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31/08/2009

Les fabricants de vaccins contre la grippe H1N1 viennent d’obtenir l’immunité juridique

Un article de F. William Engdahl publié sur le site du Centre de recherche sur la mondialisation ( http://www.mondialisation.ca )qui poursuit la réflexion sur la réalité de la supposée pandémie et les intérêts qui y sont liés.

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F. William Engdahl

" La secrétaire d'Etat U.S. à la santé, Kathleen Sebelius, vient de signer un décret conférant une totale immunité aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, en cas de poursuite judiciaire. De plus le programme accéléré - de 7 milliards de dollars - pour la fabrication du vaccin qui devra être mis sur le marché à l'automne ne prévoit pas de test de sécurité. Y aurait-il un programme sous-jacent à l'officielle et hystérique campagne de l'OMS destinée a élever la prétendue grippe porcine au rang de pandémie ?

 

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Kathleen Sebelius

Tout d'abord, ni l'OMS ni le CDC ni aucune instance scientifique n'a produit de preuve quant à l'existence de ce nouveau virus H1N1, virus qui devrait être isolé, caractérisé et photographié par un microscope électronique en vertu des procédures scientifiques habituelles lorsqu'il existe un danger de pandémie.

L'actuelle panique provoquée par campagne officielle sur les dangers supposés de la grippe porcine prend des allures de roman de science-fiction Orwellien. Le décret signé par Sebelius accorde l'immunité à ceux qui fabriquent le vaccin contre la grippe porcine conformément aux dispositions de la loi 2006 sur les urgences de santé publique.

Un SAGE peu sage

Sur recommandation du « Comité consultatif mondial sur la sécurité vaccinale » à l'Organisation Mondiale de la Santé ( OMS ) à Genève, l'OMS a déclaré que le H1N1 était en phase 6 , stade de la pandémie, activant ainsi un programme d'urgence qui pourrait être mis en place même dans des pays comme l'Allemagne où les cas « supposés » de contamination au H1N1 se comptent sur les doigts d'une seule main.

Depuis 2005, le directeur du SAGE ( Comité consultatif mondial sur la sécurité vaccinale à l'OMS ) est le Docteur David Salisbury, responsable du groupe de vaccination et des maladies infectieuses au Ministère de la santé du gouvernement britannique. Dans les années 80, le Dr Salisbury a été sévèrement critiqué pour avoir mené une campagne massive de vaccination des enfants avec le vaccin ROR ( rougeole-oréillon-rubéole ) fabriqué par le prédécesseur de GlaxoSmithKline. Ce vaccin fut retiré du marché japonais après que des effets secondaires aient été constatés chez de nombreux enfants vaccinés. Le gouvernement japonais a été obligé de payer d'importantes indemnités aux victimes. En Suède, le vaccin ROR de GlaxoSmithKline fut retiré de la circulation après que des scientifiques aient établi le liens entre le vaccin et la maladie de Crohn. Apparemment ces éléments n'ont guère perturbé le directeur du groupe SAGE de l'OMS, le Dr Salisbury

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Dr David Salisbury

Selon un chercheur britannique indépendant, Alan Golding qui a obtenu les documents sur ce cas, en 1986, Trivirix, un vaccin combiné ROR contenant une souche vaccinale d'oreillons Urabe AM-9 fut introduit au Canada en remplacement du MMR I. Les inquiétudes concernant l'introduction de ce vaccin en Grande-Bretagne ont été consignées le 26 juin, dans le compte rendu du Groupe de liaison pour le « Groupe de travail de l'Association des pédiatres britanniques » et le « Comité sur la vaccination et l'immunisation ». Inquiétudes fondées car les rapports ont mis en évidence une augmentation de méningites aseptique chez les individus vaccinés. Tous les vaccins ROR contenant la souche Urabe ont été retiré du marché canadien en 1988, c'est à dire bien avant que les vaccins contenant cette souche soient homologués par le Ministère de la santé britannique et utilisé au Royaume-Uni.

Les rapports ajoutent que Smith-Kline & French, devenue Smith-Kline-Beecham et qui à l'époque étaient impliqués dans la production anglaise, étaient préoccupés par les questions de sécurité et hésitaient à demander une licence britannique pour leur vaccins contenant la souche Urabe. Leurs préoccupations concernant les possibles préjudices d'un de leurs produits sur les enfants, les conduisit à demander au gouvernement britannique de les garantir contre toute action en justice résultant d'un dommage lié au vaccin. Sur les conseils du Dr Salisbury et des représentants du ministère de la santé, le gouvernement britannique, enthousiaste à l'idée d'obtenir des vaccins bon marché, donna son accord.

