logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

19/02/2012

En marche - Episode 9 : Triple Zéro pour Standard and Poor's

La dégradation de la note française par l’agence de notation Standard & Poor’s résonne comme une déclaration de guerre pour le peuple français. Lors du grand meeting de Nantes ou devant le siège parisien de Standard & Poor’s, le Front de Gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon appellent à la résistance.

29/12/2011

CONTRE LA RÉHABILITATION DE LOUIS RENAULT ET L'INDEMNISATION DE SES HÉRITIERS



Le 16 janvier 1945, le général de Gaulle, Président du Gouvernement provisoire de la République française, signa une ordonnance de nationalisation des usines Renault pour cause de collaboration avec l’ennemi.

L’ordonnance n°45-68 parue au Journal Officiel du 17 janvier 1945 expose ainsi les fondements de la nationalisation (p. 222-224) :

« Alors que les livraisons fournies par la société Renault à l’armée française s’étaient montrées notoirement insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre, les prestations à l’armée allemande ont, durant l’occupation, été particulièrement importantes et ne se sont trouvées freinées que par les bombardements de l’aviation alliée des usines du Mans et de Billancourt. »

L’ordonnance fixe ensuite les objectifs de la nationalisation :

  • dissolution de la Société Anonyme des Usines Renault (SAUR) ; confiscation de ses biens et de ceux de son président, Louis Renault, qui est décédé avant sa comparution en justice et dont la complicité avec l’occupant nazi est pleinement établie.

  • institution de la Régie Nationale des Usines Renault, acte majeur de la poursuite et du développement des activités de cet ensemble industriel. L’article 7 des statuts précise que la Régie Nationale « a pour objet de continuer dans l’intérêt exclusif de la Nation l’exploitation de la société dissoute… »


L’ordonnance 45-68 prévoit de plus le règlement de la question des biens de L. Renault qui ne sont pas dévolus à la Régie Nationale (article 6). Un accord définitif est conclu entre l’État et les héritiers, le 15 mars 1947.

Aujourd’hui, les petits-enfants de Louis Renault renient cet accord. Ils ont porté plainte contre l’État en utilisant pour ce faire la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) dont ils demandent l’application rétroactive. Ils sollicitent ainsi des dommages et intérêts qui pourraient se compter en milliards d’euros, et qui seraient à la charge des contribuables. Ils montrent ainsi que leur principale motivation n’est pas la défense de la mémoire d’un grand-père qu’ils n’ont pas connu, comme ils le prétendent sur les plateaux de télévision, mais un simple intérêt financier.

Cette demande d’indemnisation s’appuie sur une campagne de presse unilatérale, disposant du soutien de nombreux médias, y compris ceux du service public audio-visuel, de blanchiment de Louis Renault, champion de la collaboration industrielle française au service des armées nazies. Cette campagne porte atteinte à l’honneur de la Résistance et de la France qui signa à Berlin la capitulation sans condition du IIIe Reich.

La vérité ressort des archives de 1935 à 1944, aujourd’hui consultables. Elles mettent en lumière le rôle déshonorant de pourvoyeur des armées du IIIe Reich que Louis Renault assuma avec un zèle inégalable dès août 1940 et jusqu’en août 1944.


Louis Renault aux côtés d'Hitler en 1939

De même, Louis Renault fut le plus féroce organisateur de la répression anti-ouvrière. Dès l’avant-guerre il se distingua contre les « Renault », notamment à Billancourt après la grève de novembre 1938. Pendant l’occupation, il mit ses réseaux de mouchardage et de délation au service de la chasse policière aux résistants, aux militants politiques clandestins et aux syndicalistes. Traqués, dénoncés nommément par la direction de la SAUR à la police, arrêtés, torturés, livrés à la Gestapo, certains comptèrent parmi les fusillés du Mont Valérien, les autres furent internés et déportés. Par son acharnement à fournir aux Nazis toujours plus d’armes en multipliant sa production, Louis Renault porte l’entière responsabilité dans les bombardements anglo-américains sur ses usines, bombardements qui firent à partir de mars 1942 de nombreuses victimes chez les travailleurs et leurs familles.

Ceux et celles qui veulent que la flamme de la Résistance française brille toujours ne peuvent oublier que le président de la SAUR apporta, sans contestation possible au vu des rapports de police de décembre 1941 à juillet 1942, une odieuse contribution à l’effroyable répression pétainiste et hitlérienne. Cette répression frappa les résistants, des gaullistes aux communistes, les syndicalistes, les Juifs promis à l’extermination, les francs-maçons, les républicains et les patriotes, croyants et non-croyants.

