logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

17/07/2011

Jan KARSKI : "Mon témoignage devant le monde - Histoir d'un etat Clandestin"

Editions Robert Laffont - 2010

 

Résistant catholique Polonais, Jan Karski, de son vrai nom Jan Kozielewski, a assité à la mise en place de la solution finale et il fut un des premiers à en parler. Il est l'auteur du Rapport Karski sur le gouvernement clandestin polonais et sur la réalité de la Solution finale. Rapport livré aux puissances occidentales durant la Seconde Guerre Mondiale. C'est à Washington, qu'en 1943, il fit le récit de ce qu'il avait vu dans le ghetto de Varsovie que la Résistance Juive du ghetto lui avait fait visiter, mais aussi au camp d'Izbica Lubelska où il avait été déporté et d'où il s'était échappé.

Récit palpitant et passionnant de la réalité du vécu d'un Résistant qui nous décrit, sous couvert parfois ( lorsque le récit est écrit, en 1944,  la guerre n'est pas terminée), le détail de ce qu'est la vie d'un homme qui a choisi de ne pas accepter que son pays soit sous la botte de l'occupant, quel qu'il soit ! Comme il le dira lui-même, il fut "le premier membre actif de la résistance polonaise à avoir la chance de pouvoir publier ce que je sais de son histoire".

Silencieux durant de longues années après la publication de cet ouvrage, ce n'est qu'en 1981, à l'invitation d'Elie Wiesel, que l'ancien émissaire secret de la Résistance polonaise sortira de l'oubli. Il témoigne alors publiquement lors de la Conférence Internationale des libérateurs des camps de concentration. Il raconte comment il a tenté (vainement) d'alerter les puissances occidentales sur la réalité de la politique d'extermination menée par les nazis contre le peuple juif. Lors de cette intervention de 1981, il dira : " Quand la guerre s'est achevée, j'ai appris que ni les gouvernements, ni les leaders, ni les savants, ni les écrivains n'avaient su ce qu'il était arrivé aux Juifs. Ils étaient surpris. Le meurtre de six millions d'êtres innocents était un secret". Pourtant, lui, savait et leur avait dit, comme il en témoigne dans son ouvrage !

Ce livre doit se lire aussi à la lumière de cette terrible réalité : Karski savait et il a fait le travail que la Résistance polonaise lui avait confié, livrer la réalité aux occidentaux. Mais de qu'en avaient-ils tiré ? Quels enseignements ? Quelles décisions ? Quelles actions ?

Claude Landzmann fit de nouveau appel à la mémoire de Jan Karski pour son film "Shoah", en 1985. Ce témoignage permit à Karski de sortir de l'oubli dans son propre pays où son ouvrage était interdit. Il est depuis couvert d'honneur à travers tous les pays. Fait citoyen d'honneur d'Israêl en 1994, il avait été reconnu "Juste parmi les nations" en 1982. Après guerre, il s'engage dans le combat contre le communisme soviétique et enseigne les relations internationales à l'Université de Georgetown à Washington. Il devint citoyen des Etats-Unis en 1952. Il décède en 2000 à Washingtion D.C.

Extrait

"Deux jours plus tard, je me rendis au ghetto de Varsovie avec pour guide le leader du Bund accompagné par un combattant de la résistance juive. Les Allemands avaient, bien entendu, choisi le quartier le plus misérable de Varsovie comme emplacement du ghetto. Les maisons étaient délabrées et n'avaient pas plus de deux ou trois étages. Les rues étaient étroites, avec un semblant de pavé et de trottoir. De grandes brêches avaient été ouvertes dans cet alignement de masures par les bombardements allemands de septembre 1939 et on voyait encore, ça et là, des amas de décombres. Un mur de briques d'environ huit pieds de haut avait été construit autour de cet espace désolé dont les "Aryens" avaient été évacués et où plus de quatre cent mille Juifs avaient été enfermés de force.