Aujourd'hui, le même Dr Salisbury promeut l'usage du vaccin, non testé, H1N1 également produit par la même entreprise qui s'appelle maintenant, GlaxoSmithKline.

La dernière intox sur la grippe porcine

C'est en 1976, que le gouvernement des USA fut confronté pour la dernière fois à un nouveau virus de grippe porcine. Il y eut une campagne nationale de vaccination à la suite de laquelle des milliers de personnes ont demandé des dommages et intérêts alléguant qu'elles avaient subi des effets secondaire dus à la vaccination.

Cette fois-ci le gouvernement a pris des mesures pour empêcher tout procès intenté par les milliers de citoyens américains qui souffriront des sévères complications dues aux vaccins non testés.

L'histoire s'assombrit maintenant que l'Administration Obama a signé le document conférant l'immunité en cas de poursuites judiciaires. La FDA ( Food and Drug Administration ) américaine et les autorités sanitaires au Royaume-Uni ont décidé de laisser l'industrie pharmaceutique introduire sur le marché les vaccins sans que leurs possibles effets secondaires ne soient évalués. Les premières doses de vaccins seront délivrées au public avant que leur innocuité et leur efficacité ne soit avérées. Les vaccins non testé sont délivrés en deux doses. Une des marques de vaccin contiendrait un additif chimique - adjuvant - afin de renforcer l'effet, augmentant dramatiquement le potentiel d'effets secondaires.

Les enfants seront en première ligne et pourraient être vaccinés un mois avant que les résultats des essais ne soient connus. En Grande-Bretagne, les services de santé du gouvernement se sont préparés pour un scénario qui prévoit, durant l'hivers, 65 000 décès dont plusieurs milliers d'enfants. Le gouvernement britannique a commandé 132 millions de doses de vaccins aux fabricants Baxter et GlaxoSmithKline qui ,dans la perspective d'une pandémie, ont obtenu par avance une licence pour trois « bases » de vaccins, alors même que l'OMS et les épidémiologistes nous disent que nous ne pouvons pas nous préparer à l'avance du fait d'une possible et inquiétante mutation de l'actuel et si peu dangereux H1N1.

Curieusement, un an avant que le premier cas de la prétendue grippe porcine ne soit décelé, la plus grande firme pharmaceutique Baxter, a déposé un brevet pour un vaccin contre le H1N1 : Brevet US 2009/0060950 A1 qui stipule « la composition ou vaccin composé de plus d'un antigène ... comme la grippe A et B en particulier prélevé sur un ou plus des types humains de H1N1, H2N2, H3N2, H5N1, H7N7, H1N2, H9N2, H7N2, H7N3, H10N7, de grippe porcine H1N1, H1N2, H3N1 and H3N2 sous-type, de la grippe du chien ou du cheval H7N7, H3N8 sous-type ou de la grippe aviaire H5N1, H7N2, H1N7, H7N3, H13N6, H5N9, H11N6, H3N8, H9N2, H5N2, H4N8, H10N7, H2N2, H8N4, H14N5, H6N5, H12N5 sous-type."

La demande de brevet précise : « des adjuvants appropriés peuvent être choisis à partir de gels minéraux, d'hydroxyde d'aluminium, d'agents de surface, de lysolecithin, de pluronic polyols, de polyanions, ou d'émulsions d'eau et d'huile. Bien sûr la sélection de l'adjuvant dépend de l'utilisation. Par exemple la toxicité dépend de l'organisme auquel le produit est destiné et peut varier d'une toxicité nulle à une toxicité élevée. »

En l'absence de toute responsabilité juridique se pourrait-il que Baxter se prépare à vendre des millions de doses de vaccins contenant un adjuvant hautement toxique tel que l'hydroxyde d'aluminium ? Il serait peut-être temps de demander à tous les responsables de l'OMS, du SAGE, du CDC et des membres de l'Administration Obama, d'être les premiers à se faire inoculer la dose entière de vaccin H1N1 qui sera distribuée au public. Nous devrions ajouter à la liste des premiers vaccinés, tous les membres du Congrès qui ont voté l'allocation d'urgence de 7 milliards de dollars et qui ont entériné l'immunité accordée aux firmes pharmaceutiques dans l'éventualités de procès. La population n'a pas à servir de cobaye pour les essais d'un nouveau vaccin. Nous pourrons observer les résultats. Le même principe doit s'appliquer à tous les gouvernements et organismes de santé qui demandent à leurs citoyens d'expérimenter les vaccins H1N1 de GlaxoSmithKline ou de Baxter, afin de vérifier leur innocuité.

