, vous pouvez aller sur le site internet www.societe.com et retrouver la trace de ces sociétés.
N’hésitez pas à compléter ces informations partielles avec ce que vous savez. Il suffit de répondre à l’article ... nous l’ajouterons.
En conclusion, s’il en faut une, le comte est bon et jusqu’ici encore, il nous rit au nez.
Voici les ragots qui circulent en ce moment dans le pays.
1) Comte aurait produit de manière intensive des pêches dans la Drôme jusqu’à ce que les sols soient tellement détruits - par les méthodes de production industrielle (pesticides et j’en passe)- qu’il a déménagé dans la Crau. Il faut savoir qu’en général un cycle d’une culture de pêchers dure environ une vingtaine d’année.
2) Pour profiter de la précocité au sud des Alpilles, et des subventions européennes, il achète donc en Crau.
3) Il garde ses terrains de la Drôme, à PORTES LES VALENCE et les loue comme surfaces industrielles puisqu’il n’y a plus aucun paysan disposé à travailler ces terres là.
4) Au delà des aides à l’installation et à la mise en place de l’exploitation arboricole il aurait bénéficié de facilités fiscales pour s’installer à St Martin de Crau.
5) Il toucherait pour une Opération Roumanie, 20 ans après son installation dans la Crau, les mêmes aides européennes
6) Il aurait installé quelques société écrans dans des paradis off-shore.
7) Il changerait aussi rapidement que possible ses différentes structures juridiques afin de « semer » les magistrats et l’administration fiscale.
8) Il aurait assez gagné par l’exploitation des OMI sur la production de pêches qu’il pourrait se retirer de tout activité et se la couler douce ?
M’enfin ! Mais ceci n’est qu’un ramassit de ragot, me direz-vous !
Qu’à cela ne tienne, Journarles vous présente une petite chronologie des faits, rien que des faits...
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1990 : Acquisition du terrain à St Martin de Crau : Le Grand Abandoux.
1993_13 novembre : Monsieur Laurent Comte est accusé d’avoir « détruit, altéré ou dégradé le milieu particulier des espèces protégées par un arrêté préfectoral en date du 8 janvier 1993, en labourant le biotope constitué par la zone du Grand Abandoux (Extraits des minutes du Tribunal Correctionnel de Tarascon_No du jugement 507/94).
1994_10 mai : Délibéré du Tribunal Correctionnel de Tarascon qui déclare Laurent Comte coupable des faits qui lui sont reprochés, et le sanctionne par une peine d’amende.
1995_22 septembre : la Cour d’Appel d’Aix en Provence confirme la condamnation. C’est le Conservatoire d’Etudes des Ecosystèmes de PACA (CEEP), partie civile, qui est dédommagé.
1999_18 septembre : Monsieur Comte tient bien ses comptes, puisqu’il détient 1800 ha sur lesquels il produit des pêches industrielles, soit, approximativement, 12% de la production française. 1800 ha représentent environs 3000 terrains de foot. C’est pourquoi, samedi 18 septembre 1999 la Confédération Paysanne arrache symboliquement quelques pêchers pour signaler le désarroi qui s’installe partout à l’égard d’une agro-industrie-malbouffe et le manque d’appui public pour le maintien de petites exploitations favorisant la polyculture (en général bio). Lors de cette manifestation, on pouvait lire : « 1000 ha de fruits + un exploitant boulimique = le Comte est bon. »
« Verger de 1000 ha, porcherie de 3000 places, ferme de ponte de 140’000 poules : arrêtons les massacres »
A suivre...(Extrait texte tract Cinémas - projection du film La guerre des Paysans)
1999_6 novembre : Manifestation au Grand Brahis sur la commune de Saint Martin de Crau, où la société de Monsieur Comte (ou la société du Grand-Brahis) défrichait illégalement au pied des Alpilles (dans les Bouches du Rhône) 100 ha (sur 300ha acquis par la société de M Comte NdlR) de terrains classés en zone de protection intégrale de la nature, en vue d’y cultiver des oliviers, un avertissement de mise en demeure à titre conservatoire d’interrompre les travaux, lui a été signifié au début du mois de décembre 1999. La DDAF (direction départementale de l’agriculture et de la forêt) a considéré, au vu du dossier déposé en ses services, que la société du Grand-Brahis avait agit illégalement en défrichant avant d’en avoir obtenu l’autorisation. Jusqu’au résultat de l’enquête publique, qui s’ouvrira dans les prochains mois, toute activité de défrichement est donc interdite sur le site. Pour le Collectif Crau-Alpilles (qui réunit 13 associations) la mobilisation n’aura pas été vaine. Lors de l’enquête publique, les membres du collectif pourront, suite à l’étude du dossier d’intention de la société mis en cause, déterminer si les activités agricoles prévues vont dans le sens d’un développement durable du territoire, et si elle justifie la destruction d’espèces végétales et animales qui a déjà eu lieu. Source
2000 ?????????????????’
