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03/08/2010

Patrimoine mondial de l'UNESCO : les fortifications de Vauban.

L'UNESCO vient de classer l'Ile de la Réunion et la cité épiscopale d'Albi au patrimoine mondial. Ces deux sites rejoignent ainsi les 33 autres sites français ayant obtenu ce classement auparavant.

Mais les connaissons-nous vraiment ?

Un petit tour de France du patrimoine, ça vous tente ?

1. Les fortifications Vauban.

Je commence par elles car, dans les Hautes Alpes, ce classement concerne deux sites : la Ville Haute de Briançon et ses forts ainsi que la place forte de Montdauphin. Mais les 12 fortifications Vauban inscrites au Patrimoine Mondial sont implantées sur tout le pourtour du pays, comme on le constate à jetant un oeil sur la carte...

Qui était Vauban ?

Sébastien Le Prestre de Vauban est né le 4 mai 1633 dans le Morvan, à Saint-Léger-de-Foucherets. Agé de dix-huit ans, il est cadet au régiment de Condé. C'est l'époque de la Fronde des Princes animée par Louis de Bourbon dit le Grand Condé,  en rébellion contre la reine régente Anne d'Autriche et son premier ministre, le cardinal Mazarin.

Vauban se rallie à Mazarin et au jeune roi Louis XIV après l'arrestation de Condé en 1650. Il peut diriger son premier siège de ville en Argonne puis il obtient d'être nommé, grâce aux études qu'il mène, ingénieur du roi en 1655.

Joignant théorie et pratique, il s'attèle aux problèmes de défense sur les pas des ingénieurs des fortifications d'Henri IV, les Errard, Chastillon, de Beins, de Bonnefons. Il améliore, invente, met en place ; écrit aussi son traité sur l'attaques des forteresses en 1705.

Nommé lieutenant-général en 1688, il reçoit la dignité de maréchal de France le 14 janvier 1703. Sa carrière tout entière est consacrée au roi et au royaume : il construit ou réaménage plus de 300 forteresses, dirige plus de 50 sièges ; ses prises de places sont célèbres : Tournai, Douai, Lille, Maastricht, Mons, Besançon, Namur, Luxembourg, etc.

Dès 1673, il fortifia le royaume qu'il nomma " le pré carré " en Flandres et dans le Nord, en Ardennes, Alsace, Rhénanie, en Franche-Comté, Alpes, Bretagne, Roussillon, sans omettre la façade maritime. Il créée des places-fortes avec des échelonnements de défense à Lille, Besançon, Belfort, etc.
Vauban à Cambrai
Vauban à Cambrai Photo SHAT
Il fut bâtisseur, urbaniste ainsi qu'ingénieur de l'armement, stratège et tacticien, gestionnaire et économiste, comme ingénieur civil. Il écrit et fait publier son Projet de dîme royale, en 1707, préconisant l'impôt unique. Il a écrit aussi un mémoire en 1689 où il désapprouve la révocation de l'Edit de Nantes, au nom de la liberté de conscience.

Epuisé par sa vie de labeurs immenses, il décède le 30 mars 1707 à Paris.

Son corps repose en l'église de Bazoches ( Nièvre ), près de son château acquis en 1675, tandis que son coeur se trouve déposé en l'église du Dôme, aux Invalides, à Paris, par décision de l'Empereur Napoléon, depuis le 28 mai 1808.

Arras

Passée définitivement sous l’autorité du roi de France en 1659, la ville d’Arras est intégrée par Vauban dans son « pré carré », une double ligne de villes fortifiées destinées à protéger la frontière nord-est du royaume. L’une des premières réalisations de Vauban, la citadelle d’Arras est construite en deux ans (1668-1670), et implantée à la convergence de deux ruisseaux permettant l’inondation des environs en cas d’attaque. Pentagone entourant une cour rectangulaire, elle est le plus bel exemple d’une citadelle de plaine selon le premier système de Vauban. Ses bâtiments, inscrits dans un plan orthogonal, témoignent de la rencontre entre l’architecture classique du Grand Siècle et le jeu de la décoration brique et pierre de tradition locale. Rapidement, la position peu stratégique de la citadelle, car située trop en retrait de la frontière, lui valut le surnom de « Belle inutile 

Longwy

Sitôt devenue française par le Traité de Nimègue en 1679, Louis XIV décide la destruction de l’ancien Longwy-Haut médiéval et la construction d’une « ville neuve », afin de constituer un maillon défensif important sur la frontière nord-est. Tout le talent de Vauban consiste alors à adapter le tracé de cette place forte aux contraintes d’un terrain en pente, posé au bord d’un escarpement, dominant la vallée de la Chiers et la ville basse.
La forteresse est construite selon un plan hexagonal, enveloppe de 6 bastions, et équipée de toutes les commodités d’une place de guerre (église, arsenal, puits, casernes). Au-delà de ces caractéristiques militaires, elle traduit également la conception qu’avait Vauban de la ville idéale.
Une porte monumentale ainsi que 4 bastions ont été conservés, deux d’entre eux renferment des magasins en forme de croix, exceptionnels chez l’ingénieur, et les deux autres des poudrières modifiées. Au centre de la ville, la place d’armes carrée, avec son grand puits public, est entourée des services dont subsistent l’hôtel de ville et l’Eglise Saint Dagobert.

Neuf Brisach

 

 

Après la perte de Brisach au-delà du Rhin en 1697, la construction d’une nouvelle place forte dans la plaine d’Alsace s’impose. Vauban est dépêché sur place afin de soumettre au roi différents projets, lequel choisira le plus onéreux et le plus complet. La construction commence dès 1699 et nécessite le creusement d’un canal jusqu’aux Vosges afin d’acheminer le grès rose nécessaire. A partir de 1703 et la reprise de Brisach, les travaux s’enlisent, la nouvelle place forte ayant perdu de son importance stratégique.
Neuf-Brisach offre à voir le seul exemple du troisième système à la Vauban et son projet urbain le plus abouti. A partir d’un plan urbanistique octogonal des principes simples régissent l’organisation interne : offrir des circulations pratiques pour que lieux de commandement, lieux de combat et lieux d’activité civile s’intègrent harmonieusement sans se gêner.
Autour d’une place d’armes regroupant tous les bâtiments du pouvoir, l’espace de la ville est partagé en 48 îlots, dont 34 étaient réservés aux 4000 habitants. Les casernes sont placées contre les remparts, afin d’optimiser la protection des civils.

Étoile parfaite posée dans la plaine d’Alsace, Neuf-Brisach fait figure de synthèse de toute l’œuvre fortifiée de Vauban.

Besançon

 

 

Besançon possède une position stratégique exceptionnelle, déjà remarquée par Jules César : une rivière, le Doubs, enserre la cité dans une boucle fermée par une colline.
Vauban trouve ainsi une ville fortifiée depuis l’Antiquité. Dans un souci permanent d’adaptation au terrain, il perfectionne certains édifices et en conçoit de nouveaux remodelant ainsi entièrement Besançon.
Sur l’éperon rocheux qu’il fait rehausser, afin de le protéger des collines de Chaudanne et Brégille, Vauban construit la citadelle, entourée d’énormes murailles. Il conçoit l’enceinte de Battant, avec bastions, courtines et demi-lunes dominés par le fort Griffon, seconde citadelle faisant face à la première. Vauban optimise la défense du cœur de Besançon en inventant un nouveau modèle de tours à canons : la tour bastionnée. Il en construit 6, bien ancrées dans la rivière et faisant face aux collines qui dominent la ville.
Les fortifications bisontines sont achevées en 1693, après presque 20 ans de travaux. Elles avaient coûté si cher au trésor royal que Louis XIV aurait demandé si la citadelle n’avait pas été construite en or.

Briançon

Occupant une position stratégique à l’intersection de 5 vallées, la ville haute de Briançon, juchée sur un piton rocheux à 1326 mètres d’altitude, s’impose comme un site unique.
Le projet de Vauban pour ce site est d’enserrer la ville dans un échelonnement vertical de remparts et de la couronner de forts, la rendant ainsi imprenable. Partant du principe que l’assaillant sera obligatoirement chrétien, Vauban place sa majestueuse collégiale sur le bastion le plus exposé, assuré ainsi que son ennemi n’osera la bombarder.

De 1713 à 1734, les prescriptions laissées par le célèbre ingénieur sont appliquées à la lettre : l’enceinte de la ville se déploie sur près de 3 kilomètres, et ses hauteurs se couvrent de forts, et d’ouvrages de protection (fort du Randouillet, fort des Trois-Têtes, fort Dauphin, redoute des Salettes). La circulation des hommes est également pensée, avec la construction du pont d’Asfeld et de la communication Y.

Ce site majestueux et imposant permet de comprendre une part du génie d’adaptation dont à fait preuve Vauban, rompant ainsi totalement avec tout système de fortification jamais réalisé.

Montdauphin

A partir de 1693, afin de prévenir toute invasion venue d’Italie, Vauban décide de faire construire ex-nihilo une extraordinaire place forte sur un plateau dénudé à 1050 mètres, dominant le confluent du Guil et de la Durance. Mont-Dauphin, alors conçue comme une ville de garnison moderne, était destinée à accueillir 2000 soldats et autant d’habitants. Ensemble remarquable et entièrement préservé, Mont-Dauphin constitue l’archétype de la place forte de montagne, avec son arsenal, ses deux magasins à poudre, ses casernes au rempart et son église, restée inachevée.

Villefranche de Conflent

Dominée de toutes parts au creux de la vallée encaissée de la Têt, la « petite vilotte », dont les murailles médiévales s’étirent le long du torrent, est transformée par Vauban en 1679.
L’ensemble du site, revu par l’ingénieur pour en assurer une meilleure défense, est constitué de 3 entités se couvrant réciproquement.
L’enceinte urbaine avec ses tours médiévales est renforcée sur les points faibles et entièrement couronnée d’une toiture de lauzes épaisses pour se protéger des tirs ennemis. Le front d’aval est renforcé par une grotte casematée, la Cova Bastera, reliée au village par un escalier souterrain. Enfin, en 1681, sur le seul point haut que l’attaquant pouvait occuper avec des canons, Vauban construit un fort, le fort Libéria, conçu pour abriter une garnison de 96 soldats.
A la fois par la qualité des matériaux utilisés et par l’adaptation au bâti existant et à la géographie du site, la cité de Villefranche-de-Conflent constitue un véritable chef-d’œuvre de la fortification

Mont Louis

Située dans les Pyrénées orientales, la place forte de Mont-Louis est édifiée ex-nihilo à partir de 1679 par Vauban. Cet ensemble fortifié venait ainsi en complément de Villefranche-de-Conflent, afin de verrouiller le passage des Pyrénées.
Construite en deux ans, à plus de 1600 mètres d’altitude sur un terrain granitique, la place forte s’adapte parfaitement à la géographie du site. Cet ensemble est formé de deux entités carrées, étagées dans la pente : une citadelle à bastions à orillon et demi-lunes et une ville neuve enveloppée dans une enceinte.
Cas rare, l’ensemble des échauguettes, toutes les portes à pont-levis, les deux églises et les deux puits ont été conservés intacts depuis le XVIIe siècle

Blaye - Cussac /Fort Medoc

Gironde, Médoc

Formidable triptyque barrant la Gironde, le verrou de l’estuaire est mis en place par Vauban et son ingénieur Ferry entre 1685 et 1692.
A Blaye, Vauban trace le plan d’une nouvelle enceinte à quatre bastions, trois demi-lunes et deux portes. Il transforme ainsi l’enceinte médiévale en réutilisant systématiquement les ouvrages préexistants sans que cela soit visible. De l’autre côté de la rive, l’ingénieur fait construire ex nihilo un fort carré, le Fort Médoc, sur un terrain marécageux l’obligeant à ne dresser que des défenses de terre palissadée.
Enfin pour verrouiller complètement l’estuaire, Vauban érige le fort Paté sur un banc de sable non stabilisé au milieu du fleuve, prototype du fort à la mer compact. Véritable prouesse technique cette tour à canon ovale permettait de croiser ses feux avec les deux rives, situées chacune à 1600 mètres de l’île.

Saint Martin de Ré

 A partir de 1681, Vauban projette de construire un réduit central à Saint-Martin, capable de servir d’abri à toute la population de l’île en cas de débarquement ennemi sur un autre point.
L’enceinte urbaine, unique par ses dimensions, un demi-cercle d’1,5 kilomètres de rayon et de 14 kilomètres de rempart, est réalisée d’un seul jet sans contraintes géographiques liées au site.
La citadelle, carré parfait, n’est accessible que par une seule porte d’entrée monumentale, ouvrant sur un petit port retranché. Des bâtiments intérieurs, prévus pour 1200 hommes, subsiste une caserne, la chapelle, l’unique arsenal, les souterrains des bastions et le pavillon d’officier.
Conservée intacte dans son écrin de glacis non urbanisé, Saint-Martin-de-Ré est la plus belle application conservée du premier système de Vauban et sûrement le plus bel exemple d’un réduit insulaire.

Camaret sur Mer

Située à l’extrémité d’un sillon sableux, aujourd’hui au cœur du Parc marin d’Iroise et du Parc naturel régional d’Armorique, la tour de Camaret a été construite de 1693 à 1696 afin d’empêcher l’attaquant de prendre à revers le port de Brest et sa flotte.
Celle-ci n’était pas encore achevée lorsqu’elle subit en 1694 son baptême du feu, dont elle porte encore les traces, en présence même de Vauban qui repoussa victorieusement l’ennemi.
Modèle du fort à la mer, la tour dorée doit son nom à la couleur de son enduit fait de brique pilée.
L’ensemble est constitué d’une tour hexagonale équipée de meurtrières, imbriquées dans une batterie basse semi-circulaire que cerne un fossé maçonné dans lequel l’eau pénètre par infiltration à marée haute.

Saint Vaast la Hougue

 Lors de chacune de ses visites, Vauban définit la rade de Saint-Vaast comme « la meilleure et la plus seure du royaume », protégée naturellement par l’Ile Tatihou. Cependant, position avancée face à l’Angleterre, la côte du Cotentin demeure vulnérable. La nécessité de sa protection se révèle cruciale après la bataille de la Hougue en juin 1692 qui voit la défaite des vaisseaux de Louis XIV face à la flotte anglo-hollandaise.
Ainsi, en 1694, Vauban réclame en urgence la construction de deux tours qui protégeront, en croisant leurs feux, le mouillage des bateaux.
Les travaux sont menés sous les ordres de l’ingénieur de Combes. Ces tours tronconiques, de 20 mètres de haut se caractérisent par leurs multiples fonctions : l’observation, le tir à la mer et la communication par signaux et sont un bel exemple du génie militaire de Vauban.
Prévues pour 40 à 80 hommes, avec citernes et magasins, elles sont conçues de façon autonome, de manière à supporter un siège.

 

Pour en savoir plus sur les fortifications Vauban classées au Patrimoine Mondial de l'UNESCO : http://www.sites-vauban.org

 En préparant cette note, je suis tombé sur le Blog d'un internaute catalan, Enric Balaguer, qui conteste ce classement de sites militaires au patrimoine de l'UNESCO, jugeant que cela est contraire aux valeurs défendues par cet organisme. Ces arguments me paraissent recevables. En voici le résumé :

"Les fortifications de Vauban en territoire catalan ont été durant l’occupation française après l’annexion à la France des comtés du Roussillon et de Cerdagne l’outil de contrôle de soumission et d’une répression sanglante : villages entiers brulés et détruits, opposants exécutés et écartelés dont on exposa les tètes tranchées dans les rues de Villefranche de Conflent… Les forteresses de Vauban ont été construites bel et bien pour soumettre les populations au nouveau pouvoir.

Bien sûr l’œuvre de Vauban mérite d’être inscrite,  protégée et valorisée mais à mon sens pas dans le cadre de l’UNESCO.

Voici ci-dessous extrait du site de l’UNESCO les missions de cet organisme international, vous conviendrez  je l’espère qu’il y a une certaine incohérence, les forteresses de Vauban n’ont en rien contribué à « promouvoir la diversité culturelle, le dialogue interculturel et une culture de la paix »  bien au contraire. C’est donc faire offense à la mémoire de ceux qui ce sont battus pour leur liberté de classer ces sites à l’UNESCO."  

 «  La mission de l’UNESCO est de contribuer à l’édification de la paix, à l’élimination de la pauvreté, au développement durable et au dialogue interculturel par l’éducation, les sciences, la culture, la communication et l’information. L’Organisation se concentre, en particulier, sur deux priorités globales :

l’Afrique

l’égalité entre les sexes.

Et plusieurs objectifs primordiaux :

• assurer une éducation de qualité pour tous et l’apprentissage tout au long de la vie

• mobiliser le savoir et la politique scientifiques au service du développement durable

• faire face aux nouveaux défis sociaux et éthiques

• promouvoir la diversité culturelle, le dialogue interculturel et une culture de la paix

• édifier des sociétés du savoir inclusives grâce à l’information et à la communication".


 

05/09/2009

Un p'tit tour chez les Chtis : le Boulonnais

Avant le reprise des hostilités, une semaine chez les chtis, ça ne peut pas faire de mal. Loin de la canicule du Sud-Est en cette mi-août, nous voilà partis vers les horizons nordistes.

A l'arrivée, une semaine de beau temps, de soleil. Une virée à Lille, très belle ville ; une escapade dans le Boulonnais ; une autre en Belgique ....

Et quelques photos.

Aujourd'hui nous partons pour le Boulonnais.

La région de Boulogne sur Mer est certainement l'une des plus belles du Nord. A vous d'en juger ! Et pour commencer un petit tour sur le port de Boulogne sur Mer.

 A droite le port de pêche artisanale, à gauche le petit port de plaisance.Si Boulogne est le 3eme port français en terme de pêche(23 686 t), il est le 1er en termes de vente. Mais à Boulogne comme ailleurs, la pêche industrielle et artisanale doivent faire face à l'épuisement de certaines ressources halieutiques induit par la surpêche et probablement exacerbé par le réchauffement climatique et la pollution.

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A l'entrée du port, la Boulonnaise, en costume traditionnel .
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Les petits bateaux de pêche, de retour de mer. Loin de la pêche industrielle...
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De retour au port, le poisson est trié par variété et par taille, directement dans le bateau...
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... avant d'être déchargé ...
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... et d'être vendu par les femmes, directement, du producteur au consommateur, sur le quai. Ici, c'est essentiellement de la sole qui est proposée à des prix imbattables...
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Puis nous voilà partis pour Wimereux, sur la côte d'Opale. Station balnéaire de 8000 habitants... Ici, c'est l'ambiance années folles, avec ses cabanons de plage et ses maisons à l'architecture très début de siècle ! Un certain charme un peu suranné !
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C'est marée basse, la Manche s'est retirée... Le front de mer s'étend sur 1500 m, avec ses immeubles de style anglo-normand, de quoi profiter pleinement de l'air vivifiant et du soleil en cette belle journée dans le Nord.
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Prochaine étape, le Cap Gris-Nez. Cette avancée des falaises argilo-gréseuses constitue le point du littoral français le plus proche de l'Angleterre ; à 34 km de Douvres.  Du sommet du cap, par temps clair, comme c'était le cas ce jour-là, on a une belle vue sur les falaises blanches des côtes anglaises et sur le cap Blanc-Nez, visible ici à l'arrière plan.
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Les moutons contribuent à l'entretien du site. Le cap Gris-Nez est considéré comme un site majeur à protéger  pour la conservation d'habitats naturels d'oiseaux remarquables. Mais il était comme le cap Blanc-Nez victime de dégradations liées à la surfréquentation du site (800 000 visiteurs/an au début des années 2000). C'est pourquoi, il a bénéficié d'une opération de sauvegarde  pour mieux intégrer le parking, créer de nouveaux sentiers pédestre qui conduisent à trois belvédères en bois , sur les sites du "Cran aux oeufs"» de la « baie des épaulards» et face à l'Angleterre. Le site est  classé pour son intérêt écologique et paysager
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Les falaises argilo-gréseuses du Cap Griz-nez. On comprend d'où ce cap tire son nom.
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Courte halte à Wissant, entre les deux Cap. Le paradis des cerfs-volants et des kite-surf. En regardant bien la photo, sur la ligne d'horizon, on remarque, imperceptibles, les côtes anglaises.
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Un peu de monde en cette belle journée du mois d'août. Au large du Cap Blanc-nez, passent les cargos ...
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A l'arrière plan, le Cap Griz-nez et son phare de type tour cylindrique en maçonnerie de pierres apparentes, dont le faisceau porte à 45 km. Il a été mis en service en 1957. On y trouve le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage(CROSS) qui est un organisme chargé de surveiller ce détroit où le trafic maritime est intense. Le CROSS Gris-Nez a pour mission de surveiller une zone allant de la frontière Franco-Belge au cap d'Antifer ( le Havre). Le détroit du Pas de Calais est le détroit le plus fréquenté au monde avec plus de 500 mouvements de bateaux par jour, transportant tout type de marchandises, dont des produits dangereuxv
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Nous terminons notre escapade par le Cap Blanc-Nez. Avec la lumière si partucilères des côtes de la Mer du Nord. A l'arrière plan, toujours le Cap Gris-Nez, qui, sous cet angle, semble fendre la mer. Le Cap Blanc-nez constitue la falaise la plus septentrionale de France composée de craie et de marne d'où sa couleur et son nom. Il s'élève jusqu'à 151 m au-dessus d'un estran rocheux. La falaise supporte une lande herbeuse, d'une qualité liée au sol et aux vent et embruns salés. C'est la falaise la plus septentrionale de France. Des pelouses calcaires uniques dans la région et sans doute en France (espèces endémiques du boulonnais) subsistent sur le haut de la falaise. Elles hébergent une flore exceptionnelle, dont la rarissime gentiane amère. Le Choux marin est une des espèces emblématiques ; c'est l'ancêtre de tous les choux cultivés.

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La baie de Wissant.
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L'obélisque du Cap Blanc-Nez nommé la Dover Patrol. Mémorial dédié à la patrouille de Douvres, symbolise le sacrifice des soldats français et britanniques qui ont défendu les eaux du détroit du Pas-de-Calais, hautement stratégiques, au cours de la première Guerre mondiale.
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29/08/2009

Un pt'tit tour chez les chtis : Lille

Avant le reprise des hostilités, une semaine chez les chtis, ça ne peut pas faire de mal. Loin de la canicule du Sud-Est en cette mi-août, nous voilà partis vers les horizons nordistes.

A l'arrivée, une semaine de beau temps, de soleil. Une virée à Lille, très belle ville ; une escapade dans le Boulonnais ; une autre en Belgique ....

Et quelques photos.

Pour commencer, partons pour Lille.

Le beffroi de l'Hôtle de Ville.  Inauguré en 1932, il fut construit après la destruction de l'ancienne mairie lors de la Première Guerre Mondiale. Conçu par l'achitecte Emile Dubuisson, il culmine à 104 m de hauteur. 

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L'Eglise Saint Maurice. Sa construction, s'étend sur plus de quatre siècles, fin XIVe siècle - début XIXeme. De style gothique et néo-gothique, elle est classée monument historique depuis 1914.

 

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 A l'intérieur de l'Eglise Saint Maurice, un iconostase contemporain confectionné par les soeurs Bernardines du Monastère Notre Dame de Bon-Secours en Belgique. Curieux, cet objet de la confession orthodoxe, fabriqué par des soeurs Bernardines, et exposé dans un lieu catholique.

 

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La vieille Bourse.  
Au XVIIeme siècle, les marchands et courtiers de la ville souhaitant se réunir dans un lieu à l'abri des regards, persuadèrent les magistrats de Lille et le souverain d'ériger une bourse semblable à celle d'Anvers. Julien Destré, architecte municipal, est alors chargé des travaux qui débutent en Mars 1652 et s'achèvent en Octobre 1653.
En 1921, la Vieille Bourse est classée monument historique .Récemment restauré, ce joyau de l'architecture flamande du XVII ème est composé de 24 maisons identiques qui entourent le cloître. Les façades sont richement décorées.

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De nos jours, ce sont les bouquinistes, les fleuristes et les joueurs d'échec qui prennent place dans ce haut lieu historique de Lille.

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La Vieille Bourse, vue du côté Grand Place...
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La Grand Place. C'est la place emblématique de Lille. A l'image de Bruxelles et de sa Grand Place, les façades baroques flamboyantes de ce lieu démontrent l'importance des places à l'époque moderne. Haut-lieu de commerce et d'échange, les places étaient l'image, la fierté et la démonstration de la richesse de la ville. Encore aujourd'hui, sa disposition centrale lui confère une grande importance. Elle est également le lieu préféré des Lillois pour se retrouver, prendre un café ou une bière sur les grandes terrasses disposées autour. Aujourd'hui, appelée la place du général-de-Gaulle, elle accueille chaque année de grandes manfestations populaires : concert lors de la grande braderie de Lille, grande roue lors des fêtes de fin d'année, marché aux fleurs au mois de mai.
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La colonne, qui trône au milieu commémore la résistance de la ville au siège autrichien en 1792. Selon la légende à Lille, la déesse, construite en 1842, qui surmonte la colonne serait inspirée de l'épouse du maire de l'époque.
A l'arrière plan le Beffroi de la Chambre de Commerce et d'Industrie haut de 76 m.
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Mais Lille, ce sont aussi des centaines de façacdes magnifiques que l'on ne se lasse pas de contempler. Leur diversité au fil des époques et la qualité de leur rénovation, font de Lille un joyau architectural.
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Apprécions la diversité des ornements ...
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... et des styles, au fil des rencontres.
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Une perspectice sur la Chambre de Commerce et d'Industrie et son Beffroi
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Et toujours une multitude d'ornements... En 1674 afin de tendre vers plus d'homogénéité, il fut décrété que tout plan de façade serait soumis à l'autorisation de la municipalité. La régularité des rues et des demeures en écoule. Ce type de façade est très présent dans le Vieux Lille ( rang de Beauregard, par exemple).

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L'incontournable "Huitrière" et son style, unique à Lille, Art déco. Au 3 de la rue des Chats Bossus.
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Le Lion, de mon point de vue, une des plus belles réussites de rénovation.
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A la fois identiques et pourtant différentes...
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L'Hospice Comtesse. Aussi appelé hospice Notre-Dame, c'est un ancien hospice dont l'essentiel des bâtiments date du XVIIe siècle. Sa construction fut décidée par Jeanne, Comtesse des Flandres, en 1236.  Situé rue de la Monnaie dans le Vieux lille, il abrite maintenant un musée.
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04/08/2009

Un p'tit tour à Manosque

Lorsque l'on habite dans nos régions ensoleillées, il n'est pas rare, l'été surtout (!), d'avoir la joie de recevoir quelques amis de passage sur la route des vacances. Ce fut le cas pour nous en ce mois de juillet. Bien entendu nous avons pas mal randonné mais nous essayons également de leur faire découvrir villes et villages de la région. Ce vendredi 31 juillet, nous décidons donc d'aller faire un p'tit tour vers Manosque. Au menu : la découverte de la ville qui vaut le détour, un petit resto et un détour par la cave de Pierrevert pour une dégustation.

Manosque

 Située au Sud Ouest du département des Alpes de Haute Provence, c'est la ville la plus peuplée du département avec ses 21 000 habitants ( les Manosquins). Assise sur les contreforts du Luberon, elle est environnée de collines rendues célèbres par l'écrivain Jean GIONO ( "Le Hussard sur le toit", "Un de Beaumugnes", "Un roi sans divertissement", etc...), enfant du pays, qui les a beaucoup fréquentées.

La maison natale de Jean GIONO à Manosque.

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L'accès à la vieille ville, le centre historique de Manosque, s'effectue par des portes. Ici, la Porte Saunerie, nom donné par le faubourg qui se trouvait devant cette porte où était entreposé le sel (sau, saou en provençal), vue de la Rue Grande.

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La porte Soubeyran : c'est à dire la supérieure, la plus haute de la ville qui existe toujours, seul son soubassement est de la même origine que les remparts. La balustrade qui la couronne est beaucoup plus récente, et la tour qui la domine ne date que de 1877. Le campanile a une forme de poire pour rappeler la forme de l'enceinte de la vieille ville.

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La Place et l'Eglise Saint Sauveur. Eglise de style roman provençal (XIIe et XIIIe siècles) avec un portail gothique. Son campanile s'est écroulé lors du tremblement de terre de 1708.

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L'Eglise Saint Sauveur est dotée d'un magnifique orgue vert et or dont nous avons eu la chance d'entendre le son car un organiste, lorsque nous sommes entrés, répétait pour un concert programmé le dimanche suivant.

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 Un petit marché s'est installé sur la place de l'Hôtel de ville. Derrière les échalottes et les tomates, le portail de l'Eglise Notre Dame de Romigier.

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La légende raconte qu'au 10ème siècle, un laboureur aurait vu ses bœufs s'agenouiller devant un buisson. Il y découvrit le sarcophage où une Vierge noire, d'époque préromane, coiffée d'une couronne avait été cachée. Elle fait partie des trésors de l'Église  avec l'autel où repose un sarcophage (dit de l'Anastasias, résurrection en grec) en marbre de Carrare datant du 5ème siècle et représentant des apôtres, main levée vers la croix en signe de sacrement. Ne vous fiez pas à la photo, le sarcophage est d'un blanc immaculé. Mais dans la pénombre de l'église et avec le flash, le résultat est surprenant. L'édifice religieux, détruit en 900 fut reconstruit aux 10ème et 12ème siècles dans un style typique du roman provençal.  
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Nous terminons cette petite escapade dans le vieux Manosque par l'Hôtel de Ville et sa belle façade renaissance.
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Il est l'heure d'aller se restaurer. Notre choix s'est porté sur un petit restaurant de la Place Marcel Pagnol. Cette place, typiquement provençale, porte bien son nom. Les informations recueillies sur ce restaurant, L'Antidote, nous promettaient une belle cuisine méditerranéenne. Nous n'avons pas été déçus. Un service souriant et décontracté mais efficace, des plats inventifs à partir des produits locaux et une addition très raisonnable. Vraiment une adresse à recommander pour ceux qui passent par Manosque ou pour les régionaux qui recherchent les bons petits restos locaux...
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Pour terminer notre périple dans les basses Alpes (Pardon , les Alpes de Haute Provence), nous partons vers le village de Pierrevert pour de nouvelles dégustations. Liquides celles-là ! Pierrevert, "un village d'or semblable à une barque portée par une vague de rochers", selon Giono.
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Pour moi, l'été, le rosé idéal c'est celui de la Cave des Vignerons de Pierrevert. Mais ils produisent également un très bon blanc ainsi que des vins rouges. Ces vins ont reçu de nombreuses récompenses dans les plus grands concours français : Concours Agricole de Paris, Foire de Mâcon, Brignoles, Orange, Avignon... Ils sont cités quasiment chaque année dans le Guide Hachette des Vins. Les vignerons de Pierrevert ont également  réussi leur entrée dans la famille très convoitée des Appellation d'Origine Contrôlée.


La production annuelle est d'environ 15000 hectolitres pour une surface revendiquée de 300 ha, avec une proportion dominante de vins rouges (60 %) et en proportion moindre les rosés (30 %) et les blancs (10 %).
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Cette appellation est petite, presque confidentielle, située sur les rives gauche de la Durance et du Verdon elle regroupe onze communes du sud du Département des Alpes de Haute Provence. Le vignoble est un des plus haut de France avec une altitude moyenne de 450 mètres. Il s'étend actuellement dans la zone la plus chaude du département et bénéficie des remontées d'air chaud dans la vallée de la Durance. Cet arrière pays provençal connaît des étés chauds et très ensoleillés mais également des amplitudes thermiques (jour/nuit) fortes en raison de l'altitude, accompagnés de faibles pluviométries.
 

Quelques bouteilles pour partager ( avec modération !) en apéro ou avec les grillades et nous retournons dans nos montagnes.

01/07/2009

Virée vers l'Ouest (6) : La Creuse

Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique.

 

Etape n°6 : La Creuse.

Nous voici arrivés dans mon département d'origine, la Creuse. La ville où je suis né, La Souterraine, mérite le détour. Pour les amoureux de vieilles pierres, de nature authentique ( comme on dit), loin de la folie des villes et autres régions touristiques surpeuplées. Quand j'étais plus jeune, je me souviens que le slogan du département était : "En Creuse, vacances heureuses"....

 

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La Souterraine se situe au nord ouest du département. c'est la limite nord de l'Occitanie. Plus vraiment le Sud mais pas encore la langue d'oil. Le nom historique de la région était La Marche. Il résume bien la situation géographique de ce coin de France, une marche entre deux...

Le nom de la ville, tel qu'il apparaît la première fois en 1268 (Subterranea), se rapporte à la crypte ou église souterraine de grande taille de la ville. Cette crypte est un lieu de culte primitif avec deux puits.

L'église Notre-Dame , construite entre le XIeme et le XIIIeme siècles et restaurée en 1850, est un monument qui s'impose au visiteur dès son approche de la cité et quelque soit la route empruntée. La pierre blanche visible sur le clocher marque le chemin des pélerins vers Saint Jacques de Compostelle.

 

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La Porte Saint Jean. Nommée selon les époques Porte de Breith, de Lavaud, De Notre-Dame ou de la prison, la porte Saint-Jean a été construite au XIIIe siècle. Elle a servie de prison jusqu'en 1860. C'est l'un des derniers vestiges des remparts médiévaux. Les façades des maisons sur la partie gauche de la photo sont un beau trompe l'oeil, en fait des pignons peints.

 

 

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Un peu de tourisme ludique avec le Labyrinthe Géant des Monts de Guéret

Composé d'arbustes et non en plants de maïs, le Labyrinthe Géant des Monts de Guéret est le plus grand labyrinthe au monde dans sa catégorie, celle des labyrinthes végétaux permanents.

 

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Ce sont des chiffres records : 4,5 kilomètres d'allées pour 5 kilomètres de haies d'éléagnus, de lauriers communs ou du Portugal ainsi que de troënes réparties sur plus de deux hectares, qui  attendent le visiteur pour le faire douter de son sens de l'orientation.

Pour nous aider à sortir de ce "dédale de verdure", quelques carrefours stratégiques suscitent une question. La réponse rapproche de la sortie ou bien prolonge la visite du site.
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Le parc aux loups de Chabrières. Le Parc animalier des Monts de Guéret,  "Les loups de Chabrières", a ouvert ses portes en 2001 au cœur d'un magnifique massif forestier. Cette structure unique en France  permet d'approcher l'univers des loups et de les observer dans leur milieu naturel.

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La grande superficie des enclos fait oublier que les loups sont ici en captivité. On a même parfois l'impression que ce sont les visiteurs qui sont dans leur enclos, observés par les loups.
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Le calme est de mise ,ici, si l'on veut observer les loups dans leurs activités habituelles. Autour des points d'eau se disputant un morceau de viande ou au repos, repus...
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24/06/2009

Virée vers l'Ouest (5)

Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique


Etape n°5 : La Rochelle

Cité millénaire, La Rochelle est une ville qui a su préserver son patrimoine naturel et architectural exceptionnel. Aute atout, et pas des moindres, sa position géographique en plein centre de la façade atlantique.
Capitale de la Charente-Maritime, avec ses 76 711 habitants, c'est certainement une des villes les plus attractives et les plus dynamiques de France.

 Bien entendu, La Rochelle, c'est d'abord, la mer, le port, les bateaux. Incontournable...

Le Vieux-Port  est le port historique de la ville. C'est grâce à ce port que La Rochelle prit de l'importance durant la Guerre de Cent Ans puis avec la découverte de l'Amérique.

Aux XVIIeme et XVIIIeme siècles, le Vieux-Port de La Rochelle a drainé plus de la moitié du trafic colonial vers la Nouvelle France. Il constitue aujourd'hui l'un des attraits touristiques de la Rochelle.

 

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Le vieux port est aussi connu grace à ses célèbres tours qui en gardent l'entrée depuis les XIIe et XVe siècles. Elles sont les vestiges des fortifications de la ville de La Rochelle. 

La tour de la Chaîne ( à droite sur la photo) doit son nom à la chaîne qui était tendue de celle-ci à la tour Saint-Nicolas pour condamner l'entrée du port. La tour Saint-Nicolas a basculé vers l'Est en cours de construction. Redressée, elle servit de prison et de logis royal.

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La Tour de la lanterne. On sait qu'elle fut commencée en 1445 et achevée, après une longue interruption, en 1476. Elle mesure environ 70 mètres de haut, de sa base au sommet de la flèche. Elle tire son nom du fait que sur la tourelle de l'escalier se trouvait une lanterne de pierre percée à jour à six pans et vitrée pour empêcher que le vent n'éteignit le gros cierge au massif flambeau que l'on mettait dedans la nuit, en mauvais temps pour servir de phare et de lumière aux vaisseaux. La Tour comporte de vastes caves, l'ancien corps de garde et quatre étages, elle servit de lieu de concentration ou de prison.

On la nommait encore : Tour de Prêtres, parce que treize prêtres, qui y étaient emprisonnés pendant les luttes religieuses, y furent égorgés et précipités dans la mer.

La Tour a servi tout au long de son histoire de prison, elle a reçu au XVIIIe siècle des corsaires anglais, écossais, irlandais, hollandais et espagnols ; certains d'entre eux furent condamnés à mort et pendus dans la salle la plus haute, où l'on voit encore la trappe.

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La Tour Saint Nicolas. La tour Saint-Nicolas se situe sur la rive sud du port de La Rochelle, face à la tour de la Chaîne. Le rôle de la tour Saint-Nicolas, la plus importante des trois tours de la Rochelle, était de protéger le port contre les dangers venant de la mer. Elle servait de point d'attache à la lourde chaîne qui la reliait, le soir, à sa tour soeur, la tour de la Chaîne. Le système de communication fort complexe, à double révolution à l'intérieur de la tour, supporte la comparaison avec le donjon du château royal de Vincennes.
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La Grosse Horloge : Construite au XIVè siècle, la Grosse Horloge était une porte qui séparait le port de la cité. Il s'agissait alors d'un édifice rectangulaire surmonté de deux tourelles et d'un campanile. Sa base massive comporte deux ouvertures, l'une pour les piétons et l'autre pour les attelages. L'arcade unique, telle que nous pouvons la voir aujourd'hui date de 1672. Le campanile et les deux tours sont remplacés par un dôme unique orné de pilastres en 1746. Sa cloche civile (2,2t) est la plus lourde du département.

 

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L'Hôtel de Ville : Entouré de son enceinte gothique datant du XVè siècle, l'Hôtel de Ville demeure un symbole : la ville protège ses libertés communales, octroyées dès 1199 par Aliénor d'Aquitaine.
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Chaque siècle a laissé l'empreinte de son style dans l'architecture de l'Hôtel de ville : Henri II sur l'aile gauche, Henri IV sous le baldaquin de l'escalier, le bâtiment principal, décoré des statues des Vertus Cardinales : Force, Justice, Tempérance, Prudence.

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 Sous le baldaquin de l'escalier de l'Hôtel de Ville, trône la statue d'Henri IV.
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Et, au détour d'une ruelle, derrière le Vieux Port, devant un bar à vin, la bonne surprise du jour. Un orchestre de lascars du jazz, le "Vitamine Jazz Band" nous propose de traverser l'Atlantique vers la Nouvelle Orléans.
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Le swing rechauffe l'atmosphère de cette journée un peu grise sur le port de La Rochelle...
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Avant de partir vers une nouvelle destination, un dernier regard vers les tours à travers les mats des voiliers qui attendent tranquilement, dans leur abri de voguer vers le grand large...
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21:34 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : la rochelle, voyage, photos, tours, resto | |  Facebook | |

 
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