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26/07/2012

La course de canoë

D'autres PPS sur Diaporamas-a-la-con

03/05/2012

Lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat

Jean,

J’aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J’aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu’à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j’étais à Antraigues il n’y a pas si longtemps et je n’ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c’est sacré !

 

Pardon te t’emmerder, mais l’heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d’idées, je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n’as que les titres d’une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l’heure est grave !

Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s’abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s’immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l’on traque comme d’autres en d’autres temps que tu as chantés, celle qu’on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n’est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l’on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l’essentiel…

Jean, rechante quelque chose je t’en prie, toi, qui en voulais à D’Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu’un air de liberté flottait sur Saïgon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s’est vendu à la Première dame de France. Ecris-nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tous ceux qui le soutiennent !

Jean, l’huma ne se vend plus aux bouches des métros, c’est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l’info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs… Tu l’aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l’Elysée pour avoir l’honneur de poser des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu…
Jean, l’argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang de ces ingénieurs français. La justice avance péniblement grâce au courage de quelques-uns, et l’on ose donner des leçons de civilisation au monde…


Jean, l’Allemagne n’est plus qu’à un euro de l’heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l’haleine fétide des renvois populistes de cette droite “décomplexée”.

Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l’homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n’est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.

Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l’industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s’endetter il s’endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite… Finies les jacqueries !

Jean, la Commune n’en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous “le Temps des Cerises” ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade… Ici on massacre l’Ecole laïque, on lui préfère le curé, on cherche l’excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés…
Jean, je te quitte, pardon de t’avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j’aime cette France, je l’aime ruisselante de rage et de fatigue, j’aime sa voix rauque de trop de luttes, je l’aime intransigeante, exigeante, je l’aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d’elle même pour le plus pauvre qu’elle, quand elle s’appelle en 54 par temps d’hiver, ou en 40 à l’approche de l’été. Je l’aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu’à elle-même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts…

Jean, je voudrais tellement t’annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai…

Je t’embrasse.

Philippe Torreton

 

17/02/2012

Mais de qui parle Victor Hugo ?

14/12/2011

ADRESSE AUX SALARIES EUROPEENS par Jean Luc Melenchon et Oskar Lafontaine

ADRESSE AUX SALARIES EUROPEENS

Les dirigeants actuels de l’Union Européenne nous mènent au désastre.
Pendant des années, ils ont donné toujours plus de pouvoir à la finance. Le bilan est catastrophique. L’environnement est sacrifié. Le chômage explose. Les salariés sont pressurés et appauvris. L’économie réelle est prise en otage par les banques.

A présent, au nom de la crise qu’ils ont provoquée, les gouvernements européens veulent continuer et aggraver les politiques d’austérité. Sous la pression d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, ils ont décidé d’écrire un nouveau traité qui retirerait aux peuples européens le droit de décider librement de leur budget afin d’imposer partout la rigueur. Aucun d’eux n’a prévu de demander l’avis au peuple sur un texte aussi fondamental. C’est la fuite en avant dans l’Europe austéritaire. Parce que l’Europe ne peut se faire sans ni contre les peuples, nous exigeons la convocation de referendums sur ce traité dans nos pays.

Sarkozy et Merkel veulent généraliser à toute l’Europe le désastreux Agenda 2010 qui a si cruellement dégradé la situation des travailleurs allemands. Leur objectif est d’aggraver la concurrence entre les salariés européens pour niveler vers le bas les droits qui ont fait de l’Europe la région du monde la plus avancée socialement. Cette stratégie jette volontairement les peuples européens les uns contre les autres. Sarkozy et Merkel n’hésitent pas d’ailleurs à souffler sur les braises du nationalisme et de la xénophobie, au risque de rouvrir de vieilles blessures. Les amis de Merkel parlent d’obliger les Grecs à vendre leurs iles. Sarkozy traite de pilules empoisonnées les nouveaux entrants dans la zone euro. Ces propos provocateurs visent à détourner la colère des peuples des vrais responsables, les banques, la finance et les dirigeants politiques qui leur ont abandonné le pouvoir. Nous vous appelons à la résistance de toutes vos forces contre ce recul de notre civilisation européenne.

Nous vous appelons à ne pas tomber dans ce piège qui menace la paix en Europe. Tous ensemble, préservons notamment l’amitié entre nos deux peuples, les Allemands et les Français, car c’est la condition de la paix pour l’Europe toute entière.

Comment garantir la paix en Europe ? La paix ne se décrète pas. Elle se construit, par la coopération entre les peuples, au service de tous. Elle est incompatible avec la domination arrogante de deux chefs de gouvernement sur tous les autres. Elle a besoin de s’appuyer sur une politique menée au service de l’intérêt général européen. Il est temps de gouverner pour satisfaire les besoins et aspirations de la grande masse de la population et donc des salariés d’Europe : partage des richesses, défense et élargissement du droit à une retraite décente, relance des services publics, éradication de la précarité, lutte implacable contre la pauvreté et les inégalités, transition écologique.