Je portais des vêtements usés et une casquette rabattue sur les yeux. Je m'efforçais de paraître le plus petit possible. A mes côtés, marchaient deux habitants typiques du ghetto, couverts de haillons, à demi morts de faim. Nous avions pénétré dans le ghetto par un passage secret.

A l'extérieur du mur se trouvait un large espace découvert qui faisait presque le tour du ghetto. Une des maisons qui s'y élevaient était construite de telle sorte que sa porte d'entrée donnait dans le quertier aryen tandis qu'une porte de sa cave menait directement dans le ghetto. Cette maison de la rue Muranowska permit à beaucoup de Juifs de rester en contact avec le monde extérieur. A condition d'être très prudent et de connaître parfaitement le dédale des caves, c'était relativement aisé. En vérité, en ce temps-là, cette maison était devenue comme une version moderne du fleuve Styx, qui reliait le monde des vivants avec le monde des morts. Maintenant que le ghetto de Varsovie n'existe plus, maintenant qu'il a été détruit dans l'héroïque "défense" que mes amis en avaient promis, je peux évoquer cette maison et ses caves sans mettre quiconque en danger : d'autant qu'elle ne sert plus à rien.

Est-il encore nécessaire de décrire le ghetto de Varsovie après tout ce qu'on en a dit ? Etait-ce un cimetière ? Non, car ces corps se mouvaient encore, pris souvent d'une agitation violente ; ils étaient encore vivants, mais à part la peau qui les recouvrait, les yeux et la voix, il n'y avait plus rien d'humain dans ces formes palpitantes. Partout, c'était la faim, la souffrance, l'horrible puanteur des cadavres en décomposition, les plaintes déchirantes des enfants à l'agonie, les cris de désespoir d'un peuple se débattant dans une lutte effroyablement inégale."

 

27/12/2010

Les grèves de Novembre-Décembre 1947 à Marseille

Le 16 décembre 1987, l'Institut Régional CGT d'Histoire Sociale de PACA, organisait à Marseille, avec l'Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, un Colloque à l'occasion du 40eme anniversaire des évènements des 10 et 12 novembre 1947 à Marseille.

Ce colloque a été l'occasion de solliciter des témoignages  de syndicalistes, élus municipaux de l'époque, ayant participé aux évènements, mais aussi l'analyse de plusieurs historiens dont Antoine Olivesi, Jean Domenichino ou Robert Mencherini, ainsi que du conservateur des Archives départementales, Christian Oppetit. Contributions regroupées au sein d'un ouvrage publié à l'issue du Colloque et d'autant plus précieuses qu'aujourd'hui, nombre de ces témoins ont disparu et seul reste leur témoignage sur ces évènements...

 

Mais que s'est-il donc passé à Marseille de si important en ces mois de novembre et décembre 1947 qui puisse faire l'objet d'un colloque  ?

Pour comprendre l'importance des évènements, un petit retour en arrière s'impose. A la Libération, le gouvernement mis en place associe toutes le forces politiques ayant participé à la Résistance et à la Libération du pays, y compris les communistes. De part son comportement durant les années 1939-1945, le parti Communiste sort grandi de la Seconde Guerre Mondiale. Son audience est incontournable et il participe naturellement au gouvernement de reconstruction de la France.

Autre force incontournable, la CGT réunifiée, qui compte un nombre d'adhérents jamais égalé et qui a décidé de participer pleinement au mouvement de reconstruction du pays.

A Marseille, le PCF dirige la Mairie, en la personne de Jean Cristofol et cinq députés sur huit élus sont Communistes. La CGT est omniprésente dans la plupart des entreprises et revendique 182 000 adhérents dans les Bouches du Rhônes.

