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25/04/2011

Délit de solidarité ... dans les Hautes-Alpes aussi !

Délit de Solidarité dans les Hautes Alpes. Un grand-père poursuivit pour avoir accompagné sa petite-fille à son mariage et un militant de RESF pour avoir fait son devoir de solidarité comme des dizaines d'autres militants ce jour-là et les jours précédents le mariage.
Pour signer la pétition ci-dessous : http://www.educationsansfrontieres.org/article35530.html
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LA SOLIDARITE NE DOIT PAS DEVENIR UN DELIT !
Non à la criminalisation des actions citoyennes !

 

Le 10 novembre 2010, la Police de l'Air et des Frontières des Hautes Alpes tentait pour la seconde fois d'arrêter un jeune Algérien le jour de son mariage, à la Mairie d'Aspres-Sur-Buëch.

Le grand-père de la mariée, Armand GIANGRECO a agi comme l'aurait fait tout grand-père, en accompagnant sa petite-fille et son futur mari à la mairie.

Un militant de Réseau Education Sans Frontières et responsable syndical, Joël Brochier, a défendu le droit pour ce jeune couple de se marier, comme l'ensemble des personnes présentes (une soixantaine d'amis, citoyens et militants), dans une action pacifique et déterminée, devant une machine policière répressive pour qui être en situation irrégulière est un grave délit. Face à cette solidarité, les policiers n'ont pas hésité à faire usage de la violence, allant jusqu'à lancer des gaz lacrymogènes sur la foule et la mariée, enceinte de surcroît.

L'action pacifique de tous a permis aux époux de faire valoir leur liberté fondamentale et constitutionnelle de se marier.

Quatre mois plus tard, Armand GIANGRECO et Joël BROCHIER sont convoqués à la gendarmerie et interrogés dans le cadre d'une enquête préliminaire pour « outrages, menaces et violences à agents de la force publique ». Ils risquent 3 ans d’emprisonnement et 45.000 € d’amende.

Ces accusations sont dénuées de tout fondement et jettent le discrédit sur les militants, citoyens, parents, amis, venus soutenir un jeune couple et son droit légitime au mariage.

 

Nous, simples citoyens, militants associatifs, politiques ou syndicaux, nous déclarons solidaires des deux du mariage d'Aspres-sur-Buëch.

Nous exigeons l'arrêt immédiat des poursuites contre ces deux personnes et contre toutes les personnes poursuivies en raison de leur soutien aux personnes sans-papiers. Cette enquête ne vise qu’à stigmatiser et à criminaliser l'action citoyenne, politique, militante et humaniste.

Faire respecter un droit ne peut pas devenir un délit !

 

 

24/04/2011

Stéphane Hessel : "Indignez vous !

Editions Indigène, 2010.

 

Bon d'accord, c'est un peu du réchauffé ! J'ai attendu la 11ème édition de cet opuscule pour me décider à le lire. Les succès de librairie me font fuir ! Le mérite de ce texte, qui n'était pas fait pour être publié sous cette forme au départ, est de rapprocher la notion de résistance de notre vécu et des questions actuelles.

Pour Stéphane Hessel, le "motif de base de la résistance", c'était l'indignation. Et nous avons bien des raisons de nous indigner en ce début de XXIème siècle ! Ecart grandissant entre riches et pauvres, l'état calamiteux de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la dictature des marchés financiers, les acquis bradés de la Résistance ( Sécurité Sociale, retraites...), etc... autant de raisons de s'indigner et d'entrer en résistance.

Stéphane Hessel en appelle à une "insurrection pacifique" et pour cela rien de plus efficace selon lui que le fonctionnement en réseaux organisés.

 

 

L'auteur

 

 

Né à Berlin en 1917, Stéphane Hessel (à l'époque Stefan débarque en France avec toute sa famille en 1925. 
Très tôt, le jeune homme
est attiré par la philosophie et particulièrement la phénoménologie. Après un baccalauréat de philosophie obtenu à 15 ans et un passage à la London School of Economics, il intègre l'Ecole libre des sciences politiques.
En 1937, Stéphane Hessel est naturalisé français. Deux ans plus tard, il entre à l'Ecole Normale Supérieure
. Quand la guerre éclate, il est mobilisé avec sa promotion de normaliens.

Résistant de la première heure, il est fait prisonnier et s'évade en 1940. Il rallie Londres en mars 41, aux côtés du Général de Gaulle. Après plusieurs années en tant qu'agent de liaison, il est envoyé en mission en France en 1944. Arrêté par la Gestappo, il est déporté à Buchenwald. Le 4 avril 45, lors d'un transfert en train, il s'échappe et rejoint les lignes américaines.