Salariés européens, ne vous résignez pas ! La finance ne peut rien face à des peuples déterminés. Car la vraie richesse est le fruit du travail humain. En se mobilisant, les salariés européens peuvent siffler la fin des orgies financières. Et commencer sans tarder à construire un monde enfin humain.
Le 14 décembre 2011 à Strasbourg
Jean-Luc Mélenchon
Candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle
Oskar Lafontaine
Fondateur de Die Linke
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ADDRESS TO EUROPEAN WORKERS
With the current leaders of the European Union, we are heading for disaster.
For years now they have been conceding more and more power to high finance. The outcome is catastrophic. The environment has been sacrificed and unemployment has literally exploded. Wage earners are being pressurized and impoverished. The real economy has become hostage to the banks.
And now, pretexting the crises that they themselves have created, European governments intend to pursue and tighten austerity measures. Under pressure from Angela Merkel and Nicolas Sarkozy, they have decided to concoct a new treaty which will deny the European people their right to freely decide their budgets and impose tighter regulations throughout Europe. Not one of them plans on asking the people for their opinion on such a fundamental text. This is a headlong rush into a Europe of austerity. Since Europe cannot exist without or against the will of the people, we therefore demand that a referendum be called throughout our different countries concerning this future treaty
Sarkozy and Merkel want to extend the disastrous 2010 programme, a programme which has severely deteriorated the situation of German workers, to all of Europe. Their aim is to heighten competition between European wage earners and to level down the rights which have made Europe one of the world’s most socially advanced regions. This strategy deliberately pits European citizens against each other. In fact, Sarkozy and Merkel have not hesitated an instant in fanning the flames of nationalism and xenophobia, at the risk of reopening old wounds. Merkel’s entourage speaks of forcing the Greeks to sell their islands. Sarkozy speaks of the new arrivals in the euro zone as poisoned pills. These provocative remarks are aimed at diverting the anger of the people away from the real culprits, the banks, high finance and the political leaders who have relinquished their power to them We call upon you to resist with all your might against the decline of our European civilisation.
We urge you not to fall into this trap, a trap that threatens peace across Europe. Together, let us preserve the friendship between our two peoples, the Germans and the French, because sustaining peace throughout Europe depends on it.
How can we guarantee peace in Europe? Peace cannot be decreed. It is cultivated through cooperation between peoples, its purpose is to serve all. It is incompatible with the domination of two arrogant heads of government over the rest. It must rely on politics that serve the general European interest. The time has come to take control in order to meet the needs and aspirations of the great mass of the population and therefore of the workers of Europe: the sharing of wealth, the protection and enlargement of the right to a decent retirement, the recovery of public services, the eradication of insecurity, the relentless struggle against poverty and inequality, and ecological transition.
We urge the European workers not to give up! Finance can do nothing against a determined people. True wealth is the fruit of human labour. By their mobilization, European workers can  put an end to the financial orgies. And start building, at last, a world which is finally human.
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Οι τωρινοί ηγέτες της Ευρωπαϊκής Ένωσης μας οδηγούν στην καταστροφή.
Εδώ και χρόνια, έδινα όλο και περισσότερη εξουσία στον χρηματοπιστωτικό τομέα. Ο απολογισμός είναι καταστροφικός. Το περιβάλλον έχει θυσιαστεί. Η ανεργία έχει εκτινάσσεται στα ύψη. Οι μισθωτοί πιέζονται και φτωχαίνουν. Η πραγματική οικονομία είναι όμηρος των τραπεζών.
Και τώρα, στο όνομα της κρίσης που έχουν προκαλέσει, οι ευρωπαϊκές κυβερνήσεις θέλουν να συνεχίσουν και να εντείνουν τις πολιτικές λιτότητας. Υπό την πίεση της Άνγκελα Μέρκελ και του Νικολά Σαρκοζί, αποφάσισαν να γράψουν μια νέα Συνθήκη η οποία θα εμποδίζει το δικαίωμα των λαών της Ευρώπης να αποφασίζουν ελεύθερα τον προϋπολογισμό τους, ώστε να επιβληθεί παντού η λιτότητα και η πειθαρχεία. Κανένας από όλους τους δεν σκέφτηκε να ζητήσει τη γνώμη του λαού για ένα κείμενο τόσο σημαντικό. Είναι η έξοδος προς τα μπρος σε μια Ευρώπη της λιτότητας. Επειδή η Ευρώπη δεν μπορεί να υπάρχει ούτε χωρίς, ούτε ενάντια στους λαούς, απαιτούμε τη διεξαγωγή δημοψηφισμάτων στις χώρες μας επί αυτής της Συνθήκης.
Ο Σαρκοζί και η Μέρκελ θέλουν να επιβάλλουν σε όλη την Ευρώπη την καταστροφική Ατζέντα 2010 που τόσο σκληρά υποβάθμισε την κατάσταση των Γερμανών εργαζόμενων. Ο στόχος τους είναι να εντείνουν τον ανταγωνισμός ανάμεσα στους Ευρωπαίους μισθωτούς για να εξισορροπήσουν προς τα κάτω τα δικαιώματά τους που έκαναν την Ευρώπη την πιο κοινωνικά προωθημένη περιοχή του κόσμου. Αυτή η στρατηγική σκόπιμα στρέφει τους λαούς της Ευρώπης ενάντια τον ένα στον άλλο. Ο Σαρκοζί και η Μέρκελ δεν διστάζουν άλλωστε να ενισχύσουν τον εθνικισμό και την ξενοφοβία με κίνδυνο να ξανανοίξουν οι παλιές πληγές. Οι φίλοι της Μέρκελ λένε να υποχρεώσουμε τους Έλληνες να πουλήσουν τα νησιά τους. Ο Σαρκοζί θεωρεί τους νεοεισερχόμενους στην ευρωζώνη ως δηλητηριώδεις φορείς. Αυτές οι προκλητικές θέσεις έχουν σαν στόχο τον αποπροσανατολισμό της οργής των λαών της Ευρώπης από τους αληθινούς υπεύθυνους, τις τράπεζες και τους πολιτικούς ηγέτες που τους παρέδωσαν αυτήν την εξουσία. Σας καλούμε να αντισταθείτε με όλες σας τις δυνάμεις ενάντια σε αυτό το πισωγύρισμα του ευρωπαϊκού πολιτισμού.
Σας καλούμε να μην πέσετε σε αυτή την παγίδα που απειλεί την ειρήνη στην Ευρώπη. Όλες και όλοι μαζί, να διατηρήσουμε τη φιλία ανάμεσα στους λαούς μας, οι Γερμανοί και οι Γάλλοι, αυτή είναι η προϋπόθεση για την ειρήνη σε ολόκληρη την Ευρώπη.
Πώς να εγγυηθούμε την ειρήνη στην Ευρώπη; Η ειρήνη δεν χαρίζεται. Χτίζεται με τη συνεργασία ανάμεσα στους λαούς, για την υπηρεσία όλων. Είναι ασυμβίβαστη με την υπεροπτική κυριαρχία των δύο επικεφαλής των κυβερνήσεων επί όλων των υπολοίπων. Χρειάζεται να στηριχτεί σε μια πολιτική που γίνεται για το γενικό ευρωπαϊκό συμφέρον. Είναι καιρός οι κυβερνήσεις να ικανοποιούν τις ανάγκες και τις ελπίδες της μεγάλης μερίδας του πληθυσμού και άρα, τους εργαζόμενους της Ευρώπης: με την κατανομή του πλούτου, την υπεράσπιση και την προέκταση του δικαιώματος σε μια αξιοπρεπή σύνταξη, την αναζωογόνηση των δημόσιων υπηρεσιών, καταπολέμηση της επισφάλειας, αδιάκοπη μάχη ενάντια στη φτώχεια και τις ανισότητες, οικολογική αλλαγή.
Εργαζόμενες και εργαζόμενοι της Ευρώπης, μην παραιτείστε! Οι αγορές δεν μπορούν να κάνουν τίποτα απέναντι σε αποφασισμένους λαούς. Γιατί ο πραγματικός πλούτος είναι το αποτέλεσμα της ανθρώπινης εργασίας. Με την κινητοποίησή τους οι ευρωπαίοι εργαζόμενοι μπορούν να βάλουν τέρμα στα χρηματοπιστωτικά όργια. Και να ξεκινήσουν, χωρίς καθυστέρηση, τη δημιουργία επιτέλους, ενός ανθρώπινου κόσμου

05/08/2010

Patrimoine Mondial de l'UNESCO : Les Chemins de saint Jacques de Compostelle

L'UNESCO vient de classer l'Ile de la Réunion et la cité épiscopale d'Albi au patrimoine mondial. Ces deux sites rejoignent ainsi les 33 autres sites français ayant obtenu ce classement auparavant.

