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19/03/2009

Paradis fiscaux. Et si Sarkozy commençait par balayer devant sa porte ?

Le magazine "Alternatives Econmiques" a mené une enquête sur la présence des entreprises du CAC40 ( donc Françaises) dans les paradis fiscaux. L'enquête complète sera publiée dans le n° en kiosque début avril...
Des Bermudes à la Suisse en passant par Panama, toutes les grandes entreprises françaises possèdent des filiales dans les paradis fiscaux. C'est ce que révèle l'enquête .

Alors que les paradis fiscaux sont de plus en plus montrés du doigt et constituent un sujet clé des discussions du G20 sur la régulation du capitalisme, l'enquête menée par Alternatives Economiques montre que toutes les entreprises françaises du CAC 40 sont fortement présentes dans les pays offrant des services financiers de type « paradis fiscaux ». Avec pratiquement 1 500 filiales offshore, réparties sur près d'une trentaine de territoires, des Bermudes à la Suisse en passant par Malte et Panama et... le Royaume-Uni.

Le secteur financier se révèle être le plus engagé dans les paradis fiscaux. BNP Paribas, le Crédit agricole et la Société générale disposent de 361 entités offshore. Si l'on y ajoute les Banques populaires, Dexia et la Banque postale (présente au Luxembourg), on atteint un total de 467 entreprises. Ce qui représente, en moyenne, 16 % des entreprises de ces six groupes. Les banques françaises s'installent dans les centres financiers offshore pour faire fructifier discrètement et au moindre coût fiscal le patrimoine des personnes aisées, gérer les salaires des cadres à haut revenu en dehors du regard du fisc, accompagner les stratégies internationales des multinationales qui pratiquent « l'optimisation fiscale ».

Mais l'enquête montre aussi que toutes les banques françaises ne font pas appel aux paradis fiscaux avec la même ampleur. BNP Paribas est, de loin, le plus mauvais élève du secteur et du CAC 40. Pourquoi cette banque a-t-elle besoin d'une présence plus de trois fois plus importante que la Société générale dans ces territoires douteux ? En dépit de contacts téléphoniques répétés, il n' a pas été possible au magazine d'obtenir de justifications. Une banque du secteur mutualiste comme les Banques populaires ne se distingue pas des autres : elle est même présente dans les îles Caïmans, à Malte et à Panama, dont la réputation est plus que sulfureuse.

Au-delà du secteur bancaire, notre enquête révèle que toutes les multinationales françaises sont implantées dans les paradis fiscaux. Les plus mauvais élèves étant (en valeur absolu comme en pourcentage) LVMH, Schneider, PPR, France Télécom, Danone, Pernod et Capgémini. Les entreprises françaises suivent la voie de leurs concurrentes : à partir des données de la Cnuced, on peut montrer qu'un tiers du stock d'investissements à l'étranger des multinationales se situe dans les paradis fiscaux.

Sept territoires offshore concentrent à eux seuls 90 % de la présence française : le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suisse, le Luxembourg, Singapour, l'Irlande et Hongkong. La City de Londres confirme sa première place en la matière. Certes, toutes les entreprises françaises, y compris les banques, qui sont présentes à Londres ne le sont pas uniquement pour bénéficier des activités parasites de la finance britannique. Mais le fait d'avoir 13 filiales pour EADS, 21 pour Peugeot (8 seulement pour Renault) ou encore 43 pour Schneider ne s'explique pas uniquement par la nécessité d'être présent sur le marché britannique. Créer une société écran à la City coûte aujourd'hui environ 250 euros. C'est aussi ce genre de services que viennent y chercher les multinationales de tous les pays pour y minimiser leurs impôts, gérer une partie des revenus de leurs dirigeants, etc.

Source : Site internet d'Alternatives Economiques

18/03/2009

Confession d'un gendarme

Un commandant de gendarmerie se lâche, c'est dire le malaise qui traverse même des couches insoupçonnées de la population...

"Déplacement de l'Empereur SARKOZY 1er à Valence (Drôme)

Ce mardi 03 mars à 11h00, l'empereur SARKOZY était chez nous, dans la Drôme.
A l'heure des économies, à l'heure où il faut se serrer la ceinture, il aura encore "claqué" des millions d'euros pour sa propagande !!!
1.265 gendarmes déployés !!! Oui, vous avez bien lu 1.265 !
Nous montons la garde 24h/24 à l'aérodrome de Chabeuil et à la gare TGV.
Son altesse ne voulant pas venir en Falcon république, il vient en Airbus (plus spacieux et nettement plus "digne" de son rang, du moins le pense-t-il).
Seulement, il n'y a pas de rampe pour le faire descendre de l'avion ; ce n'est pas grave, on en fait venir une, vite fait, par convoi exceptionnel depuis Lyon !!!
Ce soir, je prends le boulot à 19h30, jusqu' à demain 15h30... C'est ma troisième nuit ! Pour ne pas être gêné, l'Empereur aura la voie rapide Valence/ Romans coupée dans les deux sens pendant 30 mn. 60 voitures d'usagers de la SNCF (sur son passage) seront mises à la fourrière.
Si jamais il y avait un contretemps, ce ne serait pas grave : un hélico Puma est tenu à sa disposition ainsi qu'un hélico Gazelle en appui...Il va donc aller faire le beau sur deux sites (Ecole de Chatuzange-le-Goubet et salle polyvalente d'Alixan) et pour se faire mousser, il a invité 3000 (TROIS MILLE) personnes à un petit vin d'honneur avant de remonter dans son avion à 14h00. Je vous laisse faire le calcul de la facture à l'adresse des contribuables que nous sommes...

Dire que la France est au bord de la faillite et lui, il nous met une balle dans la nuque!
En 26 ans, j'en ai fait des services de ce genre (sous Mitterand et sous Chirac) mais jamais je n'ai vu un tel déploiement et surtout un tel coût!
Pour info, c'est une évidence, mais il est bon de le dire... au moindre sifflet, au moindre tag, à la moindre banderole hostile, le préfet 0D saute ainsi que le Commandant de Groupement de gendarmerie...

Pauvre France, nous sommes tombés bien bas avec un tel imposteur !

Bonne nuit à tous. Je suis non seulement écoeuré mais révolté que tant d'argent soit claqué et que mes voitures de service affichent 250.000 km au compteur...

Signé : Un vieux commandant militaire de la Gendarmerie, qui en a pourtant vu d'autres et c'est peu de le dire."


Tout commentaire est superflu ...

09:00 Publié dans C'est dit | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Drôme, Sarkozy, gendarmerie | |  Facebook | |

14/03/2009

Lettre ouverte d'un médecin du CHICAS *

* Le CHICAS, c'est l'Hôpital de Gap.

"La loi Hôpital Patient Santé Territoire, plus communément appelée loi HPST, vient d’être votée par le Parlement.

Elle devra passer devant le Sénat pour être définitivement appliquée.

Jamais une loi sur la santé n’aura suscité autant de réserves de la part de toutes les catégories de soignants. Et pourtant qui s’en soucie ?

L’idée de départ n’est pas forcément mauvaise. Faire en sorte que toutes les composantes de la santé, publiques ou privées, soient au niveau régional, mieux coordonnées, optimisées, est sûrement une bonne idée nécessaire. Que ne l’a-t-on eu avant ?

Mais cette loi, telle qu’elle est votée, présente en son sein, les germes de dérives possibles (et pour certaines, sans doute encouragées), qui priveront à terme une partie de la population d’un libre accès aux soins.

- Tout d’abord, Me la ministre de la santé a déclaré haut et fort que cette loi ne s’accompagnait d’aucune suppressions de postes. Elle n’a pas forcément tort. Les suppressions de postes auront eu lieu avant.

La FHF (Fédération Hospitalière de France, schématiquement, le syndicat des directeurs des Hôpitaux) avait déjà mentionné en 2008 la nécessaire suppression de plus de 20 000 postes dans les hôpitaux français pour revenir à l’équilibre.

Cette annonce a déjà été suivie d’effets. Sur le site du CHICAS, 30 postes ont déjà été supprimés en 2008 et prés de 70 seront supprimés en 2009. Sur l’ensemble des deux départements 04 et 05, ce sont près de 150 à 200 postes qui ont été ou seront supprimés.

- La majorité des hôpitaux français sont dans le rouge, comprenez : déficitaires. Ils doivent les uns après les autres mettre en place des plans de redressement.

La cause de ces difficultés financières ? Si vous écoutez la campagne de (dés)information menée dans tous les médias, c’est parce que les hôpitaux sont mal gérés à cause des médecins qui font n’importe quoi (je schématise, mais à peine). Sauf que jusqu’à la mise en place de la Tarification à l’Activité (TA), nouveau mode de financement des hôpitaux, la plupart de ceux ci, dont les sites de Gap et de Sisteron paraissaient vertueux et à l’équilibre financier (Me Zimmermann, France Inter : ‘’Un temps de Pauchon’’, janvier 2009). Et tout d’un coup le corps médical se serait mis à faire n’importe quoi ? De qui se moque-t-on ?

- Si l’on lit plus attentivement tout ce qu’écrit la FHF ; les hôpitaux manquent de moyens financiers, la T2A à 100% n’est pas adaptée à l’exercice de la médecine dans les hôpitaux publics, les Missions d’Intérêt Général (les MIGAC) ne sont pas suffisantes en terme de dotation pour couvrir les besoins, l’hôpital ne prend pas en charge les mêmes malades que le privé, etc…

Mais de tout ceci, point de nouveauté dans la loi HPST.

Il faudra que les hôpitaux dépensent moins et mieux. Le terme à la mode : qu’ils soient plus efficients (sous entendu, comparé aux cliniques privés qui elles sont rentables).

A ce sujet, lire avec attention tout le mal que la FHF pense de la médecine privée et de sa rentabilité est particulièrement édifiant.




Donc résumons nous : moins de personnels, toujours pas assez d’argent, moins d’efficience que les structures privées à but lucratif, des statuts de médecins hospitaliers pas bien plus attractifs ; les futurs directeurs des Agences Régionales de Santé (ARS), qui ont été créées la nuit dernière, ont une feuille de route toute tracée.

La chirurgie qui n’est pas rentable à l’Hôpital (pardon ! pas assez efficiente) le sera en clinique, suivront tous les actes d’endoscopie qui sont bien mieux organisés dans les structures ne prenant en charge que du programmé.

A terme, c’est toute la chirurgie ophtalmologique, toute la chirurgie urologique, toutes les investigations endoscopiques, voire la chirurgie viscérale programmée qui finira dans le giron des cliniques privées.




Et alors me direz vous ? Qu’est ce que cela peut faire ? Les patients seront remboursés pareil !

Pas sûr justement !

Les fonds de pension étrangers ont débarqués dans le monde jusque là feutré des cliniques privés. Le principe d’un fond de pension est d’une simplicité biblique, il faut du chiffre, des rentes pour les investisseurs. Donc les coûts ‘’de production’’ étant déjà optimisés au niveau des actes chirurgicaux, la dotation en personnel étant déjà calculé au plus juste, la seule variable d’ajustement (voyez comme nous apprenons le langage économique…) ce sera les tarifs des actes.

Nos collègues et amis (parce que nous n’y avons pas que des ennemis) du privé, nous disent que tout semble être fait pour les pousser au déconventionnement.

Qu’est ce que cela signifie ?

Un acte côté 1000, sera côté 2000, la part remboursée par l’assurance maladie (AM), sera d’abord à 800, puis (faute de moyens, variable d’ajustement de l’AM) à 700 et finira à 500. Le reste sera à la charge du client (pardon du patient). Enfin de celui qui pourra se payer une mutuelle.

Et la boucle sera bouclée.

L’état, l’assurance maladie, pourront parfaitement maîtriser le montant des remboursemenst, finis les fameux ‘’trous de la sécu’’, et surtout les compagnies d’assurance réaliseront enfin leur rêve, prendre en charge la santé, qui est un marché autrement que juteux.

Et les patients chercheront une compagnie d’assurance qui voudra bien prendre en charge leurs risques et si possible à des tarifs raisonnables.

La médecine à plusieurs vitesses sera bien là.

Et l’Hôpital dans tout ça ?

Un désert.

Imaginez vous un instant un jeune chirurgien plein de talent sortant de sa formation en CHU (c’est vrai, j’ai oublié de vous le dire, tous les médecins apprennent tout ou partie de leur métier à l’Hôpital) aura le choix entre s’installer dans un hôpital où le directeur lui dira ce qu’il faut qu’il fasse, le maintiendra sous contrat le temps qu’il le voudra, le mettra dehors quand il en aura envie (la loi HPST lui permet mainetnat tout cela, mais bien sûr il ne le fera pas………..

