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24/04/2010

Pierre Miquel : "LE CHEMIN DES DAMES"

Publié en 1997, Librairie Académique Perrin.

 

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L'un des drames les plus effroyables de la Première Guerre mondiale : l'affaire du Chemin des Dames ! Les Allemands loin d'être surpris comme il était prévu, attendaient l'attaque. C'est ainsi que 100 000 poilus périrent en quelques jours, et cela sans résultat notable. Qui fut responsable ? selon Pierre Miquel, si le général Nivelle, commandant en chef de cette opération, a manqué de discernement, les politiques de l'époque, Poincaré et Briand n'en sont pas moins coupables.

La tragique réputation du Chemin des Dames vient de l'offensive imaginée et dirigée par le général Nivelle durant le printemps 1917. Cette bataille prend des noms différents selon les auteurs : offensive Nivelle, seconde bataille de l'Aisne ou bataille du Chemin des Dames. Cette offensive est un cruel échec pour les armées françaises : alors que Nivelle pensait que l'avancée serait foudroyante, Laon (située à une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau) devant être atteinte en fin de journée, le front allemand est à peine entamé. Pendant de nombreux mois, les armées allemandes et françaises se disputent le plateau.

Le bilan de l'offensive est difficile à établir. Les pertes françaises ont été souvent sous-évaluées en ne s'intéressant qu'aux pertes subies entre le 16 et 29 avril. Or, les combats se poursuivent jusque fin juin (prise de Craonne le 4 mai, prise de la Caverne du Dragonle 25 juin). Il convient alors de regarder les pertes sur les mois d'avril, mai et juin. Lors des comités secrets réunissant les députés du 29 juin au 7 juillet, le député Favre estime les pertes à près de 200 000 hommes côté français au bout de deux mois d'offensives. Quant aux pertes allemandes, elles sont encore plus difficiles à évaluer.

C'est après cette grande tuerie que se développèrent dans l'armée française des mutineries, particulièrement fréquentes après le 16 avril 1917, et concentrées essentiellement sur le Chemin des Dames et le front de Champagne.


Chanson de Craonne
envoyé par Horadrim.

L'auteur

Né la 30 juin 1930, Pierre Miquel fut maître de conférence à L'Institut d'études politiques de Paris, professeur à la Sorbonne, président de l'Institut pratique de journalisme, auteur et animateur de l'émission "Les oubliés de l'histoire" sur France Inter et Administrateur de Radio France Internationale. parmi ses nombreux ouvrages : La Grande Guerre, La Seconde Guerre mondiale, la Guerre d'Algérie, Mourir à Verdun, Clémenceau ...

Extrait

"Le 15 avril 1917, trois armées françaises ont achevé leur mouvement vers les rives de l'Aisne : elles sont en place pour une offensive sur la ligne du Chemin des Dames, prévue le lendemain à 6 heures.

Cette rocade très secondaire prend sur la Nationale 2, celle de Soissons à Laon, entre la ferme de Vaurains et celle de Malmaison, pour gagner, vers l'est, en droite ligne, le village de Craonne, sur la crête d'un éperon rocheux aligné d'ouest en est, qui barre la route de Paris depuis un millénaire. Il tient le front immobile depuis 1914, du nord de Soissons au nord de Reims. Il est bordé au nord par la rivière l'Ailette, au sud par l'Aisne. les pentes d'accès sont rudes et boisées, en raison de cent quatre vingt dix mètres de dénivellation. Il est troué comme un fromage de gruyère de cavernes immenses, les creutes, où des brigades entières peuvent se mettre à l'abri des obus. Le prendre d'assaut est une entreprise meurtrière.

Le plus grand désastre de l'histoire de la Grande Guerre se prépare silencieusement : en un mois l'armée française, déjà saignée à blanc par l'interminable bataille de Verdun, perdra les meilleures de ses unités."

21/04/2010

Libération et régularisation immédiates de Patricia!!!

 


Patricia John, de nationalité libérienne, vit en France depuis 7 ans. A la suite de son divorce avec un français avec lequel elle a été mariée pendant plus de trois ans, Patricia a perdu son droit au séjour en France. Le 15 avril dernier, elle a été arrêtée et conduite au centre de rétention de Cornebarieu en vue de son expulsion qui doit intervenir dans les prochains jours.

Depuis deux ans, Patricia a refait sa vie avec un français. Le couple était sur le point de déposer un dossier de mariage. Patronne d’un salon de coiffure très fréquenté à Castres depuis 3 ans, Patricia emploie actuellement une apprentie. Elle ne dispose plus d’aucune attache au Libéria, ses parents étant décédés et son unique sœur vivant en Angleterre.