Mais la France, comme l'Italie, du fait du poids du PCF et de la CGT, est une exception qui contrecarre les projets des USA d'utiliser une politique d'aide à la reconstruction des pays européens en échange d'une alliance politique et militaire durable ( Doctrine Truman, Plan Marshall). Pour parvenir à ses fins, il faut affaiblir à la fois le PCF et la CGT. Au niveau syndical, la minorité réformiste de la CGT ( constituée au sein de la tendance Force Ouvrière) reçoit l'appui et l'aide financière des Etats-Unis pour son travail de division interne. Au plan politique, les ministres communistes sont révoqués le 4 mai 1947.

Dans le même temps, les ouvriers qui ont participé sans rechiger à la reconstruction du pays depuis la Libération, tardent à en voir les bénéfices. Les temps sont durs, particulèrement à Marseille, où le ravitaillement est difficile et les rations restent limitées. Un mouvement de mécontentement commence à se faire sentir. Des mouvements de grève éclatent tout au long de l'année 1947.

 Pourtant, lors des élections municipales d'octobre 1947, c'est le RPF (droite) qui remporte la mairie de Marseille avec une voix de plus que les communistes. Ce renversement de majorité a été possible grace à l'abstention des élus socialistes (sous la conduite de Gaston Deferre) et du MRP qui font ainsi le choix de donner la Mairie à la droite.

Une des premières décisions de la majorité municipale nouvellement élue est d'augmenter le tarif du tramway marseillais. La CGT appelle à boycotter cette augmentation. Le 10 novembre 3 militants CGT sont arrêtés puis libérés. Lors d'une manifestation devant la mairie qui refuse de revenir sur sa décision d'augmentation du tarif, 5 militants CGT sont de nouveau arrêtés.

 

Leur procès est programmé pour le 12 novembre au matin. Le Tribunal décide, fait unique dans la période, le maintien en prison des militants arrêtés. Aussitôt la nouvelle connue, des milliers de travailleurs arrivent des usines vers la Palais de Justice qui est envahi. L'après-midi, le Tribunal prononce du sursis et la libération immédiate des militants.

Mais, alors que tout allait rentrer dans l'ordre au Palais de Justice, la nouvelle arrive qu'à la Mairie, l'ancien maire et les élus communistes sont agressés par les gros bras du RPF. La foule décide donc de se rendre en Mairie et met en déroute les agresseurs de l'ancien maire.

En soirée, de nombreux jeunes militants décident d'une opération punitive en direction du quartier de l'Opéra, le repère des gangsters de Marseille et des boîtes de nuit qu'ils contrôlent. Les frères Guerrini, figures de la pègre locale tirent. Le jeune Vincent Voulant est tué.

La grève est alors totale tant dans la Métallurgie, que chez les Marins, les Dockers, dans le Bâtiment, la Chimie ou à la Sécurité Sociale à Marseille. Elle va s'étendre dans tout le pays dans les jours suivants et à de nouvelles corporations. Gaston Deferre, leader de la SFIO Marseillaise, stigmatise les grévistes "fauteurs de troubles" et en appelle à "la défense de la République."

Le 16 novembre, 75% des travailleurs marseillais sont en grève puis 96% le 19 novembre. Dès le 23 novembre, on dénombre plus de  2 milions de grévistes dans tout le pays. La droite comme la SFIO accusent la Parti Communiste de conduire une grève politique et d'atteindre à "la souveraineté nationale". A l'interne, dans la CGT, la tendance Force Ouvrière met en garde les travailleurs contre la grève !

Le 2 déceembre, grève générale dans les Bouches du Rhône. Violents affrontements avec la police dans le quartier de la Joliette à Marseille. Dans la nuit du 8 au 9 décembre, Sylvain Bettini ( recapé de Dachau) est froidement abattu dans le dos par la police à l'Estaque alors qu'il revient de coller des affiches.

Le 10 décembre, un appel est lancé à la reprise du travail. Au plus fort de la grève, il y aura eu 3 millions de grévistes dans le pays. De nombreux succès auront été arrachés dans les entreprises en matière d'augmentation de salaire durant ces trois semaines !

Aujourd'hui encore, l'analyse de ces journées divise les historiens. Grève politique ou conjonction d'une situation politique et d'un mécontentement social profond ? Les participants au colloque, 1987, avec la recul, optent pour la seconde alternative. Ils s'interrogent également sur les véritables raisons qui avaient conduit le gouvernement à tant de fermeté vis à vis des grévistes et des manifestants ( refus de dialogue, successions de mesures antisociales, réquisitions, provocations, révocations de policiers jugés trop timorés face aux manifestants, répression violente, emprisonnement, etc...).

L'un des intervenants, Roger Moretti, s'interroge. Pourquoi une telle intransigeance au moment où la CGT avait lancé un large débat démocratique au sein des travailleurs pour contrecarrer l'offensive de division de Force ouvrière. Il semble évident que cette consultation si elle avait eu lieu, aurait condamné les pratiques de division. Les minoritaires n'en voulaient donc pas ! N'en voulaient pas non plus les forces politiques qui tentaient d'affaiblir le mouvement social et la CGT ! Peut-être cette approche permet-elle de mieux comprenbdre l'attitude gouvernementale et de la SFIO de l'époque, leur intransigeance et tout refus de négocier poussant les travailleurs à l'affrontement et rendant ainsi impossible la consultation nationale telle que l'avait voulue la direction de la CGT ...

14/07/2009

14 juillet : Prise de la Bastille

Pour fêter ce 14 juillet, quelques représentations de l'évènement fondateur que fut la Prise de la Bastille par les révolutionnaires Parisiens de 1789.

 Le tableau d'un contemporain de la révolution Française, Jean Pierre Houël ( 1735-1813) qui avait 54 ans lors de la Prise de la Bastille.

Prise_de_la_Bastille.jpg

Autre contemporain, Hubert ROBERT ( 1733-1808) qui nous présente une Bastille déjà prise. Les révolutionnaires semblent se reposer au pied du monstre surgi de nulle part...

Hubert_-_La_Bastille.jpg
Charles THEVENIN, en 1793 s'intéresse plus au peuple Parisien et à l'âpreté de la bataille. La Bastille s'apperçoit en fond ... c'est le décor
F17.jpg
En 1789, Claude CHOLAT donne sa vision de la Prise de la Bastille : il y a bien peu de monde!!! cela tranche avec le tableau de THEVENIN...
bastillecholat.gif

 Une gravure de Camille PELLETAN, artiste du début du XXeme siècle. Remarquons comment la Bastille semble encore plus imposante que sur la toile  de Houël ...

14-juillet-bastille.jpg
Le peintre jean Baptiste SEGAUD représente la prise de la Bastille pour décorer la salle des mariages de la Mairie de Bezons ( actuel Val d'Oise), au début du XXeme siècle.
prise-de-la-bastille-bezons.jpg
La Prise de la Bastille pour l'édification des enfants des écoles. Imagerie Rossignol, milieu du XXeme siècle. Cette vignette reprend, en fait, en grande partie, l'architecture de la Bastille et des maisons adjacentes de PELLETAN. Seul le peuple révolutionnaire change, avec plus de mouvement dans la représentation.
N_48%20-%20PRISE%20DE%20LA%20BASTILLE.jpg
Illustration contemporaine. Manuel d'histoire des Cours Elémentaires(1969). Vision de bande dessinée....
HdF1969_30APriseBastille_WEB.jpg
Les timbres, à travers le monde, ont également célébré la Prise de la Bastille, comme en témoignent ces quelques exemples malgache, gabonais, roumain, burkinabais, togolais, vitenamien et de Wallis et Futuna. De nombreuses anciennes colonies dans tout cela !
75_La%20prise%20de%20la%20Bastille.jpg886.jpg75_La%20Bastille%201789.jpg
1235.jpg1903.jpg2086.jpg
2104.jpg

 

21/06/2009

Fête des pères ! D'où ça vient ?