Pour l’ensemble de ces raisons, que fait connaître l’association « ESPRIT DE RESISTANCE », l’ordonnance n° 45-68 du 16 janvier 1945 ne doit pas être annulée. Nous vous appelons à signer l’appel  et à le faire connaître.

Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de nos meilleures pensées de fidélité aux idéaux de la Libération de la France.

Pierre Pranchère,
ancien résistant Centralien, député honoraire, Président d’Honneur

Marc Lacroix, ancien cadre dirigeant, Président


« Association contre toute révision de l’ordonnance n° 45-68 du 16 Janvier 1945 » Association n° W 751 210 676

e-mail : contact@espritderesistance.fr

Tél. 01 42 01 45 99 Fax 01 42 01 45 99

47, avenue Mathurin Moreau 75019 Pari

 

17/07/2011

Jan KARSKI : "Mon témoignage devant le monde - Histoir d'un etat Clandestin"

Editions Robert Laffont - 2010

 

Résistant catholique Polonais, Jan Karski, de son vrai nom Jan Kozielewski, a assité à la mise en place de la solution finale et il fut un des premiers à en parler. Il est l'auteur du Rapport Karski sur le gouvernement clandestin polonais et sur la réalité de la Solution finale. Rapport livré aux puissances occidentales durant la Seconde Guerre Mondiale. C'est à Washington, qu'en 1943, il fit le récit de ce qu'il avait vu dans le ghetto de Varsovie que la Résistance Juive du ghetto lui avait fait visiter, mais aussi au camp d'Izbica Lubelska où il avait été déporté et d'où il s'était échappé.

Récit palpitant et passionnant de la réalité du vécu d'un Résistant qui nous décrit, sous couvert parfois ( lorsque le récit est écrit, en 1944,  la guerre n'est pas terminée), le détail de ce qu'est la vie d'un homme qui a choisi de ne pas accepter que son pays soit sous la botte de l'occupant, quel qu'il soit ! Comme il le dira lui-même, il fut "le premier membre actif de la résistance polonaise à avoir la chance de pouvoir publier ce que je sais de son histoire".

Silencieux durant de longues années après la publication de cet ouvrage, ce n'est qu'en 1981, à l'invitation d'Elie Wiesel, que l'ancien émissaire secret de la Résistance polonaise sortira de l'oubli. Il témoigne alors publiquement lors de la Conférence Internationale des libérateurs des camps de concentration. Il raconte comment il a tenté (vainement) d'alerter les puissances occidentales sur la réalité de la politique d'extermination menée par les nazis contre le peuple juif. Lors de cette intervention de 1981, il dira : " Quand la guerre s'est achevée, j'ai appris que ni les gouvernements, ni les leaders, ni les savants, ni les écrivains n'avaient su ce qu'il était arrivé aux Juifs. Ils étaient surpris. Le meurtre de six millions d'êtres innocents était un secret". Pourtant, lui, savait et leur avait dit, comme il en témoigne dans son ouvrage !

Ce livre doit se lire aussi à la lumière de cette terrible réalité : Karski savait et il a fait le travail que la Résistance polonaise lui avait confié, livrer la réalité aux occidentaux. Mais de qu'en avaient-ils tiré ? Quels enseignements ? Quelles décisions ? Quelles actions ?

Claude Landzmann fit de nouveau appel à la mémoire de Jan Karski pour son film "Shoah", en 1985. Ce témoignage permit à Karski de sortir de l'oubli dans son propre pays où son ouvrage était interdit. Il est depuis couvert d'honneur à travers tous les pays. Fait citoyen d'honneur d'Israêl en 1994, il avait été reconnu "Juste parmi les nations" en 1982. Après guerre, il s'engage dans le combat contre le communisme soviétique et enseigne les relations internationales à l'Université de Georgetown à Washington. Il devint citoyen des Etats-Unis en 1952. Il décède en 2000 à Washingtion D.C.