2001 ??????????????????
2002 ???????????????????
2003 ??????????????????
2004 : On nous dit qu’il y aurait eu des tensions énormes à la suite du non payement des heures supplémentaires des OMI...
2005_12 juillet : déclenchement de la grève de 240 ouvriers à la SEDAC. Voir le dossier
2005_19 juillet : reprise du travail à la SEDAC. Les ouvriers (87) sont relogés partiellement à la Sonacotra à Istres, dans un gîte intercommunal à St Martin de Crau, et dans un foyer d’hébergement à Arles.
2005_2 août : SAINT-MARTIN-DE-CRAU (Bouches-du-Rhône), (AFP) - Quarante étudiants chinois, ouvriers saisonniers dans une usine de conditionnement de fruits à Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône), ont observé trois jours de grève pour obtenir le paiement intégral de leurs salaires, a-t-on appris mardi de source syndicale. Ces jeunes Chinois et Chinoises, étudiants un peu partout en France, sont employés par la société Poscros, qui a déjà connu au mois de juillet un mouvement de grève des 240 saisonniers marocains sous contrat de l’office des migrations internationales (OMI) pour dénoncer le non paiement d’arriérés de salaires et l’insalubrité de leur hébergement, a expliqué à l’AFP Jean-François Duverdier, de la CGT de Fos-sur-mer. La grève des étudiants chinois, demandant notamment le paiement d’heures supplémentaires et une amélioration des conditions de travail, a débuté vendredi. Une réunion de concertation s’est tenue avec l’employeur mardi et "les avancées enregistrées lors de la discussion, notamment sur le paiement régulier de toutes les heures de travail, ont permis que soit décidée la reprise du travail ce jour à 14H00", a précisé le syndicaliste. "La situation devrait être régularisée avec la paie du mois de juillet", a ajouté M. Duverdier, précisant que les fiches de paie devraient arriver "à la fin de la semaine" et que l’inspection du travail avait été informée.
2005_3 août : Réunion pour création des sociétés Alpha et Le Buis
2005_8 août : formation, acte notarié et dépôt statuts
2005_17 août : immatriculation de la société ALPHA (RCS Romans D 483 673 976) Dirigeant Associé Gérant Mme COMTE Marianne. Capital social 1’518’475.00 location biens immobiliers
2005_17 août : immatriculation de la société LE BUIS (RCS Romans D 483 674 750) Dirigeant Associé Gérant Mme COMTE Marianne. Capital social 429’550.00
2005_, .. ?... octobre : Déclaration de cessation de paiement.
*LISTES de sociétés qui feraient partie intégrante de l’empire COMTE*
Registre de commerce d’Arles
COSSURE FRUITS RCS Arles B 401 190 665. Immatriculation 09-07-1995
SOCIETE CIVILE AGRICOLE DU PETIT POSCROS RCS Arles D 430 154 880. Formation de société 31-10-2002
SARL DU GRAND BRAHIS RCS Arles B 379 397 227
STELLIS (sans certitude) RCS Arles B 423 094 929. Immatriculation 28-05-1999
Gérard COMTE (712E - Location de matériels de transport aérien ????) Radiation 13-06-2005.