Ou alors dans une clinique, ou le directeur lui fera les yeux doux pour le faire venir, lui trouvera une maison, une école pour ses enfants, etc …lui donnera immédiatement tout ce dont il a besoin pour travailler et en plus lui garantira des rémunérations très largement supérieures à celles qu’il pourrait espérer dans le public.

Que croyez vous qu’il choisira ? Le privé bien sûr ! Qui pourrait l’en blâmer ?

Certains m’objecteront qu’il sera contraint de participer à la permanence des soins (comprenez, qu’il devra prendre des gardes dans la structure de soins publique la plus proche), sous peine d’amendes financières s’il ne les prend pas. Que croyez vous qu’il fera ? Il les payera, pour être tranquille.

Avez vous déjà vu des logements sociaux construits dans les banlieues riches ? Non, les maires préfèrent payer les amendes. Ce sera la même chose.

Il y a déjà dans notre pays, des villes où l’on ne peut plus se faire opérer de la cataracte ou de la prostate. ailleurs que dans un clinique privée

Ce schéma se généralisera partout. Au nom de l’efficience !

Nous allons vers le modèle américain que le président OBAMA s’efforce de faire disparaître.

40 millions d’américains exclus des soins, une faillite personnelle liée à la maladie toutes les 14 secondes. L’administration démocrate semble avoir chiffré ce que coûtera la mise en place d’une ‘’sécurité sociale’’, 1000 milliards de dollars.

C’est ce que le retour au droit à la santé pour tous, nous coûtera, lorsque nous nous serons rendu compte que nous nous sommes trompés. Aujourd’hui, maintenant.

Alors, agissez, il en est encore temps. C’est votre santé que vous défendez, pas simplement votre hôpital."

13/03/2009

C'est mal parti !

Les JO dans les Hautes Alpes, souvenez-vous, j'en avais parlé il y a quelques semaines, occupent nos médias locaux et les esprits d'un grand nombre d'élus du département. Après des dizaines de milliers d'euros dépensés pour rien, ils vont pouvoir replier leurs banières et s'occuper de choses sérieuses et réellement utiles aux populations.

C'est mardi prochain que tout se décide. Grenoble semble tenir la corde. Pauvres Grenoblois ! Pourtant ils se souviennent de l'addition qu'ils avaient du payer après les JO de Grenoble en 1968.

Enfin ce qui est certain, c'est que Pelvoux et les Hautes Alpes peuvent aller se rhabiller. Ce sont les marmottes qui vont pouvoir respirer.


PARIS (AFP) - 13/03/09 11:13


Grenoble et Annecy ont le "potentiel nécessaire" pour organiser les Jeux d'hiver-2018, et les dossiers de Pelvoux et Nice comportent trop de risques, estime vendredi le rapport de la commission d'évaluation du Comité olympique français (CNOSF) qui désignera mercredi la ville candidate.

"La commission d'évaluation estime que les villes de Grenoble et Annecy ont le potentiel nécessaire (...) et peuvent donc représenter des candidatures de qualité aux côtés du CNOSF et espérer passer la première étape de présélection du CIO", peut-on lire.

"Les atouts de la candidature de Nice sont indéniables notamment dans son pôle Glace. Pour autant, la commission estime que le dossier comporte des risques", poursuit le rapport qui pointe la distance et les transports insuffisants entre village olympique et stations de montagne, ainsi que la faible capacité d'hébergement sur ces sites.

Ces faiblesses "amènent la commission à s'interroger sur la faisabilité même du projet et sa capacité à passer l'étape de présélection du CIO".

Quant à Pelvoux, la candidature "n'a pas à l'heure actuelle la capacité requise pour accueillir les jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2018, et pour passer l'étape de présélection du CIO", conclut le rapport remis jeudi aux villes requérantes et publié vendredi matin sur le site du CNOSF.

Les 45 membres du conseil d'administration du CNOSF doivent élire mercredi 18 la ville qui sera présentée par la France au Comité international olympique (CIO).

On ne prête qu'aux riches

Mireille Bastien-Toniazzo, enseignante à l'Université de Provence nous alerte sur une réforme de Sarkozy, passée totalement sous silence par nos médias ... et pour cause.

"Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs,
Sarkozy veut imposer une réforme géniale.
Il a décidé d'offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger.
Un cadeau sympa, non ? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée.
Ces écoles, très cotées étaient jusqu'à présent payantes.
Certains lycées sont des établissements publics, d'autres, privés sous contrat.
En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d'Orsay,
chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l'année à Tokyo,
6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco.

Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.

A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic-pour décrocher 4 500 euros d'aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse.
Mais pour Sarko, ce n'était pas assez. Depuis l'an dernier et à la demande express de l'Elysée,
l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale...
quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre,
ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite. "

J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier,
devant la communauté française d'Athènes.
Mais j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs
publics français."
Encore merci !

Mais générosité pour qui ? A Londres, l'une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare
plus de 2 millions d'euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million.
Jusqu'alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d'attirer
leurs cadres vers l'étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier :
pourquoi payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale ? Un coût qui fait boum Au Quai d'Orsay, l'Agence française
de l'enseignement à l'étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien gardé d'en publier le résultat.
Lequel est tout de même tombé dans les palmes du "Canard".
D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la bagatelle de 713 millions d'euros par an !

Intenable ! La vraie priorité, c'est l'ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité.
Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'est lancé la dedans ?
Peut-être parce qu'il se sent personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à
Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha... Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat
à la fin juin, Bernard Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients".
Son cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle... mais toujours sans conditions de revenus.
Sauf que, pour le moment, Sarko n'en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité", s'entête-t-il à chaque déclaration à l'étranger.
Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !

A DIFFUSER LARGEMENT. Ce ne sont pas les médias qui nous le diront.
Et puisqu'il faut faire des économies à l'Education Nationale, je vous laisse juges.

Tout va bien. Surtout pour certains.

Il n'y a plus d'argent ??? "


Pourtant je n'ai pas souvenir que les expatriés aient manifesté ces derniers temps ... Ah, j'oubliais, il paraît qu'un des fils de Sarkozy est scolarisé à Dubaï. Etrange, non ?

06/03/2009

GDF : 6,5 milliards d'euros de bénéfice = 4,8 milliards pour les actionnaires. Mais que fait Sarkozy ?

Lu dans Le Monde de ce jour :

"La fédération CGT de l'Energie a estimé que le bond de 13 % du bénéfice de GDF Suez à 6,5 milliards d'euros en 2008 annoncé jeudi 5 mars s'était fait "sur le dos des consommateurs" et a demandé que ceux-ci soient remboursés à hauteur d'un milliard d'euros sur leurs factures antérieures.

Le premier syndicat du secteur a réclamé le "remboursement des consommateurs sur les factures gaz antérieures d'un milliard d'euros, ce qui permettra d'améliorer le pouvoir d'achat". Les tarifs réglementés du gaz pour les particuliers, fixés par le gouvernement après avis de la Commission de régulation de l'énergie, ont augmenté de 15,2 % en 2008.

Dénonçant par ailleurs une "politique de redistribution des dividendes parfaitement scandaleuse (...) alors que l'on demande toujours plus d'efforts aux salariés", la CGT a demandé une hausse de 10 % des salaires pour l'ensemble des salariés du groupe et un blocage des dividendes par rapport à 2007. GDF Suez a promis de verser à ses actionnaires outre un dividende de 1,40 euro par action (+ 11 % comparé à 2007) mais aussi un bonus exceptionnel de 80 centimes. Au total le groupe énergétique envisage de distribuer 4,8 milliards d'euros à ses actionnaires."
(soit 74% de ses bénéfices).

Pourtant, il me semble bien que Sarko, lors de son intervention télévisée avait affirmé la nécessité de répartir par les profits en trois tiers : 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour les salariés, 1/3 pour les investissements. Soit 2,16 milliards pour chaque partie. GDF Suez emploie 200 000 salariés à travers le monde. Cela correspondrait donc à une augmentation mensuelle brute pour chaque salarié du groupe d'environ 500 euros et à une diminution des factures de gaz ( et maintenant d'électricité; GDF revendique 200000 clients "électiricté) de plus de 5%. Alors que va faire notre Zoro national ?

16:30 Publié dans C'est dit | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : GDF, bénéfices, CGT, Energie | |  Facebook | |

 
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