Extrait

"Deux jours plus tard, je me rendis au ghetto de Varsovie avec pour guide le leader du Bund accompagné par un combattant de la résistance juive. Les Allemands avaient, bien entendu, choisi le quartier le plus misérable de Varsovie comme emplacement du ghetto. Les maisons étaient délabrées et n'avaient pas plus de deux ou trois étages. Les rues étaient étroites, avec un semblant de pavé et de trottoir. De grandes brêches avaient été ouvertes dans cet alignement de masures par les bombardements allemands de septembre 1939 et on voyait encore, ça et là, des amas de décombres. Un mur de briques d'environ huit pieds de haut avait été construit autour de cet espace désolé dont les "Aryens" avaient été évacués et où plus de quatre cent mille Juifs avaient été enfermés de force.

Je portais des vêtements usés et une casquette rabattue sur les yeux. Je m'efforçais de paraître le plus petit possible. A mes côtés, marchaient deux habitants typiques du ghetto, couverts de haillons, à demi morts de faim. Nous avions pénétré dans le ghetto par un passage secret.

A l'extérieur du mur se trouvait un large espace découvert qui faisait presque le tour du ghetto. Une des maisons qui s'y élevaient était construite de telle sorte que sa porte d'entrée donnait dans le quertier aryen tandis qu'une porte de sa cave menait directement dans le ghetto. Cette maison de la rue Muranowska permit à beaucoup de Juifs de rester en contact avec le monde extérieur. A condition d'être très prudent et de connaître parfaitement le dédale des caves, c'était relativement aisé. En vérité, en ce temps-là, cette maison était devenue comme une version moderne du fleuve Styx, qui reliait le monde des vivants avec le monde des morts. Maintenant que le ghetto de Varsovie n'existe plus, maintenant qu'il a été détruit dans l'héroïque "défense" que mes amis en avaient promis, je peux évoquer cette maison et ses caves sans mettre quiconque en danger : d'autant qu'elle ne sert plus à rien.

Est-il encore nécessaire de décrire le ghetto de Varsovie après tout ce qu'on en a dit ? Etait-ce un cimetière ? Non, car ces corps se mouvaient encore, pris souvent d'une agitation violente ; ils étaient encore vivants, mais à part la peau qui les recouvrait, les yeux et la voix, il n'y avait plus rien d'humain dans ces formes palpitantes. Partout, c'était la faim, la souffrance, l'horrible puanteur des cadavres en décomposition, les plaintes déchirantes des enfants à l'agonie, les cris de désespoir d'un peuple se débattant dans une lutte effroyablement inégale."

 

09/07/2011

"LES JOURS HEUREUX" - Le Programme du Conseil National de la Résistance de mars 1944 : comment il a été écrit et mis en oeuvre, et comment Sarkozy accélère sa démolition.

Comme il est bienvenu cet ouvrage publié par l'Association "Citoyens résistants d'Hier et d'Aujourd"hui", aux Editions La Découverte - 2010 !

L'histoire de ce livre commence le 4 mai 2007. Nicolas Sarkozy est alors candidat à l'élection présidentielle. Il décide, quelques jours avant le premier tour, de se rendre au plateau des Glières en Haute Savoie afin d'y saluer la mémoire des maquisards massacrés en mars 1944 par les nazis et les miliciens français. Récupération politique  ?  Coup de communication ? Nul n'en doute. En cette veille d'élection, toutes les voix sont bonnes à prendre. Quelques anciens Résistants s'en émeuvent et le font savoir. Parmi eux, Walter Bassan, 80 ans, qui passe un coup de fil à son ami, le cinéaste Gilles Péret. Ils rédigent un communqiué de protestation qui ne passe pas les frontières des rédactions. Ils décident alors d'appeler les citoyens à venir participer à un Pique-Nique sur le plateu des Glières. Le 6 mai Sakozy est élu. Le dimanche suivant, ils sont 1500 a se retrouver autour des anciens Résistants aux Glières !

Mais, élu président, Sarkozy renouvelle l'opération. Il a trouvé son Solutré à lui. Et, chaque année, il est de retour sur le plateau. Il ose même prétendre, en 2009, que son action se situerait dans le droit fil "du Conseil national de la Résistance, qui dans les heures le splus sombres de notre histoire, a su rassembler toutes les forces politiques pour forger le pacte social qui allait premettre la renaissance française". Pure imposture bien entendu ! Chacun sait bien que l'objectif de Sarkozy est, tout au contraire, de détricoter les acquis issus du CNR et de mettre à bas ce pacte social...