SEDAC RCS Arles B 343 174 587.
SEP RCS Arles B 409 969 763.
Registre de commerce de Romans
ALPHA RCS Romans D 483 673 976 Gérante Mme Marianne COMTE immatriculation 17 08 2005
EXPLOITATION AGRICOLE A RESPONSABILITE LIMITEE LE BUIS RCS Romans D 442 001 244 (on ne connait pas le lien entre les deux gérants M. COMTE Emmanuel et Mme COMTE Christelle née SERVE et Laurent Comte) Société crée en 2002
LE BUIS RCS Romans D 483 674 750. Gérante Mme Marianne COMTE. Immatriculation 17 08 2005
SOCIETE COURONNE IMMOBILIERS CS Romans D 410 254 395. Formation 16-12-1996 Gérants Gérard le père, Laurent le fils COMTE
SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE DE PRALIN RCS Romans D 410 045 314. Immatriculation 06-12-1996 Gérants Gérard Laurent le fils COMTE
SCI JULES GUESDE RCS Romans D 333 033 082. Immatriculation 29-07-1985 Gérants Gérard Laurent le fils COMTE
SCI BOIS DE LEUZE RCS Romans D 452 928 906 Associé gérant Gérard Comte 30-09-2005 Cession de parts, 30-09-2005 Acte sous seing privé, 08-03-2004 Formation de société 08-03-2004 Acte sous seing privé 08-03-2004 Statuts
SOCIETE CIVILE DE LA PIERRE RCS Romans D 342 283 348. Immatriculation 02 10 1987 Gérants : M. COMTE Gérard et Mme COMTE Marianne
Si vous voulez plus de renseignements, et prolonger vous-même l’enquête de Journarles, vous pouvez aller sur le site internet www.societe.com et retrouver la trace de ces sociétés.
N’hésitez pas à compléter ces informations partielles avec ce que vous savez. Il suffit de répondre à l’article ... nous l’ajouterons.
En conclusion, s’il en faut une, le comte est bon et jusqu’ici encore, il nous rit au nez."
En bref, un citoyen au-dessus de tout soupçon.
21:46 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cossure, OMI, saisonniers, Bouches du Rhône, agriculture
24/05/2009
Virée vers l'Ouest (1)
Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique.
Première destination : Blois.
Avec un peu moins de 52 000 habitants, Blois est une ville riche en histoire, tapie sur les collines de la rive droite de la Loire. La cité dont le développement remonte aux carolingiens, doit son véritable essor à son caractère de ville royale ( lieu de naissance de Louis XII). Ce riche passé est encore présent à travers plusieurs édifices.
Actuellement, Blois, à 1h30 de Paris, est une ville paisible dont les atouts industriels ( équipementiers automobile, santé, cosmétologie, agroalimentaire) n'ont en rien gâché le charme tranquille.
Le Château de Blois
Après avoir été le fief des puissants comtes de Blois et celui de Charles duc d’Orléans, le château de Blois devient avec Louis XII, né à Blois en 1462, la demeure favorite des rois de France pendant plus d’un siècle.
Blois est le premier chantier lancé par François Ier et ses successeurs y résident volontiers. François II y passe la moitié de son court règne et Henri III y organise deux fois les Etats généraux du royaume pour tenter de mettre fin aux guerres de Religion (1576 et 1588). C’est à cette occasion que le château de Blois devient le théâtre de l’assassinat du duc de Guise, accompli sur ordre du roi le 23 décembre 1588.
Le XVIe siècle est aussi à Blois le siècle des reines : s’y succèdent Anne de Bretagne, dont le remariage avec Louis XII permet le rattachement de la Bretagne à la France, puis Claude de France, qui a laissé son nom aux prunes qu’elle fit cultiver dans les jardins de Blois. C’est là aussi que vécut et que mourut Catherine de Médicis, après le bref règne de Marie Stuart. Est également attaché à Blois le souvenir des deux épouses du roi Henri IV, Marguerite de Valois, la « reine Margot », et Marie de Médicis qui s’en évada en 1619.
