logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

08/10/2011

Du côté de l'Histoire

Une  nouvelle aventure commence. La R.A.M. ( Radio Alpine Meilleure), radio libre associative des Hautes Alpes m'a proposé d'animer une émission mensuelle autour de l'Histoire. J'ai choisi de l'appeler : Du côté de l'histoire.

La première diffusion aura lieu le samedi 22 octobre 2011 à 18h45. Nous parlerons avec Christine Roux, d'une famille d'épistoliers du XVIII eme siècle, les Roux de Laric. Puis,  à la même heure, le dernier samedi de chaque mois autour d'une thème et d'un-e- invité-e nouveau -elle. En prévision, l'histoire de Veynes, commune cheminote du Buëch et la figure d'un communard Marseillais, Victor Hugues.

 

 

J'espère que tous ceux que l'histoire intéresse seront à l'écoute dans les Hautes Alpes, sur l'une des ces trois fréquences.

 

Pour les autres, l'émission sera diffusée via le net en allant sur le site de la R.A.M.où elle sera également podcastable, comme ont dit ( c'est à dire qu'on pourra la télécharger pour l'écouter en différé). : www.ram05.fr


18/06/2011

Si vous passez par la ... Normandie

Un petit coup de pub pour une initiative à laquelle un copain à moi a participé ....

Jusqu'au 27 juillet, une œuvre assez invraisemblable se déploie au sein de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen: la Tapisserie de Rollon, aux dimensions impressionnantes (22 mètres de long). La présentation de cette création géante s’inscrit dans la célébration du XIe centenaire de la Normandie.

Forte de ses 22 mètres de long (pour 50 cm de hauteur), la Tapisserie de Rollon déroule, en 30 scènes, le récit du destin exceptionnel du Viking Hrólfr, fondateur de la Normandie. Inspirée de la fameuse Tapisserie de Bayeux, Elle séjournera 5 semaines dans l’abbatiale Saint-Ouen.offrant au public une lecture de l’histoire d’un personnage clé de la ville de Rouen, père de la région.

100 % brodée au point d’Orient (point traditionnel d’époque), cette tapisserie est le fruit d’un travail collectif de longue haleine accompli par l’association de la Tapisserie de Rollon, implantée à Bayeux. Plusieurs talents se sont unis pour concevoir cette réalisation : le romancier Pierre Efratas (qui a signé le livre La Saga de Rollon), le professeur Jean Renaud (auteur de nombreux ouvrages sur les Vikings), le graphiste Gilles Pivard ( c'est lui mon copain), le professeur Pierre Bouet.

21 brodeuses et un brodeur ont manié l’aiguille pour donner corps à la création. Après son passage à Rouen, la Tapisserie de Rollon prendra la direction de Villers-sur-Mer, puis Bayeux et Saint-Clair-sur-Epte. Elle partira ensuite à la conquête de la Norvège et du Danemark.

Alors si l'histoire vous intéresse, une petite visite s'impose.

Photo Les amis de la tapisserie de Rollon

23/01/2011

Daniel Appriou : "Ruses et stratagèmes de l'histoire"

Editions Le Pré aux clercs - 2000

"Ruse et imagination font plus que force ni que rage", aurait pu dire La Fontaine, et l'histoire militaire lui aurait souvent donné raison. Car ici, il s'agit avant tout de guerres, d'histoires de combats, de sièges, de conquête, ...

Au-delà des anecdotes multiples contenues dans cet ouvrage, il s'agit bien de mettre l'inventivité et l'intelligence humaine au service de ses pires instincts, ses instincts guerriers. Depuis les ruses d'Ulysse, l'histoire du Cheval de Troie ou la fuite victorieuse des Horace devant les Curiace jusqu'aux stratagèmes utilisés durant la Seconde Guerre Mondiale, l'histoire des conflits fourmille de tromperies et de duperies qui ne furent pas toutes couronnées de succès.

Des faux moines, des Empereurs déguisés en maçon, des futurs papes feignant l'agonie pour être élus, des généraux doublés par des acteurs de cinéma, des villes en carton, des cadavres espions, etc... L'imagination humaine semble sans limite. Mais pour quelles causes ? Quels intérêts, sinon ceux de la domination.

Cet ouvrage offre une visions très anecdotique de l'histoire. Une suite de petites "nouvelles" historiques sans analyse ni recul, sans que les évènements soient non plus situés dans leur constexte.

L'auteur

Ecrivain et expert judiciaire, Daniel Appriou est l'auteur de plusieurs ouvrages, tels "Petite histoire des grands mots historiques", " Les destins tragiques de l'histoire de France", etc... . L'histoire vu par le "petit bout de la lorgnette" à hauteur d'anecdotes.

