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20/10/2011

Contre les violences faites aux femmes

 

Contre les violences, au « pays des droits de l’Homme », où sont les droits des Femmes ?

La domination masculine imprègne l’ensemble des rapports sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les hommes : au travail, dans la représentation politique, à la maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Partout les femmes doivent se battre pour l’égalité.

Les affaires récentes impliquant des hommes politiques ont mis en évidence un déni profond des violences faites aux femmes. Les insultes sexistes, les propos méprisants ont fusé et occupé écrans et colonnes de journaux. A l’heure actuelle, la confusion est grande entre libertinage et violence sexuelle, entre drague et harcèlement sexuel, entre relation sexuelle et viol.

Ces affaires sont médiatisées uniquement en raison de la célébrité des hommes concernés.

Les violences envers les femmes sont quotidiennes et universelles sur l’ensemble de la planète. Elles sont l’expression des rapports de domination exercés par les hommes sur les femmes dans le système patriarcal.

Les violences, toutes les femmes connaissent : elles peuvent aller crescendo, de l’insulte au meurtre, en passant par le viol, du sexisme ordinaire au crime…

- c’est la main aux fesses dans le métro et les sifflets méprisants dans la rue

- c’est la fille obligée de s’habiller en jogging pour avoir la paix

- c’est la femme menacée d’un mariage forcé

- c’est la femme qui rentre à 2 heures du matin et regarde sans cesse derrière elle pour voir si personne ne la suit

- ce sont les coups, injures, insultes, menaces, humiliations, viols par le conjoint

- c’est la copine, au travail, harcelée constamment par son chef qui veut la faire « passer à la casserole »

- c’est la lesbienne qui est violée pour lui apprendre ce qu’est « un homme, un vrai »

- c’est la voisine qu’on entend crier et pour laquelle on hésite encore à appeler les flics

- c’est la femme qui n’a jamais pu dire que son père l’a violée dans sa jeunesse et que cela a fichu sa vie en l’air

- c’est la femme immigrée qui ne peut rien dire contre les violences de son mari quand son titre de séjour dépend de lui

- c’est la femme violée dans un conflit armé qui réclame l’asile en France

- c’est la mère de 3 enfants qui vit seule et est contrainte de se prostituer pour boucler les fins de mois

- c’est la fille violée par plusieurs garçons, que ce soit dans une cave, un salon ou lors d’un bizutage

- c’est la femme qui meurt sous les coups d’un conjoint ou d’un ex conjoint…

Nous féministes individuelles, associations féministes, syndicats et partis politiques, tenons à réaffirmer que la lutte contre les violences faites aux femmes est une lutte première pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et que nous continuerons à la mener envers et contre tout. Nous réaffirmons que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du domaine public car elles tombent sous le coup de la loi.

NOS REVENDICATIONS

Pour lutter contre les violences, pour signifier l’interdit, il faut des lois à la fois ambitieuses et pleinement mises en oeuvre. Il faut donc avoir la ferme volonté politique de voter des lois efficaces et de les appliquer en se fixant comme tout premier objectif d’informer, de sensibiliser, de convaincre. Ce n’est pas le cas de la énième loi contre les violences votée, grâce à nos mobilisations, en juillet 2010.

Malgré des avancées, elle est en effet incomplète parce que de nombreuses revendications ont été laissées de côté lors des débats législatifs. En outre, les premières remontées sur son application semblent pour le moins « contrastées »… CA SUFFIT !

Parce que les violences ne doivent pas être une fatalité pour les femmes, nous exigeons, comme en Espagne, une loi cadre contre les violences faites aux femmes.

Tout de suite nous exigeons :

des campagnes d’information et de sensibilisation pérennes auprès de tous les publics et la mise en place d’une véritable éducation non sexiste à tous les niveaux de l’éducation nationale

- une formation spécifique et obligatoire en matière de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes pour tou-te-s les professionnel-le-s concerné-e-s

- la possibilité que toutes les femmes en danger de violences soient protégées, de par la loi, et non seulement celles victimes de violences conjugales ou menacées de mariage forcé.