Refuge au XVIIe siècle des princes en exil, Marie de Médicis, Gaston d’Orléans, Marie-Casimire de Pologne, le château devient caserne à la veille de la Révolution. Classé Monument historique dès 1840, il connaît la mue d’une restauration conduite par Félix Duban qui lui rend son éclat.
L'aile Louis XII
L'entré s'effectue par l’aile Louis XII qui présente une longue façade en briques, rythmée par des travées de hautes fenêtres à meneaux couronnées de lucarnes aux armes et emblèmes des souverains (écus de France et monogramme L et A de Louis et Anne). Des balcons marquent les emplacements des chambres du roi et de la reine d’où les princes contemplaient les joutes et tournois organisés dans l’avant cour.
L'aile est percée d’un portail ( entrée actuelle) dominé par une niche où se voit la statue équestre de Louis XII chevauchant en armes un cheval marchant à l’amble (allure d’apparat, le cheval levant les deux jambes du même côté). Une réplique sculptée en 1857 remplace la statue originale détruite à la Révolution.
L'aile François 1er, côté rue.
Côté rue, ou plutôt côté jardins, car c’est là que s’étendaient de vastes jardins en terrasses aménagés par Louis XII et agrandis par François Ier, s’élève la façade des Loges. Celle-ci tire son nom des nombreux balcons qui s’ouvrent sur les salles. L’élévation s’inspire de la façade des loges édifiée par Bramante au palais du Vatican et revendique ainsi un modèle italien. Toutefois, il s’agit à Rome de véritables galeries de circulation alors que les loges de Blois sont des balcons sans communication entre eux. L’horizontalité empruntée à l’Italie est accentuée par l’aménagement d’un niveau d’attique, véritable galerie courant sous le toit, seulement scandée par des colonnes. En revanche, la haute lucarne centrale chargée de la salamandre royale reste très française. Aux étages inférieurs, les parapets des loges sont ornés des emblèmes du roi, de sa mère Louise de Savoie et de son épouse Claude.
Les jardins
Près du château royal de Blois, des jardins ont plus récemment été créés et évoquent les époques médiévale, Renaissance et classique. Le jardin des Fleurs royales occupe, depuis 1992, la surface de la dalle du parc de stationnement qui recouvre la rue de l’Éperon.
Une charmante galerie en topiaire flanquée au mur du jardin des Lices ombrage un chemin dallé de pierres. Celui-ci s’ouvre sur les parterres de lys et d’iris, emblèmes de la royauté.
La Maison de la Magie
Face au château, après avoir traversé ce magnifique parterre de fleurs, le musée de la Magie...
Jack Lang , éternel ministre de la culture des gouvernements socialistes du président François Mitterrand, se fit élire maire de Blois en 1989. Il resta 11 années à ce poste. Ce long mandat se signala, entre autres, par la création de la Maison de la Magie, dédiée à cet art du spectacle dont l’un des plus illustres représentants fut justement un blésois, Robert-Houdin. Sa statue trône devant la Maison de la Magie, face au Château, en vis à vis de Louis XII.
Eglise Saint Nicolas
L'église Saint Nicolas est une ancienne abbatiale bénédictine (Saint Laumer), dont le chœur et le transept ont été édifiés entre 1138 et 1186, début de l'art gothique, alors que la nef, inspirée de la cathédrale de Chartres, et les tours datent du début du XIIIe siècle.
Fuyant les Normands, des moines bénédictins chargés des reliques de leur fondateur Saint-Laumer trouvent refuge à Blois. Ils décident d’y construire leur monastère, l’église abbatiale Saint-Laumer, communément appelée église Saint-Nicolas.
Lorsque les guerres de Religion éclatent, l’église est mutilée et l’abbaye détruite par les protestants. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’abbaye est reconstruite, puis, à la Révolution, elle devient l’Hôtel-Dieu.
L'un des vitraux évoque le travail de la vigne en ces contrées du Val de Loire...
L'Eglise Saint Vincent de Paul.
Au pied du Château, l'Eglise Saint Vincent (XVIIeme siècle), ancienne chapelle Saint-Louis du collège des Jésuites, se découvre, précédée d'un beau parc fleuri.
Lentement construit, l'édifice dédié à saint Louis est achevé grâce aux largesses de Gaston d'Orléans. Désaffectée pendant la Révolution, elle est restaurée à partir de 1847 par Jules de La Morandière
Ce qui explique que le choeur comme le décor intérieur datent du XIXeme siècle.
Eglise Saint Louis
C'est au Ve siècle que la chapelle Saint-Pierre, première église de Blois, est érigée sur la colline en face du château. Une crypte est aménagée dans la seconde moitié du Xe siècle afin d'y déposer les reliques de saint Solenne. Pour faire face à l'affluence des pèlerins, elle est agrandie et devient l'une des plus vastes de son époque. Cette crypte constitue aujourd'hui la partie la plus ancienne de l'édifice.
Vers 1150, les chanoines entreprennent de nouveaux travaux. Il en subsiste l'étage inférieur du clocher actuel et l'amorce d'une arcade en plein centre de la nef romaine.
La façade et le clocher de la cathédrale sont construits en 1544 à l'initiative de François Ier, mais la structure reste fragile. En 1678, un ouragan détruit l'édifice. Après ce sinistre, la reconstruction est entreprise grâce à l'intervention de Colbert, dont l'épouse était originaire de Blois. L'édifice sera alors reconstruit dans un style gothique. En 1697, la collégiale Saint-Solenne, devenue l'église du nouveau diocèse de Blois, quitte son ancienne appellation pour adopter celle de 'Saint-Louis'.
Détail fort suggestif de la façade de l'Eglise Saint Louis. Gargouille en pleine action !
Intérieur gothique
Derrière l'Eglise Saint Louis, les Jardins de l'Evêché dominent la Loire.
Rues et Maisons anciennes de Blois.
A l'angle de la Rue des Trois clés et de la Rue du Commerce ( Quartier du Château). Rues piétonnes.
Rue du Palais (Quartier de l'Hôtel de Ville)
L'heure du départ.... La rue Denis Papin et, dans l'enfilade, le pont sur la Loire et la route de Cheverny vers la Sologne.
Deux adresses recommandables...
Une Brasserie en centre ville, ouverte un dimanche soir ( ce qui n'est pas si habituel). Service sympathique et rapport qualité/prix acceptable. "Le Café Chineur". Vous le trouverez à l'angle de la rue Denis Papin et de la rue des Trois Clés ( derrière la sculpture représentant les trois clés). Décor de vide-grnier. Le tout sans prétention mais sympathique.
Une auberge à la campagne. A quelques encablures de Blois. Dans un petit village solognot, Soings en Sologne. Une auberge à découvrir. "Le Vieux Fusil". Un décor et des menus solognots à des tarifs aimables qui attirent les habitués en famille et les ouvriers du coin. Un bon repas assuré pour pas cher !
18:45 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Blois, Loire, château, Louis XII, jardins, Eglise St Nicolas, Musée de la Magie
23/05/2009
Casse toi pov'con ... La chanson
08:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Casse toi pov'con, sarkozy
22/05/2009
Jean DOMENICHINO : Une ville en chantiers
La construction Navale à Port de Bouc (1900-1966).
Ouvrage publié en 1989 aux Editions EDISU. Préfaces d'Emile Témine et de Madelaine Rebérioux.
Les livres d'histoire sociale ne sont pas les plus courants. Historiens et éditeurs s'attachent plus souvent aux biographies d'hommes ou de femmes illustres donnant ainsi une vision très individualiste de l'histoire ou à une histoire évènementielle où le peuple n'occupe qu'une place relative.
Avec cet ouvrage consacré à l'histoire des Chantiers de Provence à Port de Bouc, Jean Doménichino nous présente à la fois un lieu de production, une entreprise, les Chantiers et un lieu de vie : Port de Bouc. Usine et cité, intimement liées car la seconde est née de la première. Au milieu de tout cela, l'homme producteur, l'homme travailleur, l'homme militant, l'homme dans la cité.
