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09/02/2012

UN HÔPITAL GREC SOUS CONTRÔLE OUVRIER

Un hôpital grec sous contrôle ouvrier

Les agents hospitaliers de Kilkis, en Grèce, ont occupé leur hôpital local et ont publié une déclaration disant qu’il était désormais entièrement sous contrôle ouvrier. Par JJMU sur Mediapart.

L’hôpital général de Kilkis en Grèce (Macédoine centrale) est maintenant sous contrôle ouvrier. Les travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes qui durent depuis longtemps du Système de santé national (l’ESY) ne pouvaient être résolus.

Les travailleurs ont répondu à l’accélération du régime des mesures impopulaires d’austérité en occupant l’hôpital et l’ont déclaré sous contrôle direct et complet par les travailleurs. Toutes les décisions seront dorénavant prises par les « travailleurs de l’assemblée générale ».

L’hôpital a déclaré que « Le gouvernement n’est pourtant acquitté de ses responsabilités financières et, si leurs demandes ne sont pas satisfaites, ils se tourneront vers la communauté locale pour avoir le plus large soutien possible afin de garantir les soins de santé publique gratuits soins et de renverser le gouvernement et tous les politiques néolibérales. »

À partir du 6 février, le personnel hospitalier ne traitera que les soins d’urgence tant que leurs salaires et les sommes qui leur sont dues ne seront pas payées. Ils demandent également un retour aux niveaux des salaires qu’ils percevaient avant la mise en œuvre de mesures d’austérité.

La prochaine assemblée générale aura lieu le 13 février, et une conférence de presse le 15.

Lire la suite sur mediapart.fr

19/09/2009

Sauver la Maternité de Valréas.

Appel unanime de la COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

La Coordination appelle tous ses membres et sympathisant(e)s qui le peuvent à soutenir le mouvement de Valréas. Il s'agit là bas (comme à Carhaix, Clamecy, Lannemezan, Juvisy,  Ivry, Montceau les mines, Aubenas, Manosque, Aubagne, Ruffec, Montbéliard, Paris Bellan, Paris St Antoine, Alfortville, Gap, Digne, Die, Tarbes, Lourdes, Albi, Champagnole  et des dizaines d'autres localités..) de contrer les restructurations désastreuses qui se multiplient sur  notre territoire, et de défendre le droit des populations à un accès égalitaire à une santé de qualité, partout et à toute heure,

sur tout le territoire.

Il faut aussi défendre une une justice bafouée par le pouvoir lui-même.

ALLONS TOUTES ET TOUS A VALREAS

 

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VALREAS  EST  EN  COLERE  :  La ministre «  dite de la Santé » !! veut fermer à tout prix

Notre  MATERNITE

 

Elle s'oppose à la décision en référé du Tribunal Administratif suspendant l'arrêté de l'ARH qui avait fixer la fermeture au 31 août et exigeant que l'ARH donne les moyens de continuer à fonctionner dans des conditions normales.

La justice nous a donné entièrement raison le 26 août !!!.

 

Mme Bachelot, ne tenant pas compte de cette décision en date du 26 août, a décidé de fermer ce service  le 30 septembre.

 

       Nous organisons une manifestation et, grâce au soutien de tous les élus locaux et des populations concernées, nous espérons rassembler plus de monde que lors du 18 juin 2008. Nous étions 4500 !

 

Nous avons besoin du plus grand nombre possible et lançons un appel afin que notre manifestation

du dimanche 27 septembre 2009 à 14 H 30

soit couronnée de succès.

 

Merci à ceux qui pourrons venir nous aider et participer à la manifestation.

 

André Lachard

Président du Comité de Valréas et Responsable national de la Coordination nationale

 

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15/09/2009

Quand Sarko va à l'hosto ...

Témoignage de deux élèves infirmières de l'Hôpital Paul Brousse (Av. Paul Vaillant Couturier, à Villejuif 94800)

"Le 18 septembre (entre 12h et 14h) Nicolas Sarkozy sera l'invité du centre hépato-biliaire (réputé pour sa 1ère greffe hépatique) pour fêter la 2500è greffe.

Seulement, pour sa visite, l'hôpital dépensera 170 000€ pour un chapiteau qui recevra 3000 personnes (seuls 600 seront des greffés, le reste, des personnalités) soit l'équivalant de 5 postes et demi qui auraient pu être créés en 1 an !!!!

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De plus, à partir du 15 au soir : personne n'aura le droit de se garer dans l'hôpital, même les soignants qui seront obligés de se garer à 15-20 min à pied de l'hôpital, les consultations seront fermées le jour de sa visite. Et la moitié de l'hôpital sera interdit d'accès le jour de sa visite.  Nous devrons prouver (bien entendu) que l'on travaille dans cet hôpital pour pouvoir entrer. Les syndicats seront parqués, il vient juste pour se faire de la pub, ainsi que favoriser celle de l'hôpital, mais il n'y aura aucune possibilité de profiter de l'occasion pour l'atteindre et parler des problèmes des hôpitaux, encore une fois la réalité sera cachée.

Les syndicats de l'hôpital et le parti communiste de Villejuif tenteront une/des actions, un rassemblement, avertir les médias et la population villejuifoise de sa visite, etc... l'idéal serait que d'autres militants (soignants ou non) des autres villes nous rejoignent et que cela passe dans les infos...

 Nous comptons donc sur vous pour diffuser ce mail à un maximum de personnes, pour dénoncer la technique "sarkozyste"...

 En vous remerciant,"

 Cécile M., Marion T.

 

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21/04/2009

Intimidation ...

En début d'après-midi nous étions 60 rassemblés devant le Commissariat de Police de Gap ( militants de la CGT, de Sud Santé, du PCF, de l'association de défense de l'Hôpital de Gap et du Collectif de Défense de l'Hôpital de Briançon...). Pourquoi un tel rassemblement assez inhabituel dans nos Alpes douces ?

Essayez de suivre, cela en vaut la peine....

Acte 1 - Il y a quelques semaines, le Bureau de l'AFP à Montpellier reçoit une missive anonyme menaçant de mort la Ministre de la santé, Roselyne Bachelot, si elle ne revenait pas sur ses réformes de l'Hôpital qui conduisent à la fermetures de nombreux lits dans les Hôpitaux comme à Gap et au Havre...

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Acte 2 - Bien entendu, menace de mort, c'est grave. Il y a donc poursuite et ouverture d'une enquête. Il faut bien que nos fins limiers de la police nationale, ne sachant trop vers quels horizons orienter leur enquête, commencent pas quelque chose... Et comme deux villes sont citées, on va orienter l'enquête vers ces deux villes.

Acte 3 - Voici donc un Inspecteur, parait-il spécialiste de la question, qui débarque à Gap ( certainement avant d'aller au Havre). Mais qui suspecter à Gap ? On ne va tout de même pas convoquer tous les syndicalistes, militants politiques et associatifs de Gap... Il y a bien une association qui s'est montée, il y a quelques mois pour la défense de l'Hôpital de Gap qui regroupe des personnels et quelques citoyens gapençais... Et cette association multiplie les actes symboliques autour de l'hôpital, médiatise ( radio et télé nationales se font l'écho de leur combat). Et bien la voilà la piste ! On va convoquer 4 activistes de l'association. Pourquoi 4 et pas les 8 membres du Bureau, le mystère reste, à ce jour, entier.

Acte 4 - Et donc, cet après-midi nos 4 militantes ( et oui, 4 femmes...) sont convoquées devant l'Inspecteur montpeliérin en question.

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Mais dans le climat actuel de criminalisation des luttes ( plaintes contre des syndicalistes qui occupent le Bureau de Mme la député, plaintes contre des salariés qui séquestrent leur patron casseur d'emploi, provocations policières dans les manifs...), il ne fut pas trop compliqué de mobiliser cette soixantaine de personnes devant le commissariat pour accompagner les 4 militantes.

Il y a juste à regretter que celui qui a envoyé la lettre ait oublié de citer toutes les villes de France dont les hôpitaux seront touchés par la politique de Mme Bachelot. Car notre limier de Montpellier aurait du opérer un véritable tour de France pour enquêter dans toutes ces villes. Peut-être que sa carrière n'y aurait pas suffit ?

Voilà un épisode de ce que l'on vit au qotidien en Sarkoland. Et ce n'est pas drôle du tout !

14/03/2009

Lettre ouverte d'un médecin du CHICAS *

* Le CHICAS, c'est l'Hôpital de Gap.

"La loi Hôpital Patient Santé Territoire, plus communément appelée loi HPST, vient d’être votée par le Parlement.

Elle devra passer devant le Sénat pour être définitivement appliquée.

Jamais une loi sur la santé n’aura suscité autant de réserves de la part de toutes les catégories de soignants. Et pourtant qui s’en soucie ?

L’idée de départ n’est pas forcément mauvaise. Faire en sorte que toutes les composantes de la santé, publiques ou privées, soient au niveau régional, mieux coordonnées, optimisées, est sûrement une bonne idée nécessaire. Que ne l’a-t-on eu avant ?

Mais cette loi, telle qu’elle est votée, présente en son sein, les germes de dérives possibles (et pour certaines, sans doute encouragées), qui priveront à terme une partie de la population d’un libre accès aux soins.

- Tout d’abord, Me la ministre de la santé a déclaré haut et fort que cette loi ne s’accompagnait d’aucune suppressions de postes. Elle n’a pas forcément tort. Les suppressions de postes auront eu lieu avant.

La FHF (Fédération Hospitalière de France, schématiquement, le syndicat des directeurs des Hôpitaux) avait déjà mentionné en 2008 la nécessaire suppression de plus de 20 000 postes dans les hôpitaux français pour revenir à l’équilibre.

Cette annonce a déjà été suivie d’effets. Sur le site du CHICAS, 30 postes ont déjà été supprimés en 2008 et prés de 70 seront supprimés en 2009. Sur l’ensemble des deux départements 04 et 05, ce sont près de 150 à 200 postes qui ont été ou seront supprimés.

- La majorité des hôpitaux français sont dans le rouge, comprenez : déficitaires. Ils doivent les uns après les autres mettre en place des plans de redressement.

La cause de ces difficultés financières ? Si vous écoutez la campagne de (dés)information menée dans tous les médias, c’est parce que les hôpitaux sont mal gérés à cause des médecins qui font n’importe quoi (je schématise, mais à peine). Sauf que jusqu’à la mise en place de la Tarification à l’Activité (TA), nouveau mode de financement des hôpitaux, la plupart de ceux ci, dont les sites de Gap et de Sisteron paraissaient vertueux et à l’équilibre financier (Me Zimmermann, France Inter : ‘’Un temps de Pauchon’’, janvier 2009). Et tout d’un coup le corps médical se serait mis à faire n’importe quoi ? De qui se moque-t-on ?

- Si l’on lit plus attentivement tout ce qu’écrit la FHF ; les hôpitaux manquent de moyens financiers, la T2A à 100% n’est pas adaptée à l’exercice de la médecine dans les hôpitaux publics, les Missions d’Intérêt Général (les MIGAC) ne sont pas suffisantes en terme de dotation pour couvrir les besoins, l’hôpital ne prend pas en charge les mêmes malades que le privé, etc…

Mais de tout ceci, point de nouveauté dans la loi HPST.

Il faudra que les hôpitaux dépensent moins et mieux. Le terme à la mode : qu’ils soient plus efficients (sous entendu, comparé aux cliniques privés qui elles sont rentables).

A ce sujet, lire avec attention tout le mal que la FHF pense de la médecine privée et de sa rentabilité est particulièrement édifiant.




Donc résumons nous : moins de personnels, toujours pas assez d’argent, moins d’efficience que les structures privées à but lucratif, des statuts de médecins hospitaliers pas bien plus attractifs ; les futurs directeurs des Agences Régionales de Santé (ARS), qui ont été créées la nuit dernière, ont une feuille de route toute tracée.

La chirurgie qui n’est pas rentable à l’Hôpital (pardon ! pas assez efficiente) le sera en clinique, suivront tous les actes d’endoscopie qui sont bien mieux organisés dans les structures ne prenant en charge que du programmé.

A terme, c’est toute la chirurgie ophtalmologique, toute la chirurgie urologique, toutes les investigations endoscopiques, voire la chirurgie viscérale programmée qui finira dans le giron des cliniques privées.




Et alors me direz vous ? Qu’est ce que cela peut faire ? Les patients seront remboursés pareil !

Pas sûr justement !

Les fonds de pension étrangers ont débarqués dans le monde jusque là feutré des cliniques privés. Le principe d’un fond de pension est d’une simplicité biblique, il faut du chiffre, des rentes pour les investisseurs. Donc les coûts ‘’de production’’ étant déjà optimisés au niveau des actes chirurgicaux, la dotation en personnel étant déjà calculé au plus juste, la seule variable d’ajustement (voyez comme nous apprenons le langage économique…) ce sera les tarifs des actes.

Nos collègues et amis (parce que nous n’y avons pas que des ennemis) du privé, nous disent que tout semble être fait pour les pousser au déconventionnement.

Qu’est ce que cela signifie ?

Un acte côté 1000, sera côté 2000, la part remboursée par l’assurance maladie (AM), sera d’abord à 800, puis (faute de moyens, variable d’ajustement de l’AM) à 700 et finira à 500. Le reste sera à la charge du client (pardon du patient). Enfin de celui qui pourra se payer une mutuelle.

Et la boucle sera bouclée.

L’état, l’assurance maladie, pourront parfaitement maîtriser le montant des remboursemenst, finis les fameux ‘’trous de la sécu’’, et surtout les compagnies d’assurance réaliseront enfin leur rêve, prendre en charge la santé, qui est un marché autrement que juteux.

Et les patients chercheront une compagnie d’assurance qui voudra bien prendre en charge leurs risques et si possible à des tarifs raisonnables.

La médecine à plusieurs vitesses sera bien là.

Et l’Hôpital dans tout ça ?

Un désert.

Imaginez vous un instant un jeune chirurgien plein de talent sortant de sa formation en CHU (c’est vrai, j’ai oublié de vous le dire, tous les médecins apprennent tout ou partie de leur métier à l’Hôpital) aura le choix entre s’installer dans un hôpital où le directeur lui dira ce qu’il faut qu’il fasse, le maintiendra sous contrat le temps qu’il le voudra, le mettra dehors quand il en aura envie (la loi HPST lui permet mainetnat tout cela, mais bien sûr il ne le fera pas………..

Ou alors dans une clinique, ou le directeur lui fera les yeux doux pour le faire venir, lui trouvera une maison, une école pour ses enfants, etc …lui donnera immédiatement tout ce dont il a besoin pour travailler et en plus lui garantira des rémunérations très largement supérieures à celles qu’il pourrait espérer dans le public.

Que croyez vous qu’il choisira ? Le privé bien sûr ! Qui pourrait l’en blâmer ?

Certains m’objecteront qu’il sera contraint de participer à la permanence des soins (comprenez, qu’il devra prendre des gardes dans la structure de soins publique la plus proche), sous peine d’amendes financières s’il ne les prend pas. Que croyez vous qu’il fera ? Il les payera, pour être tranquille.

Avez vous déjà vu des logements sociaux construits dans les banlieues riches ? Non, les maires préfèrent payer les amendes. Ce sera la même chose.

Il y a déjà dans notre pays, des villes où l’on ne peut plus se faire opérer de la cataracte ou de la prostate. ailleurs que dans un clinique privée

Ce schéma se généralisera partout. Au nom de l’efficience !

Nous allons vers le modèle américain que le président OBAMA s’efforce de faire disparaître.

40 millions d’américains exclus des soins, une faillite personnelle liée à la maladie toutes les 14 secondes. L’administration démocrate semble avoir chiffré ce que coûtera la mise en place d’une ‘’sécurité sociale’’, 1000 milliards de dollars.

C’est ce que le retour au droit à la santé pour tous, nous coûtera, lorsque nous nous serons rendu compte que nous nous sommes trompés. Aujourd’hui, maintenant.

Alors, agissez, il en est encore temps. C’est votre santé que vous défendez, pas simplement votre hôpital."

03/03/2009

Les malades du cancer ne peuvent plus être soignés à Gap

Le récit de Brigitte Rénaldi.Europe 1
http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Sante/Les-malades-du-cancer-ne-peuvent-plus-etre-soignes-a-Gap

"Le service de radiothérapie du Centre hospitalier de Gap dans les Hautes-Alpes a dû fermer ses portes vendredi, l’appel à candidature pour remplacer le radio-physicien n’ayant pas abouti. Un vrai casse-tête pour l’équipe médicale qui doit mettre en place vers Grenoble ou Marseille des transferts coûteux et dangereux pour leurs patients.

Plus de deux heures de routes, dans une ambulance ou un véhicule médicalisé, c’est le trajet qui attend les malades du cancer de Gap qui veulent être traités par radiothérapie. Le service spécialisé du Centre hospitalier de cette ville des Hautes-Alpes a en effet dû fermer ses portes temporairement vendredi, l’appel à candidature pour remplacer le radio-physicien n’ayant pas abouti.

Pour des patients déjà fatigués et fragiles, ce déplacement constitue une épreuve de plus alors que le traitement qu’ils doivent recevoir est lui très court, quelques minutes au maximum.

Transférer ainsi les patients a également un coût : entre 200 et 900 euros selon le mode de transport et la destination. A terme, l’équipe médicale redoute que le service de radiothérapie ne ferme définitivement
."

C'est aussi pour cela que le 5 mars à 11heures nous serons mobilisés. RV Esplanade la Paix à Gap.

 
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