- le changement dans le code pénal et le code du travail de la définition du harcèlement sexuel. Le harcèlement sexuel c’est, comme le dit l’Union Européenne, un « comportement non désiré à connotation sexuelle »

- la délivrance ou le renouvellement dans les plus brefs délais du titre de séjour pour les femmes étrangères victimes de violences conjugales.

- le statut de réfugié pour toute femme demandant l’asile parce victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes

- l’abrogation du délit de racolage et la mise en œuvre d’une politique de pénalisation du client de la prostitution.

-  une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes en danger.

- la mise en place d’un Observatoire national des violences qui étudie, impulse, évalue les politiques menées

Nous exigeons aussi que des moyens soient dégagés pour permettre un contrôle de l’application des lois sur les violences faites aux femmes. Nous exigeons qu’une commission de contrôle multipartite soit mise en place où siègeraient les pouvoirs publics, des parlementaires et des associations de défense des droits des femmes.

Enfin nous exigeons que les associations féministes conservent les missions de service public auprès des victimes qui leur sont conférées, ce qui implique non seulement le maintien des moyens financiers qui leur étaient accordés mais aussi leur augmentation. Il est hors de question que l’État se désengage ! Si des missions de service public sont transférées aux collectivités territoriales, le budget doit suivre !

MANIFESTATION NATIONALE

RENDEZ-VOUS SAMEDI 5 NOVEMBRE À 14H30 PLACE DE LA BASTILLE À PARIS

Signataires : Collectif national pour les Droits des Femmes, Actit, Agir contre le chômage, les Alternatifs,Alternative Libertaire, ANEF, Apel-Egalité, Association Groupe Cadre de Vie, Association pour les Droits des Femmes du 20è,Atalante vidéo, Attac, CADAC, , Centre LGBT Paris Ile de France, CGT, Les Chiennes de garde, Collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité, Collectif féministe contre le Viol, Collectif Féministe « Ruptures » et Réseau Féministe « Ruptures », Collectif féminin masculin de Vitry, Collectif mixité CGT des Bouches du Rhône, Collectif région parisienne pour les Droits des Femmes, Comité de vigilance et de suivi pour l’application de la loi du 9 juillet 2010, Commission nationale Droits des Femmes du Parti socialiste, Coordination lesbienne de France, DECIL : Démocratie et Citoyenneté Locale (Mantes la Jolie), Du Côté Des Femmes ( Cergy), FASTI, Elu-e-s contre les Violences faites aux Femmes, Europe Ecologie Les Verts, « Femmes libres » Radio Libertaire, Fédération nationale Solidarité femmes, Femmes solidaires, FIT, une femme, un toit, FSU, Garçes (groupe d’action et de réflexion contre l’environnement sexiste, Sciences po Paris), Gauche unitaire, Initiative Féministe Européenne France,Intersyndicale CFDT-CGT SDFE, Lesbiennes of Color, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marche mondiale des Femmes, MJCF, Mouvement Jeunes Femmes, NPA, Osez le féminisme,Paroles de femmes, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Planning Familial, RAJFIRE, SOS sexisme, Stop Précarité, UNEF, Union syndicale Solidaires

13/02/2010

Ni une ni deux

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Pour les femmes étrangères, une violence peut en cacher une autre. Aux violences qu'elles peuvent subir en tant que femmes - dans leur pays d'origine, pendant leur exil ou en France - s'ajoute trop souvent la violence de l'administration française parce qu'elles sont étrangères. Ni une ni deux, mettons fin à cette double violence.

La Cimade lance une campagne pour obtenir une véritable protection des femmes étrangères et appelle chacun d'entre vous à y participer.

visuel manif

Participez à la manifestation virtuelle pour mettre fin à la double violence. Du 10 février au 28 mars, nous interpellerons ensemble les élus locaux, les parlementaires et les pouvoirs publics sur les dysfonctionnements administratifs et l'absence de dispositifs législatifs spécifiques qui font obstacle à une réelle protection des femmes étrangères victimes de violences.

Pour participer à la manifestation virtuelle et en savoir plus sur cette camapgne : http://www.cimade.org

31/10/2009

Toni Morrison : L'oeil le plus bleu

Christian Bougois Editeur, 1994.

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Premier roman de Toni Morrison, publié en 1970 aux Etats-Unis, L'oeil le plus bleu ( The bluest eye), contient déjà tous les thèmes chers à l'auteur ; le monde noir, la servitude des femmes, l'enfance, etc...

L'histoire est terrible : À Lorain, dans l'Ohio des années 40, Claudia et Frieda, deux fillettes noires, grandissent côte à côte. La première déteste les poupées blondes, modèles imposés de perfection qui lui rappellent combien sa haine est légitime.

L'autre idolâtre Shirley Temple . Mais face à la dure réalité d'une Amérique Blanche, le rêve de beauté d'une petite fille est un leurre qui ne cède le pas qu'au fantasme et à la folie.

Et il y a Pecola, petite fille noire, pas très belle, qui prie toutes les nuits pour avoir des yeux bleus. Elle a onze ans et passe inaperçue. Personne ne la remarque. Selon elle, avec des yeux bleus tout serait différent... Ses parents arrêteraient de se battre, son père ne boirait plus, son frère ne ferait plus de fugues.

Mais quand quelqu'un la regarda vraiment, se fut son père, ivre. Elle faisait la vaisselle et il la viola sur le sol de la cuisine, partagé entre haine et tendresse....

L'auteur

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Fille de fermiers qui émigrèrent de Géorgie et de l'Alabama pour vivre dans l'Ohio, Toni Morrison, de son vrai nom Chloe Anthony Wofford,est née dans une ville sédérurgique de cet état, Lorain.
Editrice chez Random House, elle publie son premier roman en 1970, à l'âge de 39 ans : L'oeil le plus bleu. Elle poursuit son oeuvre romanesque avec La Chanson de Salomon, Tar baby, Sula et Beloved qui reçoit le prix Pulitzer en 1988. Toni Morrison, qui enseigne la littérature à l'université de Princeton, publiera ensuite Playing in the Dark, un essai, et un autre roman Jazz. Elle recevra le Prix Nobel de Littérature en 1993.
Extrait
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"Un samedi après-midi, dans la pauvre lumière du printemps, il est rentré chez lui en titubant et il a vu sa fille dans la cuisine.
Elle faisait la vaisselle. Son dos étroit était penché sur l'évier. Cholly l'a aperçue indistinctement et il était incapable de dire ce qu'il voyait ou ce qu'il sentait. Puis il a eu conscience de son malaise; et ensuite cela s'est dissous en plaisir. Ses émotions se sont enchaînées en passant de la répulsion à la culpabilité, à la pitié puis à l'amour. Sa répulsion a été une réaction devant sa jeunesse, sa faiblesse, son impuissance. Son dos était voûté d'un côté; sa tête penchait de l'autre comme si elle protégeait d'une gifle permanente. Pourquoi avait-elle cet air de chien battu ? C'était une enfant sans problèmes - pourquoi est-ce qu'elle n'était pas heureuse ? L'affirmation claire de ses souffrances était une accusation. Il voulait lui briser le cou - mais tendrement. Le remors et l'impuissance sont montés en lui comme une bile. Que pourrait-il jamais faire pour elle ? Que lui donner ? Que lui dire ? Que peut dire un Noir liquidé au dos voûté de sa fille de onze ans ? S'il regardait son visage il verrait ses yeux hagards et pleins d'amour. Le côté hagard l'irriterait - l'amour le mettrait en fureur. Comment osait-elle l'aimer ?"
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09/03/2009

Mélangez-vous, mélangez-vous ...

Pierre Péret signe ici une chanson, véritable hymne à la tolérance et au métissage. Que ça fait du bien d'entendre de si beaux textes par les temps qui courent ...

