02/08/2009
Mon dictionnaire curieux : ACTINIE
Un des bons moyens de voyager pas cher, c'est d'ouvrir le dictionnaire et de le feuilleter au hasard des mots. S'offre alors à nous un voyage dans l'espace et le temps qui nous mène en des contrées inconnues et en des époques lointaines. Dépaysement garanti.
Aujourd'hui : L'ACTINIE
Ce n'est pas tant l'intérêt du mot qui a retenu mon attention que l'occasion de partager quelques belles photos de cet animal marin. Le nom "actinie" provient du grec "aktus", "aktinos" qui signifie "rayon".
C'est à la fin du XVIIIeme siècle que le mot "actinie" fait son apparition dans la langue française pour désigner cet animal de la famille des Caelentérès, polype à nombreux tentacules qui est plus connu sous une autre dénomination.
Ses caractéristiques : Le corps de l'actinie qui ressemble à un sac est appelé polype. Il est formé d'une colonne cylindrique de 5-6 cm de diamètre et d'un disque s'ouvrant par une bouche-anus entourée deplusiuers rangées de tentacules riches en capsules adhésives (spirocystes). Un bourrelet sépare la colonne du disque portant des protubérances riches en cellules urticantes (nématoblastes ou cnidoblastes) dont les nématocystes riches en venin, appliqués sur une espèce étrangère provoquent la nécrose des tissus.
Vous avez trouvé ?
Non, alors une photo pour vous aider...

Et, oui, il s'agit bien de l'anémone de mer dont voici quelques specimens...
L'anémone de mer charnue

L'ortie de mer

L'anémone encroûtante

L'anémone verte

Le mariage entre le poisson clown et l'anémone de mer...
Les poissons clowns de diverses espèces s'associent à 5 espèces d'anémones de mer ou actinies.
L'association qui unit poisson-clown et une actinie est une symbiose stricto-sensu. Les poissons se nichent au sein des tentacules urticants du cnidaire (ou actinie) et jouissent d'une protection hors-pair contre leurs prédateurs. Eux-aussi sont utiles à « leur » anémone qu'ils protégent contre les agressions de poissons qui se nourrissent strictement de tentacules d'actinies. L'immunité face aux tentacules des cnidaires s'acquiert progressivement dès le stade juvénile, par le biais de très brefs contacts avec les tentacules.
Au terme de la phase d'accoutumance, le poisson est protégé grâce à une substance chimique présente dans le mucus enrobant son épiderme. Le poisson n'est pas véritablement immunisé face aux organes urticants des actinies) : le rôle de la substance chimique consiste à éviter les détériorations des cellules du derme du poisson.
Voilà comment un petit voyage dans le dictionnaire nous conduit au fond des mers...
22:14 Publié dans Mon Dictionnaire curieux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : actinie, anémone de mer, animaux
16/07/2009
Mon dictionnaire curieux : ACIDALIE
Un des bons moyens de voyager pas cher, c'est d'ouvrir le dictionnaire et de le feuilleter au hasard des mots. S'offre alors à nous un voyage dans l'espace et le temps qui nous mène en des contrées inconnues et en des époques lointaines. Dépaysement garanti.
Aujourd'hui nous partons au pays des papillons avec l'ACIDALIE.
Une ACIDALIE est un petit papillon de nuit ( lépidoptère) de la famille des Geometridae, assez commun en France. Il se caractérise par ses ailes assez peu colorées d'une envergure d'environ 2cm et vole entre juin et août aussi bien en Europe qu'au Proche Orient. Sa larve se nourrit de mousses et de feuilles séchées.


L'acidalie glacée

L'acidalie striée (Photo Philippe Mothiron)




15:45 Publié dans Mon Dictionnaire curieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : acidalie, papillon, vénus, zoologie
15/07/2009
Mon dictionnaire curieux : ACCORE
Un des bons moyens de voyager pas cher, c'est d'ouvrir le dictionnaire et de le feuilleter au hasard des mots. S'offre alors à nous un voyage dans l'espace et le temps qui nous mène en des contrées inconnues et en des époques lointaines. Dépaysement garanti.
Aujourd'hui, un mot six fois centenaire : ACCORE.
Ce terme est apparu en 1392 sous la forme "escore", du néerlandais "schore", signifiant "écueil".C'est à la fin du XVIeme siècle qu'il prend la forme "acccore". Il s'agissait alors d'un nom commun désignant le contour d'un écueil ou un étai de soutien dans la marine. On parle par exemple des accores d'étrave. Les accores sont également des étançons servant à étayer un vaisseau en construction.
Ce sens a donné le verbe "accorer" : "Etayer avec des accores un bâtiment en construction ou en réparation".
A la fin du XVIIIeme siècle, le mot est utilisé comme adjectif et prend le sens d'"escarpé". Face à une falaise abrupte, les marins parlent d'une falaise accore.
Une côte accore est une côte immédiatement bordée de fonds importants, et presque sans avant-côte.
Le nom "accore"désigne également une rupture de pente qui sépare la plateforme continentale de l'escarpement continental.

14:14 Publié dans Mon Dictionnaire curieux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : accore, écueil, marine, bateau
14/07/2009
Mon dictionnaire curieux : ACAULE
Un des bons moyens de voyager pas cher, c'est d'ouvrir le dictionnaire et de le feuilleter au hasard des mots. S'offre alors à nous un voyage dans l'espace et le temps qui nous mène en des contrées inconnues et en des époques lointaines. Dépaysement garanti.
Aujourd'hui l'adjectif : ACAULE.
Ce mot, apparu au début du XIXeme siècle dans la langue française, vient du grec "akoulos", "sans tige". C'est donc un terme de botanique qui désigne les plantes sans tige apparente ou à tige très réduite. On parle de plantes acaules. Les fleurs sont portées par une hampe florale.
Quelques exemples de plantes acaules :
- La plus courante peut-être, Le pissenlit -






20:05 Publié dans Mon Dictionnaire curieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : acaule, tige, plante
13/07/2009
Mon dictionnaire curieux : S'acagnarder.
Un des bons moyens de voyager pas cher, c'est d'ouvrir le dictionnaire et de le feuilleter au hasard des mots. S'offre alors à nous un voyage dans l'espace et le temps qui nous mène en des contrées inconnues et en des époques lointaines. Dépaysement garanti.
Aujourd'hui, un verbe de saison : S'acagnarder.
Selon le Petit Robert, ce mot apparaît dans la langue française à la fin du XVIeme siècle. Formé à partir du mot "cagnard", signifiant paresseux, il couvre deux sens :
- s'installer paresseusement
- mener une vie oisive
Ce terme n'est plus beaucoup utilisé de nos jours. Il fleure bon, pourtant, la sieste et le soleil.

Quoi de plus agréable, en cette période estivale que de s'acagnader au pied d'un arbre, à l'ombre, ou sur la chaise longue avec un bon livre entre les mains !


On trouve aussi, des termes proches tels que "s'acagnardir" ( Genevois) ou "s'acagner" ( se blottir). "Faire du cagnard" signifie "se reposer au soleil". Dans ce cas, il faut prendre le sens provençal du mot "Cagnard" : "emplacement ensoleillé à l'abri du vent". mais "cagnard" en Provence et Languedoc a aussi pris le sens d'une "chaleur étouffante" : "se promener en plein cagnard"...

Alors, par ces belles journées d'été évitons de nous promener en plein cagnard et préférons nous acagnarder... Même si certains nous prennent pour des cagnards !

14:08 Publié dans Mon Dictionnaire curieux | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : s'acagnarder, cagnard, paresseux, xvieme sicle
02/07/2009
Mon dictionnaire curieux :"ABAQUE"
Un des bons moyens de voyager pas cher, c'est d'ouvrir le dictionnaire et de le feuilleter au hasard des mots. S'offre alors à nous un voyage dans l'espace et le temps qui nous mène en des contrées inconnues et en des époques lointaines. Dépaysement garanti. Aujourd'hui, je propose le mot : "ABAQUE" qui nous conduit au pays des nombres et des systèmes de calculs.
On dit, un abaque. Ce mot vient du latin abacus et du grec abax qui désignaient, dans l'Antiquité une tablette à calculer. Le terme Hébreu abhaq signifie poussière ou sable. Dans les temps anciens on écrivait dans le sable pour expliquer quelque chose, pour dessiner ou calculer
L'abaque grec, inventé par les chinois, qui l'ont adapté ensuite à l'écriture, était constitué d'une table recouverte de sable sur laquelle on dessine à l'aide d'un stylet, les calculs pouvant être effacés au fur et à mesure en lissant avec la main.
Quant à l'abaque romain, il s'agit d'une table, partagée en plusieurs colonnes, chaque colonne représente une puissance de 10. On dispose d'autre part de galets que l'on dépose dans les colonnes de son choix. Jusqu'au 1er siècle,, l'abaque était donc un meuble difficilement transportable.

Dès le Xeme siècle, avec l'apport par Gerbert d'Aurillac à son retour d'Espagne, du système arithmétique utilisé par les Arabes, l'araque perdure mais il désigne alors un tableau à colonnes ( colonne des unités, colonne des dizaines, colonne des centaines) utilisant les chiffres arabes. Depuis cette époque, l'abaque désigne donc un boulier-compteur.
Le sens du terme abaque s'est, à l'époque contemporaine, encore élargi pour désigner maintenant tout tableau graphique permettant de nombreux calculs ( monogramme).

L'abaque de Black
Nous sommes donc en présence d'un mot dont le sens, tout en restant proche du sens initial, a évolué en suivant les progrès des systèmes de calcul et des civilisations de l'antiquité à nos jours.
Mais, ce n'est pas tout ! A partir du sens originel, de tablette, le mot abaque a dérivé et sert également à désigner la partie supérieure du chapiteau d'une colonne en forme de tablette. A l'origine cette tablette était en terre cuite ou en bois et permettait de donner une plus large assiette aux colonnes de bois édifiée par les constructeurs anciens.

21:58 Publié dans Mon Dictionnaire curieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : abaque, antiquité, calcul, tablette
27/06/2009
Mon dictionnaire curieux : "ABACA"
Un des bons moyens de voyager pas cher, c'est d'ouvrir le dictionnaire et de le feuilleter au hasard des mots. S'offre alors à nous un voyage dans l'espace et le temps qui nous mène en des contrées inconnues et en des époques lointaines. Dépaysement garanti. Je vous propose d'entamer aujourd'hui ce voyage à travers mon dictionnaire curieux.
Première destination, les Philippines avec le mot :
ABACA
L'origine de ce mot est, en effet, à rechercher du côté des Philippines aux temps où les Espagnols fréquentaient ces contrées. La première trace du mot remonte à 1664 sous la forme espagnole Abacà.
Cet Abaca est plus conu sous l'appelation de Chanvre de Manille. Il s'agit d'une matière textile tirée des pétioles des feuilles d'un bananier.

Cette variété de bananier de la famille des musacées( Musa textilis), a pris elle même , au fil du temps, le nom d'Abaca. Elle est originaire des Philippines mais on la trouve aussi à Bornéo ou Sumatra.

En moyenne, cette plante croît jusqu'à environ 6 m de hauteur. La fibre est utilisée pour fabriquer des ficelles et des cordes. Dans les années 1800 aux Philippines, on retrouve des utilisations de l'abaca dans la fabrication de cordage.

Le nom de la plante est parfois écrit « abaka ». Elle fut cultivée initialement à grande échelle à Sumatra en 1925 par les Hollandais, qui en avaient observé la culture aux Philippines. Elle fut suivi par des plantations en Amérique centrale parrainé par le ministère de l'Agriculture des U.S. La plantation dans un objectif de commercialisation a commencé en 1930 à Bornéo. La fibre est utilisée pour faire des ficelles et des cordes; elle est très recherchée pour la fabrication de cordages légers et insubmersibles, et aussi de rabanes, nappes, stores, vêtements.

La corde d'Abacá est très robuste, souple et résistante aux dommages causés par l'eau salée. C'est une des raisons pour laquelle elle est souvent utilisée sur les navires et comme les filets de pêche.
Elle peut également être utilisée pour créer des produits artisanaux tels que des sacs, des tapis, des vêtements et des meubles.
Les fibres peuvent également être utilisé dans la fabrication de pulpe, puis transformé en papiers spécialisés tels que les sachets de thé, sacs d'aspirateur, la feuille de monnaie, papiers spéciaux, et plus ...

On la multiplie en utilisant des morceaux de racine matures plantés au début de la saison des pluies.
Après une première période de croissance de 18 à 25 mois, on récolte la plante tous les trois à huit mois sur près de 10 ans
"Le chanvre a l'exclusivité des systèmes d'attache jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale. On utilise en priorité des cordes tressées, mais aussi de simples cordes torsadées faites de fibres de chanvre ou d'abaca (chanvre de Manille) pour des ascensions faciles ou des traversées de glacier. Le sisal est moins employé. Les cordes de chanvre s'imbibent moins, d'où leur usage dans la marine aussi. On peut les imprégner pour les maintenir un tant soit peu souples à l'état humide. Elles raidissent pourtant rapidement par températures négatives, et ne coulissent qu'avec difficulté dans les mousquetons.
Combien d'alpinistes ont vécu l'impossibilité de défaire les noeuds de leur encordage à la fin d'une excursion, condamnés à prendre le train du retour attachés à leurs compagnons ?"

21:38 Publié dans Mon Dictionnaire curieux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dictionnaire, abaca, philippines, chanvre de manille





