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15/07/2012

Une semaine en Périgord - Juin 2012 - 2eme jour - Entre Vézère et Dordogne

En ce deuxième jour, nous avons prévu de visiter les alentours du Bugue. Notre circuit nous conduit des bords de la Vézère jusqu'aux rives de la Dordogne. Au programme : château, village, grottes et parc. Une journée bien remplie !

Première halte, au sud-est du Bugue, le hameau de Campagne

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Belle église romane avec un mur-clocher et un château du XVeme siècle, remanié au XIXeme et actuellement en rénovation. Un lieu charmant ...


Nous poursuivons notre matinée au village de Saint Cyprien. Nous sommes dimanche, c'est jour de marché. Tous les produits locaux sont présents sur les étals : vin de Bergerac, escargots, foie gras, canard, ... Pourtant, il y a peu de monde en ce mois de juin. Les vieilles rues sont calmes.

 

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L'église du XIIeme siècle, remanièe à l'époque gothique, domine le village de sa masse imposante. De là, de belles rues anciennes descendent à flanc de colline vers le bas du village. Belles demeures bien fleuries.

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Reprenons la route vers le bourg de Coux et Bigaroque où nous faisons halte pour admirer le portail de l'église romane de Coux.

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Les grottes de Maxange seront la première d'une série de grottes prévues au programme de cette semaine. Découvertes récemment par Angel Caballero, exploitant d'une carrière sur le site, elles ne sont ouvertes au public que depuis 2003. Leur exploration n'est toujours pas terminée et de nouvelles galeries sont susceptibles d'être découvertes. Ainsi, en 2009, une nouvelle galerie a été ouverte au public. Le travail est long car les galeries ont été remplies d'alluvions lors du retrait de la mer préhistorique. Un travail de déblaiement est donc, à chaque fois nécessaire pour mettre à jour les trésors contenus dans ces galeries.

Cette petite grotte est surtout exceptionnelle par la densité de concrétions excentriques dont les formes défient la gravité. Elles sont dues à un écoulement très lent de l'eau qui suinte des paroies.

A voir également, les microcristalisations de calcites qui recouvrent les paroies d'un beau blanc immaculé.

Les photos étant interdites, je suis réduit à illustrer cette visite par des photos prises sur le net. Il en sera de même pour toutes les grottes visitées lors de ce séjour.

 Pour terminer cette journée, nous revenons au Bugue afin de visiter le "Village du Bournat", vaste parc reconstituant un village périgourdin des années 1900. Reconstitution des habitats et des savoir-faire de l'époque. Chauqe édifice a été démonté de son implantation d'origine et remonté sur place.  Rien ne manque.

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Le moulin à huile qui fabrique de l'huile de noix

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La chapelle

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Le moulin à vent qui fabrique la farine qui est vendue par le meunier ... anglais.


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La maison du métayer

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Le garage automobile

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Les anciennes machines agricoles. Ici une batteuse à cheval. Le piètinement du cheval actionnait l'engin. Pauvre bête !

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L'intérieur de ferme

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La pêche en famille.

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La mairie où se déroule la cérémonie de mariage

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La salle de classe

Le village propose aussi des animations. Et, je ne sais pas pourquoi, je dois avoir la tête de l'emploi, je suis toujours de la partie ! Ce jour là, en fin d'après-midi, c'était l'heure de la présentation du monstre des carpates !

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Chacun aura remarqué le risque que j'ai pris en la circonstance ! Le fou, allongé par terre, c'est bien moi ....


Une semaine en Périgord - Juin 2012 - 1er jour : Le Bugue.

Pour cette escapade en Dordogne, nous avons choisi d'installer le camp de base, dans un bourg à la position centrale entre Sarlat à l'est, Périgueux au nord et Bergerac à l'ouest. Le Bugue est situé au bord de la Vézère, juste avant sa confluence avec la Dordogne. 

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L'ancien moulin sur les bords de la Vézère. Les forges furent l'une des activités principales de la petite ville.


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Le pont sur la Vézère et les quais où l'on imagine facilement l'activité batelière au temps des gabarres.


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Quelques vieilles demeures attestent du passé très ancien du Bugue dont le statut de ville remonte à un acte de Philippe V le Long, en 1319 ...


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Notre "camp de base", l'Hôtel du Cygne au Bugue. Un bon acceuil, une bonne table, un rapport qualité/prix satisfaisant. Ce petit écrin a fait partie de la réussite de cette semaine périgourdine.

Deux autres bonnes adresses au Bugue :

 - Une crêperie : "L' Abreuvoir", situé dans les vieilles rues de la ville qui propose une belle carte de galettes et crêpes en tous genres. Elle vient d'être reprise par un jeune couple parisien venu s'installer ici. Très sympa avec une jolie petite terrasse au calme du coeur de la vieille ville !

 - Un restaurant italien : "Da Francesco" qui propose une belle cuisine méditerranéenne et italienne à base de poissons et de pâtes fraîches maison. L'addition correcte et la qualité des plats en font une adresse à retenir. D'autant qu'il propose, à la belle saison, une jolie terrasse dans un petit jardin très rafraichissant.

05/08/2011

Escapade dans le Dauphiné.

 

Après notre virée en Italie au mois de juillet, nous sommes partis pour une courte escapade, en ce mois d'août, dans le Dauphiné, entre les villages médiévaux de Crémieu (Isère) et de Pérouges (Ain).

Le village de Crémieu est situé à proximité de Lyon. Donc à la limite nord-ouest du département de l'Isère. Les monuments, nombreux, témoignent du riche passé historique de cette petite ville qui mérite un détour, hors des sentiers battus.

En entrant dans la vieille ville, nous nous retrouvons sur une place où se cotoient la mairie, l'office du tourisme, quelques restaurants et cette curieuse construction qui n'est n'est rien d'autre qu'une fontaine à balancier construite en 1823 en l'honneur du Duc d'Angoulème, dernier Dauphin de France, sur l'emplacement d'un puits médiéval. On remarque le système de balancier à la droite de la fontaine.

 

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En portant nos regards sur la droite de la place, nous nous trouvons face au couvent des Augustins dont la cloître date du XVII eme siècle.

 

 

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Fondé en 1317, il fut ensuite aggrandi. A la Révolution Française, le cloître servit de prison !

 

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L'église attenante, ancienne chapelle du convent, est intéressante par les fresques qu'elle enferme, mises à jour récemment. Ces fresques augustiniennes, de l'avis des experts, sont uniques en France.

 

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En passant par les petites ruelles aux façades médiévales ( belles maisons et anciennes échoppes), puis en empruntant des escaliers serpentant entre les jardins, on arrive au Château delphinal. Construit au XIIIeme siècle, réédifié au XIVeme siècle, aujourd'hui propriété privée, il ne se visite pas. Il possède la spécificité d'être à l'intérieur des remparts de la ville et non à l'extérieur comme c'est la plupart du temps le cas.

 

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De l'entrée (fermée) du château, belle vue sur les toits de l'église et du couvent des Augustins.

 

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En redescendant par les petites ruelles, nous nous retrouvons face à la magnifique halle de Crémieu. Avec le développement de la ville basse et de l'activité économique du bourg, le besoin de la construction d'une halle pour accueillir le marché se fit sentir. La construction, du XVeme siècle, abrite encore le marché le mercredi matin. C'est la deuxième de France par son importance : 1200 m2.

 

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A l'époque elle servait d'entrepos et de marché régulateur aux grains. D'ailleurs il reste les traces visibles de cette activité dans une partie de la halle : les auges, vasques creusées dans la pierre, utilisées comme mesures à grain.

 

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Une porte ouverte, un couloir sombre, un peu de curiosité et on découvre une cour intérieure avec cette magnifique architecture.

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Les remparts, vus de l'extérieur intègrent la façade de l'ancien couvent (aujourd'hui mairie) et l'église en une belle unité.

 

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Il semble bien que l'origine de Crémieu remonte à la construction, sur la colline Saint Hyppolite, d'un prieuré bénédictin au XIIeme siècle. Il n'en reste plus aujourd'hui que des ruines. Mais c'est un lieu de promenade agréable ...

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... qui offre une très belle vue sur le bourg de Crémieu : la ville basse, le château et l'église.

 

 

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Avant de quitter Crémieu, deux adresses recommandables.

Un restaurant, tout d'abord : Tante Agathe. Situé dans les remparts, à côté de la Mairie, face à la fameuse fontaine à balancier, ce petit restaurant propose une cuisine plus provençale (avec l'accent) que dauphinoise mais de bon goût et à un prix abordable. Le personnel est sympathique ce qui ne gâche rien...

Une fabrique de bières  : "Les Ursulines".

Installée dans l'église désaffectée de l'ancien couvent des Ursulines, elle propose une gamme de bières assez complète allant d'une très légère blonde, an passant par une blanche que j'ai trouvée un peu fade, une ambrée et une brune. Pour ceux qui aiment les bières légères, ils y trouveront leur bonheur. En ce qui me concerne, seule la bière ambrée a satisfait mon palais. C'est la seule à avoir un certain caractère.

Le lieu vaut le détour. Il permet de déguster une  bière rafraîchissante après la visite du village et de découvrir un cadre bien aménagé. L'accueil y est très sympathique et les jeunes qui vous proposent la dégustation sont des passionnés...

Notre virée s'est poursuivie vers Pérouges. A une demi-heure de Crémieu mais dans l'Ain. Pérouges, classé parmi les "Plus Beaux Villages de France" mérite le détour. C'est un magnifique village médiéval extraordinairement conservé. Mieux, il n'est pas totalement occupé par les échoppes touritiques contrairement à d'autres villages de même type. Voici quelques photos de ce bel endroit ...

On entre à Pérouges par la Porte d'en haut et la beauté des habitations nous saisit.

 

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Chaque ruelle offre le même spectacle de ces maisons médiévales impeccablement conservées.... Que ce soit dans la Rue des Rondes qui fait le tour du village...

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ou dans les autres ruelles, telle la Rue des Princes ...

 

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Et en ce mois d'août, le moins que l'on puisse dire, c'est que les touristes ne se marchent pas dessus !

 

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On termine par le lieu central de Pérouges, la place du Tilleul où on peut se désaltérer, manger, acheter des souvenirs à des prix prohibitifs !

 

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On peut, bien entendu, y déguster la spécialité de Pérouges, la galette au sucre. Vendue au prix scandaleux de 17,60 euros ! Il s'agit d'une simple galette recouverte de sucre et de beuure et cuite au four, dont la recette aurait été inventée à l'Hostellerie de Pérouges en 1902. C'est bon avec un verre de cidre, mais cela ne justifie en rien ce prix ...

Photo de la galette au sucre

 

Nous avions prévu de dormir en chambre d'hôtes mais en cette période estivale, rien de libre. Il a bien fallu se rabattre sur l'hôtellerie traditionnelle. A Pérouges, c'est hors de prix. Nous voici donc à l'Hôtel "La Cour des Lys" à Meximieux, petite ville au pied de la colline de Pérouges. Installé dans ce qui semble être un ancien relai des Postes, les chambres y sont  à un prix abordable, mais bruyantes. Un parquet qui craque, des chambres mal insonnorisées, le bruit des cuisines jusqu'à fort tard ... Et un petit déjeuner moyen.

Autre problème, à Meximieux, au mois d'août, tout est fermé. Nous nous sommes donc replié sur le seul resto ouvert, dans le centre commercial Intermarché, à la Pizzeria "Pizzburger" où nous avons mangé correctement. La Cour des Lys faisait restaurant mais à des prix assez inabordables !

Nous ne garderons pas un souvenir inoubliable de cette soirée à Meximieux.

Le lendemain, départ pour La Balme les Grottes, pour la visite des ... grottes.

L'entrée imposante de la grotte est occupée par une petite chapelle édifiée au XIIIeme siècle.

 

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Les grottes de la Balme furent de tous temps un lieu de refuge. Des traces ont été retrouvées d'une présence préhistorique à l'époque des magdaléniens, soit entre 14000 et 10000 ans avant J.C., ainsi qu'une ossuaire chasséen ( 4300 à 3500 avant J.C.) et des objets datant de l'âge de fer (700 à 400 avant J.C.). Pour marquer cette présence, une reconstitution a été installée à l'entrée de la grotte.

 

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Des personnages célèbres sont également venus aux grottes de la Balme. Mandrin, le célèbre contrebandier du XVIIIeme siècle, s'y serait caché (?) et François 1er y est venu en pélerinage ( à la chapelle). Son passage est immortalisé par un peintre du XIXeme siècle qui a représenté le souverain à cheval en 1882. La peinture n'a fait l'objet d'aucun travail de rénovation. Elle s'est conservée en l'état dans l'une des salles obscures de la grotte.

 

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La visite dure 1h15 à travers les stalactites et stalagmites, les draperies et autres colonnes calcaires.

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Le voile de la mariée ...

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Le moine

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L'entrée de la rivière souterraine. C'est de là que les spéléologues partent effectuer leurs explorations. L'un d'entre eux y a d'ailleurs laissé la vie. A ce jour nul ne sait encore d'où vient cette rivière car personne n'est parvenu à remonter assez loin vers sa source. Au début du XXeme siècle, une barque conduisait les visiteurs pour une promenade sur cette rivière souterraine jusqu'à ce que l'une d'elle chavire et fasse 15 morts. Les visites embarquées furent alors abandonnées.

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L'une des grandes richesses de cette grotte réside dans la présence de gourds magnifiques, retenues deau naturelles formées par les concrétions calcaires.

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Souvenirs des temps où la région était recouverte pas une mer chaude, la présence de coraux sur les parois de la grotte.
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La grotte est habitée par une colonie de chauve-souris dont nous avons pu voir quelques specimens assez furtivement ainsi que par une sorte de crevette transparente qui vit dans les eaux de la grotte.
Après cette visite intéressante mais sportvie (plusieurs passages sont assez étroits et on monte et descend en permanence les escaliers), c'était l'heure du repas. A 50 mètres des grottes, un bon restaurant "Le Mandrin", spécialisé dans la cuisine des grenouilles est à recommander. Effectivement, les cuisses de grenouiilles y sont succulentes. Il propose aussi une salade au Saint Marcellin (fromage local) et des escargots bien cuisinés. Tout cela accompagné d'un vin blanc du Bugey ... Une bonne adresse, avec une belle terrasse ombragée, à l'entrée du village.

02/08/2011

Quelques jours à Turin et dans les environs.

 

Ces congés d'été ont été l'occasion d'une virée en Italie, à Turin et dans sa région. De retour, voici quelques photos en partage...

 

Première halte avant d'arriver dans la capitale du Piémont, la Sacra di San Michele. De l'autoroute qui nous conduit vers Turin, sa présence saute aux yeux, perchée à 962m d'altitude, au sommet d'un éperon rocheux, elle domine la vallée de sa masse imposante. En quittant l'autoroute à Avigliana, l'approche de l'abbaye s'effectue très progressivement par une petite route qui serpente à travers bois et offre une vue magnifique sur la vallée de la Doire..

Et la Sacra de San Michele est là ...

 

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La comparaison est facile et revendiquée avec le Mont Saint Michel en France. On gare la voiture au parking et on rejoint à pied l'abbaye en 5mn . Avant d'entrer  on passe devant les ruines d'un édifice roman octogonal dédié à la mémoire du Saint sépulcre de Jérusalem (construit à la fin du XIeme siécle), le Sépulcre des moines.

 

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Nous entrons dans l'abbaye par la porte de fer.

 

 

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Déjà, la vue sur la plaine Turinoise et les collines est imprenable. Nous ne sommes qu'à quelques dizaines de minutes de Turin...

 

 

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L'édifice a été progressivement édifié durant le second millénaire, entre le XIeme et le XIXeme siécle. C'est un Auvergant qui eut l'idée d'édifier une église à cet endroit. Hugues de Montboissier. Au XIIIeme siècle plus de 100 moines vivaient ici et controlaient 140 monastères bénédictins. L'édifice fait corps avec la roche en une architecture où rochers d'origine et constructions se mèlent harmonieusement.

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Sculptures et bas reliefs nous offrent des personnages aux attitudes assez étonnantes en ces lieux dédiés à la religion...

 

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Au sommet de la pointe rocheuse nous parvenons à l'église abbatiale qui mèle styles roman et gothique. De magnifiques fresques du 16eme siècle en ornent les murs.

 

 

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Au détour d'un couloir, une jolie porte colorée qui nous laisse imaginer ce que pouvait être une abbaye au temps des couleurs. Aujourd'hui les édifices religieux ont pratiquement tous perdu leurs couleurs. Mais au Moyen Age, ils étaient couverts de fresques et de couleurs rutillantes.

 

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Au long des siècles et des guerres l'édifice est devenu une cible militaire. Il en a souffert. Une grande partie des bâtiments d'origine est en ruine et nous laisse deviner la splendeur de la construction initiale et son importance. Le mérite des restaurateurs est de ne pas avoir tenter une reconstitution mais de maintenir l'édifice en l'état. Cette partie, dite "le monastère nouveau" date des XIIeme et XIVeme siècles.

 

 

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De la terrasse, magnifique point de vue sur la vallée de la Doire, ses villages et les Alpes italiennes.

 

 

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Dominant cette partie de la Sacra de San Michele, la Torre della Bell'Alda, clocher inachevé du XIIIeme siècle.

 

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La visite se termine par l'ancienne hôtellerie qui accueillait jadis les pélerins et qui est maintenant salle de congrès.

 

 

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Cette abbaye est un des joyaux du Piémont. A tel point qu'en 1994, elle est devenue le symbole de la Région. Pour autant, en cet après-midi de juillet, les touristes y étaient pluôt rares. Tout au plus une dizaine de personnes. Nous étions loin des encombrements du Mont Saint Michel français et de ses cars de touristes ...

La visite terminée, nous poursuivons vers Turin où nous avons prévu de passer la soirée et la journée du lendemain. Ce qui nous permet de faire un tour d'horizon des principaux points d'intérêt de la ville. En voici quelques-uns ...

Le Duomo

 

Comme toute ville italienne qui se respecte, Turin possède son Duomo. Celui-ci est dédié à Saint Jean, patron de la ville et date de la fin du XVe siècle. Le campanile est en brique qui tranche sur la blancheur de la façade aux trois portails.

 

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L'intérieur est richement orné comme dans la plupart des églises italiennes, riches en dorures, sculptures et représentations religieuses.  L'orgue est surmmonté de la Croix de Savoie.

 

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Le Duomo de Turin est célèbre par la présence de la pièce de tissu que les catholiques affirment être le saint suaire dans lequel le Christ aurait été enveloppé lors de sa descente de la croix. Plusieurs scientifiques en constestent la réalité . Quoiqu'il en soit, il était conservé dans une chapelle derrière le maître-autel avant l'incendie de 1997 qui a gravement endommagé la chappelle mais a épargné l'urne contenant la précieuse relique. Aujourd'hui, la châsse est conservée avec une reproduction photographique du saint suaire dans une chappelle sur le côté gauche du Duomo.

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Le Santuario de la Consolata.

 

Elevé à l'emplacement d'une église plus ancienne dont seul subsiste le campanile roman.

 

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L'intérieur est de toute beauté. Il faut vraiment faire une halte ici lorsque l'on visite Turin même si le risque est grand de passer devant sans s'arrêter tant l'extérieur de l'édifice est relativement banal. Mais à l'intérieur ... c'est l'éblouissement ...

 

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Avant de pouruivre la promenade, une petite halte gourmande. Connaissez-vous le "bicerin" ? Moi je ne connaissais pas ... C'est une spécialité de Turin depuis le milieu du XIXeme siècle.

Qu'en est-il de ce fameux bicerin ? Il s'agit en fait d'une boisson, mélange de café très chaud ( au fond du verre), de chocolat noir fondu et de crème fleurette. Cela se déguste dans un  verre à anse ( appelé aussi bicerin), surtout sans remuer. Il ne faut pas que les saveurs se mélangent. Après la crème et le chocolat, l'amertume du café arrive comme une cerise sur le gateau. C'est très bon.

 

Et bien, justement, en face le Santuario de la Consolata, sur la petite place se trouve un petit café du XVIIIeme siècle, al Bicerin, qui sert cet exquis breuvage.

Caffe Al Bicerin in Turin - External view

 

Après la "pause bicerin", nos pas nous conduisent vers la zone archéologique de Turin qui nous permet de découvrir le passsé romain de la ville. Des restes du théâtre antique du 2eme siècle ap JC et surtout la porta Palatina, belle porte d'enceinte romaine en brique rouge.

 

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Les pavés, sous la porte, conservent les traces dues à l'usure du passage des chars et des charettes.

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Derrière le Duomo, l'élégant Palais Royal, Palazzo Reale avec sa façade du XVIIe siècle fut la résidence de la maison de Savoie.

 

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Il ouvre sur la Piazza Castello, l'une des plus belles de Turin, entourée d'arcades d'où partent deux des rues les plus majestueuses de la ville, la Via Roma et la Via Po.

 

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L'Eglise San Lorenzo offre un intérieur, tout en courbes, richement orné de marbre. Ces femmes montent les escaliers vers l'autel, à genoux.

 

 

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Dans une partie latérale de l'église des reproductions du dit "saint suaire"... Photos en positif et en négatif sensées représenter les traces laissées par le corps du Christ et son sang.

 

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Nous empruntons la Via Po, l'une des plus harmmonieuse de la ville, toute en arcades. Elle fut tracée aux XVIIe et XVIIIe siècles pour relier le centre de Turin au Pô. Elle débouche sur la Piazza Vittorio Veneto. Grande place du XIXe siècle, entourée de façades rigoureusement identiques qui lui donnent une unité sans pareil, elle s'abaisse doucement vers le fleuve au pied des collines turinoises.

 

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Nous traversons le Pô et nous dirigeons vers le Monte des Cappuccinni. Ce Mont des Capucins culmine à 284 m et offre un très beau panorama sur la ville et le fleuve.

 

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Au sommet de la colline, une petite église nous propose un bel intérieur baroque.

 

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Tout cela, c'est bien beau. Mais marcher une journée entière, ça fatigue. Pour souffler et se détendre à l'heure de l'apéro, le quartier autour de la piazza Emanuelle Filiberto, de la Via Sant'Agostino est idéal. Comme dans de nombreuses grandes villes italiennes  (je n'ai jamais retrouvé cela en France), les bars proposent, entre 19h et 22h, des apéritifs à 6 ou 7 euros avec, à volonté, l'accès à un buffet composé de propositions variées ( fromages, charcuteries, pizza, tartines, etc...). C'est rempli de jeunes et très animé.

Après cette déambulation dans le centre historique de Turin, une petite escapade dans les environs de la ville. Nous partons aujourdh'ui passer la journée dans le Canavese, au nord de Turin où nous attendent lacs et châteaux.

Première halte, Agliè et son chateau. C'est jour de marché et il pleut ! Ici aussi les touristes sont absents. Nous sommes six en tout et pour tout lors de la visite du chateau et nous avons droit à un commentaire en italien. Pas pratique lorsque l'on ne maîtrise pas la langue. Mais en comprenant un mot sur quatre, on parvient tout de même à suivre les grandes lignes à condition d'être très attentif.

Construit au 17e siècle, il fut la proprité des Savoie qui l'agrandirent au 18e siècle. L'intérieur date du XIXe siècle. Mais pas de photo, c'est interdit !

 

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Bon. Comme visite de château, on a déjà fait mieux. Il est l'heure du repas. Dans ce petit village d'Aglié nous tombons sur l'unique restaurant : l'auberge "Locanda del Sole". L'auberge est installée dans une veille demeure au centre du village et semble être là depuis des temps immémoriaux.  Les femmes sont à la cuisine et le patron au service. En France, c'est souvent le contraire ... dans les restaurants ! Nous avons droit, pour un prix sympathique, à une belle cuisine italienne, généreuse et colorée. Une adresse à retenir pour les éventuelles escapades en Canavese. Vous ne le trouverez sur aucun guide et pourtant il vaut bien des restaurants branchés vantés sur les sites et autres guides gastronomiques...

Après cet intermède culinaire, départ vers Castellamonte dont le seul intérêt réside dans la Rotonda, basilique inachevée du XIXe siècle... Une curiosité, plutôt !

 

 

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Puis direction Ivrea, le berceau de la machine à écride Olivetti. Ce n'est pas pour cela que nous y allons mais surtout pour les petits lacs glaciaires parsemés au nord de la ville. Paradis des pècheurs ...

 

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Encore quelques kilomètres et c'est le lac de Viverone qui se présente à nous. Beau lac au pied de la Serra d'Ivrea. Mais des pontons déserts, des bateaux déserts ... Où sont donc les touristes en plein mois de juillet ? Pas ici en tout cas ... On ne s'en pleindra pas. Tout est calme et tranquilité .

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Retour sur Turin en passant par le castello di Masino. Construit au 12eme siècle, il fut transformé au 17e en résidence de campagne.

 

 

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De là, beau point de vue sur cette région du Canavese qui offre un mélange de richesses naturelles et historiques et d'activités industrielles omniprésentes dans la paysage.

 

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Ce soir nous dormirons à Chieri. Heureusement, l'hôtel que nous avions choisi disposait d'un restaurant sinon, pas de repas ! En effet, cette ville offre la caractéristique de ne pas disposer de restaurant dans son centre. En tous cas nous n'en avons pas trouvé ! Curieux pour une ville qui conserve tout de même de nombreux attraits touristiques et culturels et qui n'est pas loin de Turin ...

Le Duomo du XVe siècle. Les drapeux italiens qui décorent toutes les villes en ce mois de juillet 2011 rappellent que les Italiens fêtent cette année le 150eme anniversaire de leur unité.

 

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L'arc de triomphe érigé en 1580.

 

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Avant de rentrer en France, un petit détour par la colline de Superga et sa Basilique qui dominent à 670 mètres la ville de Turin. L'imposant édifice fut  construit au XVIIIeme siècle par Juvara, l'un des grands architectes turinois.

 

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Son intérieur baroque ne présente pas un grand intérêt au regard d'autres édifices religieux de Turin.

 

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Par contre, il est possible de monter sur le dôme à pied, et là, la vue est inégalable sur Turin et les Alpes.

 

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Un commentaire sur les hôtels et les restaurants....

Lors de notre escapade à Turin, nous avons séjourné dans un Bed and Breakfast dans le centre historique : le B and B, Ai Savoia, logé dans le Palazzo Saluzzo Paesana. Un cadre magnifique pour des chambres de grand confort.

Notre chambre

Les hôtels italiens ont la réputation d'être chers. C'est vrai. La chambre que nous occupions était affichée à 125 euros la nuit ! Mais il y a un truc ... En passant par les centrales de réservation hôtelière sur internet, on peut obtenir des réductions supérieurs à 40%, ce qui les met à des niveaux de prix inférieurs à des hôtels français de même gamme. D'autant que les petits déjeuners sont compris dans le prix de la chambre. Un simple calcul montre qu'il est possible d'accéder à des hôtels de charme en Italie pour des tarifs équivalents à des Etapes Hôtels en France ! Et sans devoir réserver des mois à l'avance.

Enfin, un restaurant à éviter : Le Rondini, situé Piazza de la Repubblica.

C'est assez cher, on attend des heures à cause d'un service totalement désorganisé. Erreurs de tables, erreurs d'adition. Nous y avons mangé un plat et nous sommes partis ! Il est toujours aussi difficile de manger correctement dans les grandes villes...

 

Nous sommes loin d'avoir épuisé les choses à voir à Turin. Ce sera pour un prochain séjour ...

07/08/2010

Patrimoine mondial de l'UNESCO : Les Chemins de Saint Jacques de Compostelle ( suite)

L'UNESCO vient de classer l'Ile de la Réunion et la cité épiscopale d'Albi au patrimoine mondial. Ces deux sites rejoignent ainsi les 33 autres sites français ayant obtenu ce classement auparavant.

Mais les connaissons-nous vraiment ?

Un petit tour de France du patrimoine, ça vous tente ?

 2. Les Chemins de Saint Jacques de Compostelle (suite).

La Via Podiensis ( Le Puy en Velay - Saint Jacques de C.)

Sept tronçons de ce chemin ont été retenus dans le classement au patrimoine mondial en plus des édifices religieux. C'est certainement la voie la plus riche tant culturellement que par ses richesses naturelles. Mais c'est aussi la plus empruntée.

 La Cathédrale Notre Dame et l'Hôtel Dieu saint Jacques du Puy en Velay.

De facture romane la cathédrale Notre-Dame du Puy se dresse au pied du rocher Corneille, un promontoire d'origine volcanique dominé par une statue de la Vierge en acier moulé (provenant des canons pris aux Russes à Sébastopol).

Érigée au XIeme siècle la cathédrale est insolite du fait de la diversité de ses styles, et témoigne de la richesse passée de l'art roman. On y trouve de fortes influences byzantines en même temps que des structures qui rappellent celles du sud-ouest de la France. Construite à partir de pierres volcaniques de divers coloris, la façade occidentale, faite de pierres polychromes, de parements mosaïqués, d'arcades en plein cintre et de petits frontons, possède un porche à trois arcs auquel on accède par un large et long escalier en pierre de 134 marches.

Si de très belles statues et mosaïques décorent le portail, l'intérieur abrite de superbes fesques dorées. La couleur sombre des pierres donne à l'intérieur un aspect austère, mais l'on est impressionné par la hauteur des six coupoles, l'abondance des voûtes qui la couronnent et par le soubassement voûté sur lequel elle s’appuie.

Le choeur repose directement sur le rocher, mais pour agrandir la cathédrale aux XIeme et XIIeme siècles et afin d’accueillir les pèlerins toujours plus nombreux, quatre travées supplémentaires ont été audacieusement construites sur le vide ; pour rattraper un dénivelé de 17 m, d’importants piliers soutiennent les hautes arcades.

L’édifice menaçant ruine au début du XIXe siècle, il fit l’objet, entre 1844 et 1870, dans sa quasi-totalité, d’une démolition suivie d’une reconstruction à l’identique, hormis l'abside et la coupole de croisée, qui furent refaites sous une forme différente. La cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation a été érigée en basilique mineure par bref de Pie IX, le 11 février 1856. .

 Une Vierge Noire, objet de nombreux pèlerinages au cours des siècles, trône sur un maître-autel baroque. L'actuelle effigie remplace celle qui aurait été offerte par Saint Louis à son retour de la croisade d’Egypte, et qui fut brûlée lors de la Révolution Française

Le premier hôpital de la ville fut l’Hôtel Dieu, bâti contre la cathédrale. Il commença à fonctionner vers 1140. Son acte de fondation n'existe plus. Mais Le Puy étant un important centre de pèlerinage, sa destination première fut de recevoir les pèlerins qui venaient y vénérer Notre-Dame. Aucun texte ne permet de dire qu'il a été fondé pour les pèlerins de Compostelle, mais ses portes étaient largement ouvertes pour eux.

De nombreuses donations contribuaient à assurer des revenus à ce lieu d’accueil, tandis que des quêteurs se répandaient dans tout le royaume, et même à l’étranger.

Le tronçon de Chemin entre Nasbinals et Saint Chély d'Aubrac

Il s'agit de la traversée de l'Aubrac en suivant le GR 65.

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Cette étape sur la voie du chemin du Puy en Velay, avec 1370 m d'altitude près d'Aubrac, est le point culminant de la via Podiensis vers Saint Jacques de Compostelle

Le Pont dit "des pélerins" sur la Boralde à Saint Chély d'Aubrac.

Placée sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, la Croix du pèlerin de Saint-Chély sur le pont Vieux représente un pèlerin s'appuyant d'une main sur son bourdon (bâton censé chasser les infidèles et démons) et tenant, dans l'autre, un chapelet.

Le Pont sur le Lot à Estaing 

Estaing peut être considéré comme un des points où les chemins venant du nord-est traversaient le Lot pour continuer sur Conques.
Parmi les pélerins qui avaient voulu éviter les embûches et les rigueurs de l’Aubrac, certains arrivaient directement à Estaing venant de Saint Flour par Laguiole. Estaing a conservé bien vivant le souvenir du passage des pèlerins de Compostelle qu'y ont laissé des traces.

Le Pont Vieux à Espalion

 

  Au Xe siècle un pont franchissait déjà le Lot. Mais l'édifice actuel date du XIe siècle. Comme les vieux ponts de Paris, il portait des maisons et boutiques de particuliers.

A l'origine, le pont comportait 3 tours: une tour à chaque extrémité, une autre au milieu. Le pont était défendu par des ponts-levis à ses extrémités. Ces tours abritaient des corps de garde. La pile rive droite portait la tour contre laquelle se relevait le pont-levis. Sur la rive gauche, le dispositif de défense se trouvait à l'avant de la tour.

Jusqu'au 17ème siècle, un droit de péage était prélevé

Le tronçon du chemin entre Espalion et Estaing.

Cette étape permet de flâner le long de cette belle vallée du Lot en appréciant la variété architecturale de la région, l’église de St Pierre de Bessuejouls en particulier.

 

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Abbatiale sainte Foy à Conques

http://sumateologica.files.wordpress.com/2009/12/sainte-foy_de_conques.jpgElle est considérée comme un chef d'œuvre de l'art roman du sud de la France, et reste surtout célèbre pour son tympan et son trésor comprenant des pièces d'art uniques de l'époque carolingienne. L'intérieur est décoré avec des vitraux de Pierre Soulages. Cette abbaye a été fondée par l'abbé Dadon sous la protection de Charlemagne.

Pont sur le Dourdou à Conques

Au pied village coule le Dourdou, le chemin de Saint Jacques le franchit grâce à ce pont, construit en 1410. Le pont a été classé à l'inventaire des monuments historiques en 1930. D'après les constatations faites par les ingénieurs des Ponts et Chaussées, les assises pourraient être  très antérieures au XVe siècle.

 Tronçon de Montredon à Figeac

L'hôpital Saint Jacques de Figeac

Le Centre Hospitalier de Figeac est édifié sur les fondations de l’Hôpital Saint-Jacques qui date du Vème siècle. Du XIIIème au XVIIIème siècle, il accueillait les pèlerins se rendant à St Jacques de Compostelle et abritait les mendiants et les enfants trouvés.
De cette période historique subsistent le corps central et l’aile ouest construits au milieu du XVIIIème siècle ainsi que la chapelle dont le chevet date du XVème siècle.

Tronçon de Faycelles à Cajarc

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Le Dolmen de Pech-Laglaire  à Créalou.

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 Sur Le Causse de Saint-Chels aussi appelé Causse de Cajarc. Il illustre la christianisation d'anciens lieux de culte païens et la superposition des croyances en un même lieu. Nombreux sont les sites que l'Eglise a christianisé en substituant un saint à une vénération antérieure. Une croix de pierre voisine avec ce dolmen, situé sur le sentier GR65.

 Tronçon de Bach à Cahors

 

 

Cathédrale saint Etienne et Pont Valentré à Cahors

Héritière de celle que l’évêque St Didier édifia au VII° siècle, l’actuelle cathédrale, élevée au même emplacement, appartient à la famille des églises à coupoles comme à Souillac, Périgueux…Dédiée à St Etienne, son maître-autel fut consacré par le pape Calixte II en 1119. L’édifice séduit par la puissance et l’élégance de sa nef surmontée de deux coupoles à pendentifs à 32 m au dessus du sol. Ce sont les plus vastes de France avec 18m de diamètre et 10m de hauteur reposant sur 6 piliers carrés qui supportent les grands arcs doubleaux et formerets. Au début du XIV° siècle, le chœur menaçant ruine fut entièrement refait dans le style gothique avec de vastes baies. On refit aussi, en utilisant le grès à la place du calcaire local, l’imposant massif de la façade ouest, surmonté d’un clocheton quercinois, qui reçut le portail principal, jadis au nord. La grande sacristie et les chapelles latérales, selon la mode du temps, datent aussi de cette seconde phase de construction qui se termina vers 1324. Après la guerre de Cent Ans, l’évêque Antoine d’Alamand édifia au flanc sud du chœur la chapelle Notre Dame, dite aussi chapelle profonde. Viollet-le-Duc devait au XIX° siècle regretter cette absence d’unité architecturale. Ses élèves dégagèrent les coupoles jusque-là couvertes, percèrent des rosaces sur les murs latéraux, garnirent toitures et contreforts de garde-corps.

 

  

La construction du Pont Valentré débute le 17 juin 1308. Il est terminé entre 1355 et 1378.
Il comporte : 6 arches principales, 3 tours carrées à trois étages et 2 châtelets. Celui de l'ouest a presque entièrement disparu. Quant au châtelet Est son caractère défensif est accentué par les modifications apportées au XIXe siècle

L' Abbatiale Saint Pierre et le Cloître à Moissac.

 

 L'abbaye Saint-Pierre de Moissac se caractérise par l'un des plus beaux ensembles architecturaux français avec ses extraordinaires sculptures romanes. Fondée au VIIe siècle, fut rattachée en 1047 à la puissante abbaye de Cluny et devint, dès le XIIe siècle, le plus éminent centre monastique du sud-ouest de la France. Si l'abbaye et le cloître offrent un exemple remarquable de mélange des styles roman et gothique, c'est le tympan du portail sud qui constitue le véritable chef-d'œuvre de Moissac.

Exécuté au XIIe siècle, il illustre la vision de Saint jean de l'Apocalypse en une profusion de détails expressifs, voire hallucinés.

La décoration des arcs et des chapiteaux du cloître est une véritable splendeur.

Tronçon de Lectour à Condom.

 

Merci aux radonneurs du GR 65 pour leurs photos mises en ligne qui illustrent cet article

Collégiale Saint Pierre à La Romieu

ROMIEU vient du mot gascon "ROUMIOU" en souvenir du moine Allemand Albert, qui, revenant d'un pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle, s'arrêta en ces lieux pour y implanter une petite fondation ecclésiastique sur une terre des Seigneurs de Firmacon, Vicomtes de Lomagne, au XIè siècle (Sauveté).

Au XIVè siècle, le village prit de l'importance lorsqu' Arnaud d'Aux, haut dignitaire de la Cour Pontificale et enfant du pays, éleva dans le village la Collégiale Saint Pierre (1312-1318) , le cloître et le palais. Il transforma la communauté Bénédictine en un collège de 14 chanoines réguliers, dirigés par un doyen et un sous doyen. Il sera pendant cette période Président du Procès des TEMPLIERS. Arnaud d'Aux mourut vers 1321 en Avignon; son corps repose dans un enfeu de la Collégiale.

            En 1575, le village et l'ensemble collégial ont souffert du passage des troupes protestantes de MONTGOMERY. Le cloître fût incendié, les verrières murées. Lors de la Révolution Française, on brûla une partie des archives ainsi que le jubé qui séparait l'église en deux sections distinctes. La collégiale devint église paroissiale.
Tronçon Aroue - Ostabat Asme
Champ de vignesBalise du XVIIIème siècleNogaro
L'Eglise Sainte Quitterie à Aire sur l'Adour

L'église est bâtie sur le site d'un ancien temple romain dédié au dieu Mars, comme en atteste la présence d'une dalle ornée de lauriers. Ce temple fut converti en baptistère par les évêques des Tarusares. Le lieu était vénéré en raison de la présence d'une source, sans doute dédiée à une divinité païenne, et qui fut investie d'une dignité nouvelle grâce à la dévotion pour la jeune martyre Quitterie. L'Église sanctifiait ainsi des lieux de culte païen pour pouvoir revendiquer des sites anciens et en chasser le paganisme

Au XIe siècle, les moines bénédictins  reçurent en donation de Pierre Ier, évêque d'Aire, l'église Sainte-Quitterie-du-Mas, se rattachant à la légende de Sainte Quitterie, jeune princesse gothe martyre. Ils édifièrent une abbaye à proximité pour animer le culte.

Les bâtiments furent dévastés par les troupes de gabriel Ier de Montgomery en 1569 puis fortement remaniés, tandis que l'église Sainte Quitterie fut reconstruite en style gothique dès la fin du XIIIe siècle.

Porte Saint Jacques à Saint Jean Pied de Port

Arrivés, au nord, par la chapelle de la Madeleine, les pèlerins pénétraient dans la ville haute par la porte Saint-Jacques, puis suivaient la rue d'Espagne jusqu'au pont enjambant la Nive.

 

 La Via Tolosana (d'Arles à Saint Jacques de C.)

Le plus court et le plus au sud des chemins de Compostelle;

L'ancienne Abbatiale de Saint Gilles du Gard

L'abbaye de Saint-Gilles est un ancien monastère bénédictin. Il s'agissait de l'un des deux grands prieurés, avec celui de Toulouse, de la langue de Provence, l'une des divisions de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem.

Ce monastère est construit au VIIeme siècle, initialement dédié à SaintPierre et Saint Paul, puis au IXeme siècle à Saint Gilles, un ermite local. Ses reliques, conservées dans l'église abbatiale, en font un important lieu de pèlerinage sur la Via Tolosana.

 

Ancienne Abbaye de Gellone à Saint Guilhem le Désert

 

L’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert ou abbaye de Gellone est une abbaye bénédictine fondée en 804 par Guillaume de Gellone, aussi connu sous le nom de Guillaume d'Orange (v.742 - †812) (Guilhèm en occitan), comte de Toulouse, ami de saint Benoît d'Aniane. Il y a été moine et s'y est fait enterrer.

Les troubadours composèrent la Geste de Guilhem d'Orange, qui a contribué à la célébrité de l'abbaye. D'autre part le comte Guilhem avait laissé des reliques précieuses comme un morceau de la Sainte Croix qui attira vers l'abbaye des foules de pèlerins venus vénérer la relique sacrée. L'abbaye devint une étape incontournable sur le "chemin d'Arles", un des itinéraires vers Saint-Jacques de Compostelle
Au début du XIe siècle, l'abbé Pierre Ier fait reconstruire l'abbaye, qui reste un chef d'œuvre de l'art roman.


En 1569, pendant les guerres de religion, les protestants pillent l'abbaye. On dut vendre une partie des biens pour réparer les dégâts.
Au XVIIe siècle, l'abbaye est dans un état d'abandon avancé. L'abbaye devint possession de la Congrégation de Saint-Maur qui réussit à sauver l'essentiel. À la Révolution, six moines de Saint-Maur vivent à Saint-Guilhem. L'abbaye est alors vendue comme bien national, et l'église est devenue l'église paroissiale du village. On installe une filature, une tannerie. Les autres parties du couvent servent de carrière de pierre.
En 1840, les Monuments historiques prennent en charge l'abbaye. Des restaurations successives ont donné un nouveau lustre aux bâtiments sauvés de la destruction.
La Basilique Saint Sernin et l'Hôtel-Dieu Saint Jacques à Toulouse

La basilique Saint-Sernin de Toulouse est un sanctuaire bâti pour abriter les reliques de Saint Saturnin évêque de Toulouse, martyrisé en 250. Devenu l'un des plus importants centres de pèlerinage de l'Occident médiéval,  depuis le IXe siècle au plus tard et jusqu'à la Révolution français. Saint-Sernin est la plus grande église romane conservée en Europe.

L'édifice conserve 260 chapiteaux romans et est le symbole de l'architecture romane méridionale.

 

L’Hôtel-Dieu Saint-Jacques se développa à partir de 1257 sur l’emplacement de deux hôpitaux plus anciens, celui de Sainte Marie de la Daurade et celui de l’Hôpital Novel. Confiés aux Bayles de la Confrérie Saint-Jacques, ces deux établissements séparés par la rue de l’Herbe, furent réunis en un seul, qui prit le nom d’Hôpital Saint Jacques.

Il se développe progressivement pour devenir en 1554 l’Hôtel-Dieu (ou Maison-Dieu). Maison d’accueil pour tous les malheureux, mendiants, vagabonds, femmes de mauvaise vie et surtout les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, on y soignait également des malades, mais ce n’était pas son rôle principal.

Ayant fait l’objet de nombreux agrandissements au XVIIe siècle, l’Hôtel-Dieu devint au XIXe et surtout au XXe siècles, grâce au progrès de la science, un véritable centre de soins et d’enseignement.
Classé au titre des Monuments historiques, il est aujourd’hui le siège du Centre Administratif des Hôpitaux de Toulouse et héberge le Musée d’Histoire de la Médecine

 

La cathédrale Sainte Marie à Auch

 

Cathédrale Sainte Marie (XV - XVIIe s.)
Site majeur sur les chemins de Saint-Jacques , c'est l'une des Cathédrales les plus récentes de France, mais aussi l'une des plus vastes et des plus riches : plus de 100 m de long et 40 m de large, 2 tours d'une hauteur de 44 m encadrent la superbe façade Renaissance. Commencée en 1489, sa construction a duré 200 ans.

Eglise Sainte Marie à Oloron Sainte Marie

 

Au XIeme siècle, une cathédrale est commencée, dédiée à la Vierge, d’où ce nom de Sainte-Marie. Au début du 12° siècle, deux grands artistes en décorent magnifiquement le portail. 

 Victime d’incendies au 14° siècle,elle est alors dotée d’un beau chevet gothique à chapelles rayonnantes, inspiré de Bayonne et de Soissons. A l’intérieur, après une nef large mais basse, s’ouvre un vastechoeur: il est entouré d’un déambulatoire aux voûtes élancées, unique en Béarn. Ceci témoigne sans doute de la fréquentation du sanctuaire et du succès de ses reliques sur cette route majeure de pèlerinage.

05/08/2010

Patrimoine Mondial de l'UNESCO : Les Chemins de saint Jacques de Compostelle

L'UNESCO vient de classer l'Ile de la Réunion et la cité épiscopale d'Albi au patrimoine mondial. Ces deux sites rejoignent ainsi les 33 autres sites français ayant obtenu ce classement auparavant.

Mais les connaissons-nous vraiment ?

Un petit tour de France du patrimoine, ça vous tente ?

 

2. Les Chemins de Saint Jacques de Compostelle.

Tout au long de ces quatres chemins des dizaines de monuments, lieux remarquables, tronçons de chemins sont répertoriés par le classement. En tout, 78 !

Monuments culturels (64)
(*)Biens à double-inscription (déjà inscrits individuellement sur la Liste du patrimoine mondial avant qu'ils ne fassent partie du bien «Les chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France»)

• Aquitaine (19 monuments)
• Périgueux (Dordogne) : cathédrale Saint-Front
• Saint-Avit-Sénieur (Dordogne) : église Saint-Avit
• Le Buisson-de-Cadouin (Dordogne) : église abbatiale Notre-Dame de la Nativité
• Bazas (Gironde) : ancienne cathédrale Saint-Jean-Baptiste
• Bordeaux (Gironde) : basilique Saint-Seurin*
• Bordeaux (Gironde) : basilique Saint-Michel*
• Bordeaux (Gironde) : cathédrale Saint-André*
• La Sauve (Gironde) : ancienne abbaye Notre-Dame de la Sauve Majeure
• La Sauve (Gironde) : église Saint-Pierre
• Soulac-sur-Mer (Gironde) : église de Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres
• Aire-sur-l’Adour (Landes) : église Sainte-Quitterie
• Mimizan (Landes) : clocher-porche de l’ancienne église
• Sorde-l’Abbaye (Landes) : abbaye Saint-Jean
• Saint-Sever (Landes) : abbaye
• Agen (Lot-et-Garonne) : cathédrale Saint-Caprais
• Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) : cathédrale Sainte-Marie
• L’Hôpital-Saint-Blaise (Pyrénées-Atlantiques) : église Saint-Blaise
• Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées-Atlantiques) : porte Saint-Jacques
• Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) : église Sainte-Marie

• Auvergne (3 monuments)
• Clermont-Ferrand (Puy-de-Dome) : église Notre-Dame-du-Port
• Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) : cathédrale Notre-Dame
• Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) : Hôtel-Dieu Saint-Jacques

• Bourgogne (3 monuments)
• La Charité-sur-Loire (Nièvre) : église prieurale Sainte-Croix-Notre-Dame
• Asquins (Yonne) : église Saint-Jacques
• Vézelay (Yonne) : basilique Sainte-Madeleine*

• Centre (2 monuments)
• Neuvy-Saint-Sépulchre (Indre) : collégiale Saint-Etienne (anciennement collégiale Saint-Jacques)
• Bourges (Cher) : cathédrale Saint-Etienne*

• Champagne-Ardennes (2 monuments)
• L’Epine (Marne) : basilique Notre-Dame
• Châlons-en-Champagne (Marne) : église Notre-Dame-en-Vaux

• Ile-de-France (1 monument)
• Paris (Seine) : tour Saint-Jacques (vestige de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie)

• Languedoc-Roussillon (3 monuments)
• Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault) : ancienne abbaye de Gellone
• Aniane/Saint-Jean-de-Fos (Hérault) : Pont du Diable
• Saint-Gilles (Gard) : ancienne abbatiale

• Limousin (1 monument)
• Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) : église Saint-Léonard

• Midi-Pyrénées (21 monuments)
• Audressein (Ariège) : église Notre-Dame de Tramesaygues
• Conques (Aveyron) : abbatiale Sainte-Foy
• Conques (Aveyron) : pont sur le Dourdou
• Espalion (Aveyron) : pont Vieux
• Estaing (Aveyron) : pont sur le Lot
• Saint-Chély-d’Aubrac (Aveyron) : pont dit «des pèlerins» sur la Boralde
• Toulouse (Haute-Garonne) : basilique Saint-Sernin
• Toulouse (Haute-Garonne) : Hôtel-Dieu Saint-Jacques
• Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne) : ancienne cathédrale Notre-Dame
• Valcabrère (Haute-Garonne) : basilique Saint-Just
• Auch (Gers) : cathédrale Sainte-Marie
• Beaumont-sur-l’Osse et Laressingle (Gers) : Pont d’Artigues ou de Lartigues
• La Romieu (Gers) : collégiale Saint-Pierre
• Cahors (Lot) : cathédrale Saint-Etienne
• Cahors (Lot) : pont Valentré
• Gréalou (Lot) : dolmen de Pech-Laglaire 2
• Figeac (Lot) : hôpital Saint-Jacques
• Gavarnie (Hautes-Pyrénées) : église paroissiale Saint-Jean-Baptiste
• Jézeau (Hautes-Pyrénées) : église Saint-Laurent
• Ourdis-Cotdoussan (Hautes-Pyrénées) : église Saint-Jacques
• Rabastens (Tarn) : église Notre-Dame-du-Bourg

• Picardie (3 monuments)
• Amiens (Somme) : cathédrale Notre-Dame*
• Folleville (Somme) : église paroissiale Saint-Jacques le Majeur et Saint-Jean-Baptiste
• Compiègne (Oise) : église paroissiale Saint-Jacques

• Poitou-Charentes (6 monuments)
• Saintes (Charente-Maritime) : église Saint-Eutrope
• Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime) : abbaye royale Saint-Jean-Baptiste
• Melle (Deux-Sèvres) : église Saint-Hilaire
• Aulnay (Charente-Maritime) : église Saint-Pierre
• Poitiers (Vienne) : église Saint-Hilaire-le-Grand
• Pons (Charente-Maritime) : ancien hôpital des pèlerins.

Ensembles (7)
• Basse-Normandie
(1 ensemble)
Le Mont-Saint-Michel* (Manche).

• Midi-Pyrénées (5 ensembles)
• Saint-Lizier (Ariège) : ancienne cathédrale / cloître / cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède / palais épiscopal / remparts
• Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne) : basilique paléochrétienne / chapelle Saint-Julien
• Rocamadour (Lot) : basilique Saint-Sauveur / crypte Saint-Amadour
• Aragnouet (Hautes-Pyrénées) : hospice du Plan et chapelle Notre-Dame-de-l’Assomption, aussi appelée Chapelle des Templiers
• Moissac (Tarn-et-Garonne) : abbatiale Saint-Pierre et cloître.

• Provence-Alpes-Côte-d'Azur (1 ensemble)
• Arles* (Bouches-du-Rhône)

Sections de sentier (7 tronçons du chemin du Puy, GR®65)
• de Nasbinals à Saint-Chély-d’Aubrac (Lozère / Aveyron) : 17 Km
• de Saint-Côme-d’Olt à Estaing (Aveyron) : 17 Km
• de Montredon à Figeac (Lot) : 18 Km
• de Faycelles à Cajarc (Lot) : 22, 5 Km
• de Bach à Cahors (Lot) : 26 Km
• de Lectoure à Condom (Gers) : 35 Km
• de Aroue à Ostabat-Asme (Pyrénées-Atlantiques) : 22 Km

 Parmi tous ces sites et monuments, quelques illustrations ....

Sur la Via Turonensis ( Paris - Saint Jacques de C.)

La Tour Saint Jacques à Paris

 

Cette tour, ancien clocher de l'église Saint-Jacques la Boucherie, longtemps l'une des plus hautes de Paris (52m) fut utilisée par Pascal pour ses expériences sur la pesanteur de l'air (1648) (La découverte de l'atmosphère). Sa construction commencée en 1508, fut achevée en 1522.  L'église Saint Jacques la Boucherie  devint propriété nationale en 1790 et fut vendue le 11 floréal an V, avant d'être rasée en 1802. La tour avait été comprise dans cette vente, aucune clause n'imposait à l'acquéreur l'obligation de la conserver. La ville de Paris, jalouse de réparer cette omission, l'acheta des héritiers Dubois, le 27 août 1836, moyennant 250 100 F. Théodore  Ballu fut chargé de sa restauration vers 1855.

Eglise Saint Jacques de la Boucherie en 1784

 

Eglise Saint Hilaire le Grand à Poitiers

 

 

 Etape sur les Chemins de Compostelle depuis le XIIe siècle. Construite au XIe siècle, l'église du célèbre évêque poitevin Hilaire offre un choeur et un transept romans d'une hauteur impressionnante et d'une grande luminosité. 



Remarquable par l'équilibre des volumes, le déambulatoire de Saint-Hilaire ouvre sur quatre chapelles ornées de peintures murales romanes représentant une scène tirée de l'Apocalypse. 

 Eglise saint Hilaire de Melle

 Déjà citée dans une charte vers 1080, elle est reconstruite à l'entrée de Melle (79) sur la route des pèlerins allant de Celles-sur-Belle à Saint-Jacques de Compostelle, sans doute en deux campagnes au cours du XIIème s. Le monastère fut détruit durant les guerres de religion. L'église Saint-Hilaire, de plan cruciforme, construite en pierre calcaire, nous donne à voir l'un des plus beaux spécimens du roman poitevin

Eglise Saint Pierre d'Aulnay

Située sur le chemin de Compostelle, elle était facilement repérée par son clocher carré. Les portails témoignent de la beauté de l'église : les décors des voussures, les sculptures des tympans d'inspiration orientale et un bestiaire roman rivalisent de beauté. À l'intérieur, la nef en berceau voûté, la coupole sur pendentifs et les chapiteaux historiés forment une unité proportionné et remarquable. Le cimetière attenant se distingue par une croix hosannière du 15ème siècle.

 

Abbaye Royale Saint Jean Baptiste à Saint Jean d'Angely

La fondation de l'abbaye de Saint-Jean d'Angély remonte au début du IXe siècle, sous l'impulsion de Pépin, alors duc d'Aquitaine : son but était d'y entreposer une relique, la tête de saint Jean-Baptiste, rapportée d'Orient. Mais les Vikings, très actifs à cet époque, pillèrent à plusieurs reprise l'abbaye, et ce n'est qu'en 1010 que la tête est retouvée dans les débris : on décide la reconstruction de l'abbaye, qui n'aura de cesse de se développer, devenant l'une des plus puissantes de la France de l'ouest, ainsi qu'une étape importante vers Saint-Jacques de Compostelle. Cette prospérité est mise à mal durant la Guerre de Cent Ans, Anglais et Français se disputant la possession de la ville, puis durant les Guerres de Religion. L'abbaye, pillée et détruite, perdit sa précieuse relique dans les flammes : les pèlerins cessèrent de passer par Saint-Jean d'Angély. L'abbaye que l'on observe aujourd'hui est une nouvelle fois reconstruite au XVIIe, dans un style architectural classique. Abandonnée par ses moines bénédictins à la Révolution, elle servira de collège, de lycée, avant d'abriter désormais la bibliothèque, l'école de musique et un centre de culture européenne de « Saint-Jacques de Compostelle ».

Eglise Saint Eutrope à Saintes

Dans la première moitié du VIe siècle, une église est fondée à l'emplacement du tombeau de St Eutrope, évêque du IIIe siècle. Cet édifice est reconstruit une première fois après les ravages causés par les normands au IXe siècle. La situation de St Eutrope sur la route de Saint Jacques de Compostelle pousse ensuite les clunisiens à s'y intéresser. En effet, l'ordre souhaite promouvoir le pèlerinage vers Compostelle. Le comte de Poitou, Guy Geoffroy Guillaume, fait don de l'église à Cluny en 1062. Pour cela, il développe les lieux de cultes qui se trouvent sur le chemin. Dans cette optique, un nouvel édifice est construit vers 1081. Urbain II vient le consacrer en 1096, alors que seul le choeur est achevé.
Au XVe siècle, Louis XI finance la réfection du croisillon nord et l'édification d'un clocher de 65 mètres de haut, entre 1478-1496. Une chapelle axiale est également ajoutée.
La nef est détruite en 1803. Il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges du collatéral sud. L'ancien choeur roman sert depuis de nef, tandis que l'ancienne chapelle axiale fait office de choeur. Une façade moderne est élevée en 1831 pour clôturer le transept. La coupole qui couronne la croisée date de la même année

Sarcophage de Saint Eutrope

Ancien Hôpital des pélerins de Pons

Au moyen-âge, la ville de Pons est une place-forte importante et prospère qui accueille un flot croissant de pèlerins en route vers Saint Jacques de Compostelle. Devant cet afflux de population, le vieil hôpital Saint-Nicolas (autrefois situé dans la ville-haute, il n'en subsiste aucun vestige) ne tarde pas à montrer ses limites. Ce n'est du reste pas le seul problème : à cette époque, les portes de la ville sont systématiquement closes la nuit afin de se prémunir contre toute attaque ou intrusion de brigands, et ceux des pèlerins qui arrivent après la fermeture des portes ne peuvent qu'attendre patiemment le lever du jour pour recevoir des soins, lorsqu'il n'est pas trop tard.

Cette situation détermine Geoffroy III de Pons à fonder un hôpital neuf en 1160 . L'hôpital est fondé à dessein hors-les-murs afin que nécessiteux et pèlerins puissent trouver soin et réconfort à toute heure du jour et de la nuit, mais aussi afin d'éviter la propagation des épidémies.

Il est l'un des plus anciens ensembles hospitaliers d'Europe à avoir été conservé

 

Les basiliques Saint Seurin , Saint Michel et la Cathédrale Saint André  à Bordeaux.

La Basilique Saint Seurin. Joyau d´architecture,  sa construction remonte au début du 6e siècle, mais elle ne sera basilique qu´en 1873.
Elle porte le nom d´un évêque, dont le sarcophage se trouve dans l´église. La basilique funéraire devient donc une crypte visible en partie dans la nef de l´église. La place sur laquelle elle se trouve est un cimetière. La Basilique St Seurin était sur le chemin des pèlerins de St Jacques de Compostelle qui s´y arrêtaient au Moyen Age pour vénérer le bâton de St Martial , voir l´olifant de Roland , et les reliques de St Seurin et St Fort.
Sa rénovation (novembre 1995) en fait l´un des joyaux de l´art gothique flamboyant à Bordeaux.

 



La Basilique Saint Michel. Église de style gothique flamboyant construite entre la fin du XIVe et le XVIe siècle. La chaire est de Feyneau et représente saint Michel terrassant le dragon. Les vitraux furent détruits lors des bombardements en 1940. Le clocher isolé de 114 mètres de haut, construit au XVe siècle est le plus haut du Sud-Ouest. En 1881 fut découvert un cimetière gallo-romain et des catacombes sous la tour. Classé monument historique.

 

La Cathédrale Saint André. Consacrée par le pape Urbain II en 1096, la cathédrale est bâtie sur un plan en croix latine à nef unique de 124 mètres de long, 18 m de largeur au transept, 23 m de haut dans la nef et 29 m dans le chœur. Alors qu’elle avait été conçue pour avoir quatre clochers, deux seulement ont leur flèche (côté rue Vital-Carles) car on se rend vite compte que la cathédrale est trop lourde pour le sol marécageux et s’enfonce. La construction des deux autres clochers est alors abandonnée. Du premier édifice roman du XIe siècle il ne reste que les murs intérieurs de la nef.

 

 L'Abbaye Saint Jean à Sorde-l'Abbaye

On situe la première fondation d'une abbaye à Sorde aux alentours du IXème siècle, juste à côté de la villa gallo-romaine Barat-de-vin... pour ensuite déménager plus à l'ouest au XIème siècle en lieu et place du village actuel... L'abbaye bénédictine devient alors une halte importante pour les pèlerins en route pour Compostelle. Grâce à cette puissance, l'abbaye assure la protection de la cité qui reste indépendante... fait suffisamment rare pour que cela soit mentionné ! 

Aujourd'hui l'ensemble formé par l'abbaye représente un patrimoine architectural et historique remarquable... L'abbatiale Saint Jean du XIIème, édifice imposant de style roman, semble dominer la cité, avec son chevet à 2 absidioles et sa mosaïque de la fin du XIème... 

Le monastère avec sa grange batelière dans laquelle étaient entreposées les réserves, le logis des abbés reconstruit au XVIème et surtout un peu plus loin, l'hôpital des pèlerins qui plus qu'un hôpital était une grande hôtellerie où étaient prodigués les soins habituels à destination des marcheurs...

 Eglise Saint Blaise à L'Hôpital Saint Blaise.

C'est en ce lieu que se rejoignent trois des chemins menant de France vers Saint Jacques de Compostelle, celui que nous avons emprunté depuis Paris mais aussi celui venant de Vezelay et celui du Puy en Velay.

 

Le village de l'Hôpital-Saint-Blaise doit son existence à un établissement d'accueil pour les voyageurs (un hôpital) aujourd'hui disparu. La petite route qui le traverse aujourd'hui était au XIIe siècle une voie de passage entre le sud de la France et la péninsule ibérique pour des chevaliers, des marchands, des religieux, des migrants. C'était l'époque de la Reconquista: les rois chrétiens de la péninsule ibérique faisaient appel aux hommes du nord pour les aider à conquérir, à peupler, à gouverner les terres autrefois musulmanes.Tout un réseau d'hôpitaux est alors créé au nord des Pyrénées pour faciliter le voyage de ces migrants. Le roi d'Aragon, le vicomte de Béarn y prennent une part essentielle. Ils confient la gestion de ce réseau à l'Hôpital Sainte-Christine du Somport qui devient un puissant ordre religieux avec des possessions tant au Béarn, en Navarre qu'en Aragon. L'Hôpital de Miséricorde (c'est le nom le plus ancien de l'Hôpital saint Blaise) est créé au milieu du XIIe siècle par les moines de Sainte-Christine.

Les voyageurs de ce temps sont en même temps des pèlerins car ils visitent les sanctuaires qui se trouvent sur leur route. C'est la raison pour laquelle, l'Hôpital-Saint-Blaise comme la plupart des autres hôpitaux, est doté d'une église. C'est le seul vestige de cette époque conservé aujourd'hui

L'Eglise est en forme de croix grecque. Sa coupole, ses fenêtres à grilles de pierre, ses corniches de bois sculpté et sa charpente d’origine recouverte de bardeaux offrent un exemple architectural unique où se croisent harmonieusement influences musulmanes et chrétiennes

La Via Lemovicensis ( Vézelay - Saint Jacques de Compostelle)

 Cette voie , à son début, est composée de deux branches. L'une partant de Vézelay et l'autre d'Asquins.

Eglise Saint Jacques à Asquins

Classée monument historique, l’église, dédiée à Saint-Jacques le Majeur, est inscrite par l’Unesco au patrimoine mondial  de l’humanité en tant que point de départ d’un des quatre chemins du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

Un très beau buste reliquaire en bois polychrome représentant Saint-Jacques (16e siècle), des boiseries du 18 enveloppant les piliers de la nef, un bel ensemble de vitraux (19e ), dont Saint-Jacques dans le chœur baroque du 18e siècle, méritent le détour.

Eglise prieurale Sainte Croix Notre Dame à La Charité sur Loire.

Fondé en 1059 par les religieux de l'ordre de Cluny, le monastère devient rapidement une des cinq "filles aînées de Cluny", selon l'expression consacrée.

Autour de l'édifice et de ses dépendances, une ville se développe rapidement. Le sanctuaire devient également une des étapes des pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au XIIe siècle, l'église Notre-Dame présente des dimensions si vastes qu'elle est la deuxième plus grande église de la chrétienté. Toutefois, les guerres vont peu à peu affaiblir la renommée du sanctuaire.

Vendu comme bien national après la Révolution, le sanctuaire est classé au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1998 et est depuis 2001 un des plus vastes chantiers de restauration en Bourgogne.

La Collégiale Saint Etienne à Neuvy Saint Sépulchre
La collégiale Saint-Étienne est un des rares édifices subsistants en France qui soit conçu comme une copie de l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem. L’étude archéologique, réalisée pendant des travaux, a permis de préciser les étapes de son évolution depuis sa fondation dans les années 1040. La rotonde, avec ses onze piliers centraux, a été ajoutée à l’extrémité ouest d’une église antérieure. Le mur extérieur a été achevé dans cette première phase mais la cage centrale, qui abritait l’édicule, n’a été terminée qu’au début du XIIe s. Pendant la deuxième moitié du XIIe s., l’église est profondément remaniée et sans doute raccourcie avec la création d’un chevet plat. La voûte primitive est remplacée par trois travées de croisées d’ogives. L’édifice sert de refuge pendant la guerre de Cent Ans, ce qui provoque certains dégâts, partiellement réparés. Malgré les ruptures évidentes dans la construction et un plan irrégulier, l’étude montre que l’édifice est le résultat de la poursuite d’un projet architectural cohérent et original visant  à évoquer l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem
L'Eglise Saint Léonard à Saint Léonard de Noblat

La Collégiale qui date des XIe et XIIe siècles est dédiée à saint Léonard, c'est un chef-d’œuvre de l’art roman limousin.
Le clocher  est un très bel exemple de clocher  dit « limousin ». Il repose sur un porche ouvert de deux côtés et orné de chapiteaux. Il est formé de 4 étages carrés, surmontés de 2 étages octogonaux.

Le Tombeau de Saint Léonard ( saint patron des prisonniers) est situé à l'intérieur de l'église, dans le croisillon sud, il est surmonté de sa chaine de prisonnier.

 

La Cathédrale Saint Front de Périgueux

 

L' étrange et très particulière silhouette de la cathédrale Saint Front est reconnaissable entre toutes... Dominant la ville de Périgueux, elle supporte fièrement ses cinq coupoles qui lui donne une allure byzantine indéniable... 

D'abord sanctuaire au VIIIème dédié à Saint Front, évangélisateur de la ville, puis monastère dont on peut encore visiter le cloître qui date du XIIème, l'édifice ne deviendra cathédrale qu'en 1669. Etablie sur le même plan que la basilique Saint Marc de Venise, en forme de croix grecque, la cathédrale actuelle date du XIIème, construite suite à l'incendie de 1120 qui avait ravagé l'édifice antérieur. 

C'est au XIXème siècle qu'Abadie, architecte du Sacré Choeur de Paris, entreprend de faire restaurer la cathédrale en mettant tout particulièrement l'accent sur les coupoles. De l'ancien édifice, il ne reste que le clocher... 

 L'ancienne Cathédrale saint jean Baptiste de Bazas

 

Avec ses 83 m de long, la cathédrale a mérité son entrée sur la liste des monuments classés patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Elle s'ouvre par trois portails : le principal est dédié à saint Jean-Baptiste, les latéraux à saint Pierre et à la Vierge. La nef imposante s'élève sur cinq absides. La décoration y est sobre, mais agrémentée au dessus de l'autel d'une Vierge du 13ème siècle, et tout le long de vitraux du 19ème siècle.

 

L'Abbaye de Saint Sever

L'abbaye romane demeure encore aujourd'hui un formidable témoignage historique et architectural du rayonnement de Saint-Sever. L'église au plan bénédictin à 7 absides échelonnées, s'élève au coeur de la ville, sur la place du Tour du sol entièrement pavée. Ce monument exceptionel en Aquitaine abrite 150 chapiteaux dont 77 d'époque romane. Classée monument historique depuis 1911. On notera aussi l'orgue romantique authentique Cavaillé-Coll du 19e s. et la salle d'art sacré accessible dans le cloître.

 
 
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