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31/10/2011

Adhésion de la Palestine à l'UNESCO : un grand pas en avant vers la reconnaissance de l'Etat Palestinien ...

Dans sa quête de reconnaissance internationale en tant qu'Etat, la Palestine vient de remporter une importante victoire à l'Unesco. L'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture a en effet approuvé, lundi 31 octobre, par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre, la demande d'adhésion de la Palestine, qui devient donc membre à part entière. Pourtant, la Palestine comptait parmi ses opposants les Etats-Unis, qui n'ont cessé de faire barrage.

La France et la quasi-totalité des pays arabes ont voté en faveur de l'adhésion des Palestiniens comme membres à part entière, tout comme les BRIC (Brésil, Chine, Inde et Russie). Les Etats-Unis, l'Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que l'Italie et le Royaume-Uni se sont abstenus.

En représaille, l'Etat hébreu menace de retirer sa contribution financière à l'organisation. De son côté, Washington, menace aussi de suspendre sa  contribution de 70 millions de dollars (50 millions d'euros) à l'Unesco, soit 22 % du budget de l'organisation. Deux lois américaines du début des années 1990 interdisent en effet le financement d'une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens en tant qu'Etat membre à part entière, en l'absence d'accord de paix avec Israël.

Dans ces cas-là, la première victime serait l'organisation internationale, qui intervient notamment en faveur des femmes et dans la protection du Patrimoine mondial, puisque son budget serait de facto amputé du quart de son montant.

Alors que la demande d'adhésion de l'Etat palestinien à l'ONU est en attente d'une décision, qui devrait intervenir le 11 novembre 2011, cette victoire marque une réelle avancée des Palestiniens sur la scène internationale. A l'heure à Israel multiplie les provocations colonialistes par une emprise de plus en plus importante sur les terres palestiniennes, à l'heure où les révolutions arabes risquent de remettre en cause les équilibres acquis par les USA dans cette partie du monde, à l'heure où le maintien du peuple gazaoui dans une situation de non droit devient de plus en plus intenable pour Israel et ses soutiens occidentaux, l'UNESCO vient de donner un nouveau signe d'espoir au peuple palestinien.

30/10/2011

Refusons le budget militaire 2012


Les caisses sont vides ? Et pourtant, les députés sont appelés à voter le 9 novembre un budget de la Défense de plus de 40 Milliards d'euros, pensions comprises.

Ce n'est pas la crise pour tout le monde et tous les budgets. Ce budget de la Défense 2012 prépare les guerres de demain et alourdit la dette publique. L'arme nucléaire y a encore une fois la part belle.

Ce budget est la conséquence de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'Otan et du vote de la Loi de programmation militaire 2010-2013 qui engloutira ces prochaines années 186 milliards d’euros au bénéfice de la Défense, dont 102 milliards seront consacrés à l’équipement des forces. Quelles sont les menaces auxquelles notre pays doit faire face et qui nécessitent un tel détournement de fonds ?
Au lieu de servir à préparer la guerre, ces sommes colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer un accès à l'eau potable à tous, garantir une éducation partout sur la planète, ...promouvoir la paix.

Le Mouvement de la Paix vous invite à vous mobiliser pour refuser ce véritable budget de guerre.


Pour cela :

  • Signez la cyber-pétition en ligne qui sera envoyée en votre nom aux parlementaires, députés et sénateurs, de votre département - cela ne prend que quelques instants;
  • Faites signer cette pétition autour de vous (en téléchargeant la pétition en un fichier pdf) et renvoyez les signatures au comité du Mouvement de la Paix de votre département ou au siège national du Mouvement de la Paix, Maison de la Paix, 9 rue Dulcie September, 93400 Saint Ouen;
  • Demandez un rendez-vous aux parlementaires de votre département pour les mettre devant leur responsabilité;
  • Faites suivre ce message (en format html) à vos connaissances pour former la chaîne de la paix.

Nous comptons sur vous.

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29/10/2011

Ethan COEN : " J'ai tué Phil Shapiro"

Editions de l'Olivier - Cahiers du Cinéma - 1998

 

Les quatorze nouvelles qui constituent cet ouvrage nous dressent le portrait de personnages un peu en marge, un peu hors champs, décalés. C'est le détective privé mordu par son client, le boxeur incapable de se défrendre, le tueur à gages malchanceux, le mafioso inoffensif, etc... Tous semblent inaptes à vivre la vie qui est la leur, à suivre le chemin qu'ils ont emprunté. Rien ne va comme il devrait !