 

pere_enfant.jpg

Au temps des Romains, on honorait déjà les pères. Une cérémonie avait lieu chaque année en février et on y célébrait les pères décédés.

Famille_romaine.jpg

Mais, en ce qui concerne l'époque comtemporaine, c'est semble-t-il aux Américains que l'on doit l'idée de rendre hommage aux papas. L'idée de créer une fête pour que les enfants honorent leurs pères est en effet née à Spokane (Etat de Washingthon).

 

Nettleton%27s_Addtion_c._1909.jpg

 Sonora Smart Dodd fut la première personne à proposer la fête des pères. En écoutant un sermon le jour de la fête des mères en 1909, Sonora s'interrogea sur cette célébration. Elle avait été élevée par son père, avec ses 4 frères et soeurs, Henry Jackson Smart, après la mort de sa mère et elle voulait lui faire savoir à quel point elle lui était reconnaissante. Comme son père était né en juin, elle choisit ce mois pour organiser la première fête des pères à Spokane le 19 juin 1910.

fetepere027nr.jpg

 

 

L'idée fit son chemin et en 1924, le président Calvin Coolidge soutint l'idée d'une journée nationale de fête des pères. Mais il fallut attendre 1966 et le Président Lyndon Johnson pour que fût signée la proclamation officielle d'un "Father's Day" le troisième dimanche de juin.

En Europe
C'est en 1952 que la France institua la première fête des pères, deux ans après l'officialisation de la fête des mères.
En Belgique, elle a lieu le deuxième dimanche de juin, une semaine avant les autres.
En Italie, c'est le jour de la saint Joseph, le 19 mars, que l'on célèbre les papas.
Au Luxembourg, les papas doivent attendre le 3 octobre.

A l'arrivée, ne l'oublions pas, si cela fait toujours plaisir d'être fêté par ceux qu'on aime, fête des mères, puis fête des pères et enfin fête des grands mères avant peut être la fête des grands pères, des tatas et des tontons, des cousins et des neveux, des belles-soeurs et des beaux-frères, de l'oncle de ma femme et du cousin de mon cheval...tout cela fait marcher le commerce  !

dollars.jpg

 

 

20:47 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fête des pères, histoire | |  Facebook | |

06/06/2009

Petite Histoire de la Fête des Mères

Pour trouver les premières traces de la fête des mères il nous faut remonter à la Grèce antique. On y célébrait la déesse Rhéa ( ou Cybèle) la Grande Mère des dieux lors des Ides de Mars.

Rhea.gif

Dans la Rome antique, c'est le 1 mars que les matrones ( mères de familles respectables et dignes, chargées du bon maintien de la maison et de l'éducation des enfants) étaient célébrées lors des Matronalia.

bonn_matronae.jpg
Dès la fin du Moyen Age, les Anglais fêtent le Mothering Sunday qui se situe le quatrième dimanche du printemps.
MotheringSundaySimnel.jpgMothering Sunday Simnel
Il faudra attendre 5 siècle pour que le reste du monde s'intéresse à la célébration des Mères. En 1908, les Etats Unis instaurent le Mother's Day ( en souvenir de la mère de l'institutrice Anna Jarvis)
story-anna-jarvis.jpg
Puis en 1914, le Royaume Uni l'officialise a son tour avant l'Allemagne en 1932.
En France, c'est Napoléon qui a le premier l'idée de célébrer les vertus de la famille et de relancer la fécondité en organisant des fêtes en l'honneur des mères. Mais il faudra attendre 1918, à Lyon, pour que des hommages soient rendus aux mères et épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari lors de la journée des Mères.
D6571_0781_GED_00000000.jpg
En 1920, la Fête des Mères de familles nombreuses est instaurée dans le pays. Elle sera officialisée en 1929, sous la forme d'une journée des Mères.
Mais, c'est véritablement le Régime de Vichy qui inscrit la fête des Mères au calendrier dans le cadre de la célébration du culte de la Famille chère au Maréchal Pétain.
affiche_fete_des_meres_1941.jpg
La fête ne disparait pas avec le régime de Pétain et, en 1950, la loi fixe la fête des Mères au dernier dimanche de mai. En 1956, elle est intégrée au Code de l'action sociale et des familles.
La fête des mères est donc une journée officielle inscrite dans le calendrier de la République.
Depuis 1956, "la fête des mères est fixée au dernier dimanche de mai. Si cette date conîncide avec celle de la Pentecote, elle a lieu le premier dimanche de mai", comme c'est le cas cette année.
Elle est célébrée à travers le monde, tout au long de l'année, dans 120 pays.
Mais la fête des mères ne fait pas l'unanimité comme en témoignent ces affiches de l'Association Mixe-Cité de Rennes.
fete_des_meres_balai_copie-2-471fd.jpgni_bijou_ni_cafetiere_copie-1266d.jpg