Signataires de la pétition, nous nous indignons qu’un simple divorce suffise à entrainer une perte du droit au séjour et une expulsion du territoire français. 

Nous demandons la libération et la régularisation immédiates de Patricia afin qu’elle puisse épouser l’homme qui partage son existence depuis deux ans et qu’elle poursuive sa vie familiale et professionnelle en France.



Signez la pétition !!!!


Urgent!!
 Ecrivez au Préfet du Tarn
 pour demander la libération et la régularisation de Patricia
et pour exprimer votre indignation!!!


Seul la Préfète du Tarn peut revenir sur cette expulsion programmée.


Fax Préfecture du Tarn : 05 63 45 60 20 

Mel Mme la Préfète : marcelle.pierrot@tarn.pref.gouv.fr

Madame la Préfète,

J’ai l’honneur de vous interpeller sur la situation de Patricia John, ressortissante de nationalité libérienne, actuellement retenue au centre de rétention de Cornebarieu.

Mlle John vit en France depuis 7 ans. A la suite de son divorce avec un français avec lequel elle a été mariée pendant plus de trois ans, elle a perdu son droit au séjour en France.

Depuis deux ans, cette jeune femme a refait sa vie avec un français. Le couple était d’ailleurs sur le point de déposer un dossier de mariage. Patronne d’un salon de coiffure très fréquenté à Castres depuis 3 ans, Patricia emploie actuellement une apprentie. Elle ne dispose plus d’aucune attache au Libéria, ses parents étant décédés et son unique sœur vivant en Angleterre.

Au regard de ces éléments, je vous demande par conséquent de renoncer à l’éloignement de Mlle John, afin de lui permettre de poursuivre sa vie privée et familiale en France, conformément à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

 

La Presse en parle

Article de la Dépêche du Midi

Publié le 16/04/2010 08:18 - Modifié le 16/04/2010 à 08:34 | Jean-Marc Guilbert

Castres. La coiffeuse du Libéria menacée d'expulsion


Placée en garde à vue avant-hier par la police de Castres, Patricia John, jeune coiffeuse originaire du Liberia est installée dans son salon de coiffure afro de la rue d'Empare depuis trois ans, a été transférée hier vers le centre de rétention des étrangers en situation irrégulière de Cornebarieux.

Au-dessus de sa tête plane un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière car ses papiers et notamment son titre de séjour en France ne sont plus en règle suite à son changement de situation matrimoniale. Dès hier, la mobilisation s'est organisée à Castres afin de lui venir en aide. Régis Alary, son compagnon castrais depuis deux ans explique : « On ne comprend pas. Patricia est en France depuis presque 10 ans. Elle a toujours travaillé d'abord à Paris. Quant elle est venue à Castres avec son ex-mari, elle a même travaillé comme maçon avant d'ouvrir son salon de coiffure il y a trois ans. Elle vient juste de prendre une apprentie et on est en train de préparer notre mariage. Il faut faire vite pour empêcher qu'elle ne soit renvoyée au Liberia, son pays avec lequel elle n'a plus aucun contact. »

Jeanne Jimenez, conseillère régionale (parti communiste) invite à une manifestation lundi soir à 18h devant la sous-préfecture de Castres : « Elle a été mariée pendant 8 ans avec un ressortissant Français avant de divorcer. Elle est installée dans notre ville, paye ses impôts et travaille. Elle n'est pas à la charge de la communauté française. Quel danger représente t-elle ? Aucun. »

Le MRAP (Nicole Meroni) et Castres à Gauche Vraiment (André Martinez) ont manifesté dès hier leur protestation tant sur le fond que la forme de son arrestation.

Il faut dire que Patricia John avait été arrêtée une première fois début avril, transférée au centre de rétention toulousain avant d'être remise en liberté. Pour Eric Maire, secrétaire général de la préfecture du Tarn : « Même si elle a été remise en liberté une première fois, le tribunal administratif a confirmé l'arrêté de reconduite à la frontière. Il ne s'agit pas de se précipiter. On va regarder ce dossier de près mais il semble bien qu'en l'état, cette jeune femme n'ait plus droit à un titre de séjour vu son changement de situation familiale. »

Jeanne Jimenez insiste cependant : « Il n'a pas d'urgence à la renvoyer dans son pays. Elle doit pouvoir être régularisée. Il faut traiter ce dossier avec humanité. »

Patricia John, originaire du Libéria et patronne d'un salon de coiffure rue d'Empare depuis 3 ans a été arrêtée et transférée sur le centre de rétention de Toulouse hier. Elle risque d'être renvoyée dans son pays d'origine mais son soutien s'organise.


Pourquoi est-elle sans papier ?

Patricia John disposait jusqu'à présent d'un titre de séjour en France car elle était mariée avec un Français. Depuis début mars, son divorce à été prononcé et, du même coup, elle ne peut prétendre à un nouveau titre. Elle n'a plus de passeport du Liberia. Son mariage avec son nouveau compagnon français est en préparation mais n'a pas encore été déposé officiellement.

Retraites : l'appel ATTAC/COPERNIC

Le gouvernement veut en finir avec le droit à la retraite à 60 ans et allonger encore les durées de cotisations pour obtenir une retraite à taux plein. Cette enième réforme est injuste et injustifiée. ATTAC et la Fondation Copernic ont lancé un appel de près de 400 personnalités qui disent toutes la même chose : l'argent existe, pour financer nos retraites, il suffit (enfin !) de taxer les dividendes et les stock-options.

Se sont rejoints pour signer cet appel tous les leaders de la gauche (Razzy Hammadi, Marie-Noelle Lienemann, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, Cécile Duflot, Jean-Luc Mélenchon...), des syndicalistes (beaucoup de secrétaires nationaux de la FSU, Annick Coupé et Pierre Khalfa, Didier Le Reste, Charles Hoareau, ou Jean-Baptiste Prévost pour l'UNEF), beaucoup de sociologues (Robert Castel, Luc Boltanski), d'économistes (André Orléan, Henry Sterdiniak, Michel Husson...), de philosophes, d'inspecteurs du travail (Gérard Filoche...) : voir la liste complète des premiers signataires sur exigences-citoyennes-retraites.net.

Seule la mobilisation de tou-te-s permettra de s'opposer la réforme libérale que le gouvernement veut faire passer vite et "en force". Car un autre scénario est possible. C'est pourquoi nous vous invitons, si comme nous vous pensez la situation urgente, à signer (et à faire signer dans vos réseaux)  l'appel unitaire. Il faut aller vite. Car nous n'avons qu'une force : celle de notre nombre.

Et n'oublions pas : le 1 mai, tous dans la rue. On signe, on marche, on se bat quoi !

20:18 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : retraites, attac, copernic, appel, 1 mai | |  Facebook | |

18/04/2010

"LA REVOLTE DES PENDUS" de B. Traven

Editions La Découverte Poche - 2010

 

Dans les années 20 du XXeme siècle, les Indiens Tsotsil du Chiapas se révoltent contre leurs oppresseurs espagnols, les Ladinos. Les indiens , main d'oeuvre servile utilisée pour l'exploitation de la forêt au seul profit des maîtres espagnols tout-puissants, endurent les pires conditions de vie et de travail, pendus par les quatre membres lorsqu'ils ne produisent pas assez, seule la mort est au bout de leur exploitation.

Conduits par une minorité lasse de tout endurer, ils vont se révolter, renverser les oppresseurs et partir à la conquête du pouvoir à travers la forêt, les marécages et sous les trombes de pluie. Mais tout est suportable dans l'espoir de vivre libre.

Ce roman, publié en 1936, vrai chef d'oeuvre de la littérature engagée, sans concession, est une ode à la liberté.

 

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L'auteur : B. Traven.

 

B. Traven est un écrivain de langue allemande, surtout connu pour son roman Le Trésor de la Sierra Madre (Der Schatz der Sierra Madre).

Ce livre a été porté à l'écran par John Huston, dans un film du même nom, avec comme acteur principal Humphrey Bogart. On sait que B. Traven aurait participé au tournage de ce film sous le nom de Hal Crove, représentant artistique de Traven.

Parmi ses différents pseudonymes, on relève : Traven Torsvan, Berick Torsvan, Richard Feige, Kraus Linger, Otto Wienecke, Hugo Kronthal... Mais Traven a toujours souhaité brouiller les pistes de son parcours souvent par nécessité (il a longtemps été recherché), par malice (le désir amusé de brouiller les pistes) et surtout par conviction (car pour lui seule l'œuvre compte).

 En fait, celui qui signait B.Traven, est l'acteur Ret Marut. Lorsque la guerre éclate, il n'est pas enrôlé, mais devient journaliste et écrivain. Secondé par Irene Mermet, son amie et collaboratrice, Marut va publier des nouvelles pacifistes et surtout, à partir de 1917 diriger, malgré la  censure, une revue anarchiste, Le Fondeur de Brique (Der Ziegelbrenner) vendu sur abonnement. Le 7 novembre 1917 se crée la République des Conseils de Bavière, à laquelle Marut va participer activement avec Irene. Responsable de la Presse, il est arrêté le 2 mai 1919, mais réussit à s'évader, puis en compagnie d'Irene, il va errer pendant trois ans et demi à travers l'Europe, sous divers pseudonymes. Finalement,  il réussit en avril 1923 à embarquer sur un cargo pour Tampico, port mexicain.

Il arrive au Méxique peu après la mort du dictatuer Porfirio Diaz, en pleine révolution mexicaine.

Sa découverte du Mexique et de l'exploitation des indiens va devenir le moteur premier de ses écrits et de sa vie pendant ces dix annnées prolifiques. Ses ouvrages seront écrits en allemand et publiés par le journal socio démocrate Vorwarth en feuilletons. Inauguré par Les Cueilleurs de Cotton, suivront Le Vaisseau des Morts et Le Trésor de la Sierra Madre. Parallèlement, Traven participe à des expéditions archéologiques et ethnologiques au Chiapas comme photographe, sous le nom de Torsvan, tout en suivant des cours de civilisation et d'histoire indianiste à l'Université de Mexico.

A partir de 1928, il entame le cycle dit de la Jungle, avec des nouvelles et récits comme L'arbuste et Le pays de printemps (illustrés de ses photos) et des romans comme Un Pont dans la Jungle et Rosa Blanca. À partir de 1931, il obtient un permis de séjour et part s'installer près d'Acapulco,  à Parque Cachu. Puis, c'est le cycle de la caboa (caoutchouc), le plus prolifique avec notamment La Charette, Gouvernement, Le général de la Jungle et La révolte des Pendus.

Son dernier livre Le Général de la Jungle ne fut publié qu'en 1939 en Suède. Mais il avait pratiquement cessé d'écrire. En 1951, il s'installe à Mexico. Désormais, il se consacre à la diffusion de ses livres et aux adaptations de ses films (9 de son vivant). Lors de l'épisode du Trésor de la Sierra Madre, le journaliste Louis Spota révèle que Torsvan n'est autre que le célèbre écrivain B Traven. Commence alors la chasse au Traven dont il s'amusera à déjouer tous les pièges avec habileté et amusement, jusqu'à sa mort le 16 mars 1969. Ces cendres furent transportées au Chiapas et dispersées au-dessus du Rio Jataté.

 

 

Extrait

La nouvelle équipe arriva au campo Sur en pleine nuit. Les hommes étaient littéralement rompus par leur longue et pénible marche à travers la brousse. Ils avaient pataugé pendant des heures dans les marécages épais et gluants. Ils se laissèrent tomber à terre en même temps que leurs bagages. Ce n'est qu'au bout d'une demi-heure qu'ils se décidèrent à se mettre en quête de nourriture, mais le cuisinier leur dit qu'il n'avait rien pour eux, et qu'à moins d'avoir apporté leurs vivres, ils seraient obligés d'attendre jusqu'au lendemain avant de pouvoir manger. Il ajouta qu'il était d'ailleurs lui-même fatigué, qu'il n'avait pas la moindre envie de travailler à cette heure et réclama la cuisinière qu'on lui avait promise en renfort. Le catapaz La Tumba qui avait amené la colonne répondit que la cuisinière serait mise à sa disposition le lendemain, mais que, pour l'instant, elle était avec son frère.

Les arrivants se virent donc forcés d'allumer un feu et de faire réchauffer le peu de haricots qui leur restaient.

Quelques bûcherons qui travaillaient depuis un certain temps dans le camp at qui se tenaient aux alentours de la cuisine s'approchèrent pour voir les nouveaux venus, avec l'espoir de retrouver des figures de connaissance. Ils s'assirent auprès du feu, allumèrent leurs cigarettes et regardèrent les autres préparer leur frugal repas.

- Ce n'est pas avec cela que vous engraisserez, dit l'un des muchachos.

- Nous n'avons rien d'autre, et l'on ne mange que ce que l'on a, fut la réponse.

- Est-ce que don Felix est venu avec vous ?

- Non, il est resté au grand camp, pour vérifier le matériel et préparer les approvisionnements.

- L'un de vous a-t-il jamais été dans une monteria ? demanda un autre.

- Pas moi, répondit un des Indiens d'une voix épuisée de fatigue. Je crois d'ailleurs qu'aucun de notre colonne n'a fait encore connaissance avec une moteria.

Santiago, un des boyeros, s'exclaffa :

- Fait connaissance ! Tu en as de bonnes ! Jeunot, va ! Ici tu feras surtout connaissance avec l'enfer et tous ses diables !

18:09 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : b. traven, roman, mexique, chiapas, indiens | |  Facebook | |

 
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