 

Extrait

"Hirsute, l'homme semblait épuisé. Il s'appuyait sur un long bâton qui, à chaque pas, frappait pesamment le sol, comme s'il s'agissait d'un effort extrême. La longue robe de bure sombre avait piètre allure et, sous le large capuchon, le moine dissimulait un visage à la barbe foisonnante.

Il faisait déjà nuit depuis des heures en ce 8 janvier 1297 lorsque le franciscain commença à gravir la côte raide qui menait à la citadelle. Il dépassa l'église deSainte-marie-au-Port et, en levant les yeux, le saint homme put apercevoir les tours noires et crénelées de la forteresse se détachant à peine sur le ciel sombre. Sa progression était lente, son pied glissait souvent sur les cailloux qu'il envoyait rouler vers le bas.

Sans doute les gardes en faction au-dessus de l'unique poterne avaient-ils entendu les éboulis venus rompre le silence de cette nuit d'hiver. D'ailleurs, l'homme d'Eglise ne faisait rien pour passer inaperçu et, après maints efforts et signes d'essoufflement, il parvint enfin au pied de l'imposante muraille qui l'écrasait de sa masse. La porte de bois renforcé d'épaisses ferrures aux clous énormes était l'unique accès à la forteresse fichée sur son éperon rocheux."

 

27/12/2010

Les grèves de Novembre-Décembre 1947 à Marseille

Le 16 décembre 1987, l'Institut Régional CGT d'Histoire Sociale de PACA, organisait à Marseille, avec l'Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, un Colloque à l'occasion du 40eme anniversaire des évènements des 10 et 12 novembre 1947 à Marseille.

Ce colloque a été l'occasion de solliciter des témoignages  de syndicalistes, élus municipaux de l'époque, ayant participé aux évènements, mais aussi l'analyse de plusieurs historiens dont Antoine Olivesi, Jean Domenichino ou Robert Mencherini, ainsi que du conservateur des Archives départementales, Christian Oppetit. Contributions regroupées au sein d'un ouvrage publié à l'issue du Colloque et d'autant plus précieuses qu'aujourd'hui, nombre de ces témoins ont disparu et seul reste leur témoignage sur ces évènements...

 

Mais que s'est-il donc passé à Marseille de si important en ces mois de novembre et décembre 1947 qui puisse faire l'objet d'un colloque  ?

Pour comprendre l'importance des évènements, un petit retour en arrière s'impose. A la Libération, le gouvernement mis en place associe toutes le forces politiques ayant participé à la Résistance et à la Libération du pays, y compris les communistes. De part son comportement durant les années 1939-1945, le parti Communiste sort grandi de la Seconde Guerre Mondiale. Son audience est incontournable et il participe naturellement au gouvernement de reconstruction de la France.

Autre force incontournable, la CGT réunifiée, qui compte un nombre d'adhérents jamais égalé et qui a décidé de participer pleinement au mouvement de reconstruction du pays.

A Marseille, le PCF dirige la Mairie, en la personne de Jean Cristofol et cinq députés sur huit élus sont Communistes. La CGT est omniprésente dans la plupart des entreprises et revendique 182 000 adhérents dans les Bouches du Rhônes.

Mais la France, comme l'Italie, du fait du poids du PCF et de la CGT, est une exception qui contrecarre les projets des USA d'utiliser une politique d'aide à la reconstruction des pays européens en échange d'une alliance politique et militaire durable ( Doctrine Truman, Plan Marshall). Pour parvenir à ses fins, il faut affaiblir à la fois le PCF et la CGT. Au niveau syndical, la minorité réformiste de la CGT ( constituée au sein de la tendance Force Ouvrière) reçoit l'appui et l'aide financière des Etats-Unis pour son travail de division interne. Au plan politique, les ministres communistes sont révoqués le 4 mai 1947.

Dans le même temps, les ouvriers qui ont participé sans rechiger à la reconstruction du pays depuis la Libération, tardent à en voir les bénéfices. Les temps sont durs, particulèrement à Marseille, où le ravitaillement est difficile et les rations restent limitées. Un mouvement de mécontentement commence à se faire sentir. Des mouvements de grève éclatent tout au long de l'année 1947.

 Pourtant, lors des élections municipales d'octobre 1947, c'est le RPF (droite) qui remporte la mairie de Marseille avec une voix de plus que les communistes. Ce renversement de majorité a été possible grace à l'abstention des élus socialistes (sous la conduite de Gaston Deferre) et du MRP qui font ainsi le choix de donner la Mairie à la droite.

Une des premières décisions de la majorité municipale nouvellement élue est d'augmenter le tarif du tramway marseillais. La CGT appelle à boycotter cette augmentation. Le 10 novembre 3 militants CGT sont arrêtés puis libérés. Lors d'une manifestation devant la mairie qui refuse de revenir sur sa décision d'augmentation du tarif, 5 militants CGT sont de nouveau arrêtés.

 

Leur procès est programmé pour le 12 novembre au matin. Le Tribunal décide, fait unique dans la période, le maintien en prison des militants arrêtés. Aussitôt la nouvelle connue, des milliers de travailleurs arrivent des usines vers la Palais de Justice qui est envahi. L'après-midi, le Tribunal prononce du sursis et la libération immédiate des militants.

Mais, alors que tout allait rentrer dans l'ordre au Palais de Justice, la nouvelle arrive qu'à la Mairie, l'ancien maire et les élus communistes sont agressés par les gros bras du RPF. La foule décide donc de se rendre en Mairie et met en déroute les agresseurs de l'ancien maire.

En soirée, de nombreux jeunes militants décident d'une opération punitive en direction du quartier de l'Opéra, le repère des gangsters de Marseille et des boîtes de nuit qu'ils contrôlent. Les frères Guerrini, figures de la pègre locale tirent. Le jeune Vincent Voulant est tué.

La grève est alors totale tant dans la Métallurgie, que chez les Marins, les Dockers, dans le Bâtiment, la Chimie ou à la Sécurité Sociale à Marseille. Elle va s'étendre dans tout le pays dans les jours suivants et à de nouvelles corporations. Gaston Deferre, leader de la SFIO Marseillaise, stigmatise les grévistes "fauteurs de troubles" et en appelle à "la défense de la République."

Le 16 novembre, 75% des travailleurs marseillais sont en grève puis 96% le 19 novembre. Dès le 23 novembre, on dénombre plus de  2 milions de grévistes dans tout le pays. La droite comme la SFIO accusent la Parti Communiste de conduire une grève politique et d'atteindre à "la souveraineté nationale". A l'interne, dans la CGT, la tendance Force Ouvrière met en garde les travailleurs contre la grève !

Le 2 déceembre, grève générale dans les Bouches du Rhône. Violents affrontements avec la police dans le quartier de la Joliette à Marseille. Dans la nuit du 8 au 9 décembre, Sylvain Bettini ( recapé de Dachau) est froidement abattu dans le dos par la police à l'Estaque alors qu'il revient de coller des affiches.

Le 10 décembre, un appel est lancé à la reprise du travail. Au plus fort de la grève, il y aura eu 3 millions de grévistes dans le pays. De nombreux succès auront été arrachés dans les entreprises en matière d'augmentation de salaire durant ces trois semaines !

Aujourd'hui encore, l'analyse de ces journées divise les historiens. Grève politique ou conjonction d'une situation politique et d'un mécontentement social profond ? Les participants au colloque, 1987, avec la recul, optent pour la seconde alternative. Ils s'interrogent également sur les véritables raisons qui avaient conduit le gouvernement à tant de fermeté vis à vis des grévistes et des manifestants ( refus de dialogue, successions de mesures antisociales, réquisitions, provocations, révocations de policiers jugés trop timorés face aux manifestants, répression violente, emprisonnement, etc...).

L'un des intervenants, Roger Moretti, s'interroge. Pourquoi une telle intransigeance au moment où la CGT avait lancé un large débat démocratique au sein des travailleurs pour contrecarrer l'offensive de division de Force ouvrière. Il semble évident que cette consultation si elle avait eu lieu, aurait condamné les pratiques de division. Les minoritaires n'en voulaient donc pas ! N'en voulaient pas non plus les forces politiques qui tentaient d'affaiblir le mouvement social et la CGT ! Peut-être cette approche permet-elle de mieux comprenbdre l'attitude gouvernementale et de la SFIO de l'époque, leur intransigeance et tout refus de négocier poussant les travailleurs à l'affrontement et rendant ainsi impossible la consultation nationale telle que l'avait voulue la direction de la CGT ...

21/06/2009

Fête des pères ! D'où ça vient ?

 

pere_enfant.jpg

Au temps des Romains, on honorait déjà les pères. Une cérémonie avait lieu chaque année en février et on y célébrait les pères décédés.

Famille_romaine.jpg

Mais, en ce qui concerne l'époque comtemporaine, c'est semble-t-il aux Américains que l'on doit l'idée de rendre hommage aux papas. L'idée de créer une fête pour que les enfants honorent leurs pères est en effet née à Spokane (Etat de Washingthon).

 

Nettleton%27s_Addtion_c._1909.jpg

 Sonora Smart Dodd fut la première personne à proposer la fête des pères. En écoutant un sermon le jour de la fête des mères en 1909, Sonora s'interrogea sur cette célébration. Elle avait été élevée par son père, avec ses 4 frères et soeurs, Henry Jackson Smart, après la mort de sa mère et elle voulait lui faire savoir à quel point elle lui était reconnaissante. Comme son père était né en juin, elle choisit ce mois pour organiser la première fête des pères à Spokane le 19 juin 1910.

fetepere027nr.jpg

 

 

L'idée fit son chemin et en 1924, le président Calvin Coolidge soutint l'idée d'une journée nationale de fête des pères. Mais il fallut attendre 1966 et le Président Lyndon Johnson pour que fût signée la proclamation officielle d'un "Father's Day" le troisième dimanche de juin.

En Europe
C'est en 1952 que la France institua la première fête des pères, deux ans après l'officialisation de la fête des mères.
En Belgique, elle a lieu le deuxième dimanche de juin, une semaine avant les autres.
En Italie, c'est le jour de la saint Joseph, le 19 mars, que l'on célèbre les papas.
Au Luxembourg, les papas doivent attendre le 3 octobre.

A l'arrivée, ne l'oublions pas, si cela fait toujours plaisir d'être fêté par ceux qu'on aime, fête des mères, puis fête des pères et enfin fête des grands mères avant peut être la fête des grands pères, des tatas et des tontons, des cousins et des neveux, des belles-soeurs et des beaux-frères, de l'oncle de ma femme et du cousin de mon cheval...tout cela fait marcher le commerce  !

dollars.jpg

 

 

20:47 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fête des pères, histoire | |  Facebook | |

06/06/2009

Petite Histoire de la Fête des Mères

Pour trouver les premières traces de la fête des mères il nous faut remonter à la Grèce antique. On y célébrait la déesse Rhéa ( ou Cybèle) la Grande Mère des dieux lors des Ides de Mars.

Rhea.gif

Dans la Rome antique, c'est le 1 mars que les matrones ( mères de familles respectables et dignes, chargées du bon maintien de la maison et de l'éducation des enfants) étaient célébrées lors des Matronalia.

bonn_matronae.jpg
Dès la fin du Moyen Age, les Anglais fêtent le Mothering Sunday qui se situe le quatrième dimanche du printemps.
MotheringSundaySimnel.jpgMothering Sunday Simnel
Il faudra attendre 5 siècle pour que le reste du monde s'intéresse à la célébration des Mères. En 1908, les Etats Unis instaurent le Mother's Day ( en souvenir de la mère de l'institutrice Anna Jarvis)
story-anna-jarvis.jpg
Puis en 1914, le Royaume Uni l'officialise a son tour avant l'Allemagne en 1932.
En France, c'est Napoléon qui a le premier l'idée de célébrer les vertus de la famille et de relancer la fécondité en organisant des fêtes en l'honneur des mères. Mais il faudra attendre 1918, à Lyon, pour que des hommages soient rendus aux mères et épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari lors de la journée des Mères.
D6571_0781_GED_00000000.jpg
En 1920, la Fête des Mères de familles nombreuses est instaurée dans le pays. Elle sera officialisée en 1929, sous la forme d'une journée des Mères.
Mais, c'est véritablement le Régime de Vichy qui inscrit la fête des Mères au calendrier dans le cadre de la célébration du culte de la Famille chère au Maréchal Pétain.
affiche_fete_des_meres_1941.jpg
La fête ne disparait pas avec le régime de Pétain et, en 1950, la loi fixe la fête des Mères au dernier dimanche de mai. En 1956, elle est intégrée au Code de l'action sociale et des familles.
La fête des mères est donc une journée officielle inscrite dans le calendrier de la République.
Depuis 1956, "la fête des mères est fixée au dernier dimanche de mai. Si cette date conîncide avec celle de la Pentecote, elle a lieu le premier dimanche de mai", comme c'est le cas cette année.
Elle est célébrée à travers le monde, tout au long de l'année, dans 120 pays.
Mais la fête des mères ne fait pas l'unanimité comme en témoignent ces affiches de l'Association Mixe-Cité de Rennes.
fete_des_meres_balai_copie-2-471fd.jpgni_bijou_ni_cafetiere_copie-1266d.jpg

19:11 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : fête des mères, histoire | |  Facebook | |

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique