14/07/2009
14 juillet : Prise de la Bastille
Pour fêter ce 14 juillet, quelques représentations de l'évènement fondateur que fut la Prise de la Bastille par les révolutionnaires Parisiens de 1789.
Le tableau d'un contemporain de la révolution Française, Jean Pierre Houël ( 1735-1813) qui avait 54 ans lors de la Prise de la Bastille.

Autre contemporain, Hubert ROBERT ( 1733-1808) qui nous présente une Bastille déjà prise. Les révolutionnaires semblent se reposer au pied du monstre surgi de nulle part...



Une gravure de Camille PELLETAN, artiste du début du XXeme siècle. Remarquons comment la Bastille semble encore plus imposante que sur la toile de Houël ...










14:42 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bastille, révolution française, 1789, 14 juillet, tableaux, peinture, dessins
21/06/2009
Fête des pères ! D'où ça vient ?

Au temps des Romains, on honorait déjà les pères. Une cérémonie avait lieu chaque année en février et on y célébrait les pères décédés.

Mais, en ce qui concerne l'époque comtemporaine, c'est semble-t-il aux Américains que l'on doit l'idée de rendre hommage aux papas. L'idée de créer une fête pour que les enfants honorent leurs pères est en effet née à Spokane (Etat de Washingthon).

Sonora Smart Dodd fut la première personne à proposer la fête des pères. En écoutant un sermon le jour de la fête des mères en 1909, Sonora s'interrogea sur cette célébration. Elle avait été élevée par son père, avec ses 4 frères et soeurs, Henry Jackson Smart, après la mort de sa mère et elle voulait lui faire savoir à quel point elle lui était reconnaissante. Comme son père était né en juin, elle choisit ce mois pour organiser la première fête des pères à Spokane le 19 juin 1910.

L'idée fit son chemin et en 1924, le président Calvin Coolidge soutint l'idée d'une journée nationale de fête des pères. Mais il fallut attendre 1966 et le Président Lyndon Johnson pour que fût signée la proclamation officielle d'un "Father's Day" le troisième dimanche de juin.
En Europe
C'est en 1952 que la France institua la première fête des pères, deux ans après l'officialisation de la fête des mères.
En Belgique, elle a lieu le deuxième dimanche de juin, une semaine avant les autres.
En Italie, c'est le jour de la saint Joseph, le 19 mars, que l'on célèbre les papas.
Au Luxembourg, les papas doivent attendre le 3 octobre.
A l'arrivée, ne l'oublions pas, si cela fait toujours plaisir d'être fêté par ceux qu'on aime, fête des mères, puis fête des pères et enfin fête des grands mères avant peut être la fête des grands pères, des tatas et des tontons, des cousins et des neveux, des belles-soeurs et des beaux-frères, de l'oncle de ma femme et du cousin de mon cheval...tout cela fait marcher le commerce !

20:47 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fête des pères, histoire
06/06/2009
Petite Histoire de la Fête des Mères
Pour trouver les premières traces de la fête des mères il nous faut remonter à la Grèce antique. On y célébrait la déesse Rhéa ( ou Cybèle) la Grande Mère des dieux lors des Ides de Mars.

Dans la Rome antique, c'est le 1 mars que les matrones ( mères de familles respectables et dignes, chargées du bon maintien de la maison et de l'éducation des enfants) étaient célébrées lors des Matronalia.