Et l'OMS cessa de surveiller le H1N1

 

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Un autre élément indique, qu'avec ce scénario alarmiste de l'OMS, on nous prend pour des imbéciles. L'OMS elle même, l'organisation mondiale chargée de surveiller les foyers de ce que l'on nomme pandémies, voire même « pandémies mondiale » ( sic ) vient juste de décider d'arrêter le suivi de l'évolution de la grippe porcine ( ou de virus H1N1 comme on préfère l'appeler maintenant afin de ne pas froisser les producteur de porcs)

Dans une note d'information, déroutante, postée sur son site web, l'Organisation Mondiale de la Santé indique qu'il n'est plus nécessaire de recenser les cas de H1N1. La dernière mise à jour de l'OMS, en date du 6 juillet, indique 94 512 cas confirmés dans 122 pays, dont 429 décès. Apparemment l'OMS affirme que le nombre de cas confirmés en laboratoire est insignifiant. La note précise que les pays continueront à notifier les premiers cas confirmés. il est également indiqué que les pays doivent suivre les groupes de cas graves ou mortels qui peuvent indiquer une mutation du virus vers une forme létale. Il est dit qu'il faut « être vigilant » en cas d'augmentation d'absentéisme scolaire ou d'augmentation du nombre de consultation dans les services d'urgences.

Le « Centre de contrôle et de prévention des maladies »( CDC ) d'Atlanta est d'accord avec l'OMS pour arrêter le décompte. Le Docteur Michael T. Osterholm, directeur du « Centre de recherche sur les maladie infectieuses de l'Université du Minnesota », admet que les tests existants pour confirmer le H1N1 sont empiriques et peu sûrs et affirme : « de mauvaises mesures sont pires que pas de mesures du tout ». Ainsi l'OMS a décidé de supprimer les tests qui de toutes façons ne permettent pas de déterminer scientifiquement qui est atteint du H1N1 et qui ne l'est pas. Et ainsi ils ont décidé de supprimer le décompte des résultats des tests, mais aussi des cas de grippe H1N1, avec pour tout commentaire : « nous présumons que presque tous les cas sont des cas de grippe porcine H1N1 ». Et c'est sur des bases aussi scientifiques que celles-là que nous devons faire vacciner nos jeunes ? Stop là ... pas avec nos enfants."


Article original en anglais, Now legal immunity for swine flu vaccine makers, publié le 19 juillet 2009.

Traduction : Laurence Kalafatides, Oulala.net.

F. William Engdahl est l'auteur de Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain, et de Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation



Son site : www.engdahl.oilgeopolitics.net.

29/08/2009

Un pt'tit tour chez les chtis : Lille

Avant le reprise des hostilités, une semaine chez les chtis, ça ne peut pas faire de mal. Loin de la canicule du Sud-Est en cette mi-août, nous voilà partis vers les horizons nordistes.

A l'arrivée, une semaine de beau temps, de soleil. Une virée à Lille, très belle ville ; une escapade dans le Boulonnais ; une autre en Belgique ....

Et quelques photos.

Pour commencer, partons pour Lille.

Le beffroi de l'Hôtle de Ville.  Inauguré en 1932, il fut construit après la destruction de l'ancienne mairie lors de la Première Guerre Mondiale. Conçu par l'achitecte Emile Dubuisson, il culmine à 104 m de hauteur. 

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L'Eglise Saint Maurice. Sa construction, s'étend sur plus de quatre siècles, fin XIVe siècle - début XIXeme. De style gothique et néo-gothique, elle est classée monument historique depuis 1914.

 

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 A l'intérieur de l'Eglise Saint Maurice, un iconostase contemporain confectionné par les soeurs Bernardines du Monastère Notre Dame de Bon-Secours en Belgique. Curieux, cet objet de la confession orthodoxe, fabriqué par des soeurs Bernardines, et exposé dans un lieu catholique.

 

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La vieille Bourse.  
Au XVIIeme siècle, les marchands et courtiers de la ville souhaitant se réunir dans un lieu à l'abri des regards, persuadèrent les magistrats de Lille et le souverain d'ériger une bourse semblable à celle d'Anvers. Julien Destré, architecte municipal, est alors chargé des travaux qui débutent en Mars 1652 et s'achèvent en Octobre 1653.
En 1921, la Vieille Bourse est classée monument historique .Récemment restauré, ce joyau de l'architecture flamande du XVII ème est composé de 24 maisons identiques qui entourent le cloître. Les façades sont richement décorées.

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De nos jours, ce sont les bouquinistes, les fleuristes et les joueurs d'échec qui prennent place dans ce haut lieu historique de Lille.

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La Vieille Bourse, vue du côté Grand Place...
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La Grand Place. C'est la place emblématique de Lille. A l'image de Bruxelles et de sa Grand Place, les façades baroques flamboyantes de ce lieu démontrent l'importance des places à l'époque moderne. Haut-lieu de commerce et d'échange, les places étaient l'image, la fierté et la démonstration de la richesse de la ville. Encore aujourd'hui, sa disposition centrale lui confère une grande importance. Elle est également le lieu préféré des Lillois pour se retrouver, prendre un café ou une bière sur les grandes terrasses disposées autour. Aujourd'hui, appelée la place du général-de-Gaulle, elle accueille chaque année de grandes manfestations populaires : concert lors de la grande braderie de Lille, grande roue lors des fêtes de fin d'année, marché aux fleurs au mois de mai.
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La colonne, qui trône au milieu commémore la résistance de la ville au siège autrichien en 1792. Selon la légende à Lille, la déesse, construite en 1842, qui surmonte la colonne serait inspirée de l'épouse du maire de l'époque.
A l'arrière plan le Beffroi de la Chambre de Commerce et d'Industrie haut de 76 m.
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Mais Lille, ce sont aussi des centaines de façacdes magnifiques que l'on ne se lasse pas de contempler. Leur diversité au fil des époques et la qualité de leur rénovation, font de Lille un joyau architectural.
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Apprécions la diversité des ornements ...
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... et des styles, au fil des rencontres.
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Une perspectice sur la Chambre de Commerce et d'Industrie et son Beffroi
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Et toujours une multitude d'ornements... En 1674 afin de tendre vers plus d'homogénéité, il fut décrété que tout plan de façade serait soumis à l'autorisation de la municipalité. La régularité des rues et des demeures en écoule. Ce type de façade est très présent dans le Vieux Lille ( rang de Beauregard, par exemple).

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L'incontournable "Huitrière" et son style, unique à Lille, Art déco. Au 3 de la rue des Chats Bossus.
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Le Lion, de mon point de vue, une des plus belles réussites de rénovation.
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A la fois identiques et pourtant différentes...
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L'Hospice Comtesse. Aussi appelé hospice Notre-Dame, c'est un ancien hospice dont l'essentiel des bâtiments date du XVIIe siècle. Sa construction fut décidée par Jeanne, Comtesse des Flandres, en 1236.  Situé rue de la Monnaie dans le Vieux lille, il abrite maintenant un musée.
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28/08/2009

Grippe A H1N1 : la chanson !

Le pire est annoncé. Nous allons passer un sale quart d'heure ! En attendant ce sont les labos qui s'en mettent plein les poches !

Mais ce soir, on rigole. Avec ce tube de l'été : "Tamiflu".

 


podcast

27/08/2009

Cliniques / Hôpitaux : comparaison ne vaut pas raison !

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Dans un communiqué de presse, la fédération Hospitalière de France dénonce la campagne de lobing lancée par les cliniques pour obtenir des augmentations de leurs tarifs.

Comparaison des hôpitaux et des cliniques : pas les mêmes missions, pas les mêmes prestations, pas les mêmes tarifs


La Fédération Hospitalière de France dénonce la campagne de communication organisée par les cliniques commerciales pour obtenir une hausse de leurs tarifs. Elle tient à souligner que les exemples avancés démontrent clairement l'inanité des arguments employés :
1. Un écart de tarif de 398 euros en matière d'obstétrique... sans tenir compte bien-sûr desdépassements d'honoraires facturés par les libéraux qui ont dépassé l'an dernier deux milliards d'euros, contre environ cent millions dans les établissements publics. Pour les Français, qui y seront soignés quel que soit leur revenu, c'est l'hôpital public qui est la solution la moins coûteuse.
2. Un écart de tarif de 1351 euros pour une embolie pulmonaire... sans préciser l'importance pour cette pathologie des services d'Urgences et Réanimation dont seuls disposent les hôpitaux publics. Pour les Français, qui auront accès à un plateau technique de pointe, c'est l'hôpital public qui est la solution la plus sûre.
3. Des écarts de tarif pour des actes comme les drains transtympaniques qui mettent surtout en lumière l'importance des différences de pratique médicale entre les secteurs. Ce n'est pas la multiplication des actes médicaux, mais leur pertinence, qui permettra à la Sécurité Sociale de retrouver l'équilibre. Pour les Français, c'est à l'hôpital public que l'on trouvera l'application la plus rigoureuse des référentiels de qualité.
4. Des écarts imaginaires dans de nombreux autres cas car, contrairement aux affirmations, ils ne tiennent pas compte des honoraires médicaux (ainsi des soins palliatifs où l'écart est de 302 euros et non de 1585 euros) ou des examens d'imagerie ou de biologie dont le coût
doit être ajouté aux tarifs des cliniques .
Les cliniques commerciales choisissent les pathologies les plus rentables. Dès qu'une activité est déficitaire (Réanimation, unité neurovasculaire, pédiatrie, soins aux diabétiques...), c'est en effet l'hôpital public qui l'assume, comme il est le seul à accueillir les patients les plus fragiles et ceux qui ont besoin des soins les plus lourds, comme il sera le seul à faire face demain aux risques de pandémie.


En cette période de crise, l'urgence est bien de conforter les structures qui accueillent tous les patients, vingt-quatre-heures sur vingt-quatre, sans discrimination, pas d'augmenter la rémunération des actionnaires des cliniques. Le seul actionnaire des hôpitaux publics, c'est le patient.


Claude Evin, Président
Gérard Vincent, Délégué Général

23/08/2009

Une maison sans porte : Kafka à Eygliers

Ils s'appellent Antoine et Amparo Mignemi. Couple septuagénaire venu s'installer dans les Hautes Alpes, à Eygliers, quartier de la Rua d'Amont, pour couler une retraite heureuse. En 1991, ils achètent, en prévision de cette retraite qui approche, une vieille bicoque en assez mauvais état. Les années suivantes, ils passent congés et week-end à retaper la petite maison pour en faire une nid douillé dès que l'heure de la retraite aura sonné.

 

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La vie avance, les jours s'écoulent paisiblement jusqu'à cette décision de la commune d'opérer un échange de parcelle avec un particulier. Le problème , c'est que la parcelle cédée par la commune est justement celle qui permet d'accéder chez Antoine. En 2000, le nouveau propriétaire, André Domény, entame une procédure pour obtenir la fermeture de la porte et de la fenêtre donnant sur sa parcelle. En 2003, le Tribunal de grande instance de Gap mandate un expert. L'expertise fera ressortir « qu'il n'existe pas de traces d'un accès ancien, que les ouvertures sont plus que trentenaires et qu'un nouvel accès serait techniquement possible avec empiétement sur le domaine public, moyennant un coût estimé à 9 000 euros. » ( Le Dauphiné Libéré.)

Le couple fait appel, mais en 2008, il est condamné par la Cour d'appel de Grenoble à fermer porte et fenêtres dans un délai de six mois. À la clé, des pénalités de 100 euros par jour de retard...

À la suite de cette décision, le couple dépose un permis de construire pour créer un escalier en façade, comme le préconise l'expert. Et c'est là que Kafka entre en jeu ... En effet, le projet  est rejeté par la Direction Départementale de l'Equipement et la commune. Antoine doit donc condamner sa porte sans pouvoir en ouvrir une autre sur le domaine communal. Sa maison est donc privée de porte. Et oui, les maisons sans porte, ça existe... dans les Hautes Alpes !

Le 3 septembre prochain, Antoine Mignemi doit se présenter devant le juge d'application des peines du TGI de Gap. Il est passible d'une lourde astreinte s'il ne condamne pas sa porte. Mais un Comité de soutien s'est créé pour soutenir le combat du couple. Fort de ses quelques 300 membres, il compte bien faire pression le samedi 29 août prochain pour que la justice entende raison. Un rassemblement est organisé à Eygliers à cet effet.

 

 

Charles HOAREAU : "La Ciotat, chronique d'une rébellion"

Editions Messidor - VO Editions - 1992

 

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Voilà bien un livre à la lecture réconfortante. Pour les plus anciens, la lutte des salariés et des chômeurs de la Ciotat contre la fermeture du Chantier naval de la ville ne peut être sans évoquer quelques souvenirs. Alors que depuis octobre 1988, une centaine d'ouvriers licenciés occupent le chantier naval, refusant la fatalité de sa fermeture, alors que la ville semble tourner la page des chantiers après avoir élu un maire de droite sur la base du développement touristique , alors que la population semble las de ce combat pour l'avenir industriel, une poignée de chômeurs se met en tête d'organiser les quelques 5000 chômeurs de la ville et de renverser l'opinion.

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C'est le récit de cette aventure qui va aboutir au regroupement d'un millier de Ciotadens dans le Comité de Chômeurs CGT de la ville pour faire la guerre au chômage, défendre leurs droits, réclamer la réouverture des chantiers. C'est le récit d'une lutte pugnace et inventive, c'est le récit des joies et des peines, des doutes et des victoires de ces femmes et de ces hommes qui ont su quitter la résignation pour emprunter le chemin de la mobilisation, de la fraternité et de la solidarité. C'est le récit d'un retournement de l'opinion qui finalement va se rassembler derrière ces chômeurs, derrière ces salariés qui ont fait le choix de vivre debout...

Ce livre, haut en couleur, n'engendre pas la mélancolie et on est souvent plié de rire en suivant les coups tordus dont élus, responsables politiques locaux et nationaux, banquiers et huissiers,  dirigeants de l'ANPE ou des ASSEDIC ont fait les frais tout au long de ces mois de mobilisation. La lutte n'engendre pas la morosité, c'est une fête permanente !

L'action se déroule entre juin 1988 et février 1992. Il est bien triste de constater, au fil de la lecture, que l'obstacle majeur à la reprise de l'activité du chantier se trouva être le gouvernement de l'époque. Gouvernement socialiste !

 

L'auteur : Charles Hoareau

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L'un des intérêts de ce livre est d'être écrit par un des acteurs de cette "rébellion". Un de ces chômeurs rebelle. Charles Hoareau est une figure emblématique  de l'organisation des chômeurs à la CGT. Après la Ciotat, il a participé activement à la création de comités de chômeurs à Marseille. Souvent poursuivi par la "justice" pour ses faits d'arme aux côtés des plus défavorisés, il l'est encore actuellement et risque la prison pour son engagement.

 

Extrait.

"Vous prenez une grosse ampoule à vis, vous dévissez le culot délicatement, vous remplissez l'ampoule de peinture verte, rouge ou bleue, vous revissez délicatement le culot, vous cachez l'empoule dans votre blouson et avec les cent personnes qui ont fait pareil, vous descendez en sifflotant innocemment l'air de Mandrin - "J'ai pas tué ... et je suis chômage" - jusque sur le cours Pierre-Puget.

Là par hasard, vous vous retrouvez devant la Worms et au top vous lancez l'ampoule et vous partez en courant. Que c'est beau ces tons vifs qui éclatent sur la façade blanche fraîchement remise à neuf ! Ces mélanges de couleurs qui resplendissent sous le soleil... On dirait de l'Impressionnisme !

Evidemment, après ça il faut courir vite, parce que les "garnitures" qui sont sous le tableau et qui n'ont pas voulu se pousser, il leur vient un turbo dans les jambes. Ils ont attrapé Antoine, si nous n'intervenons pas vite, ils vont lui faire payer le dégraissage des blousons et des matraques au prix fort. Nous fonçons sur le fourgon, ils ne sont que vingt. Ils prennent peur. Jo parlemente :

- Libérez-le immédiatement !

- Il faut attendre la réponse du chef.

Cent mètres plus bas on bloque le carrefour : s'ils veulent envoyer des renforts, il faudra qu'ils viennent à pied.

Finalement, ils le relâchent. Les copains s'en vont et quelques-uns d'entre nous attendent devant la banque au cas où nos renforts à nous qu'on a appelés quand ça sentait le roussi continueraient à arriver.

Le directeur de la Worms sort, il engueule les flics :

- Mais vous avez vu le résultat, j'en ai pour des millions ! Vous pouvez pas mettre des barrières jusqu'à l'autre trottoir !

- Mais on ne peut pas mobiliser en permanence une compagnie de CRS devant la banque !

Tout d'un coup il nous aperçoit, il s'étrangle presque en nous montrant du doigt :

- Et ceux-là ... Arrêtez-les, arrêtez-les. C'est des terroristes.

Il nous vient le fou rire..."

Et aujourd'hui ?

En 2007, avec la CGT, nous avons fêté la réouverture du chantier. Ce n'est plus de la construction mais de la réparation. Réparation des grands yatch. Mais le chantier retrouve de l'activité, des emplois sont créés et ceux qui avaient misé l'avenir de la Ciotat sur le tout tourisme en sont pour leurs frais. Il y a un avenir industriel pour ce pays, au bord e la mer aussi !

 

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