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13/06/2009

Hou le menteur !

Notre cher ( et même très cher !) Président de la République a été surpris en flagrant déli de complexe de supériorité, du moins en ce qui concerne son bagage universitaire, comme on dit. Ces révélations ont été livrées par Alain Garrigou, professeur de Sciences Politiques à l'Université de Nanterre et sont en ligne sur le site de la Fondation Copernic.

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Officiellement, son Eminence Nicolas serait titulaire d'une maîtrise de droit privé, d'un certificat d'aptitude à la profession d'avocat, d'un DEA de sciences politiques obtenu avec mention et aurait fait des études à l'Institut d'Etudes politiques de Paris.

Qu'en est-il en réalité ?

Le DEA ? Si Nicolas Sarkozy s'est bien présenté à la première session, il a ensuite été ajourné pour ne pas s'être présenté à l'épreuve écrite terminale et n'avoir pas rendu son mémoire.

Les études à sciences Po ? Il ne figure pas dans l'annuaire des anciens élèves car il n'a pas mené ses études à leur terme.

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Son certificat d'aptitude à la profession d'avocat ? Il l'a bien obtenu mais ce fut chaud. Note totale : 20/40 ( 7/20 à la première épreuve et 13/20 à la seconde).

Bien entendu, les diplômes ne sont pas signe d'excellence et il n'est pas utile d'en être bardé pour être un homme politique éclairé et travaillant au bien collectif. Mais ces inventions de faux diplômes et de fausses études, cette volonté de construire sa propre réalité, sont caractéritiques du personnage que nous avons aujourd'hui pour Président.

06/06/2009

"Hou la menteuse"

On vient d'apprendre qu'une blogueuse, Dominique Broueilh, mère de famille de 49 ans, domiciliée à Saint Paul lès Dax,  tranquille par ailleurs, a été convoquée par la brigade de répression de la déliquance contre la personne. Un officier de police judiciaire de Paris se déplacera donc à Dax pour entendre cette délinquante...

Mais qu' a-t-elle donc bien pu faire ?

Elle a osé, dans un commentaire laissé sous une vidéo sur le site de Dailymotion, écrire "Hou la menteuse", à l'adresse de Nadine Morano, députée UMP de Meurthe et Moselle, secrétaire d'Etat à la famille. Sur cette video, on voyait Nadine Morano s'expliquer sur I télé sur son apparition en catimini à un meeting de Ségolène Royal, dans une tenue "camouflée".

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Selon le quotidien "Sud-Ouest", une quinzaine d'autres internautes seraient également concernés par la plainte déposée par Nadine Morano pour "injures envers un membre du ministère". Ainsi, affirmer que quelqu'un est un menteur, en terre Sarkozyste, est passible de poursuites.

Jusqu'où vont-ils aller dans les attaques contre la liberté d'expression ? Derrière ces "faits divers" qui nous font peut-être sourire ( comme le "Sarkozy, je te vois" en gare Saint Charles à Marseille), il y a là une accumulation d'éléments qui doivent nous inciter à réagir.

Alors, bien entendu, comme pour Sarkozy et l'affaire de la Gare Saint Charles, Nadine Morano, invoque un trop grand zèle de la police pour justifier cette convocation. Mais pourquoi la police s'estime-t-elle en droit d'agir ainsi ? Tout est criminalisé : les paroles des internautes, les remarques citoyennes dans la rue, les actions syndicales des salariés, les écrits dans tel ou tel tract politique, etc...

Si l'on n'y prend garde, nous risquons bien de nous reveiller un de ces jours, totalement muselés. Et le meilleur moyen de sauvegarder la liberté de nous exprimer, c'est d'utiliser cette liberté.

Alors, ami blogueurs et autres internautes, exprimons-nous !

 

25/04/2009

Je refuse

Texte de Michel Etiévent

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Michel Etiévent est écrivain, historien, journaliste. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages (documentaires, essais, contes…).
Je refuse de vivre dans un pays soumis, vassalisé, cassé, conquis
Un pays de Disneylands, de luge-lands, de no man's lands, de mort lente
Je refuse la haine, l'exclusion, la ségrégation, la soumission, la démission,
l'expulsion
Je refuse les ruines, les combines, l'intérim,
Je refuse l'Europe du fric et de la trique
Je refuse de léguer à mon enfant un avenir de décombres
De tôles rouillées, de portes fermées entre l'errance,
l'espoir d'une vague saison
et le petit boulot à trois mois d'espérance de vie
Je refuse que mon pays devienne un désert de friches, d'artifices,
de cicatrices, un parking de chômeurs au pied d'une montagne de luxe,
le royaume de la triche, du temporaire, du précaire et de la mort en blanc
Je refuse l'avenir à tiers temps
J'aime la dignité, la liberté, la solidarité
J'aime la vie

Michel ETIEVENT

21/04/2009

Intimidation ...

En début d'après-midi nous étions 60 rassemblés devant le Commissariat de Police de Gap ( militants de la CGT, de Sud Santé, du PCF, de l'association de défense de l'Hôpital de Gap et du Collectif de Défense de l'Hôpital de Briançon...). Pourquoi un tel rassemblement assez inhabituel dans nos Alpes douces ?

Essayez de suivre, cela en vaut la peine....

Acte 1 - Il y a quelques semaines, le Bureau de l'AFP à Montpellier reçoit une missive anonyme menaçant de mort la Ministre de la santé, Roselyne Bachelot, si elle ne revenait pas sur ses réformes de l'Hôpital qui conduisent à la fermetures de nombreux lits dans les Hôpitaux comme à Gap et au Havre...

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Acte 2 - Bien entendu, menace de mort, c'est grave. Il y a donc poursuite et ouverture d'une enquête. Il faut bien que nos fins limiers de la police nationale, ne sachant trop vers quels horizons orienter leur enquête, commencent pas quelque chose... Et comme deux villes sont citées, on va orienter l'enquête vers ces deux villes.

Acte 3 - Voici donc un Inspecteur, parait-il spécialiste de la question, qui débarque à Gap ( certainement avant d'aller au Havre). Mais qui suspecter à Gap ? On ne va tout de même pas convoquer tous les syndicalistes, militants politiques et associatifs de Gap... Il y a bien une association qui s'est montée, il y a quelques mois pour la défense de l'Hôpital de Gap qui regroupe des personnels et quelques citoyens gapençais... Et cette association multiplie les actes symboliques autour de l'hôpital, médiatise ( radio et télé nationales se font l'écho de leur combat). Et bien la voilà la piste ! On va convoquer 4 activistes de l'association. Pourquoi 4 et pas les 8 membres du Bureau, le mystère reste, à ce jour, entier.

Acte 4 - Et donc, cet après-midi nos 4 militantes ( et oui, 4 femmes...) sont convoquées devant l'Inspecteur montpeliérin en question.

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Mais dans le climat actuel de criminalisation des luttes ( plaintes contre des syndicalistes qui occupent le Bureau de Mme la député, plaintes contre des salariés qui séquestrent leur patron casseur d'emploi, provocations policières dans les manifs...), il ne fut pas trop compliqué de mobiliser cette soixantaine de personnes devant le commissariat pour accompagner les 4 militantes.

Il y a juste à regretter que celui qui a envoyé la lettre ait oublié de citer toutes les villes de France dont les hôpitaux seront touchés par la politique de Mme Bachelot. Car notre limier de Montpellier aurait du opérer un véritable tour de France pour enquêter dans toutes ces villes. Peut-être que sa carrière n'y aurait pas suffit ?

Voilà un épisode de ce que l'on vit au qotidien en Sarkoland. Et ce n'est pas drôle du tout !

17/04/2009

Honte à eux !

Plusieurs ouvriers de Caterpillar à Echirolles ( près de Grenoble) viennent d'être condamnés pour entrave à la liberté de travail ! Leur crime : avoir occupé leur usine. L'accusateur : les patrons de Caterpillar. Pourquoi occupaient-ils leur usine : parce que Caterpillar veur supprimer 733 emplois sur les sites d'Echirolles et de Grenoble. En difficulté Caterpillar ? Que non ! En 2008, le groupe américain a dégagé 3,56 milliards de dollars de bénéfice.