Publié en 1944, sous le titre "Les Jours Heureux", le programme du CNR annonçait un ensemble ambitieux de réformes économiques et sociales, fondateur du fameux "modèle social français". Casser ce modèle, c'est l'objectif du patronat et du gouvernement comme s'en réjouissait d'ailleurs en 2007, Denis Kessler, un des penseurs du MEDEF lorsqu'il déclarait : "Le programme du gouvernement est clair, il s'agit de défaire méthodiquement le programme du CNR".

D'où la contre-offensive de l'associaiton "Citoyens Résistants d'hier et d'aujourd'hui", créée en mai 2007 et qui organise chaque mois de mai, après la visite présidentielle, un pique-nique sur le plateau des Glières dont le succès ne se dément pas puisque chaque année se sont plusieurs milliers de personnes qui se pressent dans ce haut lieu de la résistance ( 4 à 5000 ces dernières années) !

Cet ouvrage contient donc le texte du CNR, complété par une série d'articles expliquant comment il fut conçu puis mis en oeuvre par les premiers gouvernements issus de la libération. Mais aussi, analysant comment, dès les années 1990, cet édifice a fait l'objet d'une démolition en règle. Il se termine par un appel à la mobilisation citoyenne.

 

L'association

L'association Citoyens résistants d'hier et d'aujourd"hui est née des rassemblements citoyens annuels aux Glières depuis 2007. Parrainée par l'ancien résistant et ambassadeur de France Stéphane Hessel, ainsi que par l'ancien résistant Raymond Aubrac et l'écrivain John Berger, elle appelle les citoyens, élus et gouvernants à agir selon les principes du Conseil National de la Résistance, fondés sur la solidarité, l'entraide et la réussite de tous.

 

Extrait

"Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en oeuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du CNR proclament qu'ils sont décidés à rester unis après la Libération. (...) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) sur le plan économique :

- l'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie ;

- une organisation rationnelle de l'économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l'image des Etats fascistes ;

(...)

- le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques ;

- le développement et le soutien des coopératives de production, d'achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

- le droit d'accès, dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration pour les ouvriers possédant les quailfications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l'économie ;

b) sur le plan social :

- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l'amélioration du régime contractuel du travail ;

- un rajustement important des salaires et la garantie d'un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d'une vie pleinement humaine ;

(...)

- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d'un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l'organisation de la vie économique et sociale ;

- un plan complet de sécurité sociale, visant à donner à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'Etat ;

- la sécurité de l'emploi, la règlementation des conditions d'embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d'atelier ;

- l'élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, (...), par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu'aux salariés de l'industrie, par un système d'assurance contre les calamités agricoles (...) ;

- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

(...)

d) la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l'instruction et d'accéder à la culture la plus développée quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

(...)"

12/06/2011

Gap - 24 et 25 Juin 2011 - Week End des Résistances.

Réservez votre week-end des 24 et 25 juin 2011 et venez faire un petit tour dans les Hautes Alpes, à Gap !

 

A l'initiative de l'UD CGT 05 et la FSU 05, le Week-End des Résistance propose des animations du vendredi au samedi soir dans la ville de Gap...

 

Vendredi 24 juin , dès 18h30 : Projection au cinéma Le Club du Film "Gazastrophe". A 20h30 : salle du Centre Social du centre Ville : Réunion publique autour de l'initiative "Un bateau français pour Gaza". Cette soirée est organisée par le Collectif 05 "Un bateau français pour Gaza".

 

Samedi 25 juin :

A 14h00 : Devant l'Ecole de la Pépinière, débat citoyen sur le thème : "Contre la résignation, une école du citoyen" co-animé par la CGT et la FSU 05.

A 15h30 : L'Espace des résistances occupera la rue Carnot. Stands associatifs : Solidarité Maroc, France Palestine Solidarité, Secours Populaire, Mouvement de la Paix, RESF, ATTAC, Bateau français pour Gaza, etc... . Paroles publiques : lectures de textes, de poèmes, ... Expression citoyenne.

A 18h30 : salle des Fêtes du Lycée Dominique Villars, projection du film "Walter, retour en résistance" de Gilles Peret, suivi d'un bébat et d'un buffet.

 

Ici, hier, demain, ailleurs, aujourd'hui, là-bas, toujours, le mot Résistance résonne. Sur toute la planète, sous toutes les formes, les peuples résistent au diktat de l'argent, des pays riches et des multinationales. De la Tunisie à l'Egypte, du Yémen à la Grèce, de la Palestine à l'Espagne, du Maroc à la France ou de la Syrie à l'Italie, les peuples expriment leur souhait d'un monde nouveaudébarrassé de toutes les dictatures... Les valeurs qui furent celles du Conseil National de la Résistance à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale résonnent encore aujourd'hui comme autant de promesses d'avancées sociales, d'un monde solidaire. Ce ne sont pas des valeurs du passé mais bien le combat d'aujourd'hui !

C'est ce que nous affirmerons haut et fort les 24 et 25 juin prochains à Gap, dans les Hautes Alpes !

24/04/2011

Stéphane Hessel : "Indignez vous !

Editions Indigène, 2010.

 

Bon d'accord, c'est un peu du réchauffé ! J'ai attendu la 11ème édition de cet opuscule pour me décider à le lire. Les succès de librairie me font fuir ! Le mérite de ce texte, qui n'était pas fait pour être publié sous cette forme au départ, est de rapprocher la notion de résistance de notre vécu et des questions actuelles.

Pour Stéphane Hessel, le "motif de base de la résistance", c'était l'indignation. Et nous avons bien des raisons de nous indigner en ce début de XXIème siècle ! Ecart grandissant entre riches et pauvres, l'état calamiteux de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la dictature des marchés financiers, les acquis bradés de la Résistance ( Sécurité Sociale, retraites...), etc... autant de raisons de s'indigner et d'entrer en résistance.

Stéphane Hessel en appelle à une "insurrection pacifique" et pour cela rien de plus efficace selon lui que le fonctionnement en réseaux organisés.

 

 

L'auteur

 

 

Né à Berlin en 1917, Stéphane Hessel (à l'époque Stefan débarque en France avec toute sa famille en 1925. 
Très tôt, le jeune homme
est attiré par la philosophie et particulièrement la phénoménologie. Après un baccalauréat de philosophie obtenu à 15 ans et un passage à la London School of Economics, il intègre l'Ecole libre des sciences politiques.
En 1937, Stéphane Hessel est naturalisé français. Deux ans plus tard, il entre à l'Ecole Normale Supérieure
. Quand la guerre éclate, il est mobilisé avec sa promotion de normaliens.

Résistant de la première heure, il est fait prisonnier et s'évade en 1940. Il rallie Londres en mars 41, aux côtés du Général de Gaulle. Après plusieurs années en tant qu'agent de liaison, il est envoyé en mission en France en 1944. Arrêté par la Gestappo, il est déporté à Buchenwald. Le 4 avril 45, lors d'un transfert en train, il s'échappe et rejoint les lignes américaines.

Une fois la guerre achevée
, il devient ambassadeur de France à l'ONU, puis occupe divers postes de diplomate à travers le monde (Saïgon, Alger, Genève, New York etc .), et ce jusqu'en 1985.

Grand défenseur des droits de l'Homme, il participe en 48 à la rédaction de la Déclaration
universelle des droits de l'homme.

Tout au l
ong de sa carrière, tant diplomatique que politique, Stéphane Hessel se bat contre les injustices, dénonçant tantôt les offensives israéliennes au Liban ou en Palestine, tantôt le traitement réservé aux sans-papiers.

 

Extrait

"On ose nous dire que l'Etat ne peut plus assurer les coûts de ces mesures citoyennes. Mais comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Sinon parce que le pouvoir de l'argent, tellement combattu par la Résistance, n'a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l'Etat. les banques désormais privatisées se montrent d'abord soucieuses de leurs dividendes, et des très hauts salaires de leurs dirigeants, pas de l'intérêt général. L'écart entre les plus pauvres et les plus riches n'a jamais été aussi important ; et la course à l'argent, la compétition, autant encouragée.

Le motif de base de la Résistance était l'indignation. Nous, vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la Résistance et ses iféaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j'ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint ce courant de l'histoire et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun. Et ce courant va vers plus de justice, plus de liberté mais pas cette liberté incontrôlée du renard devant le poulailler. Ces droits, dont la Déclaration universelle a rédigé le programme en 1948, sont universels."

L'engagement citoyen de Stephane Hessel se traduit entre autre par son appartenance au "Réseau Citoyens résistants" que chacun peut rejoindre et contribuer à faire vivre ( www.citoyens-resistants.fr) et de l'Association "Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourdhui" (CRHA)

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique