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18/08/2012

The Black mamba : "It Ain't You"

je viens de découvir  "The Black Mamba" et je trouve cela pas mal ! Non ? Un beau blues ...


The Black Mamba - It Ain't You par orchardmusic

27/07/2012

Mahmoud DARWICH : "La Terre nous est étroite et autres poèmes"

Gallimard - Poésie - traduction de l'arabe par Elias Sanbar - 2000

Une fois n'est pas coutume, c'est d'un recueil de poèmes dont il est question ici. Mahmoud Darwich, c'est LE grand poète palestinien contemporain. Il a lui-même opéré la sélection des poèmes qui composent ce recueil et qui propose une belle traversée de l'oeuvre du poète de 1966 à 1999. Sorte d'"anthologie personnelle" que l'auteur a eu bien du mal à produire tant il considère son oeuvre comme une perpétuelle remise en cause, remise en doute, comme il l'exprime lui-même dans la préface : "Chacun de mes nouveaux recueils tend à une certaine rupture dans la contuinité, à une démolition du recueil précédent dans la mesure où, à chacune de mes nouvelles entreprises, j'éprouve invariablement le besoin de développer ce qui jusque-là me semblait decondaire et marginal et de la rapprocher du centre".

La poésie de Darwich épouse l'histoire palestinienne et le positionnement de l'auteur au sein même du combat de son peuple. Si les premiers poèmes contenus dans cette anthologie relèvent d'une approche très patriotique et révolutionnaire, très vite, c'est la recherche d'une certaine esthétique, liée au déracinement qui prend le pas dans la création poétique. La vie de Darwich ne sera qu'exils et sa poésie se fait tour à tour épique et lyrique pour aboutir à une oeuvre plus apaisée, dans les années 1995-1999, où le poète se penche sur son intimité familale et géographique et sur le quotidien des choses. C'est donc un recueil d'une très riche variété qui nous est proposé ici.

La lecture est exigeante mais il me semble que l'essentiel est de se laisser porter par la beauté du verbe, la richesse des images et la force des évocations, par le déferlement de la vague poétique qui nous entraîne à la découverte d'un peuple, de ses souffrances, de ses espoirs au travers de l'expérience unique du poète...

L'auteur

Mahmoud Darwich est né en 1941 à Al-Birwah, en Galilée, à 9 kilomètres à l'Est de Saint Jean d'Acre en Palestine sous mandat britannique, aujourd'hui Israël. Il est le deuxième enfant d'une famille musulmane sunnite de propriétaires terriens, avec quatre frères et trois sœurs. Après l'établissement d'Israêl en 1948, le village fut rasé entièrement et la famille Darwich s'enfuit au Liban, où elle resta un an, avant de rentrer clandestinement en Palestine où elle découvre que leur village a été remplacé par un nouveau village juif. La famille s'installe alors à Dair Al-Assad.

Darwish a commencé ses études primaires à Dair Al-Assad, tout en vivant sous la menace constante d'être découvert et exilé par la police israélienne. Plus tard, il finit ses études secondaires à Kufur Yasif, deux kilomètres au Nord de Jdeideh. Enfin, il part pour Haïfa. Son premier recueil de poésie fut publié quand il avait dix-neuf ans (Asafir bila ajnihaOiseaux sans ailes, 1960).

 

À la fin de ses études, Mahmoud Darwich commence à publier des poèmes et des articles dans des journaux et magazines comme Al-Itihad et Al-Jadid, pour lequel il deviendra plus tard rédacteur. En 1961, il rejoint secrètement le Parti Communiste d'Israël, le Maki, et commence à travailler comme rédacteur adjoint de Al-fajr.

Il sera plusieurs fois arrêté et emprisonné pour ses écrits et activités politiques entre 1961 et 1967. Pendant cette période, Darwich rêve de révolution et chante la patrie, la défense de l'identité niée des siens et la solidarité internationaliste. En 1964, il sera reconnu internationalement comme une voix de la résistance palestinienne grâce à son recueil Rameaux d'olivier (Awraq Al-zaytun). Le poème Identité (Inscris : Je suis arabe, en langue arabe Bitaqat huwiyya: Sajel ana arabi), le plus célèbre du recueil, dépasse rapidement les frontières palestiniennes pour devenir un hymne chanté dans tout le monde arabe.

En 1970, assigné à résidence à Haïfa à la suite de la publication d'articles politiques jugés trop virulents par la justice en Israël, il demande un visa d'étudiant pour quitter le pays. Il se rend à Moscou. Il y étudie l'économie politique. Il disparaît en1971. On le retrouve quelque temps plus tard au Caire, où il travaille pour le quotidien Al-Ahram. Puis il part s'installer à Beyrouth, en 1973, il dirige le mensuel Shu'un Filistiniyya (Les affaires palestiniennes) et travaille comme rédacteur en chef au Centre de Recherche Palestinien de l'OLP et rejoint l'organisation. En 1981, il crée et devient rédacteur en chef du journal littéraire Al-Karmel.

Pendant l'été 1982, Beyrouth est l'objet de bombardements du 13 juin au 12 août, l'armée israélienne cherchant à faire fuir l'OLP de la ville. Darwich relatera la résistance palestinienne au siège israélien dans Qasidat Bayrut (1982) et Madih al-xill al'ali(1983). Le poète repart en exil, au Caire, à Tunis puis à Paris. En 1987, il est élu au comité exécutif de l'OLP.

Un an plus tard, en 1988, un de ses poèmes, En traversant les mots passants, est discuté à la Knesset ; il est accusé de souhaiter voir partir les Juifs d'Israêl. Mahmoud Darwich s'en défendra en expliquant qu'il voulait dire qu'ils devaient partir de la Bande de Gaza et de Cisjordanie. Le poète écrivit :

« Alors quittez notre Terre
Nos rivages, notre mer
Notre blé, notre sel, notre blessure. »

Membre du comité exécutif de l'OLP, président de l'Union des écrivains palestiniens, Mahmoud Darwich est le fondateur et le directeur de l'une des principales revues littéraires arabes, Al-Karmel, qui a cessé de paraître en 1993. La même année, après les accrods d'Oslo, Mahmoud Darwish quitte l'OLP, protestant contre l'attitude conciliante de l'Organisation dans les négociations et préférant une paix mais une paix juste.

Il continue à être rédacteur en chef du magazine Al-Karmel, et vit à Paris avant de retourner en palestine en 1995, ayant reçu un visa pour voir sa mère. Il eut ainsi la permission de retourner en Palestine pour les funérailles de son ami l'écrivain Emile Habibi et de visiter la ville où il a vécu mais pour quelques jours seulement. Il reçoit une autorisation de séjour des autorités israéliennes et s'installe dans une ville de Cisjordanie, Ramallah, ville où Yasser Arafat avait ses quartiers.

En mars 2000, Yossi Sarid, ministre israélien de l'Éducation, proposa que certains des poèmes de Mahmoud Darwish soient inclus dans les programmes scolaires israéliens. Mais le premier ministre Ehud Barak refusa, « Israël n'est pas prêt. »

Il est décédé le 9 août 2008 aux États-Unis dans un hôpital de Houston, où il avait subi une intervention chirurgicale et se trouvait dans un état critique suite à des complications liées à l'opération. Il avait déjà subi deux opérations du cœur en 1984 et 1998.

Après avoir reçu les honneurs à Amman en JJordanieoù sa dépouille était arrivée des États-Unis, il a eu des obsèques nationales à Ramallah en présence de nombreux dignitaires palestiniens dont le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Il est enterré dans un lopin de terre près du palais de la Culture de Ramallah.

 

Extraits

La Qasida de Beyrouth (extrait)

Adieu à ce qui nous attend.

A l'aube qui nous fendra sous peu.

A une cité qui nous ramènera à une autre cité,

Que se prolongent notre périple et notre sagesse.

Adieu aux glaives et aux palmiers,

A une colombe qui s'envolera de coeurs consummés de passé

Vers un toit de tuiles...

Le combattant est-il venu par là,

Tel l'obus dans la guerre ?

Ses éclats ont-ils brisé les tasses au café ?

Je vois des villes en papier armé de rois et d'uniformes kaki.

Je vois des villes qui couronnent leurs conquérants.

Et l'Orient est l'antithèse de l'Occident, parfois.

Il est l'orient de l'Occident, d'autres fois

Et son image et sa marchandise ...

Je vois des villes qui couronnent leurs conquérants

Et exportent les martyrs pour importer le whisky et les dernières nouveautés du sexe et de la torture ...

Le combattant est-il venu par là,

Tel l'obus dans la guerre ?

Et ses éclats ont-ils brisé les tasses de café ?

Je vois des villes qui pendent leurs amants

Aux branches de fer

Et dispersent les noms, à l'aube...

 

1984


L'Art d'aimer

Avec la coupe sertie d'azur

Attends-la

Auprès du bassin, des fleurs du chèvrefeuille et du soir, 

Attends-la

Avec la patience du cheval sellé pour les sentiers de montagne,

Attends-la

Avec le bon goût du prince raffiné et beau,

Attends-la

Avec sept coussins remplis de nuées légères

Attends-la

Avec le feu de  l'encens féminin omniprésent,

Attends-la

Avec le parfum masculin du santal drapant le dos des chevaux,

Attends-la

Et ne t'impatiente pas. Si elle arrivait après son heure,

Attends-la

Et si elle arrivait, avant,

Attends-la

Et n'effraye pas l'oiseau posé sur ses nattes,

Et attends-la

Qu'elle prenne place, apaisée, comme le jardin à sa pleine floraison,

Et attends-la

Qu'elle respire cet air étranger à son coeur,

Et attends-la

Qu'elle soulève sa robe qu'apparaissent ses jambes, nuage après nuage,

Et attends-la

Et mène-là à une fenêtre qu'elle voit une lune noyée dans le lait,

Et attends-la

Et offre-lui l'eau avant le vin et

Ne regarde pas la paire de perdrix sommeillant sur sa poitrine,

Et attends-la

Et comme si tu la délestais du fardeau de la rosée, 

Effleure doucement sa main lorsque

Tu poseras la coupe sur le marbre,

Et attends-la

Et converse avec elle, comme la flûte avec la corde craintive du violon,

Comme si vous étiez les deux témoins de ce que vous réserve un lendemain,

Et attends-la

Et polis sa nuit, bague après bague,

Et attends-la

Jusqu'à ce que la nuit te dise :

Il ne reste plus que vous deux au monde

Alors porte-la avec douceur vers ta mort désirée

Et attends-la !...

 

1999

26/07/2012

La course de canoë

D'autres PPS sur Diaporamas-a-la-con

Une semaine en Périgord - Juin2012 - Sur la route du retour : Collonges la rouge

Nous sommes samedi, c'est l'heure du retour vers les Alpes. Nous aurons passé une merveilleuse semaine dans ce Périgord si riche et si attachant. Un mot également pour dire la qualité de l'acceuil réservé aux touristes dans cette région : amabilité, disponibilité, ...

Mais il faut bien partir. Nous prolongeons un peu en faisant un détour par la Corrèze pour visiter le village de Collonges la Rouge.


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La maison de la Sirène, comme toutes les demeures du village est construite en grès pourpre.

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Rue de la Barrière

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Hôtel des Ramades de Friac

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Rue de la Barrière dans sa partie basse.

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Rue de la Garde

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Vieilles demeures. Au second plan, le Château de Benge.


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Le Château de Benge et sa tour en poivrière. Les seigneurs de Benge régnaient sur le vignoble réputé de Collonges qui fut décimé par le phylloxera.

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La halle aux grains abrite le four banal.

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A l'entrée de l'église Saint Pierre, joli petit vitrail.

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Eglise Saint Pierre (XIeme-XIIeme siècles, fortifiée au XVIeme siècle)

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Demeure ancienne et fleurie sur la place de l'église.

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A la sortie du village, l'église Saint Pierre émerge des frondaisons.

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Castel de Maussac. L'échauguette fait saillie sur la tour carrée et donne à cet édifice toute son originalité.

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Castel de Vassinhac. Construit au XVIeme siècle, il appartenait à Gédéon de Vassinhac, seigneur de Collonges, capitaine gouverneur de la vicomté de Turenne. Tours, tourelles, échauguettes et meurtrières témoignent du rôle défensif de l'édificie.

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Castel et Eglise


25/07/2012

MOUSELAND - LE PAYS DES SOURIS

 Discours de Tommy Douglas en 1944 au Canada. 70 ans plus tard, rien a retirer ! Que ltrou soit rond ou carré, ce sont toujours les mêmes qui se font dévorer. A mettre en lien avec la chanson de Carmen Maria vega "Qu'est-ce qu'ils sont cons !"....

24/07/2012

Une semaine en Périgord - Juin 2012 - 7eme jour : Du Périgord noir au Périgord pourpre.

En ce vendredi, nous commençons nos visites par celle du Musée national de Préhistoire, situé aux Eyzies de Taillac.

Consacré à la période du Paléolithique, ce musée présente des collections impressionantes de silex, de pointes de flèches, de parures, etc... préhistoriques.

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Reconstitution, selon la technique de "dermoplastie" de l'adolescent du lac Turkana (Kenya, 1,8 millions d'années)

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Le mégacéros, imposant ancêtre du cerf.

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L'ours des cavernes

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Un chasseur du paléolithique, l'homme de l'abri de Cro-Magnon.

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Fragment de propulseur en bois de renne, trouvé à la Madeleine (magdalénien moyen ; environ 13000 ans)

 

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Sculpture sur bois de renne, bison se léchant.

 

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Sculpture sur bois de renne.

 

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Gravure pariétale. Un cheval 

 

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Sculpture pariétale - Chevaux - La Chaire à Calvin - Mouthiers (Charente)

 

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La statue de l'homme de Néandertal, réalisée en 1931 par Paul Dardé, se dressse sur la terrasse et domine les vallées de la Vézère et de la Beune.

Un grand saut dans le temps et nous voici au XVeme siècle, à l'abbaye de Cadouin. Cette abbaye cistercienne est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, et fait l'objet d'une intense fréquentation sur le chemin du pélerinage de Saint Jacques de Compostelle.

 

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L'église, consacrée au XIIeme sicèle, en pierres meulières.

 

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Le cloître, du XVeme siècle, relève du style gothique flamboyant.

 

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Magnifique chapiteau historié

 

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 Le siège de l'abbé lors des lectures. Les hauts-reliefs illustrent la montée du Christ au Calvaire et la Procession des moines.

 

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Fresque figurant l'Annonciation

 

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Détail des hauts-reliefs : la procession des moines

 

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Détail des hauts-reliefs : la montée au Calvaire

 

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Clef de voûte

 

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L'une des nombreuses figures parsemées dans le cloître

 

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Celle-ci représente la gourmandise...

 

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Le suaire de Cadouin. Ce drap de lin fut ramené d'Antioche par un chanoine après la première croisade. Il passait pour avoir enveloppé la tête du Christ et fit l'objet d'un culte intense. Richard Coeur de Lion, Saint Louis ou Charles V vinrent le vénérer. Mais en 1934, la science démontra qu'il s'agissait d'un tissu égyptien du XIeme siècle dont les broderies mentionnent un émir et un calife ayant gouverné l'Egypte vers 1100. Le pélerinage fut alors supprimé ...

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Un des beaux vitraux de l'abbaye


Pour terminer cette semaine périgourdine, nous allons passer l'après-midi à Bergerac.

 

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Les vieilles gabarres sur l'ancien port de Bergerac. Elles rappellent que Bergerac fut un haut lieu de la batellerie, carrefour entre le haut pays d'où venaient le bois et diverses marchandises et Bordeaux pour le commerce du vin.

 

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Ruelles de Bergerac avec ses maisons à colombages et encorbellement. 

 

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Les murs sont en torchis mêlé de briquettes.

 

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La place ombragée de la Myrpe et ses petites maisons à colombages, aujourd'hui essentiellement des chambres d'hôtes.

 

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Sur la belle place Pélissière (à plusieurs niveaux) se dresse la fière statue de Cyrano...

 

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Marchand de vin, rue des Fontaines !

 

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L'Eglise Notre Dame de style gothique mais construite au XIXeme siècle, dans la partie supérieure de la ville.

 

 


 
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