Donc, c'est logique, ce sont les salariés qui sont condamnés pour entrave à la liberté de travail. Caterpillar lui peut licencier en toute liberté...

C'est à vomir. Dans quelle société vivons-nous pour accepter de telles logiques ?

Face à la montée du mécontentement et d'actions de plus en plus déterminées des salariés, gouvernement et patronat montent le ton, poursuivent les salariés en lutte devant les tribunaux et menacent, comme vient de le faire Fillon aujourd'hui. Ce ne sont pas les patrons bandits qui font des profits et licencient que menace le gouvernement. Non, ce sont les pauvres ouvriers qui se retrouvent au chômage.

Ce gouvernement à la botte des patrons est incapable de répondre à la crise sociale alors il intimide et réprime. Honte à lui.

Ces patrons se sont goinfrés sur le dos des salariés pendant des décennies et continuent à engranger les profits tout en licenciant : honte à eux !

Il n'y a qu'une réponse : la mobilisation massive. Nous devons leur montrer qu'ils ne nous impressionnent pas. Et le 1 mai, nous leur montrerons dans la rue.

24/03/2009

Contrôles policiers : jusqu'où ?

Un lycéen a mis en ligne un site sur les réformes Darcos. La police s’est déplacée dans son établissement pour obtenir son dossier scolaire

Article publié par le journal "Le Parisien" du 13 mars 2009

Stéphane*, un lycéen de 15 ans habitant à Bry-sur-Marne, ne se doutait pas que créer un blog aurait de telles conséquences. A peine en service, son site consacré aux réformes Darcos a été repéré par la police. « C’est même la DCRI (NDLR : Direction centrale du renseignement intérieur), ex-renseignements généraux, qui s’est présentée dans son établissement du Perreux pour demander son dossier scolaire », détaille Johan Ankri, conseiller municipal de Bry (PS).
Le jeune homme n’a toujours pas compris ce qui a pu se passer… « J’ai participé aux manifestations contre les réformes Darcos et les suppressions de postes, raconte Stéphane, élève de seconde. Avec un ami, nous avons pensé qu’il serait intéressant de créer un blog pour informer les jeunes du Val-de-Marne des mouvements de grève, expliquer les réformes et leurs conséquences. » Le blog CIL 94170 (Comité indépendant lycéen) est mis en ligne pendant les vacances de Noël et, début janvier, après une rapide discussion téléphonique avec une journaliste, s’est retrouvé dans les colonnes d’un hebdomadaire.
« Que fait-on du droit d’expression ? »
« En rentrant de vacances, le 5 janvier, on a un peu parlé du blog entre nous, mais sans plus. Le lendemain, le conseiller principal d’éducation est venu me chercher en classe et m’a interrogé sur le site. J’ai appris que deux policiers étaient venus au lycée pour avoir des renseignements sur nous et nos parents. Depuis je n’ai pas de nouvelles. Je sais seulement que le blog a été désactivé il y a quelques jours et c’est frustrant. » Une décision prise apparemment par le cocréateur du blog.
Pour les parents de Stéphane, par ailleurs délégué de classe et membre du conseil municipal des jeunes de Bry, l’enquête de police est disproportionnée. « Que fait-on du droit d’expression ? s’insurge son père. Ces deux adolescents ont simplement voulu s’impliquer dans la vie citoyenne, ouvrir le débat sur les réformes de l’Education. Maintenant, on leur demande de s’écraser, de ne pas faire de vagues, c’est inacceptable. » Les parents vont engager des démarches pour savoir si leur fils sera fiché dans une quelconque base de données policières.
Johan Ankri a écrit à plusieurs parlementaires et au ministère de l’Intérieur pour « faire part de son indignation devant ce comportement de l’Etat, qui constitue une atteinte à la liberté d’opinion et au droit d’expression. »
Contacté, le ministère de l’Intérieur n’a pas apporté de précisions sur cette affaire. Stéphane va poursuivre son engagement citoyen au sein du conseil municipal des jeunes de Bry. « La leçon que j’ai retenue de cette histoire, c’est : Tais-toi quand tu parles. »
* Le prénom a été changé. Le Parisien

21:10 Publié dans C'est dit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Lycéen, blog, police, Darcos | |  Facebook | |

 
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