Mothering Sunday Simnel




19:11 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : fête des mères, histoire
22/05/2009
Jean DOMENICHINO : Une ville en chantiers
La construction Navale à Port de Bouc (1900-1966).
Ouvrage publié en 1989 aux Editions EDISU. Préfaces d'Emile Témine et de Madelaine Rebérioux.
Les livres d'histoire sociale ne sont pas les plus courants. Historiens et éditeurs s'attachent plus souvent aux biographies d'hommes ou de femmes illustres donnant ainsi une vision très individualiste de l'histoire ou à une histoire évènementielle où le peuple n'occupe qu'une place relative.
Avec cet ouvrage consacré à l'histoire des Chantiers de Provence à Port de Bouc, Jean Doménichino nous présente à la fois un lieu de production, une entreprise, les Chantiers et un lieu de vie : Port de Bouc. Usine et cité, intimement liées car la seconde est née de la première. Au milieu de tout cela, l'homme producteur, l'homme travailleur, l'homme militant, l'homme dans la cité.
Un ouvrage érudit, nourri d'ethnologie et de sociologie, mais passionnant pour qui s'intéresse à l'histoire de l'humain.
L'auteur
"une ville en chantiers" est le premier ouvrage publié par Jean Doménichino. Depuis il a continué à creuser le sillon de l'histoire sociale de Provence, s'intéressant, entre autres aux mineurs, aux dockers, aux ouvriers de la Chimie,etc... . Il est enseignant à l'Université de Provence ( Aix-Marseille 1).
Les Chantiers de Provence à Port de Bouc
Nous sommes en 1899, à la porte du 20ème siècle quand les Chantiers et Ateliers de Provence, spécialisés dans la construction navale s’implante à Port de Bouc. Quelques années plus tard deux usines de produits chimiques, Saint Gobain et Kulhman, choisissent elles aussi Port de Bouc.
Durant cette période, la population augmente et se diversifie. Elle acquit là son statut de ville hospitalière. En 1966, la ville enregistre 14 000 habitants de mille horizons. Français, espagnols, italiens, grecs,... Port de Bouc est un pays où raisonne la voix des hommes aux chants d’espoir, de vie, de liberté.
Et puis il y a cette première fracture, survenue en 1966, les chantiers naval qui ont forgé l’identité de la cité, dont les rues aujourd’hui encore portent des traces indélébiles, ferment leurs portes. Un événement économique majeur qui déstabilise toute la ville.
2 000 emplois disparaissent emportant avec eux des rêves de bateaux, de navires et d’océan. La fermeture des chantiers demeure une plaie, dont la cicatrice ne se referme pas, tant l’Histoire sait être cruelle.
La fin des Chantiers et Ateliers de Port-de-Bouc
Archives INA
11:41 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jean Doménichino, POrt de Bouc, Chantiers de Provence, Connavale, CGT, histoire sociale
06/04/2009
Il y a cent ans ... dans les Hautes Alpes (2)
Un faux monnayeur dans les Hautes Alpes
Il se nomme Gabriel Maulier et se présente comme vendeur de produits pharmaceutiques. Il va ainsi à trvaers la région de village en village, nottament dans les vallées de la Souloise et du Buëch.
La technique est simple. Notre homme se présente dans chacun des villages chez un débitant auquel il achète pour 10 centimes d'un produit quelconque en payant avec une pièce de 5 francs ... fausse bien entendue.
Il s'agit de pièces à l'effigie de Napoléon III, millésimées 1868. Le faux est reconnaissable à la tranche.
En cette année 1909, il a été arrêté par la gendarmerie sur la place du Lycée, à Gap. Son larçin l'a conduit directement à la maison d'arrêt en attendant de comparaître devant les Assises.
16:45 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1909, Hautes Alpes, faux-monnayeur, Souloise, Buëch
05/04/2009
Il y a cent ans ... dans les Hautes Alpes (1)
Un cocher indélicat.
Le 13 janvier 1909, le bureau de Poste de Gap envoie un sac contenant pour 3000 francs de timbres au bureau d'Embrun. Las, ces timbres n'arrivèrent jamais.
L'enquête ne fut pas bien compliquée pour découvrir que le cocher, un certain Marius Brochier, chargé d'acheminer le sac pour le compte de M.Vivian, entrepreneur du transport des dépêches, s'était servi au passage.
En effet, le cocher n'avait rien trouvé de mieux que d'essayer de vendre son "trésor" au bureau de St Bonnet.
Après un questionnement rondement mené par la maraichaussée, Brochier avoua son larcin et la cachette du sac. Il n'y manquait que pour 10 francs de timbres.
Verdict : un an de prison ! Cela fait cher du timbre ....
19:30 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Histoire, Gap, Laragne, La Poste, vol de timbres, Hautes Alpes
03/04/2009
L'oreille de Van Gogh
Dans le poème de Prévert, " Complainte à Vincent", publié dans ma note précédente, le poète évoque l'oreille coupée de Van Gogh : "Et le linge devient rouge / L'homme s'enfuit en hurlant". Mais pourquoi s'être coupé l'oreille ?
A l'époque, nous sommes en 1888, Vincent rêve d'une communauté d'artistes unissant fraternellement leurs expériences et leurs recherches : Paul Gauguin vient le rejoindre dans ce but le 23 octobre 1888 et ils commencent à travailler ensemble. Mais les deux hommes s'entendent mal : la tension et l’exaltation permanentes qu’impliquent leur démarche créatrice et une telle urgence de peindre débouchent sur une crise : le 24 décembre 1888, à la suite d'une dispute plus violente que les autres, van Gogh, en proie au délire tente de tuer son compagnon, puis, pour s’auto-punir, se mutile l'oreille gauche avant d'aller l'offrir à une prostitué (décembre 1888). Il est soigné par le docteur Rey dont il peint à cette époque le portrait. En mars 1889, après une période de répit pendant laquelle il peint entre autres l’Autoportrait à l'oreille bandée (janv. 1889), une pétition des habitants d’Arles entraîne son internement à l’Hôtel-Dieu.
Cet épisode illustre la vie et le destin tragique de Vincent Van Gogh.
21:01 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Van Gogh, Gauguin, oreille coupée
08/03/2009
Journée de la femme ? Non ! Journée internationale des droits de la femme ...
Un bref rappel pour situer historiquement cette journée. Qui est journée de lutte et de combat.
La journée internationale des droits de la femme (ou journée internationale des droits des femmes) trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant de meilleures conditions de travail et le droit de vote.
La création d’une « Journée internationale des droits de la femme » a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la 2eConférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrivait alors dans une perspective révolutionnaire. Dès 1911, des manifestations sont organisées en Autriche-Hongrie, au Danemark, en Suisse, en Allemagne, puis les années suivantes en France, aux Pays-Bas, en Russie et en Suède.
La date n’est tout d’abord pas fixe, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met définitivement en place. Après 1945, la Journée internationale des droits de la femme devient une tradition dans le monde entier.
Une légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu. L’origine de cette journée s’ancre bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.
La Journée internationale des droits de la femme est maintenant reconnue officiellement par les Nations unies en 1977, et en France en 1982.
Loin du folklore dont certains souhaitent entourer cette journée, elle a toute sa légitimité tant au niveau international qu'en France où les femmes ont encore beucoup de chemin à parcourir pour gagner une réelle égalité de traitement que ce soit au travail, dans la vie qutidienne et familiale. Mais leur combat c'est aussi celui des hommes car comment imaginer vivre libres et égaux quand une moitié de l'humanité reste au bord du chemin...
20:27 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Femmes, 8 mars, Journée internationale pour les droits de la femme, Clara Zedkine
25/11/2008
Les Justes des Hautes Alpes.
L'institut Israélien Yad Vashem reconnaît régulièrement des hommes et des femmes , "Justes", pour avoir apporté une aide en toute conscience à des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale.
Monument à l'institut Yad Vashem
Aujourd'hui, deux nouveaux Haut-Alpins : Roxane Durand et Soeur Valentine Gontard (décédée) se sont vu remettre l'insigne de "Justes parmi les nations". Elles avaient caché une jeune juive au couvent-lycée Saint Joseph de Gap. Leurs noms complètent ainsi une liste de 11 personnes qui, dans le département, avaient osé cacher et soutenir des Juifs au péril de leur vie. Il s'agit de Joseph Richard ( Jospeh Duchamblo dans la Résistance) de Gap, Paulette et Réaymond Hughes de Rosans, François Lepoire de Briançon, Jean Espitallier de Saint Pierre d'Argençon, d'Adrien Daurelle de Briançon, d'Edmond et Lisa Vercueil et leurs trois enfants de Trescléoux.
Dans le parc de l'Institut Yad Vashem, au pied des arbres, des plaques sont installées en l'honneur des 22 000 justes du monde entier. C'est le jardin des Justes ...
18:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Seconde Guerre Mondiale, Justes, Juifs, Hautes Alpes, Yad Vashem
11/11/2008
La guerre des barbares !
Que ce soit à Briançon ...
Que ce soit dans le Queyras
Que ce soit à Veynes
Que ce soit dans chacune des communes de France ..., les édiles, accompagnés de quelques enfants des écoles et de rares citoyens, ont rendu hommage aux soldats morts pour la France et célébré la fin de la Première Guerre Mondiale, en ce 11 novembre.
Déclaration de guerre par l'Allemagne
Morts pour la France ? Morts pour l'Allemagne ? Morts pour la Russie ? Morts pour le Royaume Uni ? Morts pour ... Mais au fait pourquoi sont ils morts ces 9 millions d'hommes ? Pour la patrie ? Ou pour l'hégémonie coloniale en Afrique et au Maghreb ? Ou pour le contrôle des mers ou de régions comme les Balkans ?
L'Europe domine alors le monde. Son empire colonial représente la moitié de la surface de la planète. L'enjeu est de savoir quel pays va être le maître économique et politique de cette Europe toute puissante : la France ? l'Allemagne, la Russie, .... ? Dans chaque pays, les puissance capitalistes ont besoin, pour se développer, de contrôler de nouveaux marchés, d'avoir la main mise sur les matières premières, etc... C'est bien là que résident les fondements de cette guerre. Dans la volonté impérialiste de chaque puissance européenne.
Première guerre de l'ère industrielle, l'industrie de l'armement a pu lancer en masse de nouveaux engins, de nouveaux matériaux ( avions, blindés, armes chimiques...).
Soldats anglais victimes des gaz chimiques
Au plus grand profit des "barons" de l'Industrie . Barbarie sans nom : 6000 morts et 5000 invalides par jour ! La France a alors perdu 10% de sa population active masculine... Des orphelins par millions, des villages rayés de la carte, des sols pollués par les munitions...
Dans les tranchées, en attendant le carnage
A cela s'ajoute l'esprit de revanche vis à vis des vaincus. Esprit de revanche qui va conduire à étrangler économiquement l'Allemagne et préparer le terrain idéologique de la Seconde Guerre mondiale.
Oui, ce fut bien une guerre de barbares. Les nations dites "civilisées" ont mené leurs soldats dans un carnage sans précédent. Pour une cause qui n'était pas la leur et au plus grand bénéfice de ceux qui, à l'arrière, dans les bureaux feutrés de leurs entreprises engrangeaient les capitaux.
Certains refusèrent cette barbarie et se mutinèrent en 1917. La réponse des barbares fut radicale, on les fusilla. Il fallait à tout prix éviter le risque de contagion au sein d'une armée où les soldats, de plus en plus nombreux, s'interrogeaient sur le bien-fondé de cette tuerie interminable et sans résultat... Fusillés pour l'exemple.
Exécution d'un soldat mutiné à Verdun
Alors, oui ! Tous les 11 novembre, célébrons l'armistice de 1918.
Mais surtout souvenons nous des origines de cette tuerie et que la barbarie est dans nos sociétés. La recherche du gain et du profit n'a aucune limite et n'a que faire des êtres humains, simples pions sur l'échiquier économique. L'histoire nous l'a prouvé. Soyons vigilants !
21:20 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Première Guerre mondiale, mutineries 1917, 11 novembre





