Une fois la guerre achevée
, il devient ambassadeur de France à l'ONU, puis occupe divers postes de diplomate à travers le monde (Saïgon, Alger, Genève, New York etc .), et ce jusqu'en 1985.

Grand défenseur des droits de l'Homme, il participe en 48 à la rédaction de la Déclaration
universelle des droits de l'homme.

Tout au l
ong de sa carrière, tant diplomatique que politique, Stéphane Hessel se bat contre les injustices, dénonçant tantôt les offensives israéliennes au Liban ou en Palestine, tantôt le traitement réservé aux sans-papiers.

 

Extrait

"On ose nous dire que l'Etat ne peut plus assurer les coûts de ces mesures citoyennes. Mais comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Sinon parce que le pouvoir de l'argent, tellement combattu par la Résistance, n'a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l'Etat. les banques désormais privatisées se montrent d'abord soucieuses de leurs dividendes, et des très hauts salaires de leurs dirigeants, pas de l'intérêt général. L'écart entre les plus pauvres et les plus riches n'a jamais été aussi important ; et la course à l'argent, la compétition, autant encouragée.

Le motif de base de la Résistance était l'indignation. Nous, vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la Résistance et ses iféaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j'ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint ce courant de l'histoire et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun. Et ce courant va vers plus de justice, plus de liberté mais pas cette liberté incontrôlée du renard devant le poulailler. Ces droits, dont la Déclaration universelle a rédigé le programme en 1948, sont universels."

L'engagement citoyen de Stephane Hessel se traduit entre autre par son appartenance au "Réseau Citoyens résistants" que chacun peut rejoindre et contribuer à faire vivre ( www.citoyens-resistants.fr) et de l'Association "Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourdhui" (CRHA)

05/04/2011

"L'amour au ban" de Massamba Diadhiou

Pour les parisiens, l'Association Les Amoureux au ban public convie à l'une des représentations de la pièce de théâtre L'Amour au ban, comédie au service de la cause des couples mixtes, écrite par Massamba Diadhiou et mise en scène par Robert Marcy.

Les représentations auront lieu à Paris:

- dimanche 15 et 22 mai à 20h45 et lundi 6 juin à 19h00 au Théâtre du Nord Ouest (13 rue du Faubourg Montmartre, 75009, Métro Grands Boulevards, Ligne 8 ou 9). Tarif: 13€/23€, réservations : reservations.amoureux@gmail.com


- dimanche 08 et lundi 09 mai à 20h30 au studio Raspail ( 216 bdl Raspail, 75014, Métro Vavin, ligne 4). Entrée libre. Réservation au 01 40 05 01 18 ou sur reservations.amoureux@gmail.com

Plus d’informations sur : http://amoureuxauban.net/theatre/?page_id=129

"Molière fait-il rire par des sujets comiques ? L’avarice, la jalousie, l’hypocrisie … De ces détestables réalités, grâce à lui, le public s’amuse.

Toutes choses égales, l’auteur de «  L’amour au ban » nous fait rire de ces situations graves et parfois dramatiques qui se multiplient en France où l’Etat, obsédé par les mariages blancs, ne néglige rien pour s’en prémunir.

Tous les couples mixtes sont a priori soupçonnés de cette fraude, et traqués tels des délinquants. C’est ainsi que tout étranger(e) marié(e) à un(e) français(e) – ou qui en fait le projet - est systématiquement suspecté(e). Ici pas de présomption d‘innocence. Aucun de ces couples n’échappe à des poursuites - masquées sous forme d’un monceau de contrôles, de démarches, de formalités parmi les plus mesquines, d’enquêtes, d’interrogatoires, et pire : d’incursions dans la vie privée, parfois à domicile – bref d’investigations tout à fait invraisemblables.

« L’amour au ban » est une pièce en cinq actes. A vrai dire, cinq tableaux aux allures surréalistes, et qui ne sont pourtant que les images  fidèles de ces authentiques scènes quotidiennement menées par des fonctionnaires zélés. Une illustration réjouissante de la mise au ban institutionnalisée des couples mixtes. Que la représentation de ce divertissement inspire au public les réflexions les plus sérieuses, c'est à quoi tendent toutes les vraies comédies."

 

Robert Marcy

 

 

 

 

03/04/2011

Bientôt des maisons radioactives ???

Cela semble incroyable. Pourtant, c'est bien la réalité. Sans éclat, au détour d'un décret passé largement sous silence par les media, et malgré l'avis défavorable de l'autorité de sureté nucléaire, il est maintenant possible aux industriels d'ajouter des déchets radioactifs, issus des centrales nucléaires, à la plupart des productions industrielles.

MOBILISATION CONTRE l’AJOUT de SUBSTANCES RADIOACTIVES
dans les BIENS DE CONSOMMATION et les MATERIAUX DE CONSTRUCTION

Dossier extrait du site de la CRIIRAD : http://www.criirad.org/

En 2002, deux garanties essentielles pour la protection du public contre les dangers des rayonnements ionisants ont été inscrites dans le code de la santé publique (CSP) :
1. l’interdiction d’ajouter délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction (cf. article R.1333-2) ;
2. l’interdiction d’utiliser des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire – et qui sont contaminés ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction (cf. article R.1333-3).


Les articles R. 1333-4 et R.133-5 de ce même code ouvraient cependant la porte à la mise en place d’un dispositif de dérogation. Ce risque est resté virtuel pendant plus de 6 ans mais a fini par se concrétiser avec la publication de l’arrêté du 5 mai 2009. Ce texte a rendu possible le contournement des interdictions et sur des bases particulièrement laxistes. Il a d’ailleurs été publié en dépit d’un avis défavorable de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

Cinq produits seulement sont exclus des dérogations et donc protégés de tout ajout délibéré de radioactivité : 1/ les aliments ; 2/ les produits cosmétiques ; 3/ les parures ; 4/ les jouets ; 5/ les matériaux en contact avec les aliments et les eaux. Pour tous les autres produits, les industriels peuvent solliciter des dérogations qui leur permettront de commercialiser des produits dont la radioactivité aura été délibérément augmentée.

Dès le 10 juillet 2009, la CRIIRAD a adressé au Conseil d’Etat un recours pour excès de pouvoir demandant l’annulation de l’arrêté du 5 mai 2009. Afin de répondre au mémoire en défense du ministère de l’économie, des mémoires complémentaires ont été envoyés les 29 janvier et 2 février 2010. Le ministère de la santé a en effet choisi de garder le silence (malgré les relances du Conseil d’Etat) et le ministère de l’écologie a simplement indiqué qu’il reprenait à son compte les arguments du ministère de l’économie. Un constat éloquent.

Le 6 novembre 2009, sans attendre le résultat de la procédure contentieuse, la CRIIRAD adressait une lettre ouverte aux 3 ministres compétents – Mme BACHELOT, ministre en charge de la santé, Mme LAGARDE, ministre en charge de la consommation et M. BORLOO, ministre en charge de la construction – leur demandant d’abroger l’arrêté du 5 mai 2009.

Le 14 janvier 2010, la CRIIRAD a obtenu un rendez-vous au ministère de l’Ecologie et, début février 2010, suite à ces discussions, un courrier signé de Jean-Louis BORLOO dont deux passages peuvent être soulignés : 1/ en réponse aux questions sur les risques sanitaires et environnementaux liés au recyclage de matériaux contaminés provenant du démantèlement des installations nucléaires : « le gouvernement n’a absolument pas l’intention de permettre la valorisation de déchets susceptibles d’être contaminés par des substances radioactives pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction destinés au grand public » ; 2/ en réponse aux critiques sur le non-respect des droits du public en matière d’information et de participation au processus de décision alors qu’il s’agit de projets susceptibles d’augmenter son exposition à des produits cancérigènes : « je vous informe que j’ai demandé à mes services d’examiner la possibilité d’avoir une consultation du public pendant la phase d’instruction ».

Ces engagements restant très insuffisants et aucun changement n’étant intervenu au bout d’un an, la CRIIRAD a saisi par courrier en date du 9 février 2011 la nouvelle ministre de l’Ecologie, à Mme Nathalie KOSCIUSCO-MORIZET.


MOBILISATION

En complément de ces démarches, la CRIIRAD a appelé les consommateurs et les associations à se mobiliser et à demander aux autorités le maintien des interdictions et l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009. Des modèles de lettre ont été mis à la disposition de tous ceux qui souhaitaient interpeller les ministres en charge du dossier. Des centaines d’adhérents et sympathisants de la CRIIRAD ont ainsi témoigné de leur opposition à la dissémination de radioactivité dans leur environnement quotidien.

Cette première campagne est désormais remplacée par l’appel à signer et diffuser la pétition « HALTE A LA RADIOACTIVITE » : « Je m’oppose aux ajouts de substances radioactives dans les objets et matériaux de mon environnement quotidien. Ces substances cancérigènes doivent rester dans des sites contrôlés, sans possibilité de dispersion dans le domaine public.

Vous pouvez retrouver la pétition et la signer sur le site de la CRIIRAD indiqué plus haut.

 
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