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22/09/2011

Israël s’acharne contre le Freedom Theâtre


 

Le 4 avril 2011, le lâche assassinat de Juliano Mer Khamis directeur du Freedom Théâtre de Jénine, ne portait

pas de coup fatal à l’œuvre que sa mère, l’infatigable Arna, et lui-même ont fait vivre : le Freedom Théâtre.

Cette œuvre naquit à Jénine. La ville était devenue martyr en 2002, quand l’armée israélienne, lors de la Seconde Intifada,

semant de nouveau la mort, l’occupa et rasa plusieurs quartiers du camp de réfugiés palestiniens, dont l’un fut aplani

au bulldozer faisant plus de 4000 sans-abris.

L’école de théâtre du Freedom Théâtre de Jénine avait, alors, pu faire renaître ce lieu où jeunes et adultes créent,

défiant par l’imaginaire, les obstacles sociaux et l’isolement culturel qui sépare Jénine de la Palestine et du monde.

Cet été, les jeunes du Freedom Théâtre tournaient en France avec la pièce Sho Kman qui dit la violence quotidienne

de la vie sous l’occupation.

Dix jours après leur retour, le 27 juillet à l’aube, un raid de soldats israéliens cagoulés saccageait les locaux du théâtre,

arrêtait le régisseur Adnan Naghnaghiye et Bilal Saadi, du Conseil d’administration et les enfermait dans les prisons de

haute sécurité de Jalame et de Meggiddo en territoire israélien. Bilal a subi un interrogatoire très dur.

Le 6 août dernier, le jeune acteur Rami Awni Hwayel pressenti pour jouer Pozzo dans En attendant Godot par le

Freedom Théâtre, arrêté, menotté et les yeux bandés, à un checkpoint était incarcéré, lui aussi,  pour des motifs administratifs.

Les premières représentations d’En attendant Godot à Haifa et Jénine ont été annulées et Rami craint de ne pouvoir se

rendre au Theâtre Public de New York où on l’attend pour jouer Pozzo en septembre.

L’État israélien viole une fois de plus le droit international, en mépris total de la quatrième convention de Genève, par

l’utilisation banalisée de la détention administrative.

Sa violence acharnée contre le Freedom théâtre veut briser tout espoir de liberté et de création pour les Palestiniens de Jénine.

Son armée sème la terreur contre le Freedom Theâtre dans le seul but de l’anéantir : il s’agit là d’un crime contre l’esprit,

d’un crime contre un peuple. Ne laissons pas faire : libération immédiate d’Adnan Naghnaghiye, de Bilal Saadi et de Rami

Awni Hwayel !

Laura Laufer

Signer la pétition en ligne : http://www.solidaritefreedomtheatrejenine.com/spip.php?ar...

Visiter le site du théâtre :http://www.thefreedomtheatre.org

The Freedom Theatre

05/04/2011

"L'amour au ban" de Massamba Diadhiou

Pour les parisiens, l'Association Les Amoureux au ban public convie à l'une des représentations de la pièce de théâtre L'Amour au ban, comédie au service de la cause des couples mixtes, écrite par Massamba Diadhiou et mise en scène par Robert Marcy.

Les représentations auront lieu à Paris:

- dimanche 15 et 22 mai à 20h45 et lundi 6 juin à 19h00 au Théâtre du Nord Ouest (13 rue du Faubourg Montmartre, 75009, Métro Grands Boulevards, Ligne 8 ou 9). Tarif: 13€/23€, réservations : reservations.amoureux@gmail.com


- dimanche 08 et lundi 09 mai à 20h30 au studio Raspail ( 216 bdl Raspail, 75014, Métro Vavin, ligne 4). Entrée libre. Réservation au 01 40 05 01 18 ou sur reservations.amoureux@gmail.com

Plus d’informations sur : http://amoureuxauban.net/theatre/?page_id=129

"Molière fait-il rire par des sujets comiques ? L’avarice, la jalousie, l’hypocrisie … De ces détestables réalités, grâce à lui, le public s’amuse.

Toutes choses égales, l’auteur de «  L’amour au ban » nous fait rire de ces situations graves et parfois dramatiques qui se multiplient en France où l’Etat, obsédé par les mariages blancs, ne néglige rien pour s’en prémunir.

Tous les couples mixtes sont a priori soupçonnés de cette fraude, et traqués tels des délinquants. C’est ainsi que tout étranger(e) marié(e) à un(e) français(e) – ou qui en fait le projet - est systématiquement suspecté(e). Ici pas de présomption d‘innocence. Aucun de ces couples n’échappe à des poursuites - masquées sous forme d’un monceau de contrôles, de démarches, de formalités parmi les plus mesquines, d’enquêtes, d’interrogatoires, et pire : d’incursions dans la vie privée, parfois à domicile – bref d’investigations tout à fait invraisemblables.

« L’amour au ban » est une pièce en cinq actes. A vrai dire, cinq tableaux aux allures surréalistes, et qui ne sont pourtant que les images  fidèles de ces authentiques scènes quotidiennement menées par des fonctionnaires zélés. Une illustration réjouissante de la mise au ban institutionnalisée des couples mixtes. Que la représentation de ce divertissement inspire au public les réflexions les plus sérieuses, c'est à quoi tendent toutes les vraies comédies."

 

Robert Marcy

 

 

 

 

 
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