Mais les connaissons-nous vraiment ?

Un petit tour de France du patrimoine, ça vous tente ?

 

2. Les Chemins de Saint Jacques de Compostelle.

Tout au long de ces quatres chemins des dizaines de monuments, lieux remarquables, tronçons de chemins sont répertoriés par le classement. En tout, 78 !

Monuments culturels (64)
(*)Biens à double-inscription (déjà inscrits individuellement sur la Liste du patrimoine mondial avant qu'ils ne fassent partie du bien «Les chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France»)

• Aquitaine (19 monuments)
• Périgueux (Dordogne) : cathédrale Saint-Front
• Saint-Avit-Sénieur (Dordogne) : église Saint-Avit
• Le Buisson-de-Cadouin (Dordogne) : église abbatiale Notre-Dame de la Nativité
• Bazas (Gironde) : ancienne cathédrale Saint-Jean-Baptiste
• Bordeaux (Gironde) : basilique Saint-Seurin*
• Bordeaux (Gironde) : basilique Saint-Michel*
• Bordeaux (Gironde) : cathédrale Saint-André*
• La Sauve (Gironde) : ancienne abbaye Notre-Dame de la Sauve Majeure
• La Sauve (Gironde) : église Saint-Pierre
• Soulac-sur-Mer (Gironde) : église de Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres
• Aire-sur-l’Adour (Landes) : église Sainte-Quitterie
• Mimizan (Landes) : clocher-porche de l’ancienne église
• Sorde-l’Abbaye (Landes) : abbaye Saint-Jean
• Saint-Sever (Landes) : abbaye
• Agen (Lot-et-Garonne) : cathédrale Saint-Caprais
• Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) : cathédrale Sainte-Marie
• L’Hôpital-Saint-Blaise (Pyrénées-Atlantiques) : église Saint-Blaise
• Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées-Atlantiques) : porte Saint-Jacques
• Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) : église Sainte-Marie

• Auvergne (3 monuments)
• Clermont-Ferrand (Puy-de-Dome) : église Notre-Dame-du-Port
• Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) : cathédrale Notre-Dame
• Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) : Hôtel-Dieu Saint-Jacques

• Bourgogne (3 monuments)
• La Charité-sur-Loire (Nièvre) : église prieurale Sainte-Croix-Notre-Dame
• Asquins (Yonne) : église Saint-Jacques
• Vézelay (Yonne) : basilique Sainte-Madeleine*

• Centre (2 monuments)
• Neuvy-Saint-Sépulchre (Indre) : collégiale Saint-Etienne (anciennement collégiale Saint-Jacques)
• Bourges (Cher) : cathédrale Saint-Etienne*

• Champagne-Ardennes (2 monuments)
• L’Epine (Marne) : basilique Notre-Dame
• Châlons-en-Champagne (Marne) : église Notre-Dame-en-Vaux

• Ile-de-France (1 monument)
• Paris (Seine) : tour Saint-Jacques (vestige de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie)

• Languedoc-Roussillon (3 monuments)
• Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault) : ancienne abbaye de Gellone
• Aniane/Saint-Jean-de-Fos (Hérault) : Pont du Diable
• Saint-Gilles (Gard) : ancienne abbatiale

• Limousin (1 monument)
• Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) : église Saint-Léonard

• Midi-Pyrénées (21 monuments)
• Audressein (Ariège) : église Notre-Dame de Tramesaygues
• Conques (Aveyron) : abbatiale Sainte-Foy
• Conques (Aveyron) : pont sur le Dourdou
• Espalion (Aveyron) : pont Vieux
• Estaing (Aveyron) : pont sur le Lot
• Saint-Chély-d’Aubrac (Aveyron) : pont dit «des pèlerins» sur la Boralde
• Toulouse (Haute-Garonne) : basilique Saint-Sernin
• Toulouse (Haute-Garonne) : Hôtel-Dieu Saint-Jacques
• Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne) : ancienne cathédrale Notre-Dame
• Valcabrère (Haute-Garonne) : basilique Saint-Just
• Auch (Gers) : cathédrale Sainte-Marie
• Beaumont-sur-l’Osse et Laressingle (Gers) : Pont d’Artigues ou de Lartigues
• La Romieu (Gers) : collégiale Saint-Pierre
• Cahors (Lot) : cathédrale Saint-Etienne
• Cahors (Lot) : pont Valentré
• Gréalou (Lot) : dolmen de Pech-Laglaire 2
• Figeac (Lot) : hôpital Saint-Jacques
• Gavarnie (Hautes-Pyrénées) : église paroissiale Saint-Jean-Baptiste
• Jézeau (Hautes-Pyrénées) : église Saint-Laurent
• Ourdis-Cotdoussan (Hautes-Pyrénées) : église Saint-Jacques
• Rabastens (Tarn) : église Notre-Dame-du-Bourg

• Picardie (3 monuments)
• Amiens (Somme) : cathédrale Notre-Dame*
• Folleville (Somme) : église paroissiale Saint-Jacques le Majeur et Saint-Jean-Baptiste
• Compiègne (Oise) : église paroissiale Saint-Jacques

• Poitou-Charentes (6 monuments)
• Saintes (Charente-Maritime) : église Saint-Eutrope
• Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime) : abbaye royale Saint-Jean-Baptiste
• Melle (Deux-Sèvres) : église Saint-Hilaire
• Aulnay (Charente-Maritime) : église Saint-Pierre
• Poitiers (Vienne) : église Saint-Hilaire-le-Grand
• Pons (Charente-Maritime) : ancien hôpital des pèlerins.

Ensembles (7)
• Basse-Normandie
(1 ensemble)
Le Mont-Saint-Michel* (Manche).

• Midi-Pyrénées (5 ensembles)
• Saint-Lizier (Ariège) : ancienne cathédrale / cloître / cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède / palais épiscopal / remparts
• Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne) : basilique paléochrétienne / chapelle Saint-Julien
• Rocamadour (Lot) : basilique Saint-Sauveur / crypte Saint-Amadour
• Aragnouet (Hautes-Pyrénées) : hospice du Plan et chapelle Notre-Dame-de-l’Assomption, aussi appelée Chapelle des Templiers
• Moissac (Tarn-et-Garonne) : abbatiale Saint-Pierre et cloître.

• Provence-Alpes-Côte-d'Azur (1 ensemble)
• Arles* (Bouches-du-Rhône)

Sections de sentier (7 tronçons du chemin du Puy, GR®65)
• de Nasbinals à Saint-Chély-d’Aubrac (Lozère / Aveyron) : 17 Km
• de Saint-Côme-d’Olt à Estaing (Aveyron) : 17 Km
• de Montredon à Figeac (Lot) : 18 Km
• de Faycelles à Cajarc (Lot) : 22, 5 Km
• de Bach à Cahors (Lot) : 26 Km
• de Lectoure à Condom (Gers) : 35 Km
• de Aroue à Ostabat-Asme (Pyrénées-Atlantiques) : 22 Km

 Parmi tous ces sites et monuments, quelques illustrations ....

Sur la Via Turonensis ( Paris - Saint Jacques de C.)

La Tour Saint Jacques à Paris

 

Cette tour, ancien clocher de l'église Saint-Jacques la Boucherie, longtemps l'une des plus hautes de Paris (52m) fut utilisée par Pascal pour ses expériences sur la pesanteur de l'air (1648) (La découverte de l'atmosphère). Sa construction commencée en 1508, fut achevée en 1522.  L'église Saint Jacques la Boucherie  devint propriété nationale en 1790 et fut vendue le 11 floréal an V, avant d'être rasée en 1802. La tour avait été comprise dans cette vente, aucune clause n'imposait à l'acquéreur l'obligation de la conserver. La ville de Paris, jalouse de réparer cette omission, l'acheta des héritiers Dubois, le 27 août 1836, moyennant 250 100 F. Théodore  Ballu fut chargé de sa restauration vers 1855.

Eglise Saint Jacques de la Boucherie en 1784

 

Eglise Saint Hilaire le Grand à Poitiers

 

 

 Etape sur les Chemins de Compostelle depuis le XIIe siècle. Construite au XIe siècle, l'église du célèbre évêque poitevin Hilaire offre un choeur et un transept romans d'une hauteur impressionnante et d'une grande luminosité. 



Remarquable par l'équilibre des volumes, le déambulatoire de Saint-Hilaire ouvre sur quatre chapelles ornées de peintures murales romanes représentant une scène tirée de l'Apocalypse. 

 Eglise saint Hilaire de Melle

 Déjà citée dans une charte vers 1080, elle est reconstruite à l'entrée de Melle (79) sur la route des pèlerins allant de Celles-sur-Belle à Saint-Jacques de Compostelle, sans doute en deux campagnes au cours du XIIème s. Le monastère fut détruit durant les guerres de religion. L'église Saint-Hilaire, de plan cruciforme, construite en pierre calcaire, nous donne à voir l'un des plus beaux spécimens du roman poitevin

Eglise Saint Pierre d'Aulnay

Située sur le chemin de Compostelle, elle était facilement repérée par son clocher carré. Les portails témoignent de la beauté de l'église : les décors des voussures, les sculptures des tympans d'inspiration orientale et un bestiaire roman rivalisent de beauté. À l'intérieur, la nef en berceau voûté, la coupole sur pendentifs et les chapiteaux historiés forment une unité proportionné et remarquable. Le cimetière attenant se distingue par une croix hosannière du 15ème siècle.

 

Abbaye Royale Saint Jean Baptiste à Saint Jean d'Angely

La fondation de l'abbaye de Saint-Jean d'Angély remonte au début du IXe siècle, sous l'impulsion de Pépin, alors duc d'Aquitaine : son but était d'y entreposer une relique, la tête de saint Jean-Baptiste, rapportée d'Orient. Mais les Vikings, très actifs à cet époque, pillèrent à plusieurs reprise l'abbaye, et ce n'est qu'en 1010 que la tête est retouvée dans les débris : on décide la reconstruction de l'abbaye, qui n'aura de cesse de se développer, devenant l'une des plus puissantes de la France de l'ouest, ainsi qu'une étape importante vers Saint-Jacques de Compostelle. Cette prospérité est mise à mal durant la Guerre de Cent Ans, Anglais et Français se disputant la possession de la ville, puis durant les Guerres de Religion. L'abbaye, pillée et détruite, perdit sa précieuse relique dans les flammes : les pèlerins cessèrent de passer par Saint-Jean d'Angély. L'abbaye que l'on observe aujourd'hui est une nouvelle fois reconstruite au XVIIe, dans un style architectural classique. Abandonnée par ses moines bénédictins à la Révolution, elle servira de collège, de lycée, avant d'abriter désormais la bibliothèque, l'école de musique et un centre de culture européenne de « Saint-Jacques de Compostelle ».

Eglise Saint Eutrope à Saintes

Dans la première moitié du VIe siècle, une église est fondée à l'emplacement du tombeau de St Eutrope, évêque du IIIe siècle. Cet édifice est reconstruit une première fois après les ravages causés par les normands au IXe siècle. La situation de St Eutrope sur la route de Saint Jacques de Compostelle pousse ensuite les clunisiens à s'y intéresser. En effet, l'ordre souhaite promouvoir le pèlerinage vers Compostelle. Le comte de Poitou, Guy Geoffroy Guillaume, fait don de l'église à Cluny en 1062. Pour cela, il développe les lieux de cultes qui se trouvent sur le chemin. Dans cette optique, un nouvel édifice est construit vers 1081. Urbain II vient le consacrer en 1096, alors que seul le choeur est achevé.
Au XVe siècle, Louis XI finance la réfection du croisillon nord et l'édification d'un clocher de 65 mètres de haut, entre 1478-1496. Une chapelle axiale est également ajoutée.
La nef est détruite en 1803. Il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges du collatéral sud. L'ancien choeur roman sert depuis de nef, tandis que l'ancienne chapelle axiale fait office de choeur. Une façade moderne est élevée en 1831 pour clôturer le transept. La coupole qui couronne la croisée date de la même année

Sarcophage de Saint Eutrope

Ancien Hôpital des pélerins de Pons

Au moyen-âge, la ville de Pons est une place-forte importante et prospère qui accueille un flot croissant de pèlerins en route vers Saint Jacques de Compostelle. Devant cet afflux de population, le vieil hôpital Saint-Nicolas (autrefois situé dans la ville-haute, il n'en subsiste aucun vestige) ne tarde pas à montrer ses limites. Ce n'est du reste pas le seul problème : à cette époque, les portes de la ville sont systématiquement closes la nuit afin de se prémunir contre toute attaque ou intrusion de brigands, et ceux des pèlerins qui arrivent après la fermeture des portes ne peuvent qu'attendre patiemment le lever du jour pour recevoir des soins, lorsqu'il n'est pas trop tard.

Cette situation détermine Geoffroy III de Pons à fonder un hôpital neuf en 1160 . L'hôpital est fondé à dessein hors-les-murs afin que nécessiteux et pèlerins puissent trouver soin et réconfort à toute heure du jour et de la nuit, mais aussi afin d'éviter la propagation des épidémies.

Il est l'un des plus anciens ensembles hospitaliers d'Europe à avoir été conservé

 

Les basiliques Saint Seurin , Saint Michel et la Cathédrale Saint André  à Bordeaux.

La Basilique Saint Seurin. Joyau d´architecture,  sa construction remonte au début du 6e siècle, mais elle ne sera basilique qu´en 1873.
Elle porte le nom d´un évêque, dont le sarcophage se trouve dans l´église. La basilique funéraire devient donc une crypte visible en partie dans la nef de l´église. La place sur laquelle elle se trouve est un cimetière. La Basilique St Seurin était sur le chemin des pèlerins de St Jacques de Compostelle qui s´y arrêtaient au Moyen Age pour vénérer le bâton de St Martial , voir l´olifant de Roland , et les reliques de St Seurin et St Fort.
Sa rénovation (novembre 1995) en fait l´un des joyaux de l´art gothique flamboyant à Bordeaux.

 



La Basilique Saint Michel. Église de style gothique flamboyant construite entre la fin du XIVe et le XVIe siècle. La chaire est de Feyneau et représente saint Michel terrassant le dragon. Les vitraux furent détruits lors des bombardements en 1940. Le clocher isolé de 114 mètres de haut, construit au XVe siècle est le plus haut du Sud-Ouest. En 1881 fut découvert un cimetière gallo-romain et des catacombes sous la tour. Classé monument historique.

 

La Cathédrale Saint André. Consacrée par le pape Urbain II en 1096, la cathédrale est bâtie sur un plan en croix latine à nef unique de 124 mètres de long, 18 m de largeur au transept, 23 m de haut dans la nef et 29 m dans le chœur. Alors qu’elle avait été conçue pour avoir quatre clochers, deux seulement ont leur flèche (côté rue Vital-Carles) car on se rend vite compte que la cathédrale est trop lourde pour le sol marécageux et s’enfonce. La construction des deux autres clochers est alors abandonnée. Du premier édifice roman du XIe siècle il ne reste que les murs intérieurs de la nef.

 

 L'Abbaye Saint Jean à Sorde-l'Abbaye

On situe la première fondation d'une abbaye à Sorde aux alentours du IXème siècle, juste à côté de la villa gallo-romaine Barat-de-vin... pour ensuite déménager plus à l'ouest au XIème siècle en lieu et place du village actuel... L'abbaye bénédictine devient alors une halte importante pour les pèlerins en route pour Compostelle. Grâce à cette puissance, l'abbaye assure la protection de la cité qui reste indépendante... fait suffisamment rare pour que cela soit mentionné ! 

Aujourd'hui l'ensemble formé par l'abbaye représente un patrimoine architectural et historique remarquable... L'abbatiale Saint Jean du XIIème, édifice imposant de style roman, semble dominer la cité, avec son chevet à 2 absidioles et sa mosaïque de la fin du XIème... 

Le monastère avec sa grange batelière dans laquelle étaient entreposées les réserves, le logis des abbés reconstruit au XVIème et surtout un peu plus loin, l'hôpital des pèlerins qui plus qu'un hôpital était une grande hôtellerie où étaient prodigués les soins habituels à destination des marcheurs...

 Eglise Saint Blaise à L'Hôpital Saint Blaise.

C'est en ce lieu que se rejoignent trois des chemins menant de France vers Saint Jacques de Compostelle, celui que nous avons emprunté depuis Paris mais aussi celui venant de Vezelay et celui du Puy en Velay.

 

Le village de l'Hôpital-Saint-Blaise doit son existence à un établissement d'accueil pour les voyageurs (un hôpital) aujourd'hui disparu. La petite route qui le traverse aujourd'hui était au XIIe siècle une voie de passage entre le sud de la France et la péninsule ibérique pour des chevaliers, des marchands, des religieux, des migrants. C'était l'époque de la Reconquista: les rois chrétiens de la péninsule ibérique faisaient appel aux hommes du nord pour les aider à conquérir, à peupler, à gouverner les terres autrefois musulmanes.Tout un réseau d'hôpitaux est alors créé au nord des Pyrénées pour faciliter le voyage de ces migrants. Le roi d'Aragon, le vicomte de Béarn y prennent une part essentielle. Ils confient la gestion de ce réseau à l'Hôpital Sainte-Christine du Somport qui devient un puissant ordre religieux avec des possessions tant au Béarn, en Navarre qu'en Aragon. L'Hôpital de Miséricorde (c'est le nom le plus ancien de l'Hôpital saint Blaise) est créé au milieu du XIIe siècle par les moines de Sainte-Christine.

Les voyageurs de ce temps sont en même temps des pèlerins car ils visitent les sanctuaires qui se trouvent sur leur route. C'est la raison pour laquelle, l'Hôpital-Saint-Blaise comme la plupart des autres hôpitaux, est doté d'une église. C'est le seul vestige de cette époque conservé aujourd'hui

L'Eglise est en forme de croix grecque. Sa coupole, ses fenêtres à grilles de pierre, ses corniches de bois sculpté et sa charpente d’origine recouverte de bardeaux offrent un exemple architectural unique où se croisent harmonieusement influences musulmanes et chrétiennes

La Via Lemovicensis ( Vézelay - Saint Jacques de Compostelle)

 Cette voie , à son début, est composée de deux branches. L'une partant de Vézelay et l'autre d'Asquins.

Eglise Saint Jacques à Asquins

Classée monument historique, l’église, dédiée à Saint-Jacques le Majeur, est inscrite par l’Unesco au patrimoine mondial  de l’humanité en tant que point de départ d’un des quatre chemins du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

Un très beau buste reliquaire en bois polychrome représentant Saint-Jacques (16e siècle), des boiseries du 18 enveloppant les piliers de la nef, un bel ensemble de vitraux (19e ), dont Saint-Jacques dans le chœur baroque du 18e siècle, méritent le détour.

Eglise prieurale Sainte Croix Notre Dame à La Charité sur Loire.

Fondé en 1059 par les religieux de l'ordre de Cluny, le monastère devient rapidement une des cinq "filles aînées de Cluny", selon l'expression consacrée.

Autour de l'édifice et de ses dépendances, une ville se développe rapidement. Le sanctuaire devient également une des étapes des pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au XIIe siècle, l'église Notre-Dame présente des dimensions si vastes qu'elle est la deuxième plus grande église de la chrétienté. Toutefois, les guerres vont peu à peu affaiblir la renommée du sanctuaire.

Vendu comme bien national après la Révolution, le sanctuaire est classé au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1998 et est depuis 2001 un des plus vastes chantiers de restauration en Bourgogne.

La Collégiale Saint Etienne à Neuvy Saint Sépulchre
La collégiale Saint-Étienne est un des rares édifices subsistants en France qui soit conçu comme une copie de l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem. L’étude archéologique, réalisée pendant des travaux, a permis de préciser les étapes de son évolution depuis sa fondation dans les années 1040. La rotonde, avec ses onze piliers centraux, a été ajoutée à l’extrémité ouest d’une église antérieure. Le mur extérieur a été achevé dans cette première phase mais la cage centrale, qui abritait l’édicule, n’a été terminée qu’au début du XIIe s. Pendant la deuxième moitié du XIIe s., l’église est profondément remaniée et sans doute raccourcie avec la création d’un chevet plat. La voûte primitive est remplacée par trois travées de croisées d’ogives. L’édifice sert de refuge pendant la guerre de Cent Ans, ce qui provoque certains dégâts, partiellement réparés. Malgré les ruptures évidentes dans la construction et un plan irrégulier, l’étude montre que l’édifice est le résultat de la poursuite d’un projet architectural cohérent et original visant  à évoquer l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem
L'Eglise Saint Léonard à Saint Léonard de Noblat

La Collégiale qui date des XIe et XIIe siècles est dédiée à saint Léonard, c'est un chef-d’œuvre de l’art roman limousin.
Le clocher  est un très bel exemple de clocher  dit « limousin ». Il repose sur un porche ouvert de deux côtés et orné de chapiteaux. Il est formé de 4 étages carrés, surmontés de 2 étages octogonaux.

Le Tombeau de Saint Léonard ( saint patron des prisonniers) est situé à l'intérieur de l'église, dans le croisillon sud, il est surmonté de sa chaine de prisonnier.

 

La Cathédrale Saint Front de Périgueux

 

L' étrange et très particulière silhouette de la cathédrale Saint Front est reconnaissable entre toutes... Dominant la ville de Périgueux, elle supporte fièrement ses cinq coupoles qui lui donne une allure byzantine indéniable... 

D'abord sanctuaire au VIIIème dédié à Saint Front, évangélisateur de la ville, puis monastère dont on peut encore visiter le cloître qui date du XIIème, l'édifice ne deviendra cathédrale qu'en 1669. Etablie sur le même plan que la basilique Saint Marc de Venise, en forme de croix grecque, la cathédrale actuelle date du XIIème, construite suite à l'incendie de 1120 qui avait ravagé l'édifice antérieur. 

C'est au XIXème siècle qu'Abadie, architecte du Sacré Choeur de Paris, entreprend de faire restaurer la cathédrale en mettant tout particulièrement l'accent sur les coupoles. De l'ancien édifice, il ne reste que le clocher... 

 L'ancienne Cathédrale saint jean Baptiste de Bazas

 

Avec ses 83 m de long, la cathédrale a mérité son entrée sur la liste des monuments classés patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Elle s'ouvre par trois portails : le principal est dédié à saint Jean-Baptiste, les latéraux à saint Pierre et à la Vierge. La nef imposante s'élève sur cinq absides. La décoration y est sobre, mais agrémentée au dessus de l'autel d'une Vierge du 13ème siècle, et tout le long de vitraux du 19ème siècle.

 

L'Abbaye de Saint Sever

L'abbaye romane demeure encore aujourd'hui un formidable témoignage historique et architectural du rayonnement de Saint-Sever. L'église au plan bénédictin à 7 absides échelonnées, s'élève au coeur de la ville, sur la place du Tour du sol entièrement pavée. Ce monument exceptionel en Aquitaine abrite 150 chapiteaux dont 77 d'époque romane. Classée monument historique depuis 1911. On notera aussi l'orgue romantique authentique Cavaillé-Coll du 19e s. et la salle d'art sacré accessible dans le cloître.

 

03/08/2010

Patrimoine mondial de l'UNESCO : les fortifications de Vauban.

L'UNESCO vient de classer l'Ile de la Réunion et la cité épiscopale d'Albi au patrimoine mondial. Ces deux sites rejoignent ainsi les 33 autres sites français ayant obtenu ce classement auparavant.

Mais les connaissons-nous vraiment ?

Un petit tour de France du patrimoine, ça vous tente ?

1. Les fortifications Vauban.

Je commence par elles car, dans les Hautes Alpes, ce classement concerne deux sites : la Ville Haute de Briançon et ses forts ainsi que la place forte de Montdauphin. Mais les 12 fortifications Vauban inscrites au Patrimoine Mondial sont implantées sur tout le pourtour du pays, comme on le constate à jetant un oeil sur la carte...

Qui était Vauban ?

Sébastien Le Prestre de Vauban est né le 4 mai 1633 dans le Morvan, à Saint-Léger-de-Foucherets. Agé de dix-huit ans, il est cadet au régiment de Condé. C'est l'époque de la Fronde des Princes animée par Louis de Bourbon dit le Grand Condé,  en rébellion contre la reine régente Anne d'Autriche et son premier ministre, le cardinal Mazarin.

Vauban se rallie à Mazarin et au jeune roi Louis XIV après l'arrestation de Condé en 1650. Il peut diriger son premier siège de ville en Argonne puis il obtient d'être nommé, grâce aux études qu'il mène, ingénieur du roi en 1655.

Joignant théorie et pratique, il s'attèle aux problèmes de défense sur les pas des ingénieurs des fortifications d'Henri IV, les Errard, Chastillon, de Beins, de Bonnefons. Il améliore, invente, met en place ; écrit aussi son traité sur l'attaques des forteresses en 1705.

Nommé lieutenant-général en 1688, il reçoit la dignité de maréchal de France le 14 janvier 1703. Sa carrière tout entière est consacrée au roi et au royaume : il construit ou réaménage plus de 300 forteresses, dirige plus de 50 sièges ; ses prises de places sont célèbres : Tournai, Douai, Lille, Maastricht, Mons, Besançon, Namur, Luxembourg, etc.

Dès 1673, il fortifia le royaume qu'il nomma " le pré carré " en Flandres et dans le Nord, en Ardennes, Alsace, Rhénanie, en Franche-Comté, Alpes, Bretagne, Roussillon, sans omettre la façade maritime. Il créée des places-fortes avec des échelonnements de défense à Lille, Besançon, Belfort, etc.
Vauban à Cambrai
Vauban à Cambrai Photo SHAT
Il fut bâtisseur, urbaniste ainsi qu'ingénieur de l'armement, stratège et tacticien, gestionnaire et économiste, comme ingénieur civil. Il écrit et fait publier son Projet de dîme royale, en 1707, préconisant l'impôt unique. Il a écrit aussi un mémoire en 1689 où il désapprouve la révocation de l'Edit de Nantes, au nom de la liberté de conscience.

Epuisé par sa vie de labeurs immenses, il décède le 30 mars 1707 à Paris.

Son corps repose en l'église de Bazoches ( Nièvre ), près de son château acquis en 1675, tandis que son coeur se trouve déposé en l'église du Dôme, aux Invalides, à Paris, par décision de l'Empereur Napoléon, depuis le 28 mai 1808.

Arras

Passée définitivement sous l’autorité du roi de France en 1659, la ville d’Arras est intégrée par Vauban dans son « pré carré », une double ligne de villes fortifiées destinées à protéger la frontière nord-est du royaume. L’une des premières réalisations de Vauban, la citadelle d’Arras est construite en deux ans (1668-1670), et implantée à la convergence de deux ruisseaux permettant l’inondation des environs en cas d’attaque. Pentagone entourant une cour rectangulaire, elle est le plus bel exemple d’une citadelle de plaine selon le premier système de Vauban. Ses bâtiments, inscrits dans un plan orthogonal, témoignent de la rencontre entre l’architecture classique du Grand Siècle et le jeu de la décoration brique et pierre de tradition locale. Rapidement, la position peu stratégique de la citadelle, car située trop en retrait de la frontière, lui valut le surnom de « Belle inutile 

Longwy

Sitôt devenue française par le Traité de Nimègue en 1679, Louis XIV décide la destruction de l’ancien Longwy-Haut médiéval et la construction d’une « ville neuve », afin de constituer un maillon défensif important sur la frontière nord-est. Tout le talent de Vauban consiste alors à adapter le tracé de cette place forte aux contraintes d’un terrain en pente, posé au bord d’un escarpement, dominant la vallée de la Chiers et la ville basse.
La forteresse est construite selon un plan hexagonal, enveloppe de 6 bastions, et équipée de toutes les commodités d’une place de guerre (église, arsenal, puits, casernes). Au-delà de ces caractéristiques militaires, elle traduit également la conception qu’avait Vauban de la ville idéale.
Une porte monumentale ainsi que 4 bastions ont été conservés, deux d’entre eux renferment des magasins en forme de croix, exceptionnels chez l’ingénieur, et les deux autres des poudrières modifiées. Au centre de la ville, la place d’armes carrée, avec son grand puits public, est entourée des services dont subsistent l’hôtel de ville et l’Eglise Saint Dagobert.

Neuf Brisach

 

 

Après la perte de Brisach au-delà du Rhin en 1697, la construction d’une nouvelle place forte dans la plaine d’Alsace s’impose. Vauban est dépêché sur place afin de soumettre au roi différents projets, lequel choisira le plus onéreux et le plus complet. La construction commence dès 1699 et nécessite le creusement d’un canal jusqu’aux Vosges afin d’acheminer le grès rose nécessaire. A partir de 1703 et la reprise de Brisach, les travaux s’enlisent, la nouvelle place forte ayant perdu de son importance stratégique.
Neuf-Brisach offre à voir le seul exemple du troisième système à la Vauban et son projet urbain le plus abouti. A partir d’un plan urbanistique octogonal des principes simples régissent l’organisation interne : offrir des circulations pratiques pour que lieux de commandement, lieux de combat et lieux d’activité civile s’intègrent harmonieusement sans se gêner.
Autour d’une place d’armes regroupant tous les bâtiments du pouvoir, l’espace de la ville est partagé en 48 îlots, dont 34 étaient réservés aux 4000 habitants. Les casernes sont placées contre les remparts, afin d’optimiser la protection des civils.

Étoile parfaite posée dans la plaine d’Alsace, Neuf-Brisach fait figure de synthèse de toute l’œuvre fortifiée de Vauban.

Besançon

 

 

Besançon possède une position stratégique exceptionnelle, déjà remarquée par Jules César : une rivière, le Doubs, enserre la cité dans une boucle fermée par une colline.
Vauban trouve ainsi une ville fortifiée depuis l’Antiquité. Dans un souci permanent d’adaptation au terrain, il perfectionne certains édifices et en conçoit de nouveaux remodelant ainsi entièrement Besançon.
Sur l’éperon rocheux qu’il fait rehausser, afin de le protéger des collines de Chaudanne et Brégille, Vauban construit la citadelle, entourée d’énormes murailles. Il conçoit l’enceinte de Battant, avec bastions, courtines et demi-lunes dominés par le fort Griffon, seconde citadelle faisant face à la première. Vauban optimise la défense du cœur de Besançon en inventant un nouveau modèle de tours à canons : la tour bastionnée. Il en construit 6, bien ancrées dans la rivière et faisant face aux collines qui dominent la ville.
Les fortifications bisontines sont achevées en 1693, après presque 20 ans de travaux. Elles avaient coûté si cher au trésor royal que Louis XIV aurait demandé si la citadelle n’avait pas été construite en or.

Briançon

Occupant une position stratégique à l’intersection de 5 vallées, la ville haute de Briançon, juchée sur un piton rocheux à 1326 mètres d’altitude, s’impose comme un site unique.
Le projet de Vauban pour ce site est d’enserrer la ville dans un échelonnement vertical de remparts et de la couronner de forts, la rendant ainsi imprenable. Partant du principe que l’assaillant sera obligatoirement chrétien, Vauban place sa majestueuse collégiale sur le bastion le plus exposé, assuré ainsi que son ennemi n’osera la bombarder.

De 1713 à 1734, les prescriptions laissées par le célèbre ingénieur sont appliquées à la lettre : l’enceinte de la ville se déploie sur près de 3 kilomètres, et ses hauteurs se couvrent de forts, et d’ouvrages de protection (fort du Randouillet, fort des Trois-Têtes, fort Dauphin, redoute des Salettes). La circulation des hommes est également pensée, avec la construction du pont d’Asfeld et de la communication Y.

Ce site majestueux et imposant permet de comprendre une part du génie d’adaptation dont à fait preuve Vauban, rompant ainsi totalement avec tout système de fortification jamais réalisé.

Montdauphin

A partir de 1693, afin de prévenir toute invasion venue d’Italie, Vauban décide de faire construire ex-nihilo une extraordinaire place forte sur un plateau dénudé à 1050 mètres, dominant le confluent du Guil et de la Durance. Mont-Dauphin, alors conçue comme une ville de garnison moderne, était destinée à accueillir 2000 soldats et autant d’habitants. Ensemble remarquable et entièrement préservé, Mont-Dauphin constitue l’archétype de la place forte de montagne, avec son arsenal, ses deux magasins à poudre, ses casernes au rempart et son église, restée inachevée.

Villefranche de Conflent

Dominée de toutes parts au creux de la vallée encaissée de la Têt, la « petite vilotte », dont les murailles médiévales s’étirent le long du torrent, est transformée par Vauban en 1679.
L’ensemble du site, revu par l’ingénieur pour en assurer une meilleure défense, est constitué de 3 entités se couvrant réciproquement.
L’enceinte urbaine avec ses tours médiévales est renforcée sur les points faibles et entièrement couronnée d’une toiture de lauzes épaisses pour se protéger des tirs ennemis. Le front d’aval est renforcé par une grotte casematée, la Cova Bastera, reliée au village par un escalier souterrain. Enfin, en 1681, sur le seul point haut que l’attaquant pouvait occuper avec des canons, Vauban construit un fort, le fort Libéria, conçu pour abriter une garnison de 96 soldats.
A la fois par la qualité des matériaux utilisés et par l’adaptation au bâti existant et à la géographie du site, la cité de Villefranche-de-Conflent constitue un véritable chef-d’œuvre de la fortification

Mont Louis

Située dans les Pyrénées orientales, la place forte de Mont-Louis est édifiée ex-nihilo à partir de 1679 par Vauban. Cet ensemble fortifié venait ainsi en complément de Villefranche-de-Conflent, afin de verrouiller le passage des Pyrénées.
Construite en deux ans, à plus de 1600 mètres d’altitude sur un terrain granitique, la place forte s’adapte parfaitement à la géographie du site. Cet ensemble est formé de deux entités carrées, étagées dans la pente : une citadelle à bastions à orillon et demi-lunes et une ville neuve enveloppée dans une enceinte.
Cas rare, l’ensemble des échauguettes, toutes les portes à pont-levis, les deux églises et les deux puits ont été conservés intacts depuis le XVIIe siècle

Blaye - Cussac /Fort Medoc

Gironde, Médoc

Formidable triptyque barrant la Gironde, le verrou de l’estuaire est mis en place par Vauban et son ingénieur Ferry entre 1685 et 1692.
A Blaye, Vauban trace le plan d’une nouvelle enceinte à quatre bastions, trois demi-lunes et deux portes. Il transforme ainsi l’enceinte médiévale en réutilisant systématiquement les ouvrages préexistants sans que cela soit visible. De l’autre côté de la rive, l’ingénieur fait construire ex nihilo un fort carré, le Fort Médoc, sur un terrain marécageux l’obligeant à ne dresser que des défenses de terre palissadée.
Enfin pour verrouiller complètement l’estuaire, Vauban érige le fort Paté sur un banc de sable non stabilisé au milieu du fleuve, prototype du fort à la mer compact. Véritable prouesse technique cette tour à canon ovale permettait de croiser ses feux avec les deux rives, situées chacune à 1600 mètres de l’île.

Saint Martin de Ré

 A partir de 1681, Vauban projette de construire un réduit central à Saint-Martin, capable de servir d’abri à toute la population de l’île en cas de débarquement ennemi sur un autre point.
L’enceinte urbaine, unique par ses dimensions, un demi-cercle d’1,5 kilomètres de rayon et de 14 kilomètres de rempart, est réalisée d’un seul jet sans contraintes géographiques liées au site.
La citadelle, carré parfait, n’est accessible que par une seule porte d’entrée monumentale, ouvrant sur un petit port retranché. Des bâtiments intérieurs, prévus pour 1200 hommes, subsiste une caserne, la chapelle, l’unique arsenal, les souterrains des bastions et le pavillon d’officier.
Conservée intacte dans son écrin de glacis non urbanisé, Saint-Martin-de-Ré est la plus belle application conservée du premier système de Vauban et sûrement le plus bel exemple d’un réduit insulaire.

Camaret sur Mer

Située à l’extrémité d’un sillon sableux, aujourd’hui au cœur du Parc marin d’Iroise et du Parc naturel régional d’Armorique, la tour de Camaret a été construite de 1693 à 1696 afin d’empêcher l’attaquant de prendre à revers le port de Brest et sa flotte.
Celle-ci n’était pas encore achevée lorsqu’elle subit en 1694 son baptême du feu, dont elle porte encore les traces, en présence même de Vauban qui repoussa victorieusement l’ennemi.
Modèle du fort à la mer, la tour dorée doit son nom à la couleur de son enduit fait de brique pilée.
L’ensemble est constitué d’une tour hexagonale équipée de meurtrières, imbriquées dans une batterie basse semi-circulaire que cerne un fossé maçonné dans lequel l’eau pénètre par infiltration à marée haute.

Saint Vaast la Hougue

 Lors de chacune de ses visites, Vauban définit la rade de Saint-Vaast comme « la meilleure et la plus seure du royaume », protégée naturellement par l’Ile Tatihou. Cependant, position avancée face à l’Angleterre, la côte du Cotentin demeure vulnérable. La nécessité de sa protection se révèle cruciale après la bataille de la Hougue en juin 1692 qui voit la défaite des vaisseaux de Louis XIV face à la flotte anglo-hollandaise.
Ainsi, en 1694, Vauban réclame en urgence la construction de deux tours qui protégeront, en croisant leurs feux, le mouillage des bateaux.
Les travaux sont menés sous les ordres de l’ingénieur de Combes. Ces tours tronconiques, de 20 mètres de haut se caractérisent par leurs multiples fonctions : l’observation, le tir à la mer et la communication par signaux et sont un bel exemple du génie militaire de Vauban.
Prévues pour 40 à 80 hommes, avec citernes et magasins, elles sont conçues de façon autonome, de manière à supporter un siège.

 

Pour en savoir plus sur les fortifications Vauban classées au Patrimoine Mondial de l'UNESCO : http://www.sites-vauban.org

 En préparant cette note, je suis tombé sur le Blog d'un internaute catalan, Enric Balaguer, qui conteste ce classement de sites militaires au patrimoine de l'UNESCO, jugeant que cela est contraire aux valeurs défendues par cet organisme. Ces arguments me paraissent recevables. En voici le résumé :

"Les fortifications de Vauban en territoire catalan ont été durant l’occupation française après l’annexion à la France des comtés du Roussillon et de Cerdagne l’outil de contrôle de soumission et d’une répression sanglante : villages entiers brulés et détruits, opposants exécutés et écartelés dont on exposa les tètes tranchées dans les rues de Villefranche de Conflent… Les forteresses de Vauban ont été construites bel et bien pour soumettre les populations au nouveau pouvoir.

Bien sûr l’œuvre de Vauban mérite d’être inscrite,  protégée et valorisée mais à mon sens pas dans le cadre de l’UNESCO.

Voici ci-dessous extrait du site de l’UNESCO les missions de cet organisme international, vous conviendrez  je l’espère qu’il y a une certaine incohérence, les forteresses de Vauban n’ont en rien contribué à « promouvoir la diversité culturelle, le dialogue interculturel et une culture de la paix »  bien au contraire. C’est donc faire offense à la mémoire de ceux qui ce sont battus pour leur liberté de classer ces sites à l’UNESCO."  

 «  La mission de l’UNESCO est de contribuer à l’édification de la paix, à l’élimination de la pauvreté, au développement durable et au dialogue interculturel par l’éducation, les sciences, la culture, la communication et l’information. L’Organisation se concentre, en particulier, sur deux priorités globales :

l’Afrique

l’égalité entre les sexes.

Et plusieurs objectifs primordiaux :

• assurer une éducation de qualité pour tous et l’apprentissage tout au long de la vie

• mobiliser le savoir et la politique scientifiques au service du développement durable

• faire face aux nouveaux défis sociaux et éthiques

• promouvoir la diversité culturelle, le dialogue interculturel et une culture de la paix

• édifier des sociétés du savoir inclusives grâce à l’information et à la communication".


 

 
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