En toile de fond de ces récits à la fois drôles et tragiques, ironiques et féroces, la culture juive américaine. Les peurs et les démons de la jeunesse d'Ethan Coen traversent ces histoires et nous les rendent attachantes.

Il s’agit, souvent, d’histoires banales : la crise de la quarantaine, l’enfer conjugal ou familial, etc.... La narration à la première personne, par l’emploi d’un langage adapté à la condition sociale du narrateur, ajoute à la trivialité de ces récits et révéle une violence et un désespoir latents, que l’hébétude dissimule jusqu’au jour où la crise éclate. Les personnages étant souvent de condition modeste, la naïveté de leur récit ajoute au pathétique des faits ; les sentiments les meilleurs, les plus touchants et les plus simples, sont souvent exprimés avec une brutalité, une conviction qui nous réjouissent moins qu’elles ne nous renseignent sur la misère morale du personnage. Si les textes livrent peu de repères sociaux, on imagine cependant un univers middle-class,  des small towns, ces villes aussi grandes que les grandes villes françaises et qui ont pourtant des allures de sous-préfecture. Aussi, conformément à cette idée de sous-préfecture, si les personnages manquent de carrure, c’est tout simplement pour affronter la vie ou les sentiments qui les assaillent. Qu’ils le cherchent ou non, ils sont agressés, aliénés, opprimés, par leurs plus proches parents - les enfants, l’épouse ou l’époux - ou le « système ». Mais ici, nous sommes dans la constat et non la critique sociale !

 

L'auteur

 

Ethan Coen (né lle 21 septembre 1957) a grandi à St. Louis Park, Minnesota dans la proche banlieue de Minneapolis. Il est marié depuis octobre 1993 à la monteuse Tricia Cooke. Frère de Joel Coen avec qui il signe de nombreux films, il est diplômé de l'université de Princeton.

Avant Ladykillers, leur filmographie repose sur un « partage des tâches » : Joel à la réalisation, Ethan à la production, l'écriture (ou adaptation) du scénario étant commune. Mais depuis, Ethan Coen est également crédité comme réalisateur de leurs films. Ils travaillent également ensemble pour le montage de leurs films (parfois sous le pseudonyme de Roderick Jaynes).

Une part de leur succès sont des comédies (Intolérable Cruauté, O'Brother, Ladykillers, The Bog Lebowski). Cependant, deux thrillers sont majeurs dans leur cinématographie et sont le négatif l'un de l'autre à 10 ans d'intervalle. En 1996, ils réalisent Fargo qui les révèlera à un public international, puis un pendant texan, No Country for Old men, pour lequel ils recevront les récompenses du meilleru film et du meilleur réalisateur lors de la cérémonie des Oscars en 2008..

Après la noirceur de No Country for Old Men, les frères Coen réalisent deux comédies, Burn after Reading et A Serious man, à forte teinte autobiographique.

En 2010, ils tournent leur premier western, True Grit, adapté d'un roman éponyme de Charles Portis, déjà porté à l'écran dans Cent Dollars pour un shérif en 1969 avec John Wayne. Le film révèle au grand public la jeune actrice Hailee Stenfield, qui reçoit pour son rôle de multiples récompenses et nominations.

Ethan est Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.

 

Extrait

 

"Il était assis dans son bureau, les yeux levés sur les miens et les doigts figés, au milieu d'une addition, sur sa machine à calculer. Calculus, en latin, c'est un petit caillou ; on s'est longtemps servi de pierres pour compter. J'ai appuyé sur la détente et son visage a explosé, projetant en purée de hareng les éclaboussures de sa cervelle.

Son bureau était à l'extrémité d'un corridor de pierre de taille plein d'échos du Carmody-Wells, un immeuble commercial. Ma démarche jusque-là fut ferme et mesurée, comme ma démarche jusqu'à la bimah quand on m'y a appelé le jour de ma bar mitsvah. Mon oncle Maury avait fourni le buffet pour ma bar mitsvah. C'était un grand et gros homme qui marchait en traînant les pieds avec des membres de pantin désarticulé, des poils noirs sur tout le corps et des lunettes qui se balançaient à un cordon passé autour de son cou. J'ai deux autres oncles qui sont traiteurs, eux aussi, Marv et Yitzchak. Mais oncle Maury avait soumis le devis le moins couteux.

Ils étaient cinq frères dans la famille de mon père qui habitait le Bronx. Mon père Phil et l'oncle Schmuel étaient les deux seuls qui n'avaient pas fait traiteur. Mon père était imprimeur de tissus. Oncle Schmuel était mort-né.

