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19/06/2009

Charles Hoareau , Solidarité.

 

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Le 29 juin 2009, Charles Hoareau, responsable CGT des Bouches du Rhône, est convoqué au tribunal correctionnel de Marseille, dans le cadre d'un conflit du travail qui oppose la société ADOMA et 39 de ses salariés depuis novembre 2007, pour répondre des accusations de "menaces répétées" lancées contre lui par l'un des représentants d'ADOMA.

Il y a quelques semaines, Charles Hoareau a même été placé plus de 24 heures en garde à vue dans ce cadre.

Il voit ainsi son nom inscrit à la suite de la longue liste des nombreux militants poursuivis judiciairement de façon systématique, et parfois avec acharnement, notamment depuis quelques années :

- les travailleurs en lutte des chantiers navals de Saint-Nazaire, Roberto Ferrario et Bellaciao, Elie Domota (LKP), Gérard Jodar et les militants de l'USTKE (Kanaky), les manifestants et syndicalistes inculpés à Saint Nazaire le 29 janvier, Gérard Filoche, inspecteur du travail poursuivi pour délit d'entrave, Clément Onimus, doctorant à l'EPHE accusé de violence envers un CRS au moment du conflit des universités, mais aussi, les 49 inculpés de la place de la Nation le 19 mars, les 74 agents d'EDF-GDF, et bien d'autres.

Cette pétition vise à le soutenir, mais au-delà, à soutenir tous les syndicalistes et salariés en lutte pour leur dignité, leurs salaires et leurs emplois, et pour s'opposer à la criminalisation du mouvement social.

TEXTE DE LA PÉTITION :

Depuis quelques mois se multiplient les actes d'intimidation en direction de celles et ceux qui se battent pour le progrès social ou la défense des droits des salarié-e-s et citoyen-nes de ce pays. Dans cette entreprise, pouvoir et grand patronat font de plus en plus souvent appel aux services de police et à l'appareil judiciaire.

Ainsi, dans cette logique, se retrouvent entrainé-e-s dans des procédures pénales des hommes et des femmes dont le seul tort est d'avoir défendu une autre conception de la société que celle d'une logique de profit et d'écrasement de l'homme, d'avoir participé à des luttes pour l'emploi, les salaires, le service public, la démocratie, les libertés, la défense des sans papiers.

Victimes de cette répression sans précédent, solidaires de ces militant-e-s du bonheur, nous voulons dire avec force aux tenants du pouvoir que l'on ne nous fera pas taire !

Héritiers et héritières d'un mouvement ouvrier qui a connu dans son histoire la répression, la clandestinité, la lutte antifasciste et les guerres coloniales et n'a jamais reculé, nous ne reculerons pas nous non plus devant les menaces.

L'avenir des droits et libertés de ce pays en dépend.

Jamais dans l'histoire la répression n'est venue à bout durablement de la lutte pour la justice.

Nous continuerons !

Pour signer la pétition : http://www.udcgt13.fr

 Un rassemblement est prévu ce 29 juin au Vieux Port de Marseille à 13h30.

17/06/2009

Alerte OGM !

Appel à participation des ONG contre les autorisations d'OGM par la Commission Européenne

Premiers signataires : France Nature Environnement, Agir Vite, MDRGF, Confédération Paysanne, Nature et Progrès, Les Amis de la Terre, OGM Dangers

            La demande de renouvellement d'autorisation du maïs transgénique MON810 de Monsanto est en cours d'instruction à la Commission Européenne. L'EFSA a déjà donné un avis favorable et la décision finale devrait tomber mi-juillet. C'est actuellement le seul OGM autorisé pour la culture en Europe.

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           L'enjeu est considérable, non seulement pour le MON810, mais aussi pour les autres dossiers d'autorisation « tous usages » en cours (et il y en a 59).

IL EST POSSIBLE D'ENRAYER LA MACHINE

            Le comité d'experts qui a examiné le dossier du MON810 dans le cadre du dépôt par la France de la clause de sauvegarde (moratoire) a montré que les tests de toxicologie ne permettaient pas de répondre à la question de savoir si le MON810 était toxique ou non (ce qui est, tout de même, une question de base). Ceci, car le protocole utilisé ne permet pas de répondre, sa puissance statistique étant trop faible.

            Or, c'est le même protocole, imposé par l'OCDE, qui est utilisé pour les tests de toxicologie de TOUS les OGM... Si nous arrivons à créer un mouvement suffisant pour, au sujet du MON810, obtenir un aveu de la Commission Européenne sur son incapacité à écarter l'éventualité de la toxicité de cet OGM et le rendre public, on peut espérer remettre en cause l'autorisation du MON810 et, grâce à cela, celles des 59 autres en cours.

  Ce n'est pas un rêve, si nous obtenons une forte mobilisation des ONG européennes.

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            A la suite de l'intervention du GIET lors du colloque « Food and Democracy », à Lucerne, en avril dernier, il a été décidé de lancer une opération européenne sur ce thème. Cet appel est la suite de cette décision des ONG réunies lors de cet événement.

Pour cela :

- une lettre type (jointe) peut être signée par les ONG et les organisations politiques. Il suffit de mettre le nom et les coordonnées de la structure, de dater, de signer et d'envoyer à

M. Stavros Dimas, DG Environnement

Commission Européenne

rue de la Loi, 200

B - 1049 Bruxelles

Belgique

- ou par courrier électronique à stavros.dimas@ec.europa.eu

Dans tous les cas, pour assurer le suivi de l'opération, envoyer un e-mail à petition@giet-info.org, en donnant le nom et le pays de l'organisation signataire.

 

merci aussi de diffuser largement cette demande

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Lettre Type

Nom de l'organisation :

sigle :

adresse

e-mail

 

 

 

date 2009

 

Monsieur Stavros Dimas

DG environnement

Commission Européenne

rue de la Loi, 200

B - 1049 Bruxelles

 

Monsieur le Commissaire,

madame Monica Frassoni, vice-présidente du groupe des Verts au Parlement européen, a déposé une question écrite[1] concernant l'évaluation du maïs génétiquement modifié MON810 de la société Monsanto.

            En substance, Mme Frassoni demande si, avec les tests de toxicologie fournis par Monsanto, il est possible d'écarter l'hypothèse de la toxicité du maïs MON810, bien sûr, dans les conditions de l'expérience et avec un risque normal d'erreur statistique. Il s'agit donc d'une question tout à fait conforme aux usages scientifiques, notamment dans le domaine de la bioévaluation des médicaments, techniquement très simple et qui ne demande aucune expérimentation supplémentaire.

            Pour être précis, la question s'énonce :

en considérant chacun des paramètres étudiés, peut-on écarter l'hypothèse nulle :

«H0 = le groupe essai et le groupe témoin sont différents»

et ce, à quel risque ?

            Cette demande rejoint celle faite, le 3 juin 2008, à Monsieur Barroso, par le GIET et dont vous avez eu copie, aucune réponse à la question posée n'ayant, à ce jour, été fournie.

            Par la présente lettre, en dehors de ce qui est exigé par les protocoles internationaux, les citoyens européens, via leurs représentants politiques, leurs associations et leurs syndicats, vous demandent :

1) Monsieur Stavros Dimas, estimez vous, oui ou non, qu'il soit nécessaire d'écarter (dans les conditions normales des usages statistiques) la toxicité d'un OGM avant de l'offrir à la consommation humaine et animale ?

2) de saisir l'EFSA et d'exiger, dans les plus brefs délais, puisque l'instruction du dossier de renouvellement d'autorisation pour cet OGM se termine, une réponse précise et chiffrée (pour chaque paramètre), conformément à la question écrite de Mme Frassoni.

3) de nous fournir ces réponses dès qu'elles seront à votre disposition.

            Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire, l'assurance de notre haute considération.


[1] question E-3646/09  http://www.europarl.europa.eu/sidesSearch/search.do?type=...

 

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21:29 Publié dans Agissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : monsanto, ogm, action anti-ogm | |  Facebook | |

14/06/2009

Le Manifeste des enfants de Don Quichotte

 

C'est bientôt l'été. Les sans-abri ne font plus la une de l'actualité. Pourtant la question des sans logement et des mal logés reste entière. Il ne suffit pas de s'émouvoir au début de chaque hiver pour oublier ensuite.

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Je soussigné,                                              , Enfant de Don Quichotte, 

Refuse :
De continuer à fermer les yeux devant la misère qui campe à ma porte.
Que le mal logement touche toujours plus de trois millions et demi de personnes.
Qu'a l'aube du XXIe siècle, la France laisse des hommes, des femmes et des enfants vivre et parfois mourir dans la rue, dans des bois ou des terrains vagues.
Que les sans-abri soient considérés comme des parias de notre société.
Qu'on les traite comme jadis l'on traitait les fous, en voulant les interner de force « pour leur bien » quand il fait trop froid dehors. 
Que les travailleurs pauvres, les retraités, les étudiants et aujourd'hui les classes moyennes soient obligés de consacrer une très grande part de leurs revenus pour se loger.
Que les loyers et les charges flambent, sans que pour autant les revenus d'assistance ou les salaires n'augmentent d'autant.
Que le fossé entre l'ampleur de la crise du logement et la frilosité de la réponse politique en matière de lutte contre le mal logement se renforce années après années.

Demande :
Que l'Etat respecte ses engagements sur l'hébergement digne, durable et inconditionnel pour toutes les personnes à la rue.
Que l'Etat fasse enfin un véritable effort de communication envers les personnes prioritaires du droit au logement opposable et ne laisse pas les associations se démener seules et sans moyen.
Que l'Etat cesse de considérer le budget du logement social comme une variable d'ajustement et assure un financement pérenne et conséquent pour financer 150 000 logements sociaux par an.
Que l'Etat agisse pour que toutes les communes aient au moins 20 % de logements sociaux.
Que l'Etat arrête de gaspiller de l'argent pour loger les sans abri dans des hôtels plutôt que de construire des résidences sociales ou des logements sociaux.

Le manifeste peut être signé à l'adresse suivante : http://www.lesenfantsdedonquichotte.com

 

Mumia Abu Jamal, ce nom vous parle ?

Qui est Mumia ?

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Mumia Abu-Jamal est né le 24 avril 1954. Né Wesley Cook, Mumia choisira ce prénom swahili au lycée, sous l'influence d'un enseignant d'origine kenyane. Il y ajoutera "Abu-Jamal" à la naissance de son premier fils, Jamal. A l'âge de 14 ans, Mumia est arrêté et battu pour avoir protesté contre un meeting du candidat ultraraciste George Wallace, à Philadelphie. Peu après, il est fiché par le FBI pour avoir voulu rebaptiser son lycée "Malcolm X".

En 1969, le jeune homme est chargé de l'information à la section de Philadelphie du Black Panther Party. Le FBI le considère comme l'une des personnes "à surveiller et interner en cas d'alerte nationale".

Il est l'une des cibles du Cointelpro (programme d'infiltration et de contre-espionnage) dont seront victimes Leonard Peltier et d'autres membres de l'Américan Indian Movement et des Black Panthers.

Devenu journaliste de radio apprécié, lauréat de plusieurs prix, Mumia est surnommé "la voix des sans-voix" pour sa critique de la corruption de la police et des dirigeants politiques locaux. Depuis 1978, il dénonce la violente répression qui frappe la communauté MOVE et, en 1981 suit le procès de son fondateur, John Africa, qui sera acquitté des charges fabriquées contre lui. Le soutien de Mumia à MOVE exaspère les politiques et la police de Philadelphie et lui vaut le renvoi d'une des stations de radio où il exerce. Pour faire vivre sa famille, Mumia est contraint de travailler comme taxi de nuit

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Aux premières heures du 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal est grièvement blessé lors d'une fusillade dans le quartier sud de la ville, où il vient de déposer un client. Arrêté, il est accusé du meurtre d'un policier, Daniel Faulkner, tué dans cette fusillade. Malgré ses dénégations, malgré son absence d'antécédents judiciaires, une enquête inéquitable (expertises balistiques inexistantes, balles non identifiables, absence de relevé d'empreintes, zone des faits non sécurisée, tests non effectués, etc.) conclut à la culpabilité de Mumia. Témoins menacés, subornés, écartés, rapports de police contradictoires, violations de ses droits, mèneront, en juillet 1982, à la condamnation à mort de cet opposant politique gênant sous la pression d'un juge recordman de la sentence... Mumia est "le coupable idéal"

En juin 1999, un ancien tueur à gages, Arnold Beverly, avoue à l'une des avocates de Mumia avoir tué l'officier Faulkner dans le cadre d'un contrat mêlant police et mafia. Corroborés par un faisceau d'éléments et de témoignages concordants, les aveux de Beverly n'ont jamais été entendus par la justice au prétexte qu'ils sont "hors des délais de la procédure".

Le 18 décembre 2001, la sentence de mort de Mumia a été provisoirement écartée, mais il est toujours considéré coupable et menacé de voir cette sentence à nouveau prononcée. Mumia Abu-Jamal lutte toujours depuis le couloir de la mort, enfermé 23h/24h dans une cellule grande comme une salle de bains et dans un isolement sensoriel inhumain. La mobilisation internationale a empêché par deux fois son exécution, en 1995 et 1999.

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Article écrit par Mumia pour Reporters sans Frontières, mai 2009.


"J'ai fait mes débuts dans le journalisme en tant que reporter, chargé du logement au sein d'une station de radio locale, affiliée à NPR ( National Public Radio).

A Philadelphie, l'une des plus vieilles villes des Etats-Unis, les problèmes de logement étaient alors très nombreux : on pouvait parler d'un délabrement généralisé, surtout dans les quartiers où vivaient les Noirs, les Portoricains et les Blancs les plus démunis.

Lorsque je me repenche sur ces années,  impossible d'oublier la manifestation contre les mauvaises conditions d'habitat organisée par les locataires d'une résidence de Southwest Philadelphia, une partie de la ville que j'avais jusque-là maintes fois longée en voiture sans oser m'y aventurer.

Les façades du bâtiment étaient plutôt belles, stylisées, et se démarquaient du reste de la rue grâce à leurs moulures ornementales, symboles d'une ère révolue où les bâtisseurs, véritables artisans, se souciaient de beauté.

Lorsque l'un des organisateurs de la manifestation m'a appelé pour m'alerter, je me suis immédiatement rendu à l'immeuble.

Ma première réaction a été un haut-le-coeur : les plafonds étaient dangereusement affaissés, suspendus au-dessus des enfants ; la tuyauterie était bouchée et le bâtiment était si peu entretenu qu'il menaçait la sécurité de ses occupants.

Les meneurs de la manifestation ne cachaient pas leur colère.

En repensant à cet événement aujourd'hui, je réalise que le sujet n'était pas, en soi, le logement. Le sujet, c'était la résistance. C'est cela qui donnait du sens à cette histoire symptomatique de ce que vivent les gens de la classe ouvrière, qui affrontent, au quotidien, des conditions de vie injustes et inacceptables.

De nombreuses années plus tard, au fond de ce que j'appelle l'American House of Pain (ma prison), ce serait mon lot.

Choses vues dans le couloir de la mort

Les milliers de personnes incarcérées autour de moi pourraient chacune faire l'objet d'un reportage : sur les raisons les ayant conduites en prison ou, bien plus souvent, sur les procédures utilisées pour leur condamnation.

Le système judiciaire américain s'apparente à un broyeur à viande : vus de près, ses rouages sont répugnants.

J'ai rédigé maint articles sur des détenus condamnés injustement ou illégalement, soumis à de terribles violences, victimes de sidérantes aberrations bureaucratiques ou de cruautés à vous glacer le sang.

En 1995, j'ai fait l'objet de sanctions pour m'être « adonné à des activités de journaliste ». Il m'aura fallu des années de lutte contre le système judiciaire, dont plusieurs semaines de présence dans une salle d'audience, assis avec des chaînes serrées à en faire enfler et saigner mes chevilles, pour faire enfin admettre que le 1er amendement de la Constitution américaine protège de telles activités (ce fut l'affaire Abu-Jamal contre Price). Je ne regrette nullement ce combat.

Pendant longtemps, pour rédiger mes articles, j'ai été contraint de les écrire sur un bloc-notes, avec un stylo ou parfois même avec un simple tube de 10 centimètres en plastique souple et transparent, c'était comme si j'écrivais avec une nouille.

 Deux de mes livres ont été écrits avec de tels instruments, puis envoyés à des amis ou à des éditeurs pour les faire taper.

Pas d'ordinateur ni de cassette en prison.

Les ordinateurs n'ont pas encore fait leur entrée dans le monde carcéral (ou, tout du moins, pas en Pennsylvanie). Je suis souvent amusé de recevoir des lettres de personnes bien intentionnées qui me donnent spontanément leur adresse de courriel ou de site Web.

J'en conclus qu'elles pensent que je dispose, là, dans ma cellule, d'un ordinateur personnel, ou que cette prison propose aux détenus des points d'accès à l'Internet. Pas du tout.

Ici, il n'y a ni ordinateurs, ni I-pod, ni CD, ni cassettes (l'ironie est que l'on peut acheter des lecteurs de cassette à l'intendance ! ).

Nous ne sommes guère que des dinosaures qui vivons dans un autre temps, figés dans une ère où nous faisons « sans ».

Découverte d'un téléphone portable : « Ça sert à quoi ce truc ? »

Un détenu surnommé Amin (Harold Wilson), qui avait été acquitté lors d'un nouveau procès sur des accusations de meurtre non fondées, a été libéré après deux décennies passées dans le quartier des condamnés à mort. Il a quitté la prison centrale de Philadelphie avec tous ses biens réunis dans un sac poubelle, et un jeton d'autobus.

Un détenu portoricain qui avait été libéré de la même prison au même moment a été si touché par l'expression de désarroi sur son visage lorsqu'il lui a offert son téléphone portable. Amin a regardé en plissant les yeux le petit appareil au creux de sa main et a demandé : « Ça sert à quoi, ce truc ? »

Il n'avait aucune idée de la façon de faire marcher cet étrange objet car il n'en avait jamais vu ou tenu un auparavant. Plus tard, il m'a dit : « Oh là là, on aurait dit un gadget directement sorti de Star Trek ! »

Il y a parfois des histoires qu'on aurait préféré ne pas connaître.

 Il y a plusieurs mois, Bill Tilley, apprécié pour son sens de l'humour dans les couloirs de la mort, mais usé par trop d'années de coups de tête contre l'épaisse muraille judiciaire et redoutant que de récents problèmes de santé ne soient le prélude d'un cancer, s'est levé à l'aube et s'est servi de la grille d'une bouche d'aération de sa cellule pour effilocher les lacets de ses tennis et faire un noeud coulant.

Il s'est pendu.

Suite à son décès, des rumeurs ont circulé selon lesquelles il était effectivement atteint de cancer, mais que le personnel médical de la prison n'en avait pas parlé car, s'agissant d'un condamné à mort, l'Etat ne voulait pas gaspiller d'argent en soins pour un patient qui allait de toute manière mourir.

Plusieurs semaines avant sa mort, Tilley avait confié à quelques amis qu'il pensait qu'il s'agissait d'un cancer, compte tenu de la sévérité de ses symptômes, mais que, quoi qu'il en soit, il avait tellement souffert qu'il ne voulait « plus jamais, jamais, passer par cela ».

Ce que nous ignorions alors, c'est qu'il nous annonçait du mieux qu'il pouvait son projet de suicide. Peut-être essayait-il de nous dire en quelques mots qu'il avait plus peur de souffrir que de mourir.

Tilley a mis fin à ses jours à moins de 12 mètres de la porte de la cellule dans laquelle ont été écrit ces mots.

J'ai « sorti » cette affaire, mais sans aucun plaisir.

Des affaires à sortir, il y en a des dizaines de milliers dans cette « Maison de la Peine ». Elles m'ont inspiré des centaines d'articles.

Je « couvre » un univers caché que même les journalistes les plus intrépides ne peuvent pénétrer.

Cet univers, c'est mon domaine, et j'entends y faire mon travail avec la même rigueur et le même professionnalisme que ceux qui m'animaient dans le passé.

Car même s'il s'agit d'un monde caché, loin des millions de regards, il s'agit bien d'un monde public, bâti et entretenu grâce à l'argent du contribuable. Ce dernier n'est-il pas en droit de savoir où passent ses impôts ?

Je l'en informe du mieux que je peux, plusieurs fois par mois, par écrit au travers d'articles ou de recueils de commentaires.

Je me bats contre le fait que je suis ici, mais je suis ici ; et tant que cela durera, c'est ici que je poursuivrai cette vie."

Seule la mobilisation internationale pourra faire sortir Mumia de sa géole. Alors que faire ?

. pour les Parisiens : Tous les mercredi de 18h30 à 20h00 - rassemblement à l'angle de la Rue de Rivoli et de la Place de la Concorde.

. pour tous : signer la pétition sur le site http://www.mumiabujamal.net

. pour les élus locaux : faites de Mumia, un citoyen d'honneur de votre ville comme l'ont déjà fait 22 villes françaises dont Paris.

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10/06/2009

28 juin : Fête de la Paix à GAP.

Pour la 12eme année consécutive, le Mouvement de la Paix des Hautes Alpes avec 14 autres associations ( Amnesty International, CCFD, Esperanto, France Palestine Solidarité, lecteurs de Témoignage Chrétien, les Amis de l'Huma, Solidarité Maroc, UNICEF, Secours Catholique...)organise la Fête de la Paix à Gap.

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Elle aura lieu au parc de Charance le 28 juin prochain à partir de  12h. A u programme :

- 12h : Apéritif pacifiste avec plusieurs intervenants ( Claude Maumet sur la Palestine, Fausto Giudice sur Gantanamo, Jean jacques Dupuis sur le Tibet et Pierre Villard sur le Mouvement pacifiste).

- 13h : Repas Champsaurin ( réservation au 09 63 42 24 83 ou 04 92 52 61 31) - 10 euros

- 15 h : Espace débats sur le thème des droits de l'homme dans le monde ( Palestine, Tibet, Colombie, Haïti, liberté de la presse, etc...)

- 17h : Ballade littéraire autour du lac de Charance animée par la Cie Vandamour, sur le thème "Je pense donc je dis".

Et durant l'après-midi à l'Espace Musique : les Mandoles ( musiques et chansons napolitaines traditionnelles), Michel Aguer ( chants basques), Claude Jeannet ( Jazz), Jean Jacques Rostan ( Variétés), Jean Jacques Dupuis ( Egora), Gleizenski ( musique Kleymer), Di Batlanim ( musique traditionnelle juive), Ruddy Farmers ( country) et des danses Afro orientales.

Sans oublier les stands des associations qui présenteront leurs activités.

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10/05/2009

Déforestation : réagissons...

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Les moteurs de la déforestation
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