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29/07/2010

"Les tsiganes roumains sont des Européens comme les autres"

Suite à un fait divers survenu entre la police et les "gens du voyage" qui s'est soldé par la mort d'un jeune homme suivi d'un déferlement de violences, comme à son habitude, le gouvernement surf sur la médiatisation pour bomber le torse, menacer, "on va voir ce que l'on va voir" ! Plus grave, comme à son habitude également, il stigmatise : après les jeunes des banlieues, ce sont les roms et autres tziganes qui sont visés ! Et plus particulièrement les roms, tziganes de Roumanie.

Le problème des migrations des tziganes de Roumanie n'est pas nouveau. Il s'agit avant tout de la question de la pauvreté en Europe qui est posée mais aussi du traitement des minorités dans les pays européens.

Suite aux positionnements du gouvernement français, le quotidien de Bucarest Adevarul réagit et dénonce le caractère discriminatoire de la politique proposée par la France.

29.07.2010 - Adrian Halpert -

Si un officiel roumain avait fait de telles allégations, il aurait été immédiatement mis dos au mur par ses collègues européens et accusé de racisme. Mais, venant d'un Français, elles ont été immédiatement adoptées par les autres capitales européennes. L'Europe commence-t-elle à être perturbée par ces "réseaux de trafic d'enfants, de prostitution et de mendicité" mentionnés par Pierre Lellouche ? Apparemment, oui. Seulement, malheureusement pour elle, il est un peu tard pour essayer d'en porter toute la responsabilité sur la seule Roumanie. Dénonçant les conditions "proprement scandaleuses" dans lesquelles vivent les Roms en Roumanie, le secrétaire d'Etat français menace la Roumanie de ne pas pouvoir rentrer "dans ces conditions" dans l'espace Schenghen, en mars 2011 comme prévu [cela permettrait aux Roms de s'installer légalement partout en Europe]. Mais il faudrait rappeler à monsieur Lellouche que le problème des Roms en Europe est un tantinet plus ancien, et qu'il a commencé à se manifester bien avant l'adhésion de la Roumanie à l'Union Européenne, le 1er janvier 2007. A savoir dans les années 1990 ! Car qui accueillait à bras ouverts les milliers et milliers de tsiganes roumains qui prétendaient alors être soit victimes de discriminations dans leur pays d'origine, soit politiquement opprimés ? N'était-ce pas cette même Europe qui fait aujourd'hui la moue? Ensuite, dans les années qui ont suivi, des dizaines de milliers de familles de tsiganes ont continué de passer la frontière comme du beurre dans la poêle, avec le large concours de la police des frontières roumaine. Pour de vrai ! Mais il est tout aussi vrai que ces mêmes individus ont passé les frontières de l'Europe occidentale avec la même facilité, munis de papiers approximatifs, voire même sans papiers. Certes, après le 1er janvier 2007, il y a encore eu moins d'obstacle à la circulation des Roms, mais le gros de ceux qui gênent aujourd'hui les Français avaient déjà quitté la Roumanie.

Lellouche a encore clamé que les Etats européens étaient responsables des actes de leurs ressortissants, et que la Roumanie était donc la première responsable des actes des Roms de Roumanie, chargée de veiller à leur bonne intégration. Bon. Et maintenant, que voudrait ce monsieur ? Rapatrier de force ceux qui sont partis ? En vertu de quelle loi ? Retenir de force en Roumanie ceux qui voudraient partir ? En vertu de quelles réglementations ? Les tsiganes roumains sont aussi européens que monsieur Lellouche, et ils jouissent du même droit à circuler librement au sein de l'Union. Ou alors, serait-il possible que, en quelque sorte, Pierre Lellouche nous exhorte à mener une politique de discrimination raciale ?

Si ces messieurs européens ne sont pas contents, ils auraient dû réfléchir à la question avant de nous intégrer dans l'Union européenne sans que nous y soyons vraiment préparés. Mais cela, c'est une autre histoire..."

Où l'on comprend bien que la liberté de circulation dans l'aire européenne n'est que poudre aux yeux. Liberté pour les populations les plus aisées. Mais gardez vos pauvres ! En réalité, la seule circulation qui les intéresse vraiment, c'est bien celle des capitaux.... et aucune autre.

En France, la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a condamné les discriminations dont sont victimes les Roms en matière d’éducation, de santé, de logement. L’année précédente une résolution du Parlement européen relevait que les Roms sont la cible d’ “attaques racistes de discours de haine, d’agressions physiques, d’expulsions illégales et de harcèlement policier". Victimes et non coupables ! Vous avez bien lu : discours racistes, expulsions illégales, harcèlement ... Ne l'oublions pas, en hindie, "roms" signifie "hommes"

Les roms constituent aujourd’hui la seule communauté transnationale authentiquement européenne. Venus d’Inde il y a cinq ou six siècles, étrangers à toute forme de nationalisme, ils ont désormais pour patrie, par-delà les pays où ils sont installés, l’Europe elle-même. Par un étrange paradoxe, ils en sont devenus aussi la minorité la plus vulnérable.  Ne serait-il pas temps de leur reconnaître le statut de citoyens européens à part entière.

 

Une lecture édifiante : Jean marc Tutine - le crime d'être Roms . 2005 - Editions Golias.

28/07/2010

Qui fait l'âne ?

Le Clud DSK s'inspire du Parti démocrate américain

 

L'âne est l'emblème du Parti Démocrate américain. Il va devenir, fin août, celui d'un club politique censé aider Dominique Strauss Kahn à remporter les primaires du PS qui désigneront le candidat socialiste pour les  Présidentielles de 2012. Au moins, cela a le mérite d'être clair. Nous savons où les amis de DSK vont chercher leurs influences...

Autre information révélée hier par les media, l'initiateur de ce club est un ancien membre du MODEM de F. Bayrou. Il s'agit d'Antonio DUARTE, architecte-urbaniste, ancien Président du MODEM Paris, Candidat de l'Alliance Ecologique Indépendante aux denières élections régionales et créateur du club "Les démocrates européens". Il est aussi Président de l'Association des Amis du Grand Paris ... Ouf !

Le cadre est donc bien tracé : qui peut prétendre que DSK est un homme de gauche ? La tentavie Bayrou a fait long feu et n'a pas réussi à recentrer complétement le PS sur les bases ultra-libérales. Il faut donc jouer un autre cheval, ce sera DSK, chargé de ramener les voix centristes, de rassurer la Bourse et les milieux d'affaire. Un face à face DSK - Sarkozy ne fera sans foute pas trembler le MEDEF et les Financiers de tous poils.  Mais de ce face à face il n'y aura rien de bon à attendre pour les travailleurs, pour les victimes de la crise dans laquelle le FMI a une grande part de responsabilité. Les recettes de DSK sont connues : ce sont les mêmes que celles de Sarko !

Triste perspective que celle qui nous est annoncée en 2012 : le choix entre Sarkozy et DSK, le choix vous avez dit ? Mais, au fait, qui a placé DSK à la tête du FMI ?

Pourtant la catastrophe annoncée peut être évitée. Lors des primaires, il faut faire barrage à DSK, ce représentant du milieu des affaires et de la finance. C'est, à mon avis, une priorité absolue. Se désintéresser de ces primaires, ce serait nous préparer des lendemains bien sombres.

En 2012, il faudra battre Sarkozy à gauche, sinon ce sera comme pisser dans un violon. Et moi, j'aime trop le violon pour y pisser dedans !!!

20/07/2010

Retraites : Et si on réparait un oubli ?

Je sais, c'est l'été, les vacances, le farniente, le soleil, la plage ou mieux la montagne, pour ceux qui peuvent ... Et pourtant, le projet de loi sur les retraites continue son chemin. Il est examiné en commission en ce moment à l'Assemblée Nationale. Alors, il faut en parler encore et toujours.

Dans un article "Financement des retraites : l'enjeu des cotisations", Bernard Friot, professeur d'économie et de sociologie à l'Université Pais X, écrivait : " On oublie toujours, quand on raisonne sur l'avenir des retraites, que le PIB progresse d'environ 1,6% par an, en volume, et donc qu'il double, à monnaie constante en 40 ans. C'est pourquoi nous avons pu multiplier par 4,5 les dépenses de pension depuis 1960."

Bernard Friot

Pourquoi une information aussi déterminante est-elle passée sous silence ? Parce que, tout simplement, un petit calcul facile montrerait que ceux qui nous gouvernent nous prennent pour des demeurés. En effet, si aujourd'hui 10 actifs produisent un gâteau de 100 et qu'ils ont à charge 4 retraités. ce sont 14 personnes qui se partagent un gâteau de 100. Ainsi la part de chaque personne est de 7,14 ( 100 : 14). Si, dans 40 ans, 10 actifs produisent un gâteau de 200 et qu'ils ont à charge 8 retraités, ce seront 18 personnes qui se partageront un gâteau de 200. Ainsi la part de chaque personne sera de 11,1 ( 200 : 18) !

C'est limpide, non ? Il sera donc possible de financer des retraites au même niveau qu'avant leurs contre-réformes. De plus, la part de gâteau restante pour l'investissement et l'élévation du niveau de vie sera bien plus importante en 2040 ( en monnaie constante).

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Alors, où est le problème ? Pourquoi cet acharnement à nous faire prendre des vessies pour des lanternes et à vouloir détruire un système qui fonctionne bien ? Parce que le système social français mis en place par le Conseil National de Résistance ( CNR) à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale met en rage les hommes d'affaires et les financiers pour des raisons évidentes.

Il leur est impossible de réaliser des plus values "boursières" sur 40% de notre part salariale ( les fameuses cotisations sociales) qui payent notre retraite et notre santé, en toute dignité. n'oublions pas que ces cotisations sociales représentent notre salaire différé qui est le fruit de notre travail. Il ne s'agit ni d'assistanat ni de charité patronale comme certains voudraient le laisser entendre.

Et c'est bien là que se situe tout l'enjeu de leur réforme : les financiers rêvent de faire main basse sur notre salaire différé. Pour s'emparer de cette "galette", leur stratégie consiste à réduire nos droits pour nous contraindre, de plus en plus, à financer notre santé et notre retraite par des assurances privées. Et voilà, le tour est joué.

C'est d'ailleurs le même tour qu'ils nous jouent avec les Services Publics. En diminuant leurs moyens, en réduisant leurs missions, ils veulent que les citoyens s'en détournent pour mieux ensuite les offrir au secteur privé !

Nous savons pour qui roulent Sarkozy et son gouvernement. C'est encore plus clair depuis l'affaire Woerth/ Bettencourt et les révélations faites sur les financements de l'UMP par les grandes fortunes en détournant la loi via les micropartis des députés et ministres de la majorité. Dis moi qui te finance, je te dirais pour qui tu roules !

Nous savons donc ce qu'il nous reste à faire. RV le 7 septembre prochain ...

16/07/2010

Les 20 mensonges de Sarkozy

Suite à l'intervention de notre cher ( très cher ! trop cher !) président de la République à la télévision lundi 12 juillet, l'hedomadaire Marianne a publié le 16 juillet un article d'où est extrait ce passsage :

"Voici donc la liste des 20 mensonges de Nicolas Sarkozy.

1. «La France est le pays qui travaille le moins.» C'est faux: les salariés français travaillent en moyenne. 36,5 heures en 2008 par semaine, contre 34,6 heures en Allemagne, 34,5 heures au Danemark, 35,6 heures en Suède, 33,2 heures en Norvège, et 33,9 heures aux Etats-Unis.

2. «Les pays qui ont le plus réduit le chômage sont ceux qui ont augmenté le temps de travail». La réalité est ... inverse : Pierre-Alain Muet rappelle que «les pays qui ont le plus réduit leur temps de travail sont ceux qui ont le taux de chômage le plus faible. Les Pays-Bas (4,3 % en mai 2010) ; la Norvège (3,7 %), l'Allemagne (7,5 %), le Danemark (6 %) alors que le taux de chômage harmonisé approche 10 % en France

3. «Les 35 heures ont détruit la compétitivité». Faux : elle s'est améliorée de 1997 à 2002. Le solde extérieur de la France est redevenu négatif ... depuis 2002.

4. «La France est le pays qui taxe le plus les hauts revenus». Faux à nouveau. Grâce aux niches fiscales et à la faible taxation des revenus du capital, le taux d'imposition des plus riches reste faible : «Il est de 25 % pour les 1 000 plus hauts revenus et tombe à moins de 20% pour les 10 plus hauts revenus» note le député Muet. Et le taux d'imposition de Mme Bettencourt est estimé à 20%. Pas plus.

5. «La France est le pays qui taxe le plus les entreprises.» Toujours faux. Le taux d'imposition des bénéfices des grosses PME (> 500 salariés) est d'environ 20%, et inférieur à 13 % pour les entreprises de plus de 2 000 salariés.

6. «Le bouclier fiscal évite de verser plus de 50 % de ce que l'on gagne à l'Etat.» C'est argument a été maintes fois démonté. le bouclier fiscal protège le patrimoine et la rente, pas le travail.

7. «Il existait avant mon élection des contribuables qui payaient 100% d'impôt. C'est-à-dire qu'ils gagnaient 1.000, ils payaient 1.000. » Ce mensonge est l'un des meilleurs, le plus grossier, le plus énorme. Personne, en France, ne paye 100% d'impôt. Lundi soir, David Pujadas n'a même pas relevé. Faut-il rappelé que la tranche la plus élevée de l'impôt sur le revenu est de ... 40% ? Et même en ajoutant la taxation des revenus de l'épargne et du patrimoine (moins imposés que le travail), on ne parvient pas à ce chiffre mirobolant.

8. «Le collectif Sauvons la recherche ne s'exprime plus, les chercheurs ne font plus grève». Evidemment, la réponse n'a pas tardé. L'arroseur de l'Elysée s'est fait copieusement arrosé. Le collectif Sauvons la recherche s'est fendu d'un communiqué intitulé: «Aujourd’hui en France quand des chercheurs font grève, seul le chef de l’Etat croit qu’ils travaillent ». Et il a rappelé que l'année 2009 écoulée «a été marquée par une grève dans les universités et organismes de recherche comme on n’en avait pas vu depuis 1968.» Depuis 2007, on recense 1600 mouvements de grèves dans la recherche. La dernière manifestation date ... du 1er juin dernier.

9. «En 1997, les socialistes allemands ont supprimé l'impôt sur la fortune en Allemagne». On appellera cela un mensonge par omission : Sarkozy oublie de préciser que les Allemands, socialistes ou pas, n'ont pas supprimé les droits de succession sur l'héritage. Surtout, Sarkozy attribue aux socialistes allemands la décision politique de supprimer leur ISF. Ce n'est pas tout à fait ça : après une décision de leur Cour constitutionnelle du 22 juin 1995, les Allemands ont renoncé à leur ISF. De surcroît, cette décision de la Cour a été invalidée par une autre décision de justice depuis.

10. «Le bouclier fiscal existe en Allemagne depuis plus de vingt ans». Sarkozy récidive. Il n'y a pas de bouclier fiscal en Allemagne. Le président français, qui paraît-il use de Facebook, pourrait-il prendre la peine de regarder sur le Net à quel point cette récidive mensongère finit par amuser la galerie ?

11. «En 2008, les socialistes espagnols ont supprimé l'impôt sur la fortune en Espagne.» José-Luis Zapatero a rétabli une forte imposition sur le patrimoine depuis mars dernier, crise oblige.

12. «Il n'y a aucune raison que l'Etat s'impose une gestion rigoureuse et que les collectivités territoriales, notamment les régions, continuent une politique d'augmentation du nombre de fonctionnaires: 34.000 chaque année depuis 10 ans à compétence constante». Ainsi Sarkozy voulait-il dénoncer l'inflation des budgets régionaux. Le socialiste Martin Malvy, porte-parole de l'Association des régions de France (ARF) lui a répondu : l'Etat a transféré 80 000 fonctionnaires aux Régions ces dernières années.

13. Pour le défendre, Nicolas Sarkozy a qualifié le procureur de Nanterre de «juge». C'est faux. Il est procureur. C'est d'ailleurs toute la différence. Un procureur dépend du parquet, c'est-à-dire du ministère de la Justice. Un juge est indépendant.

14. Le taux de chômage en France serait de 9,5%, et non pas de 10%. C'est faux. Il faut être précis, comme l'a rappelé Nicolas Sarkozy à David Pujadas. Le taux de chômage en France (Outre-mer comprise) est de 9,9% selon l'Insee.

15. Au début de son intervention, Sarkozy cite le «rapport extrêmement fouillé de l'inspection des finances» au sujet de l'éventuelle intervention d'Eric Woerth dans l'examen de la situation fiscale de Mme Bettencourt. Le rapport n'est pas de l'IGF mais de la seule responsabilité de son directeur, comme ce dernier le rappelle en préambule. De surcroît, il ne contient que 12 pages, et multiplie les précautions d'usage à cause du faible délai imparti à l'enquête (10 jours).

16. Aucune enquête sur les soupçons de conflit d'intérêt du couple Woerth ni sur le financement politique illégal n'a été conduite à ce jour.

17. A propos de la nomination des patrons de l'audiovisuel public, Sarkozy explique que ces nominations sont soumises à l'approbation des commissions culturelles du Sénat et de l'Assemblée Nationale. C'est faux. Ces deux commissions ont un droit de veto, au 3 cinquièmes. Elles n'approuvent rien. Bien au contraire, un obstacle majeur (3/5èmes de vote) leur est imposé si elles veulent contester la décision du Chef.

18. «En 35 ans, jamais on ne m'a accusé de quoique que ce soit de sérieux.» Sarkozy oublie simplement le Karachigate, et ces accusations émanant de la police luxembourgeoise. Rien que ça.

19. Selon Nicolas Sarkozy, la prise en compte de la pénibilité dans sa réforme des retraites, serait «un droit nouveau». C'est faux. Le principe même des régimes spéciaux des cheminots, des mineurs, et d'un certain nombre de professions jugées physiquement éprouvantes était cette prise en compte de la pénibilité. Sarkozy, qui se félicite de les avoir abroger (ce qui est également partiellement faux, mais c'est un autre sujet), devrait s'en souvenir...

20. Lundi soir, Sarkozy s'indignait aussi qu'on le soupçonne d'être allé chercher des enveloppes d'espèces chez le couple Bettencourt. Effectivement, certaines enveloppes étaient directement portées au siège de l'UMP, sur instruction du trésorier Eric Woerth. Mais cela, c'est la révélation du jour. Malgré ses efforts, le Sarkogate continue. "

25/06/2010

A France Inter, on ne rigole plus !

Dernière chronique de François Morel, ce matin sur France Inter suite à l'éviction de Stéphane Guillon de la matinale et du licenciement de Didier Porte ( viré de la Matinale et du Fou du Roi à midi). A France Inter aussi il faut avoir le doigt sur la couture du pantalon. Heureusement ils n'ont pas encore osé virer l'émission de Daniel Mermet, Là bas si j'y suis, à 15h ! Accroche-toi Daniel !

Le roi ne veut plus de ses fous ! Il ne les juge pas drôle ... Peut-être que Jean Marie BIGARD lui conviendrait mieux ! Voilà une idée pour les licencieurs en chef,Jean Luc Hees et Philippe Val,  ancien patron de Charlie Hebdo ( et oui !) aujourd'hui reconverti dans le rôle de lèche-cul au royaume de Sarkoland.

En prime, la dernière chronique de Guillon  

 et la dernière de Didier Porte

 

Pour le plaisir, la chronique du 20 mai dernier qui a valu à Didier Porte les foudres de la Direction de France Inter...

22:57 Publié dans C'est dit | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : val, france inter, guillon, porte, morel | |  Facebook | |

Propos de Eric Woerth, Ministre du Travail sur sa vision des fonctionnaires

       Rapportés par Charlie-Hebdo,tenus lors d'une réunion     
    de la Fondation Concorde,proche de la majorité actuelle,        
    le mercredi 20 octobre 2007 au Café Restaurant Pépita     
    à Paris :        
                 
                 
        "Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services      
     à  la nation.Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser      
     très lourdement.La pension d'un retraité, c'est presque 75% du      
     coût d'un fonctionnaire présent.Il faudra résoudre ce problème."         
                 
        "Le grand  problème de l'État, c'est la rigidité de sa    
   main-d'oeuvre. Pour Faire  passer un fonctionnaire du premier    
   au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an.   
   Non pas à cause de l'escalier   (rires dans la salle], mais    
   des corps.Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500  corps    
   morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms.   
   Je vais les remplacer par cinq filières professionnelles qui    
   permettront la mobilité des ressources humaines : éducation,       
   administration générale, économie et finances, sécurité    
   sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de    
   l'État est impossible. Parce que les corps abritent des    
   emplois inutiles."         
                 
    "A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les    
   fonctionnaires.Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."        
          
   "Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné    
   par l'adversaire.Mais je pense que nous surestimions considérablement      
   cette force de résistance.Ce qui compte en France, c'est la    
   psychologie,débloquer tous ces verrous psychologiques."        
   "C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal    
   de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million    
   de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des    
   enseignants.Licencier dans les back office de l'Éducation nationale,    
   c'est facile,on sait comment faire : on prend un cabinet de conseil    
   et on change les process de travail, on supprime quelques missions.   
   Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un    
   grand audit."        
                 
   "Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont    
   contents des services publics.L'hôpital fonctionne bien, l'école    
   fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir    
   un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise    
   majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus, mais    
   sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent    
   comme des tortues."        
                 
   Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de    
   la qualité du service public rendu par les fonctionnaires,   
   quels qu'ils soient. C'est bien en les fragilisant de l'intérieur   
   (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte    
   rendre les services  publics impopulaires auprès des populations.   
   Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations    
   à venir.Alors que ce sont bien les attaques à l'oeuvre depuis de    
   nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.        

 

 
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