19:11 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : fête des mères, histoire | |  Facebook | |

22/05/2009

Jean DOMENICHINO : Une ville en chantiers

La construction Navale à Port de Bouc (1900-1966).

Ouvrage publié en 1989 aux Editions EDISU. Préfaces d'Emile Témine et de Madelaine Rebérioux.

Les livres d'histoire sociale ne sont pas les plus courants. Historiens et éditeurs s'attachent plus souvent aux biographies d'hommes ou de femmes illustres donnant ainsi une vision très individualiste de l'histoire ou à une histoire évènementielle où le peuple n'occupe qu'une place relative.

Avec cet ouvrage consacré à l'histoire des Chantiers de Provence à Port de Bouc, Jean Doménichino nous présente à la fois un lieu de production, une entreprise, les Chantiers et un lieu de vie : Port de Bouc. Usine et cité, intimement liées car la seconde est née de la première. Au milieu de tout cela, l'homme producteur, l'homme travailleur, l'homme militant, l'homme dans la cité.

Un ouvrage érudit, nourri d'ethnologie et de sociologie, mais passionnant pour qui s'intéresse à l'histoire de l'humain.

L'auteur

medium_domenichino.jpg


"une ville en chantiers" est le premier ouvrage publié par Jean Doménichino. Depuis il a continué à creuser le sillon de l'histoire sociale de Provence, s'intéressant, entre autres aux mineurs, aux dockers, aux ouvriers de la Chimie,etc... . Il est enseignant à l'Université de Provence ( Aix-Marseille 1).

Les Chantiers de Provence à Port de Bouc

Nous sommes en 1899, à la porte du 20ème siècle quand les Chantiers et Ateliers de Provence, spécialisés dans la construction navale s’implante à Port de Bouc. Quelques années plus tard deux usines de produits chimiques, Saint Gobain et Kulhman, choisissent elles aussi Port de Bouc.

medium_cartes-postales-photos-Les-Chantiers-de-Provence-pour-la-Construction-des-navires-du-plan-fort-tonnage-PORT-DE-BOUC-13110-681-20070710-t8d3s9t5z4k9p9r7g7y8.jpg-1-maxi.jpg


Durant cette période, la population augmente et se diversifie. Elle acquit là son statut de ville hospitalière. En 1966, la ville enregistre 14 000 habitants de mille horizons. Français, espagnols, italiens, grecs,... Port de Bouc est un pays où raisonne la voix des hommes aux chants d’espoir, de vie, de liberté.
Et puis il y a cette première fracture, survenue en 1966, les chantiers naval qui ont forgé l’identité de la cité, dont les rues aujourd’hui encore portent des traces indélébiles, ferment leurs portes. Un événement économique majeur qui déstabilise toute la ville.

2 000 emplois disparaissent emportant avec eux des rêves de bateaux, de navires et d’océan. La fermeture des chantiers demeure une plaie, dont la cicatrice ne se referme pas, tant l’Histoire sait être cruelle.

La fin des Chantiers et Ateliers de Port-de-Bouc



Archives INA

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique