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27/02/2011

AIR : " The Virgin suicides"

Album paru en 2000. Source / Virgin France

Après avoir écouté Moon safari, le précédent album du groupe français Air, la réalisatrice américaine Sofia Coppola contacte le groupe afin d'utiliser Moon safari pour la musique de son prochaine film. Le Duo fera mieux, il réalisera une bande son à part entière. Pas de doute : la musique d'Air ne pouvait être que l'idéal contrechamp aux images du long métrage de Sofia Coppola. D'un côté le film, mise en scène élégiaque sur le thème de la légereté et de la pesanteur, où cinq adolescentes évoluent dans un univers balisé par un système réfractaire à la contre-culture des années soixante-dix, de l'autre,  la musique du groupe francilien est un véritable rêve éveillé, futuriste et nostalgique, qui slalome entre des références  avec goût : Gainsbourg de la grande époque (Melody Nelson, l'homme à la tête de chou) évidemment, Pink Floyd, etc.... Certains riffs de basse peuvent rappeler les album Histoire de Melody Nelson ou encore Cannabis de Serge Gainsbourg entre autres le titre Danger. Cette musique recycle avec grâce tout un pan du rock psychédélique et de la variété américaine des années 70, chose qu'on écoutait plus depuis des lustres...

Entre la sensualité lancinante d'un groove organique déjà repéré sur Moon Safari et les nappes synthétiques planantes, Air ne choisit pas. Un must de la trip-hop et de la musique de film. 

Le disque sera récompensé par la victoire de la musique de la meilleure musique de film en 2001.

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08/02/2011

Irène NEMIROVSKY : "Suite française"

Editions Denoël - 2004

Prix Renaudot 2004. Attribué pour la première à titre posthume

 

Cet ouvrage - faut-il parler de roman ? - est incomparable. Ecrit au fil de l'actualité, pendant la débacle de 1940 puis les premières années de l'occupation, Irène Némirovsky y dépeint en direct l'exode ( dans la première partie intitulée "Tempête en juin") puis, de façon plus romancée, l'installation de la société française dans l'occupation allemande ( seconde partie intitulée "Dolce").

Elle choisit d'aborder l'histoire en marche par les destins individuels de ses personnages en déroute. Physiquement en déroute dans la première partie, ils s'enfuient devant l'avancée allemande. Psychologiquement en déroute dans la deuxième partie, ils survivent tant bien que mal aux côtés des allemands qui ont occupé le pays.

Irène Némirovsky nous décrit les comportements de ces Français, pauvres ou riches, grands bourgeois ou petits employés de bureau, emportés dans la tourmente au milieu des lâchetés quotidiennes mais aussi d'élans de solidarité contradictoires. C'est au plus proche de l'intime que nous sommes conduits, au plus proche des tragédies personnelles qui nous permettent, 70 ans plus tard, d'appréhender la réalité de ce que fut cette tragédie collective de la défaite de 1940 et de l'occupation allemande.

Irène Némirovsky aura juste le temps de terminer la rédaction de son ouvrage avant d'être arrêtée, le 13 juillet 1942 par les gendarmes français, internée au camps de Pithiviers dans le Loiret puis déportée à Auschwitz où elle fut assassinée le 17 août 1942. Son mari, Michel Epstein subira le même sort trois mois plus tard. Leurs enfants cachés par la nourrice puis dans un orphelinat catholique, survivront emportant dans leur fuite et leurs cachettes le manuscrit d "Une suite Française". Manuscrit qui ne sera finalement publié que 62 ans plus tard à l'initiative de Denise Epstein, l'une des deux filles d'Irène Némirovsky.

Initialement prévu en cinq parties, devant retracer l'ensemble de la période de guerre sans savoir quelle en sera la fin, "Suite française" sera finalement réduit à ses deux premières parties. Très vite Irène Némirovsky comprend que la fin ne pourra être que tragique.

Le manuscrit

"Oeuvre violente (...), fresque extraordinairement lucide, (...) photo prise sur le vif de la France et des Français : routes de l'exode, villages envahis par des femmes et des enfants épuisés, affamés, luttant pour obtenir la possibilité de dormir sur une simple chaise dans le couloir d'une auberge de campagne, voitures chargées de meubles, de matelas, de couvertures et de vaisselles, en panne d'essence, au milieu du chemin, grands bourgeois dégoûtés par la populace et tentant de sauver leurs bibelots, cocottes larguées aprleurs amants pressés de quitter Paris en famille, curé convoyant vers un refuge des orphelins qui délivrés de leurs inhibitions finiront par l'assassiner, soldat allemand logé dans une maison bourgeoise et séduisant la jeune veuve sous les yeux de sa belle-mère. Dans ce tableau affligeant, seul un couple modeste, dont le fils a été blessé dans les premiers combats, garde sa dignité. " - Préface de Myriam Anissimov.

 

L'auteur

 

Irène Némirovsky est née à Kiev, en plein Yiddishland, le 11 février 1903. Malgré l'excellence de ses précepteurs, Irène sera une enfant malheureuse et solitaire, ses parents portant peu d’intérêt pour leur foyer. Son père, financier, est toujours pris par ses affaires ou par le jeu au casino. Presque haïe par sa mère, ainsi que l'évoqueront plus tard ses livres tels que Le Bal, Le Vin de solitude ou Jézabel, Irène trouve quelque refuge dans l’écriture et la lecture. Dans sa jeunesse, elle viendra très souvent en France avec ses parents, quittant chaque été l’Ukraine pour Biarritz, Saint-Jean-de-Luz, Hendaye ou la Côte-d’Azur, lorsque ce n'était pas la Crimée. Fanny, la mère, séjournait alors dans des palaces tandis qu'Irène était logée avec sa gouvernante dans une pension de famille.

Ses premières écritures, inspirées, entre autres grands auteurs russes dont elle raffolait, de la technique romanesque d'Ivan Tourguéniev datent de 1917. Lorsqu'éclate la révolution bolchévique de 1917. La tête de Léon Némirovsky est mise à prix par les Soviets, contraignant la famille à fuire en Finlande, déguisée en paysans. Seul Léon entreprendra quelques retours clandestins en Russie pour protéger ses biens. Irène compose des poèmes en prose. Et c'est ensuite une nouvelle fuite, vers la Suède : les Némirovsky vivent trois mois à Stockholm. En 1919 un cargo débarque la famille Némirovsky à Rouen. Puis tous s'installent à Paris.

Léon Némirovsky parvient à reconstituer sa fortune en prenant la direction d’une succursale de sa banque, faisant mener à sa famille, dès lors, une existence fitzgéraldienne - villégiatures luxueuses, soirées mondaines, dîners au champagne, bals, etc. Biarritz, Nice (où ils séjournent à l'hôtel Negresco) et la Côte-d’Azur sont leurs destinations de prédilection retrouvées. C'est aussi à cette époque qu'Irène, tout en poursuivant ses études de lettres à la Sorbonne (obtenant sa licence avec mention), envoie ses « petits contes drolatiques » au magazine bimensuel Fantasio qui les publiera et les paiera chacun soixante francs. Au Matin paraîtra un conte, et Les Œuvres libres éditeront un conte, une nouvelle et, en 1923, Le Malentendu, un premier roman, rédigé pendant sa dix-huitième année. Elle rencontre également Michel Epstein - Mikhaïl, de son nom russe -, « un petit brun au teint très foncé », ingénieur en physique et électricité diplômé à Saint Pétersbourg, fondé de pouvoir à la Banque du Nord (rue Gaillon), brillant homme d’affaires comme le père de la romancière.



En 1929, Irène fait parvenir à  Bernard Grasset  le manuscrit de David Golder. Enthousiasmé, il décide aussitôt de le publier. Malheureusement, l'envoi ne mentionnait pas l'adresse de l'expéditeur et, pour retrouver l'écrivain, il a recours à une annonce par voie de presse. Cette annonce, Irène Némirovsky est empêchée d'y répondre tout de suite, car elle est à la clinique où elle vient de donner naissance, le 9 novembre, à son premier enfant, Denise. Bernard Grasset est stupéfait de découvrir que le jeune écrivain, à la plume si féroce, est une femme de 26 ans. Lorsque l'enfant paraît, le roman, parallèlement, est aussitôt salué par la critique comme un chef-d'œuvre et remporte un succès immédiat. Paul Reboux, qui avait été l'un des premiers à attirer l'attention du public sur la jeune Colette, reconnaît chez Irène Némirovsky un talent tout aussi exceptionnel, tandis que Robert Brasillach rend hommage à la qualité de son style. David Golder est presque immédiatement adapté au théâtre et au cinéma par Julien Duvivier qui signait là son premier film parlant, avec Harry Baur dans le rôle-titre sur scène et à l’écran.


L'écriture d'Irène Némirovsky est célébrée par des écrivains aussi hétérogènes que Morand, Drieu la Rochelle, Cocteau, Brasillach… Kessel, etc.  Tristan Bernard, la comédienne Suzanne Devoyod, la princesse Obolensky cotoient la vie d'Irène. Elle doit cependant soigner son asthme dans des villes d’eaux.


À la veille de la déclaration de guerre, en 1939, les Némirovsky refusent un nouvel exil (bien qu'une fuite, en Suisse par exemple, ne leur soit pas impossible). Irène et Michel conduisent donc leurs filles, Denise et Elisabeth, à Issy-l’Évêque, en Saône-et-Loire, chez la nounou des deux sœurs, Cécile Michaud, native de ce village. Cette dernière confie les filles aux bons soins de sa mère, Mme Mitaine. Irène et Michel rentrent à Paris et feront des allers-retours jusqu’à ce que la ligne de démarcation soit mise en place en juin 1940.


En juin 1940  Irène note glacialement, en marge et en vue de son livre à venir, Suite française : « Mon Dieu ! que me fait ce pays ? Puisqu'il me rejette, considérons-le froidement, regardons-le perdre son honneur et sa vie. Et les autres, que me sont-ils ? Les Empires meurent. Rien n'a d'importance. Si on le regarde du point de vue mystique ou du point de vue personnel, c'est tout un. Conservons une tête froide. Durcissons-nous le cœur. Attendons. » 

Le  premier statut des Juifs assigne à ces derniers une condition sociale et juridique inférieure. L'État français promulgue une loi permettant l'internement dans des camps de concentration ou l'assignation à résidence des « ressortissants étrangers de race juive ». Irène, victime de l'« aryanisation » du milieu de l’édition, est lâchée par le collaborationniste Bernard Grasset, de sorte qu'elle ne peut bientôt plus publier à son nom. Michel Epstein est interdit d’exercer sa profession à la Banque des pays du Nord. 


En 1941  Irène et Michel quittent Paris et rejoignent leurs filles Denise et Elisabeth, âgées respectivement de 13 et 5 ans, à l'Hôtel des Voyageurs à Issy-l'Évêque. Après avoir séjourné une année à l'hôtel, les Némirovsky trouvent enfin une vaste maison bourgeoise à louer dans le village. Irène ne doute plus de l'issue tragique à laquelle elle est destinée. Elle écrit et lit beaucoup. C'est alors qu'elle entreprend "Suite Française".

Dix semaines avant son arrestation, Irène, qui accumule les hypomnemata de ce genre depuis la naissance du projet de Suite française, rédige cette note brève : « Se pénétrer de la conviction que la série des Tempêtes, si je puis dire, doit être, est un chef-d’œuvre. Y travailler sans défaillance ». Elle aura seulement le temps de peindre les tableaux à vif de la débâcle dans Tempête en juin et de romancer l'Occupation dans Dolce. Fermement désillusionnée, Irène rédige, en juin 1942, son testament à l’attention de la tutrice de ses deux filles, réglant tout avec précision : elle énumère tous les biens qu'elle a pu sauver et qui pourront rapporter de l'argent pour payer le loyer, chauffer la maison, acheter un fourneau, engager un jardinier qui prendra soin du potager censé sortir de terre des légumes en cette période de rationnement ; elle donne l'adresse des médecins qui suivent ses filles, précise leur régime alimentaire. Sans un mot de révolte.


Le 11 juillet 1942 elle écrit à Albin Michel : « J'ai beaucoup écrit. Je suppose que ce seront des œuvres posthumes, mais ça fait passer le temps. » Le lundi 13 juillet Irène est arrêtée par des gendarmes français. Elle dit à Denise qu’elle part en voyage, sans une larme.
Le 16 juillet : Internement à Pithiviers (Loiret). 17 juillet : Déportation à Auschwitz par le convoi numéro 6. Irène est immatriculée au camp d’extermination de Birkenau. Affaiblie, elle passe au Revier (« infirmerie », précédant la plupart du temps la chambre à gaz). 17 août : Irène Némirovsky est assassinée.

 

Extrait

"Le régiment passa sous les fenêtres de Lucile. Les soldats chantaient ; ils avaient des voix admirables, mais ce choeur grave, menaçant et triste, moins guerrier semblait-il que religieux, étonnait les Français.

C'est-y leurs prières ? demandaient les femmes.

La troupe revenait des manoeuvres ; il était de si bon matin que tout le bourg dormait encore. Des femmes réveillées en sursaut se penchaient aux croisées et riaient. Quel tendre et frais matin ! Les coqs faisaient entendre leurs cuivres, enroués par la nuit froide. L'air tranquille avait des reflets de rose et d'argent. Cette lumière innocente brillait sur les figures heureuses des hommes qui défilaient (comment ne pas être heureux par un printemps si beau ?). Ces hommes grands, bien bâtis, avec leurs visages durs et leurs voix harmonieuses, les femmes les suivaient longtemps du regard. On començait à reconnaître certains soldats. Ils ne formaient plus cette masse anonyme des premiers jours, cette marée d'uniformes verts où n'apparaissait pas un seul trait distinct des autres, pas plus qu'une vague dans la mer n'a sa physionomie à elle, mais se confond avec les vagues qui la précèdent et qui la suivent. Maintenant ces soldats avaient des noms : "Voici, disaient les habitants, le petit blond qui habite chez le sabotier et que ses camarades appellent Willy. Ceui-là, c'est le rouquin qui se commande des omelettes de huit oeufs et boit dix-huit verres de fine d'affilée sans se soûler et sans être malade. Le petit jeune, qui se tient si raide, c'est l'interprète. Il fait, à la Kommandantur, la pluie et le beau temps. Et voilà l'Allemand des Angelier."

Comme on avait donné autrefois aux fermiers les noms des domaines où ils vivaient, si bien que le facteur descendant des métayers établis jadis sur les terres des Montmort s'appelait à ce jour Auguste de Montmort, les Allemands héritaient en quelque sorte de l'état civil de leurs logeurs. On disait : "Fritz de Durand, Ewald de la Forge, Bruno des Angelier."

Celui-ci était à la tête de son détachement de cavalerie. Les bêtes, bien nourries et ardentes, qui caracolaient et regardaient la foule d'un bel oeil impatient et fier, faisaient l'admiration des paysans."

 

01/02/2011

Ca y est, c'est voté...................

 

AUJOURD'HUI DÉBUT ET FIN DE LA SESSION PARLEMENTAIRE AU SÉNAT POUR PASSER LE PROJET DE LOI NOME..........

Les nouveaux compteurs EDF !


Pour les fameux compteurs qui devraient être installés bientôt et qui devraient nous être facturés au prix très très fort (vers les 300 € ) , et qui, de surcroit, ne seraient pas fiables :
il ne faudra rien signer.
On ne peut pas refuser à EDF d’accéder aux compteurs, et de les changer : par contre comme nous n’avons rien demandé, nous n’avons aucune obligation de signer quelque document que ce soit, et, du moment que nous n’aurons rien signé, EDF ne pourra pas nous obliger à payer ces compteurs….
Attention aux signatures : aucune, même pour la réception de travaux  etc … 
 
LES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA CONCURRENCE !
À TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE À DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S’EST DÉJÀ PRODUIT POUR LE GAZ.
NE LAISSONS PAS FAIRE !
 
C'est la
loi Nome, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité, concoctée par le gouvernement.
Le principe en est simple : constatant que la concurrence ne fonctionne pas
- plus de 96 % des Français restent fidèles à l’opérateur historique   (EDF)
- le gouvernement a décidé de la créer… artificiellement.
 
La loi étant passée dans une relative indifférence, à partir du 1er  janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses concurrents jusqu’à 25 % de sa production d’électricité.
Un véritable hold-up !
Les fournisseurs d‘électricité vont se voir offrir un quart de la production, que les Français ont déjà payé avec leur facture, pour qu’ils puissent réaliser des profits, au seul bénéfice de leurs actionnaires.
C’est une première que d’obliger une entreprise, dans le monde de la concurrence libre et non faussée", à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité. 

Le prix de l'électricité sera fixé par des groupes privés qui en fait seront des filiales d'un seul et unique groupe !
Vous n'y croyez pas ?
Alors remettez vous dans le contexte de nos chères autoroutes Françaises que nos parents et grands parents ont payées avec leur impôts et qui ont été vendues et bradées à de grands groupes privés …..
Cela profite à qui ?
Et le prix à payer pour y circuler ? N'est-ce pas scandaleux ?
Mais c'est trop tard, car ce réseau routier n'appartient plus en totalité à l'état ! Et pour le reste ce sera pareil !
Aujourd'hui le service public coûte cher, mais ce n'est rien face à ce qui nous attend si nous le bradons à des groupes privés !

20:23 Publié dans C'est dit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : edf, traifs, compteurs, loi nome | |  Facebook | |

 
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