Un ouvrage érudit, nourri d'ethnologie et de sociologie, mais passionnant pour qui s'intéresse à l'histoire de l'humain.
L'auteur
"une ville en chantiers" est le premier ouvrage publié par Jean Doménichino. Depuis il a continué à creuser le sillon de l'histoire sociale de Provence, s'intéressant, entre autres aux mineurs, aux dockers, aux ouvriers de la Chimie,etc... . Il est enseignant à l'Université de Provence ( Aix-Marseille 1).
Les Chantiers de Provence à Port de Bouc
Nous sommes en 1899, à la porte du 20ème siècle quand les Chantiers et Ateliers de Provence, spécialisés dans la construction navale s’implante à Port de Bouc. Quelques années plus tard deux usines de produits chimiques, Saint Gobain et Kulhman, choisissent elles aussi Port de Bouc.
Durant cette période, la population augmente et se diversifie. Elle acquit là son statut de ville hospitalière. En 1966, la ville enregistre 14 000 habitants de mille horizons. Français, espagnols, italiens, grecs,... Port de Bouc est un pays où raisonne la voix des hommes aux chants d’espoir, de vie, de liberté.
Et puis il y a cette première fracture, survenue en 1966, les chantiers naval qui ont forgé l’identité de la cité, dont les rues aujourd’hui encore portent des traces indélébiles, ferment leurs portes. Un événement économique majeur qui déstabilise toute la ville.
2 000 emplois disparaissent emportant avec eux des rêves de bateaux, de navires et d’océan. La fermeture des chantiers demeure une plaie, dont la cicatrice ne se referme pas, tant l’Histoire sait être cruelle.
La fin des Chantiers et Ateliers de Port-de-Bouc
Archives INA
11:41 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jean Doménichino, POrt de Bouc, Chantiers de Provence, Connavale, CGT, histoire sociale
21/05/2009
Gabriel GARCIA MARQUEZ : Le général dans son labyrinthe
Ce roman de Gabriel GARCIA MARQUEZ a été publié en 1990 au éditions Grasset.
Il retrace les dernières semaines de Simon José Antonio de la Santisima Trinidad Bolivar y Palacios. Plus simplement du Général Simon Bolivar. Celui ci vient de renoncer au pouvoir. Nous sommes le 8 mai 1830 et il quitte Bogota pour une errance mortuaire et mortelle à travers la Colombie, escorté de sa suite.
Dans ce roman, Garcia Marquez mélange fiction et histoire pour nous conduire sur les trace de Bolivar, descendant le fleuve Magdalena et remontant les méandres de sa mémoire. De villes en villages, de souffrances en rémissions, le général revoit ses succès militaires et ses échecs politiques, les trahisons de ses proches et ses amours libertins pour nous tracer un pan de l'histoire du continent Américain. Histoire qu'il a contribué à écrire.
Chronique et chanson de geste à la fois, roman épique et intime, "Le Général dans son labyrinthe" relève des grands romans sud-américains au souffle puissant.
Qui est Bolivar ?
Simón Bolívar est né le 24 juillet 1783 à Caracas au Venezuela, et est mort le 17 décembre 1830 à Santa Marta en Colombie.
Général et homme politique sud-américain, il est une figure emblématique de l'émancipation des colonies espagnoles d'Amérique du Sud dès 1813. Il participe de manière décisive à l'indépendance des actuels Bolivie, Colombie, Équateur, Panamá, Pérou et Venezuela. Il a participé à la création de la Grande-Colombie, dont il souhaitait qu'elle devienne une grande confédération politique et militaire regroupant l'ensemble de l'Amérique latine.
Bolívar est aujourd'hui une icône politique et militaire dans de nombreux pays d'Amérique latine et dans le monde.