08/03/2009

Journée de la femme ? Non ! Journée internationale des droits de la femme ...

Un bref rappel pour situer historiquement cette journée. Qui est journée de lutte et de combat.

La journée internationale des droits de la femme (ou journée internationale des droits des femmes) trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant de meilleures conditions de travail et le droit de vote.

La création d’une « Journée internationale des droits de la femme » a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la 2eConférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrivait alors dans une perspective révolutionnaire. Dès 1911, des manifestations sont organisées en Autriche-Hongrie, au Danemark, en Suisse, en Allemagne, puis les années suivantes en France, aux Pays-Bas, en Russie et en Suède.
La date n’est tout d’abord pas fixe, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met définitivement en place. Après 1945, la Journée internationale des droits de la femme devient une tradition dans le monde entier.

Une légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu. L’origine de cette journée s’ancre bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

La Journée internationale des droits de la femme est maintenant reconnue officiellement par les Nations unies en 1977, et en France en 1982.

Loin du folklore dont certains souhaitent entourer cette journée, elle a toute sa légitimité tant au niveau international qu'en France où les femmes ont encore beucoup de chemin à parcourir pour gagner une réelle égalité de traitement que ce soit au travail, dans la vie qutidienne et familiale. Mais leur combat c'est aussi celui des hommes car comment imaginer vivre libres et égaux quand une moitié de l'humanité reste au bord du chemin...

17/09/2008

Le Pas de l'Oiseau

N'est-ce pas un joli nom que celui de "Compagnie du pas de l'OIseau" ? C'est celui qu'ont choisi quelques jeunes commédiens installés dans un tout petit village du Buëch, Oze. Et, oser, il le fallait. Oser le théâtre professionnel dans les Hautes Alpes, oser le théâtre militant et le théâtre pour enfants, le théâtre poétique aussi.

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Ils nous ont donné à voir un spectacle sur "Jaurès", un autre sur les Résistances mais aussi sur "Pinocchio" et cet été c'est "Zorro" qu'ils ont présenté à travers le département et bien au-delà. Fin août, ils étaient au Festival International de Spectacles Jeune Public du Grand Bornand, en Haute Savoie. On a également pu les croiser en Avignon certaines années...
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Ce sont des amis, des camarades de combats, des engagés comme moi. Alors, si pour vous aussi, culture peut rimer avec solidarité, avec engagement, avec idéaux mais aussi avec poésie et bien d'autres choses, n'hésitez pas. S'ils passent vers chez vous ou si vous passez vers chez nous et que vous les rencontrez sur votre route, allez découvrir leurs spectacles. Conseil d'ami.

Régulièrement, vous aurez, sur ce blog des nouvelles d'eux.

Leurs spectacles actuellement en présentation :

- "Jeux de dames"

Une heure de chansons, dictons, extraits qui retracent avec humour et émotion l'évolution de la condition féminine dans nos sociétés. ( lestures-spectacles)

. A Digne les Bains (04) le 19 septembre à 18h ( Centre culturel René Char)
. A Brignoles (83) le 27 septembreà 20h30 (salle Les ursulines)
. A Nancy (54), le 11 octobre à 15h ( salle Didion)
. A Gap(05), le 25 octobre à 20h30 ( Chapelle des Pénitents)
. A Ristolas dans le Queyras ( 05), le 3 novembre à 21h ( salle Ogival)

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- "Empreintes de vie"

La dernière création de la compagnie. Ce spectacle mêle théâtre, poésies, chant et musique. Il met en lumière des portraits, parle d'un combat pour la survie et de la renaissance pour ... vivre enfin. Pour l'instant ils le rodent dans les petits villages du département.

. Saint Julien en Beauchêne, le 15 novembre à 20h30 (Salle polyvalente)
. Romette, le 22 novembre à 20h30 ( Salle la Romettine)
. Le Bersac, le 6 décembre à 20h30 ( salle Polyvalente)

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