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07/08/2010

Patrimoine mondial de l'UNESCO : Les Chemins de Saint Jacques de Compostelle ( suite)

L'UNESCO vient de classer l'Ile de la Réunion et la cité épiscopale d'Albi au patrimoine mondial. Ces deux sites rejoignent ainsi les 33 autres sites français ayant obtenu ce classement auparavant.

Mais les connaissons-nous vraiment ?

Un petit tour de France du patrimoine, ça vous tente ?

 2. Les Chemins de Saint Jacques de Compostelle (suite).

La Via Podiensis ( Le Puy en Velay - Saint Jacques de C.)

Sept tronçons de ce chemin ont été retenus dans le classement au patrimoine mondial en plus des édifices religieux. C'est certainement la voie la plus riche tant culturellement que par ses richesses naturelles. Mais c'est aussi la plus empruntée.

 La Cathédrale Notre Dame et l'Hôtel Dieu saint Jacques du Puy en Velay.

De facture romane la cathédrale Notre-Dame du Puy se dresse au pied du rocher Corneille, un promontoire d'origine volcanique dominé par une statue de la Vierge en acier moulé (provenant des canons pris aux Russes à Sébastopol).

Érigée au XIeme siècle la cathédrale est insolite du fait de la diversité de ses styles, et témoigne de la richesse passée de l'art roman. On y trouve de fortes influences byzantines en même temps que des structures qui rappellent celles du sud-ouest de la France. Construite à partir de pierres volcaniques de divers coloris, la façade occidentale, faite de pierres polychromes, de parements mosaïqués, d'arcades en plein cintre et de petits frontons, possède un porche à trois arcs auquel on accède par un large et long escalier en pierre de 134 marches.

Si de très belles statues et mosaïques décorent le portail, l'intérieur abrite de superbes fesques dorées. La couleur sombre des pierres donne à l'intérieur un aspect austère, mais l'on est impressionné par la hauteur des six coupoles, l'abondance des voûtes qui la couronnent et par le soubassement voûté sur lequel elle s’appuie.

Le choeur repose directement sur le rocher, mais pour agrandir la cathédrale aux XIeme et XIIeme siècles et afin d’accueillir les pèlerins toujours plus nombreux, quatre travées supplémentaires ont été audacieusement construites sur le vide ; pour rattraper un dénivelé de 17 m, d’importants piliers soutiennent les hautes arcades.

L’édifice menaçant ruine au début du XIXe siècle, il fit l’objet, entre 1844 et 1870, dans sa quasi-totalité, d’une démolition suivie d’une reconstruction à l’identique, hormis l'abside et la coupole de croisée, qui furent refaites sous une forme différente. La cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation a été érigée en basilique mineure par bref de Pie IX, le 11 février 1856. .

 Une Vierge Noire, objet de nombreux pèlerinages au cours des siècles, trône sur un maître-autel baroque. L'actuelle effigie remplace celle qui aurait été offerte par Saint Louis à son retour de la croisade d’Egypte, et qui fut brûlée lors de la Révolution Française

Le premier hôpital de la ville fut l’Hôtel Dieu, bâti contre la cathédrale. Il commença à fonctionner vers 1140. Son acte de fondation n'existe plus. Mais Le Puy étant un important centre de pèlerinage, sa destination première fut de recevoir les pèlerins qui venaient y vénérer Notre-Dame. Aucun texte ne permet de dire qu'il a été fondé pour les pèlerins de Compostelle, mais ses portes étaient largement ouvertes pour eux.

De nombreuses donations contribuaient à assurer des revenus à ce lieu d’accueil, tandis que des quêteurs se répandaient dans tout le royaume, et même à l’étranger.

Le tronçon de Chemin entre Nasbinals et Saint Chély d'Aubrac

Il s'agit de la traversée de l'Aubrac en suivant le GR 65.

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Cette étape sur la voie du chemin du Puy en Velay, avec 1370 m d'altitude près d'Aubrac, est le point culminant de la via Podiensis vers Saint Jacques de Compostelle

Le Pont dit "des pélerins" sur la Boralde à Saint Chély d'Aubrac.

Placée sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, la Croix du pèlerin de Saint-Chély sur le pont Vieux représente un pèlerin s'appuyant d'une main sur son bourdon (bâton censé chasser les infidèles et démons) et tenant, dans l'autre, un chapelet.

Le Pont sur le Lot à Estaing 

Estaing peut être considéré comme un des points où les chemins venant du nord-est traversaient le Lot pour continuer sur Conques.
Parmi les pélerins qui avaient voulu éviter les embûches et les rigueurs de l’Aubrac, certains arrivaient directement à Estaing venant de Saint Flour par Laguiole. Estaing a conservé bien vivant le souvenir du passage des pèlerins de Compostelle qu'y ont laissé des traces.

Le Pont Vieux à Espalion

 

  Au Xe siècle un pont franchissait déjà le Lot. Mais l'édifice actuel date du XIe siècle. Comme les vieux ponts de Paris, il portait des maisons et boutiques de particuliers.

A l'origine, le pont comportait 3 tours: une tour à chaque extrémité, une autre au milieu. Le pont était défendu par des ponts-levis à ses extrémités. Ces tours abritaient des corps de garde. La pile rive droite portait la tour contre laquelle se relevait le pont-levis. Sur la rive gauche, le dispositif de défense se trouvait à l'avant de la tour.

Jusqu'au 17ème siècle, un droit de péage était prélevé

Le tronçon du chemin entre Espalion et Estaing.

Cette étape permet de flâner le long de cette belle vallée du Lot en appréciant la variété architecturale de la région, l’église de St Pierre de Bessuejouls en particulier.

 

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Abbatiale sainte Foy à Conques

http://sumateologica.files.wordpress.com/2009/12/sainte-foy_de_conques.jpgElle est considérée comme un chef d'œuvre de l'art roman du sud de la France, et reste surtout célèbre pour son tympan et son trésor comprenant des pièces d'art uniques de l'époque carolingienne. L'intérieur est décoré avec des vitraux de Pierre Soulages. Cette abbaye a été fondée par l'abbé Dadon sous la protection de Charlemagne.

Pont sur le Dourdou à Conques

Au pied village coule le Dourdou, le chemin de Saint Jacques le franchit grâce à ce pont, construit en 1410. Le pont a été classé à l'inventaire des monuments historiques en 1930. D'après les constatations faites par les ingénieurs des Ponts et Chaussées, les assises pourraient être  très antérieures au XVe siècle.

 Tronçon de Montredon à Figeac

L'hôpital Saint Jacques de Figeac

Le Centre Hospitalier de Figeac est édifié sur les fondations de l’Hôpital Saint-Jacques qui date du Vème siècle. Du XIIIème au XVIIIème siècle, il accueillait les pèlerins se rendant à St Jacques de Compostelle et abritait les mendiants et les enfants trouvés.
De cette période historique subsistent le corps central et l’aile ouest construits au milieu du XVIIIème siècle ainsi que la chapelle dont le chevet date du XVème siècle.

Tronçon de Faycelles à Cajarc

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Le Dolmen de Pech-Laglaire  à Créalou.

1 1848358[1]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Sur Le Causse de Saint-Chels aussi appelé Causse de Cajarc. Il illustre la christianisation d'anciens lieux de culte païens et la superposition des croyances en un même lieu. Nombreux sont les sites que l'Eglise a christianisé en substituant un saint à une vénération antérieure. Une croix de pierre voisine avec ce dolmen, situé sur le sentier GR65.

 Tronçon de Bach à Cahors

 

 

Cathédrale saint Etienne et Pont Valentré à Cahors

Héritière de celle que l’évêque St Didier édifia au VII° siècle, l’actuelle cathédrale, élevée au même emplacement, appartient à la famille des églises à coupoles comme à Souillac, Périgueux…Dédiée à St Etienne, son maître-autel fut consacré par le pape Calixte II en 1119. L’édifice séduit par la puissance et l’élégance de sa nef surmontée de deux coupoles à pendentifs à 32 m au dessus du sol. Ce sont les plus vastes de France avec 18m de diamètre et 10m de hauteur reposant sur 6 piliers carrés qui supportent les grands arcs doubleaux et formerets. Au début du XIV° siècle, le chœur menaçant ruine fut entièrement refait dans le style gothique avec de vastes baies. On refit aussi, en utilisant le grès à la place du calcaire local, l’imposant massif de la façade ouest, surmonté d’un clocheton quercinois, qui reçut le portail principal, jadis au nord. La grande sacristie et les chapelles latérales, selon la mode du temps, datent aussi de cette seconde phase de construction qui se termina vers 1324. Après la guerre de Cent Ans, l’évêque Antoine d’Alamand édifia au flanc sud du chœur la chapelle Notre Dame, dite aussi chapelle profonde. Viollet-le-Duc devait au XIX° siècle regretter cette absence d’unité architecturale. Ses élèves dégagèrent les coupoles jusque-là couvertes, percèrent des rosaces sur les murs latéraux, garnirent toitures et contreforts de garde-corps.

 

  

La construction du Pont Valentré débute le 17 juin 1308. Il est terminé entre 1355 et 1378.
Il comporte : 6 arches principales, 3 tours carrées à trois étages et 2 châtelets. Celui de l'ouest a presque entièrement disparu. Quant au châtelet Est son caractère défensif est accentué par les modifications apportées au XIXe siècle

L' Abbatiale Saint Pierre et le Cloître à Moissac.

 

 L'abbaye Saint-Pierre de Moissac se caractérise par l'un des plus beaux ensembles architecturaux français avec ses extraordinaires sculptures romanes. Fondée au VIIe siècle, fut rattachée en 1047 à la puissante abbaye de Cluny et devint, dès le XIIe siècle, le plus éminent centre monastique du sud-ouest de la France. Si l'abbaye et le cloître offrent un exemple remarquable de mélange des styles roman et gothique, c'est le tympan du portail sud qui constitue le véritable chef-d'œuvre de Moissac.

Exécuté au XIIe siècle, il illustre la vision de Saint jean de l'Apocalypse en une profusion de détails expressifs, voire hallucinés.

La décoration des arcs et des chapiteaux du cloître est une véritable splendeur.

Tronçon de Lectour à Condom.

 

Merci aux radonneurs du GR 65 pour leurs photos mises en ligne qui illustrent cet article

Collégiale Saint Pierre à La Romieu

ROMIEU vient du mot gascon "ROUMIOU" en souvenir du moine Allemand Albert, qui, revenant d'un pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle, s'arrêta en ces lieux pour y implanter une petite fondation ecclésiastique sur une terre des Seigneurs de Firmacon, Vicomtes de Lomagne, au XIè siècle (Sauveté).

Au XIVè siècle, le village prit de l'importance lorsqu' Arnaud d'Aux, haut dignitaire de la Cour Pontificale et enfant du pays, éleva dans le village la Collégiale Saint Pierre (1312-1318) , le cloître et le palais. Il transforma la communauté Bénédictine en un collège de 14 chanoines réguliers, dirigés par un doyen et un sous doyen. Il sera pendant cette période Président du Procès des TEMPLIERS. Arnaud d'Aux mourut vers 1321 en Avignon; son corps repose dans un enfeu de la Collégiale.

            En 1575, le village et l'ensemble collégial ont souffert du passage des troupes protestantes de MONTGOMERY. Le cloître fût incendié, les verrières murées. Lors de la Révolution Française, on brûla une partie des archives ainsi que le jubé qui séparait l'église en deux sections distinctes. La collégiale devint église paroissiale.
Tronçon Aroue - Ostabat Asme
Champ de vignesBalise du XVIIIème siècleNogaro
L'Eglise Sainte Quitterie à Aire sur l'Adour

L'église est bâtie sur le site d'un ancien temple romain dédié au dieu Mars, comme en atteste la présence d'une dalle ornée de lauriers. Ce temple fut converti en baptistère par les évêques des Tarusares. Le lieu était vénéré en raison de la présence d'une source, sans doute dédiée à une divinité païenne, et qui fut investie d'une dignité nouvelle grâce à la dévotion pour la jeune martyre Quitterie. L'Église sanctifiait ainsi des lieux de culte païen pour pouvoir revendiquer des sites anciens et en chasser le paganisme

Au XIe siècle, les moines bénédictins  reçurent en donation de Pierre Ier, évêque d'Aire, l'église Sainte-Quitterie-du-Mas, se rattachant à la légende de Sainte Quitterie, jeune princesse gothe martyre. Ils édifièrent une abbaye à proximité pour animer le culte.

Les bâtiments furent dévastés par les troupes de gabriel Ier de Montgomery en 1569 puis fortement remaniés, tandis que l'église Sainte Quitterie fut reconstruite en style gothique dès la fin du XIIIe siècle.

Porte Saint Jacques à Saint Jean Pied de Port

Arrivés, au nord, par la chapelle de la Madeleine, les pèlerins pénétraient dans la ville haute par la porte Saint-Jacques, puis suivaient la rue d'Espagne jusqu'au pont enjambant la Nive.

 

 La Via Tolosana (d'Arles à Saint Jacques de C.)

Le plus court et le plus au sud des chemins de Compostelle;

L'ancienne Abbatiale de Saint Gilles du Gard

L'abbaye de Saint-Gilles est un ancien monastère bénédictin. Il s'agissait de l'un des deux grands prieurés, avec celui de Toulouse, de la langue de Provence, l'une des divisions de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem.

Ce monastère est construit au VIIeme siècle, initialement dédié à SaintPierre et Saint Paul, puis au IXeme siècle à Saint Gilles, un ermite local. Ses reliques, conservées dans l'église abbatiale, en font un important lieu de pèlerinage sur la Via Tolosana.

 

Ancienne Abbaye de Gellone à Saint Guilhem le Désert

 

L’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert ou abbaye de Gellone est une abbaye bénédictine fondée en 804 par Guillaume de Gellone, aussi connu sous le nom de Guillaume d'Orange (v.742 - †812) (Guilhèm en occitan), comte de Toulouse, ami de saint Benoît d'Aniane. Il y a été moine et s'y est fait enterrer.

Les troubadours composèrent la Geste de Guilhem d'Orange, qui a contribué à la célébrité de l'abbaye. D'autre part le comte Guilhem avait laissé des reliques précieuses comme un morceau de la Sainte Croix qui attira vers l'abbaye des foules de pèlerins venus vénérer la relique sacrée. L'abbaye devint une étape incontournable sur le "chemin d'Arles", un des itinéraires vers Saint-Jacques de Compostelle
Au début du XIe siècle, l'abbé Pierre Ier fait reconstruire l'abbaye, qui reste un chef d'œuvre de l'art roman.


En 1569, pendant les guerres de religion, les protestants pillent l'abbaye. On dut vendre une partie des biens pour réparer les dégâts.
Au XVIIe siècle, l'abbaye est dans un état d'abandon avancé. L'abbaye devint possession de la Congrégation de Saint-Maur qui réussit à sauver l'essentiel. À la Révolution, six moines de Saint-Maur vivent à Saint-Guilhem. L'abbaye est alors vendue comme bien national, et l'église est devenue l'église paroissiale du village. On installe une filature, une tannerie. Les autres parties du couvent servent de carrière de pierre.
En 1840, les Monuments historiques prennent en charge l'abbaye. Des restaurations successives ont donné un nouveau lustre aux bâtiments sauvés de la destruction.
La Basilique Saint Sernin et l'Hôtel-Dieu Saint Jacques à Toulouse

La basilique Saint-Sernin de Toulouse est un sanctuaire bâti pour abriter les reliques de Saint Saturnin évêque de Toulouse, martyrisé en 250. Devenu l'un des plus importants centres de pèlerinage de l'Occident médiéval,  depuis le IXe siècle au plus tard et jusqu'à la Révolution français. Saint-Sernin est la plus grande église romane conservée en Europe.

L'édifice conserve 260 chapiteaux romans et est le symbole de l'architecture romane méridionale.

 

L’Hôtel-Dieu Saint-Jacques se développa à partir de 1257 sur l’emplacement de deux hôpitaux plus anciens, celui de Sainte Marie de la Daurade et celui de l’Hôpital Novel. Confiés aux Bayles de la Confrérie Saint-Jacques, ces deux établissements séparés par la rue de l’Herbe, furent réunis en un seul, qui prit le nom d’Hôpital Saint Jacques.

Il se développe progressivement pour devenir en 1554 l’Hôtel-Dieu (ou Maison-Dieu). Maison d’accueil pour tous les malheureux, mendiants, vagabonds, femmes de mauvaise vie et surtout les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, on y soignait également des malades, mais ce n’était pas son rôle principal.

Ayant fait l’objet de nombreux agrandissements au XVIIe siècle, l’Hôtel-Dieu devint au XIXe et surtout au XXe siècles, grâce au progrès de la science, un véritable centre de soins et d’enseignement.
Classé au titre des Monuments historiques, il est aujourd’hui le siège du Centre Administratif des Hôpitaux de Toulouse et héberge le Musée d’Histoire de la Médecine

 

La cathédrale Sainte Marie à Auch

 

Cathédrale Sainte Marie (XV - XVIIe s.)
Site majeur sur les chemins de Saint-Jacques , c'est l'une des Cathédrales les plus récentes de France, mais aussi l'une des plus vastes et des plus riches : plus de 100 m de long et 40 m de large, 2 tours d'une hauteur de 44 m encadrent la superbe façade Renaissance. Commencée en 1489, sa construction a duré 200 ans.

Eglise Sainte Marie à Oloron Sainte Marie

 

Au XIeme siècle, une cathédrale est commencée, dédiée à la Vierge, d’où ce nom de Sainte-Marie. Au début du 12° siècle, deux grands artistes en décorent magnifiquement le portail. 

 Victime d’incendies au 14° siècle,elle est alors dotée d’un beau chevet gothique à chapelles rayonnantes, inspiré de Bayonne et de Soissons. A l’intérieur, après une nef large mais basse, s’ouvre un vastechoeur: il est entouré d’un déambulatoire aux voûtes élancées, unique en Béarn. Ceci témoigne sans doute de la fréquentation du sanctuaire et du succès de ses reliques sur cette route majeure de pèlerinage.

05/08/2010

Patrimoine Mondial de l'UNESCO : Les Chemins de saint Jacques de Compostelle

L'UNESCO vient de classer l'Ile de la Réunion et la cité épiscopale d'Albi au patrimoine mondial. Ces deux sites rejoignent ainsi les 33 autres sites français ayant obtenu ce classement auparavant.

Mais les connaissons-nous vraiment ?

Un petit tour de France du patrimoine, ça vous tente ?

 

2. Les Chemins de Saint Jacques de Compostelle.

Tout au long de ces quatres chemins des dizaines de monuments, lieux remarquables, tronçons de chemins sont répertoriés par le classement. En tout, 78 !

Monuments culturels (64)
(*)Biens à double-inscription (déjà inscrits individuellement sur la Liste du patrimoine mondial avant qu'ils ne fassent partie du bien «Les chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France»)

• Aquitaine (19 monuments)
• Périgueux (Dordogne) : cathédrale Saint-Front
• Saint-Avit-Sénieur (Dordogne) : église Saint-Avit
• Le Buisson-de-Cadouin (Dordogne) : église abbatiale Notre-Dame de la Nativité
• Bazas (Gironde) : ancienne cathédrale Saint-Jean-Baptiste
• Bordeaux (Gironde) : basilique Saint-Seurin*
• Bordeaux (Gironde) : basilique Saint-Michel*
• Bordeaux (Gironde) : cathédrale Saint-André*
• La Sauve (Gironde) : ancienne abbaye Notre-Dame de la Sauve Majeure
• La Sauve (Gironde) : église Saint-Pierre
• Soulac-sur-Mer (Gironde) : église de Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres
• Aire-sur-l’Adour (Landes) : église Sainte-Quitterie
• Mimizan (Landes) : clocher-porche de l’ancienne église
• Sorde-l’Abbaye (Landes) : abbaye Saint-Jean
• Saint-Sever (Landes) : abbaye
• Agen (Lot-et-Garonne) : cathédrale Saint-Caprais
• Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) : cathédrale Sainte-Marie
• L’Hôpital-Saint-Blaise (Pyrénées-Atlantiques) : église Saint-Blaise
• Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées-Atlantiques) : porte Saint-Jacques
• Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) : église Sainte-Marie

• Auvergne (3 monuments)
• Clermont-Ferrand (Puy-de-Dome) : église Notre-Dame-du-Port
• Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) : cathédrale Notre-Dame
• Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) : Hôtel-Dieu Saint-Jacques

• Bourgogne (3 monuments)
• La Charité-sur-Loire (Nièvre) : église prieurale Sainte-Croix-Notre-Dame
• Asquins (Yonne) : église Saint-Jacques
• Vézelay (Yonne) : basilique Sainte-Madeleine*

• Centre (2 monuments)
• Neuvy-Saint-Sépulchre (Indre) : collégiale Saint-Etienne (anciennement collégiale Saint-Jacques)
• Bourges (Cher) : cathédrale Saint-Etienne*

• Champagne-Ardennes (2 monuments)
• L’Epine (Marne) : basilique Notre-Dame
• Châlons-en-Champagne (Marne) : église Notre-Dame-en-Vaux

• Ile-de-France (1 monument)
• Paris (Seine) : tour Saint-Jacques (vestige de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie)

• Languedoc-Roussillon (3 monuments)
• Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault) : ancienne abbaye de Gellone
• Aniane/Saint-Jean-de-Fos (Hérault) : Pont du Diable
• Saint-Gilles (Gard) : ancienne abbatiale

• Limousin (1 monument)
• Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) : église Saint-Léonard

• Midi-Pyrénées (21 monuments)
• Audressein (Ariège) : église Notre-Dame de Tramesaygues
• Conques (Aveyron) : abbatiale Sainte-Foy
• Conques (Aveyron) : pont sur le Dourdou
• Espalion (Aveyron) : pont Vieux
• Estaing (Aveyron) : pont sur le Lot
• Saint-Chély-d’Aubrac (Aveyron) : pont dit «des pèlerins» sur la Boralde
• Toulouse (Haute-Garonne) : basilique Saint-Sernin
• Toulouse (Haute-Garonne) : Hôtel-Dieu Saint-Jacques
• Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne) : ancienne cathédrale Notre-Dame
• Valcabrère (Haute-Garonne) : basilique Saint-Just
• Auch (Gers) : cathédrale Sainte-Marie
• Beaumont-sur-l’Osse et Laressingle (Gers) : Pont d’Artigues ou de Lartigues
• La Romieu (Gers) : collégiale Saint-Pierre
• Cahors (Lot) : cathédrale Saint-Etienne
• Cahors (Lot) : pont Valentré
• Gréalou (Lot) : dolmen de Pech-Laglaire 2
• Figeac (Lot) : hôpital Saint-Jacques
• Gavarnie (Hautes-Pyrénées) : église paroissiale Saint-Jean-Baptiste
• Jézeau (Hautes-Pyrénées) : église Saint-Laurent
• Ourdis-Cotdoussan (Hautes-Pyrénées) : église Saint-Jacques
• Rabastens (Tarn) : église Notre-Dame-du-Bourg

• Picardie (3 monuments)
• Amiens (Somme) : cathédrale Notre-Dame*
• Folleville (Somme) : église paroissiale Saint-Jacques le Majeur et Saint-Jean-Baptiste
• Compiègne (Oise) : église paroissiale Saint-Jacques

• Poitou-Charentes (6 monuments)
• Saintes (Charente-Maritime) : église Saint-Eutrope
• Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime) : abbaye royale Saint-Jean-Baptiste
• Melle (Deux-Sèvres) : église Saint-Hilaire
• Aulnay (Charente-Maritime) : église Saint-Pierre
• Poitiers (Vienne) : église Saint-Hilaire-le-Grand
• Pons (Charente-Maritime) : ancien hôpital des pèlerins.

Ensembles (7)
• Basse-Normandie
(1 ensemble)
Le Mont-Saint-Michel* (Manche).

• Midi-Pyrénées (5 ensembles)
• Saint-Lizier (Ariège) : ancienne cathédrale / cloître / cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède / palais épiscopal / remparts
• Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne) : basilique paléochrétienne / chapelle Saint-Julien
• Rocamadour (Lot) : basilique Saint-Sauveur / crypte Saint-Amadour
• Aragnouet (Hautes-Pyrénées) : hospice du Plan et chapelle Notre-Dame-de-l’Assomption, aussi appelée Chapelle des Templiers
• Moissac (Tarn-et-Garonne) : abbatiale Saint-Pierre et cloître.

• Provence-Alpes-Côte-d'Azur (1 ensemble)
• Arles* (Bouches-du-Rhône)

Sections de sentier (7 tronçons du chemin du Puy, GR®65)
• de Nasbinals à Saint-Chély-d’Aubrac (Lozère / Aveyron) : 17 Km
• de Saint-Côme-d’Olt à Estaing (Aveyron) : 17 Km
• de Montredon à Figeac (Lot) : 18 Km
• de Faycelles à Cajarc (Lot) : 22, 5 Km
• de Bach à Cahors (Lot) : 26 Km
• de Lectoure à Condom (Gers) : 35 Km
• de Aroue à Ostabat-Asme (Pyrénées-Atlantiques) : 22 Km

 Parmi tous ces sites et monuments, quelques illustrations ....

Sur la Via Turonensis ( Paris - Saint Jacques de C.)

La Tour Saint Jacques à Paris

 

Cette tour, ancien clocher de l'église Saint-Jacques la Boucherie, longtemps l'une des plus hautes de Paris (52m) fut utilisée par Pascal pour ses expériences sur la pesanteur de l'air (1648) (La découverte de l'atmosphère). Sa construction commencée en 1508, fut achevée en 1522.  L'église Saint Jacques la Boucherie  devint propriété nationale en 1790 et fut vendue le 11 floréal an V, avant d'être rasée en 1802. La tour avait été comprise dans cette vente, aucune clause n'imposait à l'acquéreur l'obligation de la conserver. La ville de Paris, jalouse de réparer cette omission, l'acheta des héritiers Dubois, le 27 août 1836, moyennant 250 100 F. Théodore  Ballu fut chargé de sa restauration vers 1855.

Eglise Saint Jacques de la Boucherie en 1784

 

Eglise Saint Hilaire le Grand à Poitiers

 

 

 Etape sur les Chemins de Compostelle depuis le XIIe siècle. Construite au XIe siècle, l'église du célèbre évêque poitevin Hilaire offre un choeur et un transept romans d'une hauteur impressionnante et d'une grande luminosité. 



Remarquable par l'équilibre des volumes, le déambulatoire de Saint-Hilaire ouvre sur quatre chapelles ornées de peintures murales romanes représentant une scène tirée de l'Apocalypse. 

 Eglise saint Hilaire de Melle

 Déjà citée dans une charte vers 1080, elle est reconstruite à l'entrée de Melle (79) sur la route des pèlerins allant de Celles-sur-Belle à Saint-Jacques de Compostelle, sans doute en deux campagnes au cours du XIIème s. Le monastère fut détruit durant les guerres de religion. L'église Saint-Hilaire, de plan cruciforme, construite en pierre calcaire, nous donne à voir l'un des plus beaux spécimens du roman poitevin

Eglise Saint Pierre d'Aulnay

Située sur le chemin de Compostelle, elle était facilement repérée par son clocher carré. Les portails témoignent de la beauté de l'église : les décors des voussures, les sculptures des tympans d'inspiration orientale et un bestiaire roman rivalisent de beauté. À l'intérieur, la nef en berceau voûté, la coupole sur pendentifs et les chapiteaux historiés forment une unité proportionné et remarquable. Le cimetière attenant se distingue par une croix hosannière du 15ème siècle.

 

Abbaye Royale Saint Jean Baptiste à Saint Jean d'Angely

La fondation de l'abbaye de Saint-Jean d'Angély remonte au début du IXe siècle, sous l'impulsion de Pépin, alors duc d'Aquitaine : son but était d'y entreposer une relique, la tête de saint Jean-Baptiste, rapportée d'Orient. Mais les Vikings, très actifs à cet époque, pillèrent à plusieurs reprise l'abbaye, et ce n'est qu'en 1010 que la tête est retouvée dans les débris : on décide la reconstruction de l'abbaye, qui n'aura de cesse de se développer, devenant l'une des plus puissantes de la France de l'ouest, ainsi qu'une étape importante vers Saint-Jacques de Compostelle. Cette prospérité est mise à mal durant la Guerre de Cent Ans, Anglais et Français se disputant la possession de la ville, puis durant les Guerres de Religion. L'abbaye, pillée et détruite, perdit sa précieuse relique dans les flammes : les pèlerins cessèrent de passer par Saint-Jean d'Angély. L'abbaye que l'on observe aujourd'hui est une nouvelle fois reconstruite au XVIIe, dans un style architectural classique. Abandonnée par ses moines bénédictins à la Révolution, elle servira de collège, de lycée, avant d'abriter désormais la bibliothèque, l'école de musique et un centre de culture européenne de « Saint-Jacques de Compostelle ».

Eglise Saint Eutrope à Saintes

Dans la première moitié du VIe siècle, une église est fondée à l'emplacement du tombeau de St Eutrope, évêque du IIIe siècle. Cet édifice est reconstruit une première fois après les ravages causés par les normands au IXe siècle. La situation de St Eutrope sur la route de Saint Jacques de Compostelle pousse ensuite les clunisiens à s'y intéresser. En effet, l'ordre souhaite promouvoir le pèlerinage vers Compostelle. Le comte de Poitou, Guy Geoffroy Guillaume, fait don de l'église à Cluny en 1062. Pour cela, il développe les lieux de cultes qui se trouvent sur le chemin. Dans cette optique, un nouvel édifice est construit vers 1081. Urbain II vient le consacrer en 1096, alors que seul le choeur est achevé.
Au XVe siècle, Louis XI finance la réfection du croisillon nord et l'édification d'un clocher de 65 mètres de haut, entre 1478-1496. Une chapelle axiale est également ajoutée.
La nef est détruite en 1803. Il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges du collatéral sud. L'ancien choeur roman sert depuis de nef, tandis que l'ancienne chapelle axiale fait office de choeur. Une façade moderne est élevée en 1831 pour clôturer le transept. La coupole qui couronne la croisée date de la même année

Sarcophage de Saint Eutrope

Ancien Hôpital des pélerins de Pons

Au moyen-âge, la ville de Pons est une place-forte importante et prospère qui accueille un flot croissant de pèlerins en route vers Saint Jacques de Compostelle. Devant cet afflux de population, le vieil hôpital Saint-Nicolas (autrefois situé dans la ville-haute, il n'en subsiste aucun vestige) ne tarde pas à montrer ses limites. Ce n'est du reste pas le seul problème : à cette époque, les portes de la ville sont systématiquement closes la nuit afin de se prémunir contre toute attaque ou intrusion de brigands, et ceux des pèlerins qui arrivent après la fermeture des portes ne peuvent qu'attendre patiemment le lever du jour pour recevoir des soins, lorsqu'il n'est pas trop tard.

Cette situation détermine Geoffroy III de Pons à fonder un hôpital neuf en 1160 . L'hôpital est fondé à dessein hors-les-murs afin que nécessiteux et pèlerins puissent trouver soin et réconfort à toute heure du jour et de la nuit, mais aussi afin d'éviter la propagation des épidémies.

Il est l'un des plus anciens ensembles hospitaliers d'Europe à avoir été conservé

 

Les basiliques Saint Seurin , Saint Michel et la Cathédrale Saint André  à Bordeaux.

La Basilique Saint Seurin. Joyau d´architecture,  sa construction remonte au début du 6e siècle, mais elle ne sera basilique qu´en 1873.
Elle porte le nom d´un évêque, dont le sarcophage se trouve dans l´église. La basilique funéraire devient donc une crypte visible en partie dans la nef de l´église. La place sur laquelle elle se trouve est un cimetière. La Basilique St Seurin était sur le chemin des pèlerins de St Jacques de Compostelle qui s´y arrêtaient au Moyen Age pour vénérer le bâton de St Martial , voir l´olifant de Roland , et les reliques de St Seurin et St Fort.
Sa rénovation (novembre 1995) en fait l´un des joyaux de l´art gothique flamboyant à Bordeaux.

 



La Basilique Saint Michel. Église de style gothique flamboyant construite entre la fin du XIVe et le XVIe siècle. La chaire est de Feyneau et représente saint Michel terrassant le dragon. Les vitraux furent détruits lors des bombardements en 1940. Le clocher isolé de 114 mètres de haut, construit au XVe siècle est le plus haut du Sud-Ouest. En 1881 fut découvert un cimetière gallo-romain et des catacombes sous la tour. Classé monument historique.

 

La Cathédrale Saint André. Consacrée par le pape Urbain II en 1096, la cathédrale est bâtie sur un plan en croix latine à nef unique de 124 mètres de long, 18 m de largeur au transept, 23 m de haut dans la nef et 29 m dans le chœur. Alors qu’elle avait été conçue pour avoir quatre clochers, deux seulement ont leur flèche (côté rue Vital-Carles) car on se rend vite compte que la cathédrale est trop lourde pour le sol marécageux et s’enfonce. La construction des deux autres clochers est alors abandonnée. Du premier édifice roman du XIe siècle il ne reste que les murs intérieurs de la nef.

 

 L'Abbaye Saint Jean à Sorde-l'Abbaye

On situe la première fondation d'une abbaye à Sorde aux alentours du IXème siècle, juste à côté de la villa gallo-romaine Barat-de-vin... pour ensuite déménager plus à l'ouest au XIème siècle en lieu et place du village actuel... L'abbaye bénédictine devient alors une halte importante pour les pèlerins en route pour Compostelle. Grâce à cette puissance, l'abbaye assure la protection de la cité qui reste indépendante... fait suffisamment rare pour que cela soit mentionné ! 

Aujourd'hui l'ensemble formé par l'abbaye représente un patrimoine architectural et historique remarquable... L'abbatiale Saint Jean du XIIème, édifice imposant de style roman, semble dominer la cité, avec son chevet à 2 absidioles et sa mosaïque de la fin du XIème... 

Le monastère avec sa grange batelière dans laquelle étaient entreposées les réserves, le logis des abbés reconstruit au XVIème et surtout un peu plus loin, l'hôpital des pèlerins qui plus qu'un hôpital était une grande hôtellerie où étaient prodigués les soins habituels à destination des marcheurs...

 Eglise Saint Blaise à L'Hôpital Saint Blaise.

C'est en ce lieu que se rejoignent trois des chemins menant de France vers Saint Jacques de Compostelle, celui que nous avons emprunté depuis Paris mais aussi celui venant de Vezelay et celui du Puy en Velay.

 

Le village de l'Hôpital-Saint-Blaise doit son existence à un établissement d'accueil pour les voyageurs (un hôpital) aujourd'hui disparu. La petite route qui le traverse aujourd'hui était au XIIe siècle une voie de passage entre le sud de la France et la péninsule ibérique pour des chevaliers, des marchands, des religieux, des migrants. C'était l'époque de la Reconquista: les rois chrétiens de la péninsule ibérique faisaient appel aux hommes du nord pour les aider à conquérir, à peupler, à gouverner les terres autrefois musulmanes.Tout un réseau d'hôpitaux est alors créé au nord des Pyrénées pour faciliter le voyage de ces migrants. Le roi d'Aragon, le vicomte de Béarn y prennent une part essentielle. Ils confient la gestion de ce réseau à l'Hôpital Sainte-Christine du Somport qui devient un puissant ordre religieux avec des possessions tant au Béarn, en Navarre qu'en Aragon. L'Hôpital de Miséricorde (c'est le nom le plus ancien de l'Hôpital saint Blaise) est créé au milieu du XIIe siècle par les moines de Sainte-Christine.

Les voyageurs de ce temps sont en même temps des pèlerins car ils visitent les sanctuaires qui se trouvent sur leur route. C'est la raison pour laquelle, l'Hôpital-Saint-Blaise comme la plupart des autres hôpitaux, est doté d'une église. C'est le seul vestige de cette époque conservé aujourd'hui

L'Eglise est en forme de croix grecque. Sa coupole, ses fenêtres à grilles de pierre, ses corniches de bois sculpté et sa charpente d’origine recouverte de bardeaux offrent un exemple architectural unique où se croisent harmonieusement influences musulmanes et chrétiennes

La Via Lemovicensis ( Vézelay - Saint Jacques de Compostelle)

 Cette voie , à son début, est composée de deux branches. L'une partant de Vézelay et l'autre d'Asquins.

Eglise Saint Jacques à Asquins

Classée monument historique, l’église, dédiée à Saint-Jacques le Majeur, est inscrite par l’Unesco au patrimoine mondial  de l’humanité en tant que point de départ d’un des quatre chemins du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

Un très beau buste reliquaire en bois polychrome représentant Saint-Jacques (16e siècle), des boiseries du 18 enveloppant les piliers de la nef, un bel ensemble de vitraux (19e ), dont Saint-Jacques dans le chœur baroque du 18e siècle, méritent le détour.

Eglise prieurale Sainte Croix Notre Dame à La Charité sur Loire.

Fondé en 1059 par les religieux de l'ordre de Cluny, le monastère devient rapidement une des cinq "filles aînées de Cluny", selon l'expression consacrée.

Autour de l'édifice et de ses dépendances, une ville se développe rapidement. Le sanctuaire devient également une des étapes des pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au XIIe siècle, l'église Notre-Dame présente des dimensions si vastes qu'elle est la deuxième plus grande église de la chrétienté. Toutefois, les guerres vont peu à peu affaiblir la renommée du sanctuaire.

Vendu comme bien national après la Révolution, le sanctuaire est classé au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1998 et est depuis 2001 un des plus vastes chantiers de restauration en Bourgogne.

La Collégiale Saint Etienne à Neuvy Saint Sépulchre
La collégiale Saint-Étienne est un des rares édifices subsistants en France qui soit conçu comme une copie de l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem. L’étude archéologique, réalisée pendant des travaux, a permis de préciser les étapes de son évolution depuis sa fondation dans les années 1040. La rotonde, avec ses onze piliers centraux, a été ajoutée à l’extrémité ouest d’une église antérieure. Le mur extérieur a été achevé dans cette première phase mais la cage centrale, qui abritait l’édicule, n’a été terminée qu’au début du XIIe s. Pendant la deuxième moitié du XIIe s., l’église est profondément remaniée et sans doute raccourcie avec la création d’un chevet plat. La voûte primitive est remplacée par trois travées de croisées d’ogives. L’édifice sert de refuge pendant la guerre de Cent Ans, ce qui provoque certains dégâts, partiellement réparés. Malgré les ruptures évidentes dans la construction et un plan irrégulier, l’étude montre que l’édifice est le résultat de la poursuite d’un projet architectural cohérent et original visant  à évoquer l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem
L'Eglise Saint Léonard à Saint Léonard de Noblat

La Collégiale qui date des XIe et XIIe siècles est dédiée à saint Léonard, c'est un chef-d’œuvre de l’art roman limousin.
Le clocher  est un très bel exemple de clocher  dit « limousin ». Il repose sur un porche ouvert de deux côtés et orné de chapiteaux. Il est formé de 4 étages carrés, surmontés de 2 étages octogonaux.

Le Tombeau de Saint Léonard ( saint patron des prisonniers) est situé à l'intérieur de l'église, dans le croisillon sud, il est surmonté de sa chaine de prisonnier.

 

La Cathédrale Saint Front de Périgueux

 

L' étrange et très particulière silhouette de la cathédrale Saint Front est reconnaissable entre toutes... Dominant la ville de Périgueux, elle supporte fièrement ses cinq coupoles qui lui donne une allure byzantine indéniable... 

D'abord sanctuaire au VIIIème dédié à Saint Front, évangélisateur de la ville, puis monastère dont on peut encore visiter le cloître qui date du XIIème, l'édifice ne deviendra cathédrale qu'en 1669. Etablie sur le même plan que la basilique Saint Marc de Venise, en forme de croix grecque, la cathédrale actuelle date du XIIème, construite suite à l'incendie de 1120 qui avait ravagé l'édifice antérieur. 

C'est au XIXème siècle qu'Abadie, architecte du Sacré Choeur de Paris, entreprend de faire restaurer la cathédrale en mettant tout particulièrement l'accent sur les coupoles. De l'ancien édifice, il ne reste que le clocher... 

 L'ancienne Cathédrale saint jean Baptiste de Bazas

 

Avec ses 83 m de long, la cathédrale a mérité son entrée sur la liste des monuments classés patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Elle s'ouvre par trois portails : le principal est dédié à saint Jean-Baptiste, les latéraux à saint Pierre et à la Vierge. La nef imposante s'élève sur cinq absides. La décoration y est sobre, mais agrémentée au dessus de l'autel d'une Vierge du 13ème siècle, et tout le long de vitraux du 19ème siècle.

 

L'Abbaye de Saint Sever

L'abbaye romane demeure encore aujourd'hui un formidable témoignage historique et architectural du rayonnement de Saint-Sever. L'église au plan bénédictin à 7 absides échelonnées, s'élève au coeur de la ville, sur la place du Tour du sol entièrement pavée. Ce monument exceptionel en Aquitaine abrite 150 chapiteaux dont 77 d'époque romane. Classée monument historique depuis 1911. On notera aussi l'orgue romantique authentique Cavaillé-Coll du 19e s. et la salle d'art sacré accessible dans le cloître.

 

03/08/2010

Patrimoine mondial de l'UNESCO : les fortifications de Vauban.

L'UNESCO vient de classer l'Ile de la Réunion et la cité épiscopale d'Albi au patrimoine mondial. Ces deux sites rejoignent ainsi les 33 autres sites français ayant obtenu ce classement auparavant.

Mais les connaissons-nous vraiment ?

Un petit tour de France du patrimoine, ça vous tente ?

1. Les fortifications Vauban.

Je commence par elles car, dans les Hautes Alpes, ce classement concerne deux sites : la Ville Haute de Briançon et ses forts ainsi que la place forte de Montdauphin. Mais les 12 fortifications Vauban inscrites au Patrimoine Mondial sont implantées sur tout le pourtour du pays, comme on le constate à jetant un oeil sur la carte...

Qui était Vauban ?

Sébastien Le Prestre de Vauban est né le 4 mai 1633 dans le Morvan, à Saint-Léger-de-Foucherets. Agé de dix-huit ans, il est cadet au régiment de Condé. C'est l'époque de la Fronde des Princes animée par Louis de Bourbon dit le Grand Condé,  en rébellion contre la reine régente Anne d'Autriche et son premier ministre, le cardinal Mazarin.

Vauban se rallie à Mazarin et au jeune roi Louis XIV après l'arrestation de Condé en 1650. Il peut diriger son premier siège de ville en Argonne puis il obtient d'être nommé, grâce aux études qu'il mène, ingénieur du roi en 1655.

Joignant théorie et pratique, il s'attèle aux problèmes de défense sur les pas des ingénieurs des fortifications d'Henri IV, les Errard, Chastillon, de Beins, de Bonnefons. Il améliore, invente, met en place ; écrit aussi son traité sur l'attaques des forteresses en 1705.

Nommé lieutenant-général en 1688, il reçoit la dignité de maréchal de France le 14 janvier 1703. Sa carrière tout entière est consacrée au roi et au royaume : il construit ou réaménage plus de 300 forteresses, dirige plus de 50 sièges ; ses prises de places sont célèbres : Tournai, Douai, Lille, Maastricht, Mons, Besançon, Namur, Luxembourg, etc.

Dès 1673, il fortifia le royaume qu'il nomma " le pré carré " en Flandres et dans le Nord, en Ardennes, Alsace, Rhénanie, en Franche-Comté, Alpes, Bretagne, Roussillon, sans omettre la façade maritime. Il créée des places-fortes avec des échelonnements de défense à Lille, Besançon, Belfort, etc.
Vauban à Cambrai
Vauban à Cambrai Photo SHAT
Il fut bâtisseur, urbaniste ainsi qu'ingénieur de l'armement, stratège et tacticien, gestionnaire et économiste, comme ingénieur civil. Il écrit et fait publier son Projet de dîme royale, en 1707, préconisant l'impôt unique. Il a écrit aussi un mémoire en 1689 où il désapprouve la révocation de l'Edit de Nantes, au nom de la liberté de conscience.

Epuisé par sa vie de labeurs immenses, il décède le 30 mars 1707 à Paris.

Son corps repose en l'église de Bazoches ( Nièvre ), près de son château acquis en 1675, tandis que son coeur se trouve déposé en l'église du Dôme, aux Invalides, à Paris, par décision de l'Empereur Napoléon, depuis le 28 mai 1808.

Arras

Passée définitivement sous l’autorité du roi de France en 1659, la ville d’Arras est intégrée par Vauban dans son « pré carré », une double ligne de villes fortifiées destinées à protéger la frontière nord-est du royaume. L’une des premières réalisations de Vauban, la citadelle d’Arras est construite en deux ans (1668-1670), et implantée à la convergence de deux ruisseaux permettant l’inondation des environs en cas d’attaque. Pentagone entourant une cour rectangulaire, elle est le plus bel exemple d’une citadelle de plaine selon le premier système de Vauban. Ses bâtiments, inscrits dans un plan orthogonal, témoignent de la rencontre entre l’architecture classique du Grand Siècle et le jeu de la décoration brique et pierre de tradition locale. Rapidement, la position peu stratégique de la citadelle, car située trop en retrait de la frontière, lui valut le surnom de « Belle inutile 

Longwy

Sitôt devenue française par le Traité de Nimègue en 1679, Louis XIV décide la destruction de l’ancien Longwy-Haut médiéval et la construction d’une « ville neuve », afin de constituer un maillon défensif important sur la frontière nord-est. Tout le talent de Vauban consiste alors à adapter le tracé de cette place forte aux contraintes d’un terrain en pente, posé au bord d’un escarpement, dominant la vallée de la Chiers et la ville basse.
La forteresse est construite selon un plan hexagonal, enveloppe de 6 bastions, et équipée de toutes les commodités d’une place de guerre (église, arsenal, puits, casernes). Au-delà de ces caractéristiques militaires, elle traduit également la conception qu’avait Vauban de la ville idéale.
Une porte monumentale ainsi que 4 bastions ont été conservés, deux d’entre eux renferment des magasins en forme de croix, exceptionnels chez l’ingénieur, et les deux autres des poudrières modifiées. Au centre de la ville, la place d’armes carrée, avec son grand puits public, est entourée des services dont subsistent l’hôtel de ville et l’Eglise Saint Dagobert.

Neuf Brisach

 

 

Après la perte de Brisach au-delà du Rhin en 1697, la construction d’une nouvelle place forte dans la plaine d’Alsace s’impose. Vauban est dépêché sur place afin de soumettre au roi différents projets, lequel choisira le plus onéreux et le plus complet. La construction commence dès 1699 et nécessite le creusement d’un canal jusqu’aux Vosges afin d’acheminer le grès rose nécessaire. A partir de 1703 et la reprise de Brisach, les travaux s’enlisent, la nouvelle place forte ayant perdu de son importance stratégique.
Neuf-Brisach offre à voir le seul exemple du troisième système à la Vauban et son projet urbain le plus abouti. A partir d’un plan urbanistique octogonal des principes simples régissent l’organisation interne : offrir des circulations pratiques pour que lieux de commandement, lieux de combat et lieux d’activité civile s’intègrent harmonieusement sans se gêner.
Autour d’une place d’armes regroupant tous les bâtiments du pouvoir, l’espace de la ville est partagé en 48 îlots, dont 34 étaient réservés aux 4000 habitants. Les casernes sont placées contre les remparts, afin d’optimiser la protection des civils.

Étoile parfaite posée dans la plaine d’Alsace, Neuf-Brisach fait figure de synthèse de toute l’œuvre fortifiée de Vauban.

Besançon

 

 

Besançon possède une position stratégique exceptionnelle, déjà remarquée par Jules César : une rivière, le Doubs, enserre la cité dans une boucle fermée par une colline.
Vauban trouve ainsi une ville fortifiée depuis l’Antiquité. Dans un souci permanent d’adaptation au terrain, il perfectionne certains édifices et en conçoit de nouveaux remodelant ainsi entièrement Besançon.
Sur l’éperon rocheux qu’il fait rehausser, afin de le protéger des collines de Chaudanne et Brégille, Vauban construit la citadelle, entourée d’énormes murailles. Il conçoit l’enceinte de Battant, avec bastions, courtines et demi-lunes dominés par le fort Griffon, seconde citadelle faisant face à la première. Vauban optimise la défense du cœur de Besançon en inventant un nouveau modèle de tours à canons : la tour bastionnée. Il en construit 6, bien ancrées dans la rivière et faisant face aux collines qui dominent la ville.
Les fortifications bisontines sont achevées en 1693, après presque 20 ans de travaux. Elles avaient coûté si cher au trésor royal que Louis XIV aurait demandé si la citadelle n’avait pas été construite en or.

Briançon

Occupant une position stratégique à l’intersection de 5 vallées, la ville haute de Briançon, juchée sur un piton rocheux à 1326 mètres d’altitude, s’impose comme un site unique.
Le projet de Vauban pour ce site est d’enserrer la ville dans un échelonnement vertical de remparts et de la couronner de forts, la rendant ainsi imprenable. Partant du principe que l’assaillant sera obligatoirement chrétien, Vauban place sa majestueuse collégiale sur le bastion le plus exposé, assuré ainsi que son ennemi n’osera la bombarder.

De 1713 à 1734, les prescriptions laissées par le célèbre ingénieur sont appliquées à la lettre : l’enceinte de la ville se déploie sur près de 3 kilomètres, et ses hauteurs se couvrent de forts, et d’ouvrages de protection (fort du Randouillet, fort des Trois-Têtes, fort Dauphin, redoute des Salettes). La circulation des hommes est également pensée, avec la construction du pont d’Asfeld et de la communication Y.

Ce site majestueux et imposant permet de comprendre une part du génie d’adaptation dont à fait preuve Vauban, rompant ainsi totalement avec tout système de fortification jamais réalisé.

Montdauphin

A partir de 1693, afin de prévenir toute invasion venue d’Italie, Vauban décide de faire construire ex-nihilo une extraordinaire place forte sur un plateau dénudé à 1050 mètres, dominant le confluent du Guil et de la Durance. Mont-Dauphin, alors conçue comme une ville de garnison moderne, était destinée à accueillir 2000 soldats et autant d’habitants. Ensemble remarquable et entièrement préservé, Mont-Dauphin constitue l’archétype de la place forte de montagne, avec son arsenal, ses deux magasins à poudre, ses casernes au rempart et son église, restée inachevée.

Villefranche de Conflent

Dominée de toutes parts au creux de la vallée encaissée de la Têt, la « petite vilotte », dont les murailles médiévales s’étirent le long du torrent, est transformée par Vauban en 1679.
L’ensemble du site, revu par l’ingénieur pour en assurer une meilleure défense, est constitué de 3 entités se couvrant réciproquement.
L’enceinte urbaine avec ses tours médiévales est renforcée sur les points faibles et entièrement couronnée d’une toiture de lauzes épaisses pour se protéger des tirs ennemis. Le front d’aval est renforcé par une grotte casematée, la Cova Bastera, reliée au village par un escalier souterrain. Enfin, en 1681, sur le seul point haut que l’attaquant pouvait occuper avec des canons, Vauban construit un fort, le fort Libéria, conçu pour abriter une garnison de 96 soldats.
A la fois par la qualité des matériaux utilisés et par l’adaptation au bâti existant et à la géographie du site, la cité de Villefranche-de-Conflent constitue un véritable chef-d’œuvre de la fortification

Mont Louis

Située dans les Pyrénées orientales, la place forte de Mont-Louis est édifiée ex-nihilo à partir de 1679 par Vauban. Cet ensemble fortifié venait ainsi en complément de Villefranche-de-Conflent, afin de verrouiller le passage des Pyrénées.
Construite en deux ans, à plus de 1600 mètres d’altitude sur un terrain granitique, la place forte s’adapte parfaitement à la géographie du site. Cet ensemble est formé de deux entités carrées, étagées dans la pente : une citadelle à bastions à orillon et demi-lunes et une ville neuve enveloppée dans une enceinte.
Cas rare, l’ensemble des échauguettes, toutes les portes à pont-levis, les deux églises et les deux puits ont été conservés intacts depuis le XVIIe siècle

Blaye - Cussac /Fort Medoc

Gironde, Médoc

Formidable triptyque barrant la Gironde, le verrou de l’estuaire est mis en place par Vauban et son ingénieur Ferry entre 1685 et 1692.
A Blaye, Vauban trace le plan d’une nouvelle enceinte à quatre bastions, trois demi-lunes et deux portes. Il transforme ainsi l’enceinte médiévale en réutilisant systématiquement les ouvrages préexistants sans que cela soit visible. De l’autre côté de la rive, l’ingénieur fait construire ex nihilo un fort carré, le Fort Médoc, sur un terrain marécageux l’obligeant à ne dresser que des défenses de terre palissadée.
Enfin pour verrouiller complètement l’estuaire, Vauban érige le fort Paté sur un banc de sable non stabilisé au milieu du fleuve, prototype du fort à la mer compact. Véritable prouesse technique cette tour à canon ovale permettait de croiser ses feux avec les deux rives, situées chacune à 1600 mètres de l’île.

Saint Martin de Ré

 A partir de 1681, Vauban projette de construire un réduit central à Saint-Martin, capable de servir d’abri à toute la population de l’île en cas de débarquement ennemi sur un autre point.
L’enceinte urbaine, unique par ses dimensions, un demi-cercle d’1,5 kilomètres de rayon et de 14 kilomètres de rempart, est réalisée d’un seul jet sans contraintes géographiques liées au site.
La citadelle, carré parfait, n’est accessible que par une seule porte d’entrée monumentale, ouvrant sur un petit port retranché. Des bâtiments intérieurs, prévus pour 1200 hommes, subsiste une caserne, la chapelle, l’unique arsenal, les souterrains des bastions et le pavillon d’officier.
Conservée intacte dans son écrin de glacis non urbanisé, Saint-Martin-de-Ré est la plus belle application conservée du premier système de Vauban et sûrement le plus bel exemple d’un réduit insulaire.

Camaret sur Mer

Située à l’extrémité d’un sillon sableux, aujourd’hui au cœur du Parc marin d’Iroise et du Parc naturel régional d’Armorique, la tour de Camaret a été construite de 1693 à 1696 afin d’empêcher l’attaquant de prendre à revers le port de Brest et sa flotte.
Celle-ci n’était pas encore achevée lorsqu’elle subit en 1694 son baptême du feu, dont elle porte encore les traces, en présence même de Vauban qui repoussa victorieusement l’ennemi.
Modèle du fort à la mer, la tour dorée doit son nom à la couleur de son enduit fait de brique pilée.
L’ensemble est constitué d’une tour hexagonale équipée de meurtrières, imbriquées dans une batterie basse semi-circulaire que cerne un fossé maçonné dans lequel l’eau pénètre par infiltration à marée haute.

Saint Vaast la Hougue

 Lors de chacune de ses visites, Vauban définit la rade de Saint-Vaast comme « la meilleure et la plus seure du royaume », protégée naturellement par l’Ile Tatihou. Cependant, position avancée face à l’Angleterre, la côte du Cotentin demeure vulnérable. La nécessité de sa protection se révèle cruciale après la bataille de la Hougue en juin 1692 qui voit la défaite des vaisseaux de Louis XIV face à la flotte anglo-hollandaise.
Ainsi, en 1694, Vauban réclame en urgence la construction de deux tours qui protégeront, en croisant leurs feux, le mouillage des bateaux.
Les travaux sont menés sous les ordres de l’ingénieur de Combes. Ces tours tronconiques, de 20 mètres de haut se caractérisent par leurs multiples fonctions : l’observation, le tir à la mer et la communication par signaux et sont un bel exemple du génie militaire de Vauban.
Prévues pour 40 à 80 hommes, avec citernes et magasins, elles sont conçues de façon autonome, de manière à supporter un siège.

 

Pour en savoir plus sur les fortifications Vauban classées au Patrimoine Mondial de l'UNESCO : http://www.sites-vauban.org

 En préparant cette note, je suis tombé sur le Blog d'un internaute catalan, Enric Balaguer, qui conteste ce classement de sites militaires au patrimoine de l'UNESCO, jugeant que cela est contraire aux valeurs défendues par cet organisme. Ces arguments me paraissent recevables. En voici le résumé :

"Les fortifications de Vauban en territoire catalan ont été durant l’occupation française après l’annexion à la France des comtés du Roussillon et de Cerdagne l’outil de contrôle de soumission et d’une répression sanglante : villages entiers brulés et détruits, opposants exécutés et écartelés dont on exposa les tètes tranchées dans les rues de Villefranche de Conflent… Les forteresses de Vauban ont été construites bel et bien pour soumettre les populations au nouveau pouvoir.

Bien sûr l’œuvre de Vauban mérite d’être inscrite,  protégée et valorisée mais à mon sens pas dans le cadre de l’UNESCO.

Voici ci-dessous extrait du site de l’UNESCO les missions de cet organisme international, vous conviendrez  je l’espère qu’il y a une certaine incohérence, les forteresses de Vauban n’ont en rien contribué à « promouvoir la diversité culturelle, le dialogue interculturel et une culture de la paix »  bien au contraire. C’est donc faire offense à la mémoire de ceux qui ce sont battus pour leur liberté de classer ces sites à l’UNESCO."  

 «  La mission de l’UNESCO est de contribuer à l’édification de la paix, à l’élimination de la pauvreté, au développement durable et au dialogue interculturel par l’éducation, les sciences, la culture, la communication et l’information. L’Organisation se concentre, en particulier, sur deux priorités globales :

l’Afrique

l’égalité entre les sexes.

Et plusieurs objectifs primordiaux :

• assurer une éducation de qualité pour tous et l’apprentissage tout au long de la vie

• mobiliser le savoir et la politique scientifiques au service du développement durable

• faire face aux nouveaux défis sociaux et éthiques

• promouvoir la diversité culturelle, le dialogue interculturel et une culture de la paix

• édifier des sociétés du savoir inclusives grâce à l’information et à la communication".


 

 
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