Après avoir étudié en Espagne et visité la France, l'Italie et les États-Unis, il retourna au Venezuela prendre part à la guerre d'indépendance contre les royalistes espagnols. Il servit d'abord sous les ordres de Francisco de Miranda qu'il fit prisonnier en 1812 pour le livrer aux Espagnols. Sa brillante campagne militaire lui valut le surnom d'« El Libertador » (le Libérateur), mais les Espagnols le contraignirent à l'exil. Il revint en 1817 et s'empara de la Nouvelle-Grenade en 1819 (la Colombie actuelle), et du Venezuela en 1821. La Colombie, le Panamá et le Venezuela formèrent alors la Fédération de Grande Colombie à laquelle se joignit l'Équateur en 1822.
Avec son lieutenant, le général Antonio José de Sucre, il contribua à la libération du Pérou, déjà engagée par l'armée de José de San Martín. Il devint président de la Bolivie, pays nouvellement formé sur le territoire de l'ancienne vice-royauté du Pérou et qui prit le nom de son libérateur, le 11 août 1825 (jusqu'au 1er janvier 1826) alors qu'il était déjà le président de la Grande Colombie depuis 1819. De ce dernier pays, il conserverait la présidence jusqu'à son départ en exil en 1830. On peut considérer que jusqu'en 1826 il ne l'occupait plus que symboliquement étant donné ses campagnes dans les Andes centrales.
Il fut cependant impuissant à unifier les anciennes colonies espagnoles d'Amérique latine. L'idée de Bolívar est qu'un pays indépendant mais seul n'a aucune chance de conserver son autonomie, tandis qu'un continent entier, souverain et solidaire, pourrait devenir une puissance mondiale.
Sa vision politique était trop en avance sur son temps, et il fut accusé de vouloir tout dominer, c'est à dire d'aspirer à l'empire. On tenta même plusieurs fois de l'assassiner. Ainsi, le 30 septembre 1828, il ne dut sa survie qu'à l'intervention décidée de la seconde femme de sa vie, Manuela Saenz, qui y gagna ses galons de « Libératrice du Libérateur » (Libertadora del Libertador). Déçu et malade, il se retira définitivement en 1830 et s'éteignit sur le chemin de l'exil, peu après avoir appris l'assassinat de celui qu'il considérait comme son successeur, le Maréchal de Sucre.
L'auteur : Gabriel Garcia Marquez.
Gabriel García Márquez est né le 6 Mars 1928 à Aracataca, village de Colombie.
En 1947, étudiant en droit à l’université de Bogota. il publie dans El Espectador sa nouvelle: La troisième résignation, première d’une série écrite de 1947 à 1952. Après l’assassinat du leader politique Jorge Eliécer Gaitan, l’université étant fermée, il rejoint sa famille à Cartagena, où il collabore à El Universal, nouvellement fondé.
Devenu journaliste à El Heraldo de Barranquilla, il écrit Des feuilles dans la bourrasque qui sera publié en 1955. Reporter à Bogotá pour El Espectador (à partir de février 1954), il relate en particulier avec humour les tribulations du marin Luis Alejandro Velasco (1955, réédité en 1970 sous le titre Récit d’un naufragé).
Envoyé en Europe en juillet 1955, il se rend à Genève, puis à Rome, où il s’inscrit au Centre expérimental de cinéma. Quelques mois plus tard la fermeture du journal par le dictateur Rojas Pinilla, le surprend à Paris. Bientôt sans argent, réfugié au dernier étage d’un hôtel du quartier Latin, il travaille à La Mala hora (publié en 1962),
En 1958, il visite l’Allemagne de l’Est, l’Union soviétique, la Hongrie, séjourne de nouveau à Paris puis à Londres et à Caracas, avant de gagner la Colombie.
Peu après le triomphe de la révolution cubaine, il ouvre à Bogota, avec Plinio Mendoza, un bureau de l’agence d’informations Prensa latina, pour laquelle il travaille ensuite à La Havane et à New York. Démissionnaire en juin 1961, il s’installe à Mexico, écrit des scénarii et les nouvelles de Les funérailles de la Grande Mémé (1962). En 1965, il commence la rédaction de Cent ans de solitude dont la publication à Buenos Aires, en avril 1967, lui vaudra aussitôt la célébrité dans toute l’Amérique latine et bientôt en Europe.