J'ai tué Phil Shapiro.

Il nous avait fait déménager à Minneapolis. J'ai vécu dans cette ville inconnue, glaciale, où l'haleine des gens reste suspendue autour de leur tête, où les nez sont en proie à des picotements douloureux, où le crachat craque et gèle avant d'atteindre le sol. J'ai fini par partir pour le royaume des pelouses à la fac de droit de Harvard, et mon nez a cessé de couler. La fac de droit de Harvard - pendant des années on en avait parlé à la maison. La copine de ma mère, Mimsy Kappelstein, ne cessait de nous tanner avec les mérites de son fils , Danny, qui était sorti sixième de sa promotion. Quand je suis sorti cinquième, maman était déjà malade du cancer qui allait l'emporter. Elle était à l'hôpital quand elle l'a appris, sous perfusion. Elle se tendit pour parler. Oncle Yitzchak se pencha sur elle, tout près. De ses lèvres parcheminées, maman murmura :

- Dites-le à Mimsy."

23/10/2011

Jean Luc Melenchon sur TF1 le 20 octobre 2011


Jean-Luc Mélenchon sur TF1 à "Parole directe" par lepartidegauche

20/10/2011

Contre les violences faites aux femmes

 

Contre les violences, au « pays des droits de l’Homme », où sont les droits des Femmes ?

La domination masculine imprègne l’ensemble des rapports sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les hommes : au travail, dans la représentation politique, à la maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Partout les femmes doivent se battre pour l’égalité.

Les affaires récentes impliquant des hommes politiques ont mis en évidence un déni profond des violences faites aux femmes. Les insultes sexistes, les propos méprisants ont fusé et occupé écrans et colonnes de journaux. A l’heure actuelle, la confusion est grande entre libertinage et violence sexuelle, entre drague et harcèlement sexuel, entre relation sexuelle et viol.

Ces affaires sont médiatisées uniquement en raison de la célébrité des hommes concernés.

Les violences envers les femmes sont quotidiennes et universelles sur l’ensemble de la planète. Elles sont l’expression des rapports de domination exercés par les hommes sur les femmes dans le système patriarcal.

Les violences, toutes les femmes connaissent : elles peuvent aller crescendo, de l’insulte au meurtre, en passant par le viol, du sexisme ordinaire au crime…

- c’est la main aux fesses dans le métro et les sifflets méprisants dans la rue

- c’est la fille obligée de s’habiller en jogging pour avoir la paix

- c’est la femme menacée d’un mariage forcé

- c’est la femme qui rentre à 2 heures du matin et regarde sans cesse derrière elle pour voir si personne ne la suit

- ce sont les coups, injures, insultes, menaces, humiliations, viols par le conjoint

- c’est la copine, au travail, harcelée constamment par son chef qui veut la faire « passer à la casserole »

- c’est la lesbienne qui est violée pour lui apprendre ce qu’est « un homme, un vrai »

- c’est la voisine qu’on entend crier et pour laquelle on hésite encore à appeler les flics

- c’est la femme qui n’a jamais pu dire que son père l’a violée dans sa jeunesse et que cela a fichu sa vie en l’air

- c’est la femme immigrée qui ne peut rien dire contre les violences de son mari quand son titre de séjour dépend de lui

- c’est la femme violée dans un conflit armé qui réclame l’asile en France

- c’est la mère de 3 enfants qui vit seule et est contrainte de se prostituer pour boucler les fins de mois

- c’est la fille violée par plusieurs garçons, que ce soit dans une cave, un salon ou lors d’un bizutage

- c’est la femme qui meurt sous les coups d’un conjoint ou d’un ex conjoint…

Nous féministes individuelles, associations féministes, syndicats et partis politiques, tenons à réaffirmer que la lutte contre les violences faites aux femmes est une lutte première pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et que nous continuerons à la mener envers et contre tout. Nous réaffirmons que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du domaine public car elles tombent sous le coup de la loi.

NOS REVENDICATIONS

Pour lutter contre les violences, pour signifier l’interdit, il faut des lois à la fois ambitieuses et pleinement mises en oeuvre. Il faut donc avoir la ferme volonté politique de voter des lois efficaces et de les appliquer en se fixant comme tout premier objectif d’informer, de sensibiliser, de convaincre. Ce n’est pas le cas de la énième loi contre les violences votée, grâce à nos mobilisations, en juillet 2010.

Malgré des avancées, elle est en effet incomplète parce que de nombreuses revendications ont été laissées de côté lors des débats législatifs. En outre, les premières remontées sur son application semblent pour le moins « contrastées »… CA SUFFIT !

Parce que les violences ne doivent pas être une fatalité pour les femmes, nous exigeons, comme en Espagne, une loi cadre contre les violences faites aux femmes.

Tout de suite nous exigeons :

des campagnes d’information et de sensibilisation pérennes auprès de tous les publics et la mise en place d’une véritable éducation non sexiste à tous les niveaux de l’éducation nationale

- une formation spécifique et obligatoire en matière de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes pour tou-te-s les professionnel-le-s concerné-e-s

- la possibilité que toutes les femmes en danger de violences soient protégées, de par la loi, et non seulement celles victimes de violences conjugales ou menacées de mariage forcé.

- le changement dans le code pénal et le code du travail de la définition du harcèlement sexuel. Le harcèlement sexuel c’est, comme le dit l’Union Européenne, un « comportement non désiré à connotation sexuelle »

- la délivrance ou le renouvellement dans les plus brefs délais du titre de séjour pour les femmes étrangères victimes de violences conjugales.

- le statut de réfugié pour toute femme demandant l’asile parce victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes

- l’abrogation du délit de racolage et la mise en œuvre d’une politique de pénalisation du client de la prostitution.

-  une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes en danger.

- la mise en place d’un Observatoire national des violences qui étudie, impulse, évalue les politiques menées

Nous exigeons aussi que des moyens soient dégagés pour permettre un contrôle de l’application des lois sur les violences faites aux femmes. Nous exigeons qu’une commission de contrôle multipartite soit mise en place où siègeraient les pouvoirs publics, des parlementaires et des associations de défense des droits des femmes.

Enfin nous exigeons que les associations féministes conservent les missions de service public auprès des victimes qui leur sont conférées, ce qui implique non seulement le maintien des moyens financiers qui leur étaient accordés mais aussi leur augmentation. Il est hors de question que l’État se désengage ! Si des missions de service public sont transférées aux collectivités territoriales, le budget doit suivre !

MANIFESTATION NATIONALE

RENDEZ-VOUS SAMEDI 5 NOVEMBRE À 14H30 PLACE DE LA BASTILLE À PARIS

Signataires : Collectif national pour les Droits des Femmes, Actit, Agir contre le chômage, les Alternatifs,Alternative Libertaire, ANEF, Apel-Egalité, Association Groupe Cadre de Vie, Association pour les Droits des Femmes du 20è,Atalante vidéo, Attac, CADAC, , Centre LGBT Paris Ile de France, CGT, Les Chiennes de garde, Collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité, Collectif féministe contre le Viol, Collectif Féministe « Ruptures » et Réseau Féministe « Ruptures », Collectif féminin masculin de Vitry, Collectif mixité CGT des Bouches du Rhône, Collectif région parisienne pour les Droits des Femmes, Comité de vigilance et de suivi pour l’application de la loi du 9 juillet 2010, Commission nationale Droits des Femmes du Parti socialiste, Coordination lesbienne de France, DECIL : Démocratie et Citoyenneté Locale (Mantes la Jolie), Du Côté Des Femmes ( Cergy), FASTI, Elu-e-s contre les Violences faites aux Femmes, Europe Ecologie Les Verts, « Femmes libres » Radio Libertaire, Fédération nationale Solidarité femmes, Femmes solidaires, FIT, une femme, un toit, FSU, Garçes (groupe d’action et de réflexion contre l’environnement sexiste, Sciences po Paris), Gauche unitaire, Initiative Féministe Européenne France,Intersyndicale CFDT-CGT SDFE, Lesbiennes of Color, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marche mondiale des Femmes, MJCF, Mouvement Jeunes Femmes, NPA, Osez le féminisme,Paroles de femmes, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Planning Familial, RAJFIRE, SOS sexisme, Stop Précarité, UNEF, Union syndicale Solidaires

18/10/2011

Youn Sun Nah en partage

Je rentre d'une soirée magique au Théâtre de la Passerelle à Gap. Le concert de Youn Sun Nah, la chanteuse de jazz coréenne. Un enchantement ! Entre prouesses vocales, chansons intimistes, envolées jazzies, un répertoire iconoclaste qui met en valeur l'étendue de son (ses) talent.

Pour donner une idée , cette vidéo de "My favorite things".

 

 
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