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22/09/2012

Islande - La révolution dont personne n'a parlé !

01/09/2012

La fédération des bouches du Rhône du Mrap 13 dénonce le remplacement de l’historien Benjamin Stora, un des meilleur spécialiste de l’Algérie, par l’essaysiste Michel Onfray comme commissaire de l’exposition Albert Camus qui se tiendra à Aix-en-Provence e

 

        Marseille le 27 Aout 2012

 

La fédération des bouches du Rhône du  Mrap 13 dénonce le remplacement de l’historien Benjamin Stora, un des meilleur spécialiste de l’Algérie, par l’essaysiste Michel Onfray comme commissaire de l’exposition Albert Camus qui se tiendra à Aix-en-Provence en 2013 à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain.

En effet, la Maire (UMP) d’Aix-en-Provence et présidente de la communauté du pays d’Aix, Maryse Joissains Masini, a  demandé à Michel Onfray, auteur de « L’ordre libertaire: la vie philosophique d’Albert Camus« , de devenir commissaire d’un nouveau projet d’exposition, ce qu’il a accepté.  De ce fait Benjamin Stora, sans même avoir pu défendre son projet a été évincé de cet événement.

Suite à cette éviction de Benjamin Stora, Aurélie Filippetti a annoncé que son ministère ne financerait pas l’exposition « Camus l’homme révolté« , qui devrait ouvrir ses portes à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) à partir du 7 novembre 2013, jour anniversaire de la naissance de l’écrivain. La manifestation ne bénéficiera pas non plus du logo du ministère.

Le Mrap 13 déplore la décision de « Marseille Provence 2013 » de soutenir ce remplacement, et dénonce le coup de force de la Maire d’Aix sur le contenu d’une Manifestation par l’élimination  de Benjamin Stora Commissaire de cet événement depuis son début, c’est à dire depuis 2009.

Dans le même temps, Madame Joissains annonce qu’elle n’acceptera pas les différentes manifestations concernant le 50e anniversaire de l’indépendance algérienne et les interdira à Aix-en-Provence,   en invoquant le trouble à l’ordre public.

Rappelons pourtant  la déclaration de Mme Joissains dans l’Express du 29 mai 2008 où elle envisageait de dédier une artère de la ville  à Jean-Marie Bastien-Thierry « officier partisan de l’Algérie française, organisateur de l’attentat contre De Gaule  le 22 août 1962. Arrêté et condamné à mort par un tribunal militaire il fut exécuté en 1963 ».

L’éviction de l’historien Benjamin Stora n’est pas anodine, elle  répond à une idéologie particulièrement nauséabonde, où le dialogue et le respect de l’autre ne sont pas de mise.

Cette mesure inique vise à flatter une   partie de l’électorat  de Mme Joissains, celle des anciens partisans  nostalgiques  de l’Algérie française et des anciens de l’OAS ; mouvement qui a piétiné les valeurs de la république et qui 50 ans après, continue à exprimer la Haine de l’autre.

Pour défendre les valeurs de l’égalité des droits de la liberté d’expression et de l’amitié entre les peuples, le Mrap 13 propose à l’Historien Benjamin Stora de participer à une rencontre autour de  L’Algérie  en analysant l’œuvre de Camus, tel qu’il avait souhaité le faire dans son contexte historique, en  mars 2013 à Marseille.

25/07/2012

MOUSELAND - LE PAYS DES SOURIS

 Discours de Tommy Douglas en 1944 au Canada. 70 ans plus tard, rien a retirer ! Que ltrou soit rond ou carré, ce sont toujours les mêmes qui se font dévorer. A mettre en lien avec la chanson de Carmen Maria vega "Qu'est-ce qu'ils sont cons !"....

20/07/2012

Une minute avant la fin de l'esclavage ...

03/05/2012

Lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat

Jean,

J’aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J’aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu’à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j’étais à Antraigues il n’y a pas si longtemps et je n’ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c’est sacré !

 

Pardon te t’emmerder, mais l’heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d’idées, je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n’as que les titres d’une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l’heure est grave !

Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s’abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s’immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l’on traque comme d’autres en d’autres temps que tu as chantés, celle qu’on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n’est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l’on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l’essentiel…

Jean, rechante quelque chose je t’en prie, toi, qui en voulais à D’Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu’un air de liberté flottait sur Saïgon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s’est vendu à la Première dame de France. Ecris-nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tous ceux qui le soutiennent !

Jean, l’huma ne se vend plus aux bouches des métros, c’est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l’info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs… Tu l’aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l’Elysée pour avoir l’honneur de poser des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu…
Jean, l’argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang de ces ingénieurs français. La justice avance péniblement grâce au courage de quelques-uns, et l’on ose donner des leçons de civilisation au monde…


Jean, l’Allemagne n’est plus qu’à un euro de l’heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l’haleine fétide des renvois populistes de cette droite “décomplexée”.

Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l’homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n’est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.

Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l’industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s’endetter il s’endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite… Finies les jacqueries !

Jean, la Commune n’en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous “le Temps des Cerises” ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade… Ici on massacre l’Ecole laïque, on lui préfère le curé, on cherche l’excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés…
Jean, je te quitte, pardon de t’avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j’aime cette France, je l’aime ruisselante de rage et de fatigue, j’aime sa voix rauque de trop de luttes, je l’aime intransigeante, exigeante, je l’aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d’elle même pour le plus pauvre qu’elle, quand elle s’appelle en 54 par temps d’hiver, ou en 40 à l’approche de l’été. Je l’aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu’à elle-même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts…

Jean, je voudrais tellement t’annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai…

Je t’embrasse.

Philippe Torreton

 

28/04/2012

Papa

Un très beau et très émouvant billet de François Morel sur France Inter.


Papa par franceinter

 
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