À Barcelone où il vit de 1968 à 1974. paraît en 1972 l’Incroyable et Triste Histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique . Sympathisant actif des mouvements révolutionnaires latino-américains, il finance avec un grand prix littéraire (Romulo Gallos 1972) la campagne Électorale du M.A.S. au Venezuela, collabore en Colombie à la fondation de l’hebdomadaire Alternativa (1974) et écrit le roman baroque politique : L‘Automne du Patriarche (1975). En 1978, il crée la fondation Habeas pour la défense des droits de l’homme et des prisonniers politiques en Amérique latine et rencontre dans cette intention le pape et le roi d’Espagne (1979).
Devenu universel et populaire pour l’originalité et la fécondité de son imagination créatrice, il voit, en avril 1981, son roman , Chronique d’une mort annoncée , publié simultanément à Bogota, Barcelone et Buenos Aires, atteindre un premier tirage de deux millions d’exemplaires. Lauréat du prix Nobel 1982, il est aussi l’auteur de L’Amour au temps du choléra (1986) et d’une fiction sur les derniers jours de Bolivar: Le Général dans son labyrinthe (1989).
Un extrait du roman.
"Peu après, une bourrasque de pluie et de coups de tonnerre s'abattit, qui laissa la ville en situation de naufrage. Le général en profita pour se remettre de la réception, savourant l'odeur des goyaves tandis que, tout habillé, il feignait de dormir sur le dos dans la pénombre de la pièce, puis il s'endormit pour de bon dans le silence réparateur d'après le déluge. José Palacios le sut parce qu'il l'entendit parler avec la bonne diction et le timbre net de sa jeunesse qu'il ne retrouvait plus qu'en rêve. Il parla de caracas, une ville en ruine qui n'était plus la sienne, avec ses murs recouverts d'affiches injurieuses à son endroit et ses rues débordantes d'un torrent de merde humaine. José Palacios veilla dans un coin de la chambre, presque invisible dans la bergère, afin de s'assurer que personne d'autre que la suite ne pût entendre les confidences de ses rêves. Par la porte entrebâillée il adressa un signe au colonel Wilson, et celui-ci éloigna le garde qui faisait les cent pas dans le jardin.
"Ici, personne ne nous aime, et à caracas, personne ne nous obéit, dit le général endormi. Nous ommes quittes."
Il poursuivit par un chapelet de lamentations amères, résidus d'une gloire démantelée que le vent de la mort emportait en lambeaux. Au bout d'une heure de délire, il fut réveillé par un bruit de troupe dans le couloir et par une voix métallique et altière. Il émit un ronflement abrupt et dit sans ouvrir les yeux, d'une voix décolorée par le réveil :
"Que se passe-t-il, nom de Dieu ?""
15:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Garcia Marquez, roman, Le général dans son labyrinthe, Colombie
16/05/2009
Carmina Burana et la tapisserie de Bayeux
Je vous propose une rencontre intéressante entre la musique de Carl Orff "Carmina Burana" ( l'air "O Fortuna") et des images de la Tapisserie de Bayeux, le tout orchestré par mon ami Gilles Pivard. C'est un Normand, fondu de la Tapisserie de Bayeux sur laquelle il a écrit des livres et à laquelle il a dessiné une suite. C'est vous dire.... Montez le son !
C'est l'histoire de la conquête de l'Angleterre par Guillaume la Conquérant ( Bataille d'Hastings en 1066). La Bataille d'Hastings (parfois appelée Bataille de Senlac) est une bataille qui eut lieu le 14 octobre 1066 à huit kilomètres au nord d'Hastings, dans le comté du Sussex de l'Est, dans le sud de l'Angleterre, qui opposa le dernier roi anglo-saxon du pays, Harold Godwinson, au duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, et qui consacra le début de la conquête de l'Angleterre par ce dernier. C'est ce que raconte la fameuse tapisserie de Bayeux....
22:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tapisserie de bayeux, Carmina Burana, Karl Orff, Guillaume le Conquérant, Hastings













