05/09/2009

Un p'tit tour chez les Chtis : le Boulonnais

Avant le reprise des hostilités, une semaine chez les chtis, ça ne peut pas faire de mal. Loin de la canicule du Sud-Est en cette mi-août, nous voilà partis vers les horizons nordistes.

A l'arrivée, une semaine de beau temps, de soleil. Une virée à Lille, très belle ville ; une escapade dans le Boulonnais ; une autre en Belgique ....

Et quelques photos.

Aujourd'hui nous partons pour le Boulonnais.

La région de Boulogne sur Mer est certainement l'une des plus belles du Nord. A vous d'en juger ! Et pour commencer un petit tour sur le port de Boulogne sur Mer.

 A droite le port de pêche artisanale, à gauche le petit port de plaisance.Si Boulogne est le 3eme port français en terme de pêche(23 686 t), il est le 1er en termes de vente. Mais à Boulogne comme ailleurs, la pêche industrielle et artisanale doivent faire face à l'épuisement de certaines ressources halieutiques induit par la surpêche et probablement exacerbé par le réchauffement climatique et la pollution.

SS100339.JPG

A l'entrée du port, la Boulonnaise, en costume traditionnel .
SS100341.JPG
Les petits bateaux de pêche, de retour de mer. Loin de la pêche industrielle...
SS100343.JPG
De retour au port, le poisson est trié par variété et par taille, directement dans le bateau...
SS100340.JPG
... avant d'être déchargé ...
SS100344.JPG
... et d'être vendu par les femmes, directement, du producteur au consommateur, sur le quai. Ici, c'est essentiellement de la sole qui est proposée à des prix imbattables...
SS100342.JPG
Puis nous voilà partis pour Wimereux, sur la côte d'Opale. Station balnéaire de 8000 habitants... Ici, c'est l'ambiance années folles, avec ses cabanons de plage et ses maisons à l'architecture très début de siècle ! Un certain charme un peu suranné !
SS100345.JPG
C'est marée basse, la Manche s'est retirée... Le front de mer s'étend sur 1500 m, avec ses immeubles de style anglo-normand, de quoi profiter pleinement de l'air vivifiant et du soleil en cette belle journée dans le Nord.
SS100346.JPG
SS100351.JPG
Prochaine étape, le Cap Gris-Nez. Cette avancée des falaises argilo-gréseuses constitue le point du littoral français le plus proche de l'Angleterre ; à 34 km de Douvres.  Du sommet du cap, par temps clair, comme c'était le cas ce jour-là, on a une belle vue sur les falaises blanches des côtes anglaises et sur le cap Blanc-Nez, visible ici à l'arrière plan.
SS100352.JPG
Les moutons contribuent à l'entretien du site. Le cap Gris-Nez est considéré comme un site majeur à protéger  pour la conservation d'habitats naturels d'oiseaux remarquables. Mais il était comme le cap Blanc-Nez victime de dégradations liées à la surfréquentation du site (800 000 visiteurs/an au début des années 2000). C'est pourquoi, il a bénéficié d'une opération de sauvegarde  pour mieux intégrer le parking, créer de nouveaux sentiers pédestre qui conduisent à trois belvédères en bois , sur les sites du "Cran aux oeufs"» de la « baie des épaulards» et face à l'Angleterre. Le site est  classé pour son intérêt écologique et paysager
SS100353.JPG
Les falaises argilo-gréseuses du Cap Griz-nez. On comprend d'où ce cap tire son nom.
SS100354.JPG
Courte halte à Wissant, entre les deux Cap. Le paradis des cerfs-volants et des kite-surf. En regardant bien la photo, sur la ligne d'horizon, on remarque, imperceptibles, les côtes anglaises.
SS100356.JPG
SS100357.JPG
Un peu de monde en cette belle journée du mois d'août. Au large du Cap Blanc-nez, passent les cargos ...
SS100358.JPG
SS100360.JPG
A l'arrière plan, le Cap Griz-nez et son phare de type tour cylindrique en maçonnerie de pierres apparentes, dont le faisceau porte à 45 km. Il a été mis en service en 1957. On y trouve le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage(CROSS) qui est un organisme chargé de surveiller ce détroit où le trafic maritime est intense. Le CROSS Gris-Nez a pour mission de surveiller une zone allant de la frontière Franco-Belge au cap d'Antifer ( le Havre). Le détroit du Pas de Calais est le détroit le plus fréquenté au monde avec plus de 500 mouvements de bateaux par jour, transportant tout type de marchandises, dont des produits dangereuxv
SS100359.JPG
Nous terminons notre escapade par le Cap Blanc-Nez. Avec la lumière si partucilères des côtes de la Mer du Nord. A l'arrière plan, toujours le Cap Gris-Nez, qui, sous cet angle, semble fendre la mer. Le Cap Blanc-nez constitue la falaise la plus septentrionale de France composée de craie et de marne d'où sa couleur et son nom. Il s'élève jusqu'à 151 m au-dessus d'un estran rocheux. La falaise supporte une lande herbeuse, d'une qualité liée au sol et aux vent et embruns salés. C'est la falaise la plus septentrionale de France. Des pelouses calcaires uniques dans la région et sans doute en France (espèces endémiques du boulonnais) subsistent sur le haut de la falaise. Elles hébergent une flore exceptionnelle, dont la rarissime gentiane amère. Le Choux marin est une des espèces emblématiques ; c'est l'ancêtre de tous les choux cultivés.

SS100361.JPG

 
La baie de Wissant.
SS100362.JPG
L'obélisque du Cap Blanc-Nez nommé la Dover Patrol. Mémorial dédié à la patrouille de Douvres, symbolise le sacrifice des soldats français et britanniques qui ont défendu les eaux du détroit du Pas-de-Calais, hautement stratégiques, au cours de la première Guerre mondiale.
SS100363.JPG

29/08/2009

Un pt'tit tour chez les chtis : Lille

Avant le reprise des hostilités, une semaine chez les chtis, ça ne peut pas faire de mal. Loin de la canicule du Sud-Est en cette mi-août, nous voilà partis vers les horizons nordistes.

A l'arrivée, une semaine de beau temps, de soleil. Une virée à Lille, très belle ville ; une escapade dans le Boulonnais ; une autre en Belgique ....

Et quelques photos.

Pour commencer, partons pour Lille.

Le beffroi de l'Hôtle de Ville.  Inauguré en 1932, il fut construit après la destruction de l'ancienne mairie lors de la Première Guerre Mondiale. Conçu par l'achitecte Emile Dubuisson, il culmine à 104 m de hauteur. 

SS100280.JPG
SS100282.JPG
L'Eglise Saint Maurice. Sa construction, s'étend sur plus de quatre siècles, fin XIVe siècle - début XIXeme. De style gothique et néo-gothique, elle est classée monument historique depuis 1914.

 

SS100283.JPG

 A l'intérieur de l'Eglise Saint Maurice, un iconostase contemporain confectionné par les soeurs Bernardines du Monastère Notre Dame de Bon-Secours en Belgique. Curieux, cet objet de la confession orthodoxe, fabriqué par des soeurs Bernardines, et exposé dans un lieu catholique.

 

SS100286.JPG

La vieille Bourse.  
Au XVIIeme siècle, les marchands et courtiers de la ville souhaitant se réunir dans un lieu à l'abri des regards, persuadèrent les magistrats de Lille et le souverain d'ériger une bourse semblable à celle d'Anvers. Julien Destré, architecte municipal, est alors chargé des travaux qui débutent en Mars 1652 et s'achèvent en Octobre 1653.
En 1921, la Vieille Bourse est classée monument historique .Récemment restauré, ce joyau de l'architecture flamande du XVII ème est composé de 24 maisons identiques qui entourent le cloître. Les façades sont richement décorées.

SS100287.JPG

De nos jours, ce sont les bouquinistes, les fleuristes et les joueurs d'échec qui prennent place dans ce haut lieu historique de Lille.

SS100288.JPG
La Vieille Bourse, vue du côté Grand Place...
SS100289.JPG
La Grand Place. C'est la place emblématique de Lille. A l'image de Bruxelles et de sa Grand Place, les façades baroques flamboyantes de ce lieu démontrent l'importance des places à l'époque moderne. Haut-lieu de commerce et d'échange, les places étaient l'image, la fierté et la démonstration de la richesse de la ville. Encore aujourd'hui, sa disposition centrale lui confère une grande importance. Elle est également le lieu préféré des Lillois pour se retrouver, prendre un café ou une bière sur les grandes terrasses disposées autour. Aujourd'hui, appelée la place du général-de-Gaulle, elle accueille chaque année de grandes manfestations populaires : concert lors de la grande braderie de Lille, grande roue lors des fêtes de fin d'année, marché aux fleurs au mois de mai.
SS100290.JPG
La colonne, qui trône au milieu commémore la résistance de la ville au siège autrichien en 1792. Selon la légende à Lille, la déesse, construite en 1842, qui surmonte la colonne serait inspirée de l'épouse du maire de l'époque.
A l'arrière plan le Beffroi de la Chambre de Commerce et d'Industrie haut de 76 m.
SS100291.JPG
Mais Lille, ce sont aussi des centaines de façacdes magnifiques que l'on ne se lasse pas de contempler. Leur diversité au fil des époques et la qualité de leur rénovation, font de Lille un joyau architectural.
SS100292.JPG

Apprécions la diversité des ornements ...
SS100293.JPG
... et des styles, au fil des rencontres.
SS100294.JPG
Une perspectice sur la Chambre de Commerce et d'Industrie et son Beffroi
SS100295.JPG
Et toujours une multitude d'ornements... En 1674 afin de tendre vers plus d'homogénéité, il fut décrété que tout plan de façade serait soumis à l'autorisation de la municipalité. La régularité des rues et des demeures en écoule. Ce type de façade est très présent dans le Vieux Lille ( rang de Beauregard, par exemple).

SS100296.JPG
L'incontournable "Huitrière" et son style, unique à Lille, Art déco. Au 3 de la rue des Chats Bossus.
SS100297.JPG
Le Lion, de mon point de vue, une des plus belles réussites de rénovation.
SS100298.JPG
A la fois identiques et pourtant différentes...
SS100299.JPG
L'Hospice Comtesse. Aussi appelé hospice Notre-Dame, c'est un ancien hospice dont l'essentiel des bâtiments date du XVIIe siècle. Sa construction fut décidée par Jeanne, Comtesse des Flandres, en 1236.  Situé rue de la Monnaie dans le Vieux lille, il abrite maintenant un musée.
SS100300.JPG

04/08/2009

Un p'tit tour à Manosque

Lorsque l'on habite dans nos régions ensoleillées, il n'est pas rare, l'été surtout (!), d'avoir la joie de recevoir quelques amis de passage sur la route des vacances. Ce fut le cas pour nous en ce mois de juillet. Bien entendu nous avons pas mal randonné mais nous essayons également de leur faire découvrir villes et villages de la région. Ce vendredi 31 juillet, nous décidons donc d'aller faire un p'tit tour vers Manosque. Au menu : la découverte de la ville qui vaut le détour, un petit resto et un détour par la cave de Pierrevert pour une dégustation.

Manosque

 Située au Sud Ouest du département des Alpes de Haute Provence, c'est la ville la plus peuplée du département avec ses 21 000 habitants ( les Manosquins). Assise sur les contreforts du Luberon, elle est environnée de collines rendues célèbres par l'écrivain Jean GIONO ( "Le Hussard sur le toit", "Un de Beaumugnes", "Un roi sans divertissement", etc...), enfant du pays, qui les a beaucoup fréquentées.

La maison natale de Jean GIONO à Manosque.

SS100236.JPG
L'accès à la vieille ville, le centre historique de Manosque, s'effectue par des portes. Ici, la Porte Saunerie, nom donné par le faubourg qui se trouvait devant cette porte où était entreposé le sel (sau, saou en provençal), vue de la Rue Grande.

SS100237.JPG

La porte Soubeyran : c'est à dire la supérieure, la plus haute de la ville qui existe toujours, seul son soubassement est de la même origine que les remparts. La balustrade qui la couronne est beaucoup plus récente, et la tour qui la domine ne date que de 1877. Le campanile a une forme de poire pour rappeler la forme de l'enceinte de la vieille ville.

SS100260.JPG

 

La Place et l'Eglise Saint Sauveur. Eglise de style roman provençal (XIIe et XIIIe siècles) avec un portail gothique. Son campanile s'est écroulé lors du tremblement de terre de 1708.

SS100245.JPG

L'Eglise Saint Sauveur est dotée d'un magnifique orgue vert et or dont nous avons eu la chance d'entendre le son car un organiste, lorsque nous sommes entrés, répétait pour un concert programmé le dimanche suivant.

SS100244.JPG

 Un petit marché s'est installé sur la place de l'Hôtel de ville. Derrière les échalottes et les tomates, le portail de l'Eglise Notre Dame de Romigier.

SS100246.JPG
La légende raconte qu'au 10ème siècle, un laboureur aurait vu ses bœufs s'agenouiller devant un buisson. Il y découvrit le sarcophage où une Vierge noire, d'époque préromane, coiffée d'une couronne avait été cachée. Elle fait partie des trésors de l'Église  avec l'autel où repose un sarcophage (dit de l'Anastasias, résurrection en grec) en marbre de Carrare datant du 5ème siècle et représentant des apôtres, main levée vers la croix en signe de sacrement. Ne vous fiez pas à la photo, le sarcophage est d'un blanc immaculé. Mais dans la pénombre de l'église et avec le flash, le résultat est surprenant. L'édifice religieux, détruit en 900 fut reconstruit aux 10ème et 12ème siècles dans un style typique du roman provençal.  
SS100247.JPG
Nous terminons cette petite escapade dans le vieux Manosque par l'Hôtel de Ville et sa belle façade renaissance.
SS100262.JPG
Il est l'heure d'aller se restaurer. Notre choix s'est porté sur un petit restaurant de la Place Marcel Pagnol. Cette place, typiquement provençale, porte bien son nom. Les informations recueillies sur ce restaurant, L'Antidote, nous promettaient une belle cuisine méditerranéenne. Nous n'avons pas été déçus. Un service souriant et décontracté mais efficace, des plats inventifs à partir des produits locaux et une addition très raisonnable. Vraiment une adresse à recommander pour ceux qui passent par Manosque ou pour les régionaux qui recherchent les bons petits restos locaux...
SS100259.JPG
Pour terminer notre périple dans les basses Alpes (Pardon , les Alpes de Haute Provence), nous partons vers le village de Pierrevert pour de nouvelles dégustations. Liquides celles-là ! Pierrevert, "un village d'or semblable à une barque portée par une vague de rochers", selon Giono.
pierrevert_cp.jpg
Pour moi, l'été, le rosé idéal c'est celui de la Cave des Vignerons de Pierrevert. Mais ils produisent également un très bon blanc ainsi que des vins rouges. Ces vins ont reçu de nombreuses récompenses dans les plus grands concours français : Concours Agricole de Paris, Foire de Mâcon, Brignoles, Orange, Avignon... Ils sont cités quasiment chaque année dans le Guide Hachette des Vins. Les vignerons de Pierrevert ont également  réussi leur entrée dans la famille très convoitée des Appellation d'Origine Contrôlée.


La production annuelle est d'environ 15000 hectolitres pour une surface revendiquée de 300 ha, avec une proportion dominante de vins rouges (60 %) et en proportion moindre les rosés (30 %) et les blancs (10 %).
SS100276.JPG
SS100272.JPG

SS100274.JPG

 

Cette appellation est petite, presque confidentielle, située sur les rives gauche de la Durance et du Verdon elle regroupe onze communes du sud du Département des Alpes de Haute Provence. Le vignoble est un des plus haut de France avec une altitude moyenne de 450 mètres. Il s'étend actuellement dans la zone la plus chaude du département et bénéficie des remontées d'air chaud dans la vallée de la Durance. Cet arrière pays provençal connaît des étés chauds et très ensoleillés mais également des amplitudes thermiques (jour/nuit) fortes en raison de l'altitude, accompagnés de faibles pluviométries.
 

Quelques bouteilles pour partager ( avec modération !) en apéro ou avec les grillades et nous retournons dans nos montagnes.

01/07/2009

Virée vers l'Ouest (6) : La Creuse

Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique.

 

Etape n°6 : La Creuse.

Nous voici arrivés dans mon département d'origine, la Creuse. La ville où je suis né, La Souterraine, mérite le détour. Pour les amoureux de vieilles pierres, de nature authentique ( comme on dit), loin de la folie des villes et autres régions touristiques surpeuplées. Quand j'étais plus jeune, je me souviens que le slogan du département était : "En Creuse, vacances heureuses"....

 

cd5af082012cca2de0be344185c8891b.jpg

 

La Souterraine se situe au nord ouest du département. c'est la limite nord de l'Occitanie. Plus vraiment le Sud mais pas encore la langue d'oil. Le nom historique de la région était La Marche. Il résume bien la situation géographique de ce coin de France, une marche entre deux...

Le nom de la ville, tel qu'il apparaît la première fois en 1268 (Subterranea), se rapporte à la crypte ou église souterraine de grande taille de la ville. Cette crypte est un lieu de culte primitif avec deux puits.

L'église Notre-Dame , construite entre le XIeme et le XIIIeme siècles et restaurée en 1850, est un monument qui s'impose au visiteur dès son approche de la cité et quelque soit la route empruntée. La pierre blanche visible sur le clocher marque le chemin des pélerins vers Saint Jacques de Compostelle.

 

SS102073.JPG
SS102074.JPG
La Porte Saint Jean. Nommée selon les époques Porte de Breith, de Lavaud, De Notre-Dame ou de la prison, la porte Saint-Jean a été construite au XIIIe siècle. Elle a servie de prison jusqu'en 1860. C'est l'un des derniers vestiges des remparts médiévaux. Les façades des maisons sur la partie gauche de la photo sont un beau trompe l'oeil, en fait des pignons peints.

 

 

SS102072.JPG
Un peu de tourisme ludique avec le Labyrinthe Géant des Monts de Guéret

Composé d'arbustes et non en plants de maïs, le Labyrinthe Géant des Monts de Guéret est le plus grand labyrinthe au monde dans sa catégorie, celle des labyrinthes végétaux permanents.

 

SS102076.JPG
Ce sont des chiffres records : 4,5 kilomètres d'allées pour 5 kilomètres de haies d'éléagnus, de lauriers communs ou du Portugal ainsi que de troënes réparties sur plus de deux hectares, qui  attendent le visiteur pour le faire douter de son sens de l'orientation.

Pour nous aider à sortir de ce "dédale de verdure", quelques carrefours stratégiques suscitent une question. La réponse rapproche de la sortie ou bien prolonge la visite du site.
SS102079.JPG
Le parc aux loups de Chabrières. Le Parc animalier des Monts de Guéret,  "Les loups de Chabrières", a ouvert ses portes en 2001 au cœur d'un magnifique massif forestier. Cette structure unique en France  permet d'approcher l'univers des loups et de les observer dans leur milieu naturel.

SS102103.JPG
La grande superficie des enclos fait oublier que les loups sont ici en captivité. On a même parfois l'impression que ce sont les visiteurs qui sont dans leur enclos, observés par les loups.
SS102104.JPG
Le calme est de mise ,ici, si l'on veut observer les loups dans leurs activités habituelles. Autour des points d'eau se disputant un morceau de viande ou au repos, repus...
SS102105.JPG

24/06/2009

Virée vers l'Ouest (5)

Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique


Etape n°5 : La Rochelle

Cité millénaire, La Rochelle est une ville qui a su préserver son patrimoine naturel et architectural exceptionnel. Aute atout, et pas des moindres, sa position géographique en plein centre de la façade atlantique.
Capitale de la Charente-Maritime, avec ses 76 711 habitants, c'est certainement une des villes les plus attractives et les plus dynamiques de France.

 Bien entendu, La Rochelle, c'est d'abord, la mer, le port, les bateaux. Incontournable...

Le Vieux-Port  est le port historique de la ville. C'est grâce à ce port que La Rochelle prit de l'importance durant la Guerre de Cent Ans puis avec la découverte de l'Amérique.

Aux XVIIeme et XVIIIeme siècles, le Vieux-Port de La Rochelle a drainé plus de la moitié du trafic colonial vers la Nouvelle France. Il constitue aujourd'hui l'un des attraits touristiques de la Rochelle.

 

SS102057.JPG

Le vieux port est aussi connu grace à ses célèbres tours qui en gardent l'entrée depuis les XIIe et XVe siècles. Elles sont les vestiges des fortifications de la ville de La Rochelle. 

La tour de la Chaîne ( à droite sur la photo) doit son nom à la chaîne qui était tendue de celle-ci à la tour Saint-Nicolas pour condamner l'entrée du port. La tour Saint-Nicolas a basculé vers l'Est en cours de construction. Redressée, elle servit de prison et de logis royal.

SS102071.JPG

La Tour de la lanterne. On sait qu'elle fut commencée en 1445 et achevée, après une longue interruption, en 1476. Elle mesure environ 70 mètres de haut, de sa base au sommet de la flèche. Elle tire son nom du fait que sur la tourelle de l'escalier se trouvait une lanterne de pierre percée à jour à six pans et vitrée pour empêcher que le vent n'éteignit le gros cierge au massif flambeau que l'on mettait dedans la nuit, en mauvais temps pour servir de phare et de lumière aux vaisseaux. La Tour comporte de vastes caves, l'ancien corps de garde et quatre étages, elle servit de lieu de concentration ou de prison.

On la nommait encore : Tour de Prêtres, parce que treize prêtres, qui y étaient emprisonnés pendant les luttes religieuses, y furent égorgés et précipités dans la mer.

La Tour a servi tout au long de son histoire de prison, elle a reçu au XVIIIe siècle des corsaires anglais, écossais, irlandais, hollandais et espagnols ; certains d'entre eux furent condamnés à mort et pendus dans la salle la plus haute, où l'on voit encore la trappe.

SS102058.JPG
La Tour Saint Nicolas. La tour Saint-Nicolas se situe sur la rive sud du port de La Rochelle, face à la tour de la Chaîne. Le rôle de la tour Saint-Nicolas, la plus importante des trois tours de la Rochelle, était de protéger le port contre les dangers venant de la mer. Elle servait de point d'attache à la lourde chaîne qui la reliait, le soir, à sa tour soeur, la tour de la Chaîne. Le système de communication fort complexe, à double révolution à l'intérieur de la tour, supporte la comparaison avec le donjon du château royal de Vincennes.
SS102059.JPG

La Grosse Horloge : Construite au XIVè siècle, la Grosse Horloge était une porte qui séparait le port de la cité. Il s'agissait alors d'un édifice rectangulaire surmonté de deux tourelles et d'un campanile. Sa base massive comporte deux ouvertures, l'une pour les piétons et l'autre pour les attelages. L'arcade unique, telle que nous pouvons la voir aujourd'hui date de 1672. Le campanile et les deux tours sont remplacés par un dôme unique orné de pilastres en 1746. Sa cloche civile (2,2t) est la plus lourde du département.

 

SS102060.JPG
L'Hôtel de Ville : Entouré de son enceinte gothique datant du XVè siècle, l'Hôtel de Ville demeure un symbole : la ville protège ses libertés communales, octroyées dès 1199 par Aliénor d'Aquitaine.
SS102061.JPG

Chaque siècle a laissé l'empreinte de son style dans l'architecture de l'Hôtel de ville : Henri II sur l'aile gauche, Henri IV sous le baldaquin de l'escalier, le bâtiment principal, décoré des statues des Vertus Cardinales : Force, Justice, Tempérance, Prudence.

SS102063.JPG
SS102064.JPG
 Sous le baldaquin de l'escalier de l'Hôtel de Ville, trône la statue d'Henri IV.
SS102066.JPG
Et, au détour d'une ruelle, derrière le Vieux Port, devant un bar à vin, la bonne surprise du jour. Un orchestre de lascars du jazz, le "Vitamine Jazz Band" nous propose de traverser l'Atlantique vers la Nouvelle Orléans.
SS102067.JPG
Le swing rechauffe l'atmosphère de cette journée un peu grise sur le port de La Rochelle...
SS102069.JPG
Avant de partir vers une nouvelle destination, un dernier regard vers les tours à travers les mats des voiliers qui attendent tranquilement, dans leur abri de voguer vers le grand large...
SS102070.JPG

02/06/2009

Virée vers l'Ouest (4)

Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique


Etape n°4 : L'Ile de Ré

L'île de Ré, émergeant à peine de l'eau, s'étire sur 30 kms de long sur 5 seulement au plus large. Elle compte 16000 habitants à l'année et dix communes. On y accède par un pont à péage long de 2,9 kms qui permet de relier le continent à l'île.

medium_carte-ile_de_re.jpg


Le pont


medium_SS102041.JPG


Nous arrivons sur l'Ile de Ré, c'est la marée basse.

medium_SS102045.JPG


Il attendra encore quelques heures pour prendre le large...

Rivedoux-Plage

medium_SS102042.JPG


La cité ostréicole est la première étape à la sortie du pont. Port ouvert sur le Pertuis Breton.

medium_SS102046.JPG


Belle plage de sable fin encore peu fréquentée en ce début du mois de mai.

medium_SS102047.JPG


Le petit port de plaisance

La Flotte en Ré

medium_SS102049.JPG


Le marché, couvert par un auvent. est installé dans une cour fermée. Touristes en habitants de la Flotte s'y pressent. Bien entendu le poisson est roi !

A l'extrémité de l'île, les Phares des Baleines

medium_SS102051.JPG


Le vieux phare des Baleines, la vieille tour, fut édifié sous Vauban et mis en service de 1682 à 1854. La tour est classée Monument Historique.

medium_SS102050.JPG


Le Grand phare des Baleines fut construit en 1854 par l'architecte Léonce REYNAUD car l'ancien n'était plus adapté aux besoins de la navigation maritime. Avec ses 57 mètres, c'est l'un des plus haut de France : 257 marches à monter pour avoir une vue exceptionnelle sur l'Ile et sur l'océan !

Saint Martin de Ré

medium_SS102054.JPG


Les maisons blanches si typiques de l'Ile de Ré. La quiétude avant la période estivale...

medium_SS102055.JPG


Le port de Saint Martin. Le temps d'un tour de l'île et la mer est revenue. C'est la marée haute.

medium_SS102056.JPG


Saint-Martin-de-Ré est un village fortifié par Vauban situé sur la côte Nord de l'Île de Ré. C'est l'un des ports, avec bassin à flots, les plus importants de l'île.

Je ne vais pas terminer cette étape en vous donnant une bonne adresse mais au contraire , une adresse à éviter. Notre journée à l'îl de Ré fut en partie gachée par ce mauvais restaurant : "Au 5 rue Thiers". Il se situe à Ars en Ré. Des moules sales et pas cuites, des frites huileuses, du poisson accompagné d'un riz et d'une sauce sans nom... Un service peu professionnel. Tout respirait l'amateurisme. Le restaurant à touristes à fuire.
Certains sites internet le recommandent, précisant qu'il est fréquenté par des artsites, navigateurs et hommes politiques. Cela me laisse songeur...

Bon, pour ne pas rester sur une impression trop défavorable, une petite crèperie pour la pause "4 heures". A Saint Martin de Ré : "Au Pôt d'Etain", rue Jean Jaurès ( ancienne rue du marché).

01/06/2009

Virée vers l'Ouest (3)

Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique

Etape n°3 : Poitiers

Poitiers, avec ses quelques 91 395 habitants, est la capitale de la région Poitou-Charentes et le chef-lieu du département de la Vienne. à mi-chemin sur l'axe Paris-Bordeaux.
Elle se caractérise également par la jeunesse de sa population (environ un habitant sur trois a moins de trente ans) et par la densité du nombre d'étudiants (près d'un poitevin sur quatre). Aspects que l'on remarque facilement en se promenant simplement dans les rues de la ville ou en fréquentant les terrasses des cafés. La jeunesse y est très présente.

Collégiale Notre-Dame la Grande.

medium_SS102004.JPG


L'Eglise date du XIeme siècle mais la façade-écran a été rajoutée vers le deuxième quart du XIIe siècle. La façade, plate, est beaucoup plus haute que l'édifice, faisant l'effet d'un fond de scène. Elle est structurée d'arcatures superposées et encadrée par deux tourelles. La sculpture orne à profusion la façade. On y trouve des motifs fréquents de l'art roman : rinceaux, bestiaire, modillons sculptés de têtes grimaçantes et de figures fantastiques. Un chapiteau représente des éléphants affrontés. Au-dessus du portail, une frise comporte des scènes bibliques

medium_SS102005.2.JPG


Les arcades abritent les douze apôtres et deux évêques. La tradition locale y voit Saint-Hilaire et Saint-Martin. Mais saints et évêques semblent avoir un peu perdu la tête...

medium_SS102006.JPG

Il faut admirer le superbe programme peint, malheureusement très effacé, du cul de four de l’abside, au-dessus de l’autel. Au centre d’un carré trône le Christ en Gloire, entouré des apôtres. Vers la nef l’Agneau, entre des anges, guide les âmes vers le Paradis. A l’est, entourée de saintes femmes, la Vierge assise présente l’Enfant Jésus sur ses genoux.

medium_SS102007.JPG


Colonnes et piliers sont ornés de motifs colorés. Souvenons-nous qu'au Moyen Age les églises étaient de véritables bandes dessinées totalement recouvertes de peintures figurant les scènes bibliques et autres thèmes religieux...

medium_SS102008.JPG


Notre-Dame-la-Grande est le joyau de la ville de Poitiers


L'Hôtel Fumé

medium_SS102036.JPG


Castel urbain de style gothique flamboyant, l’hôtel Fumé est un des fleurons de l’architecture civile poitevine.
Edifié entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle par la puissante famille Fumé (François Fumé était avocat, maire de Poitiers, Conseiller des cours royales nommé par François Ier), l’hôtel s’élève dans l’une des rues les plus importantes de l’époque, la rue de la Chaîne qui menait du centre de la cité aux portes de la ville.

medium_SS102038.JPG


Le bâtiment comporte deux corps séparés par une cour intérieure et réunis par une galerie à colombages. La façade présente de faux mâchicoulis et de hautes lucarnes.

Vieilles maisons

medium_SS102039.JPG


Au hasard des vieilles rues poitevines...

Un petit détour par la FNAC et l'heureuse surprise d'arriver en plein concert d'un groupe qui vaut le détour : "Les voleurs de swing". Et je peux vous le dire, ça swing !

medium_SS102040.JPG


Bon, sur la photo, c'est pas évident... Alors pour les découvrir cette petite video trouvée sur le net. C'est enregistré lors d'un festival l'an dernier. Le public y est un peu claisemé mais ça ne devrait pas durer car ils assurent les jeunes !



Pour terminer notre petite escapade en terres poitevines, deux adresses pour se sustenter.

Une honorable crêperie tout d'abord. Des crêpes et galettes bretonne copieuses dans un décor typique à souhait, en plein centre-ville près de Notre Dame la Grande : "La Charrette A Ar", 15 place Charles de Gaulle. Seul bémol, les prix qui sont aussi un peu copieux...

medium_la-charrette-a-ar_100005.jpg


Une seconde adresse, celle là incontournable pour les gourmets de passage à Poitiers, le restaurant "Les Bons enfants", rue Cloche Perse ( une petite rue du Centre ancien). Dans un décor qui évoque les souvenirs passés de l'enfance, une cuisine savoureuse pour des prix très abordables. A ne surtout pas manquer ! C'est que du bonheur.
Mais il faut résever car il n'y a qu'une trentaine de places à peine !

medium_les-bons-enfants_99968.jpg

31/05/2009

Virée vers l'Ouest (2)

Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique

Deuxième étape : Le Futuroscope.

Envie de se changer les idées de façon intelligente, loin des Disneylant abrutissants, nous voici au Futuroscope de Poitiers pour deux jours. J'avais découvert ce parc à thème il y a une douzien d'années, lors d'un voyage scoalire avec mes élèves. J'en gardais un bon souvenir. Depuis la parc a connu bien des vicissitudes mais il semble avoir trouvé son rythme de croisière. Et quelle ne faut pas ma surprise de découvrir des attraction totalement renouvelées. En fait, tous les ans 20% d'entre eles sont renouvellées. Donc, on peut y aller tous les 5 ans et tout aura changé.

Petite historique

En 1987, René Monory fondait le premier parc d’attractions en France. Alors président du Conseil général de la Vienne, il, imagine le concept Futuroscope : un site tourné vers le futur sur lequel coexisteraient une aire de loisirs, une zone d’activité économique et une aire de formation. René Monory est décédé il y a quelques mois.

medium_photo-rene-monory.jpg


Initiateur du projet Futuroscope, le Département de la Vienne en est le propriétaire.

Bien entendu, je ne propose pas de photos des attractions ( essentiellement cinématographiques), c'est interdit et cela serait sans intérêt. Donc je ne propose que quelques photos de l'archiecture du Parc et des oeuvres disséminées un peu partout au fil des déambulations.

Une architecture audacieuse et futuriste pour les bâtiments qui abritent les attractions.

medium_SS102010.JPG


medium_SS102011.JPG


medium_SS102012.JPG


medium_SS102013.JPG


medium_SS102014.JPG


medium_SS102025.JPG


medium_SS102029.JPG


medium_SS102032.JPG


Le Parc vu du ciel.

medium_SS102016.JPG


medium_SS102018.JPG


L'attraction qui permet de prendre ces photos est tombée en panne trois jours après notre passage. Les visiteurs ont du être évacués. Dire que nous avons manqué cela !

Le Parc,les lumières, la nuit ...

medium_SS102033.JPG


medium_SS102035.JPG


La nuit tombée, un spectacle d'eau, de lumières et de musique est proposé. Surtout à ne pas louper ! C'est magnifique...

Aux hasards du Parc, des oeuvres de scultpeurs, plasticiens ...

medium_SS102009.JPG


Sculptures monumentales de l’artiste Jean-Louis Toutain

medium_SS102023.JPG


La Crêpe volante.

medium_SS102026.JPG


Ce prototype d'avion à réelement volé. Il s'agit d'un Vought V-173 que pilota Lindberg

medium_SS102028.JPG


Malheureusement la médaille a son revers. Concernant les oeuvres de plasticiens et le contexte de leur réalisation, voici un extrait d'un communiqué du Comité des Artistes - Auteurs Plasticiens (CAAP).

"Le Futuroscope : contrats abusifs et menace de destruction d’œuvre (extrait)
4 mars 2008 | par le CAAP

Pour élargir la palette des prestations culturelles offertes à son public, le Futuroscope demande à des plasticiens d’intervenir dans son enceinte par un travail d’installation in situ.

Récemment, des plasticiens concernés par ce projet ont reçu un contrat à signer, après leur travail accompli sur place, qui exigeait en contrepartie d’un paiement de 2500 euros :

- une présentation de l’œuvre au public pendant une durée de deux ans,
- la cession de l’œuvre au Futuroscope,
- l’abandon de la totalité des droits d’auteur.
Initialement sélectionnés sur le principe d’une résidence, on comprend que des plasticiens aient refusé de signer un tel document perçu comme indécent et insultant.

La réalisation de certaines installations avait d’ailleurs exigé plusieurs semaines de présence et leur valeur était estimée à 30000 euros ; ce qui témoigne du gouffre qui sépare les conceptions des commanditaires de la réalité du monde du travail artistique.

Face à ce refus, et rejetant toute possibilité de négociation, l’administration du Futuroscope a engagé deux procédures :

- des envois de courriers recommandés avec accusé de réception menaçant ceux qui refusaient de signer le contrat d’une destruction immédiate de leurs œuvres,
- la mobilisation des plasticiens qui avaient accepté le contrat en question pour exercer des pressions sur les récalcitrants.

Le modèle économique exprimé

Par son fonctionnement, le Futuroscope mobilise sans scrupule un modèle économique implicite dans les conceptions des responsables culturels et des administrations qui les cadrent. Un modèle suffisamment légitimé pour qu’il suscite peu de réactions indignées, alors qu’il apparaîtrait immédiatement scandaleux et insupportable s’il était appliqué à ces mêmes responsables ou fonctionnaires.

Ce modèle s’organise sur la pensée que :

- le travail des plasticiens n’entre pas dans le champ des activités professionnelles ;
- leurs réalisations n’entrent pas dans la catégorie des productions de biens ou de services ;
- plus généralement, l’existence et la fonction des plasticiens sont en marge de la sphère économique et ne mobilisent pas de flux financier particulier ; les récalcitrants sont ignorés et menacés au besoin.
Il ne s’agit rien moins que de chercher à maintenir l’aliénation d’une certaine catégorie d’acteurs sociaux afin d’en exploiter sans réserve la production."

24/05/2009

Virée vers l'Ouest (1)

Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique.

Première destination : Blois.

medium_SS101988.JPG


Avec un peu moins de 52 000 habitants, Blois est une ville riche en histoire, tapie sur les collines de la rive droite de la Loire. La cité dont le développement remonte aux carolingiens, doit son véritable essor à son caractère de ville royale ( lieu de naissance de Louis XII). Ce riche passé est encore présent à travers plusieurs édifices.

medium_SS101987.JPG


Actuellement, Blois, à 1h30 de Paris, est une ville paisible dont les atouts industriels ( équipementiers automobile, santé, cosmétologie, agroalimentaire) n'ont en rien gâché le charme tranquille.

Le Château de Blois

Après avoir été le fief des puissants comtes de Blois et celui de Charles duc d’Orléans, le château de Blois devient avec Louis XII, né à Blois en 1462, la demeure favorite des rois de France pendant plus d’un siècle.

Blois est le premier chantier lancé par François Ier et ses successeurs y résident volontiers. François II y passe la moitié de son court règne et Henri III y organise deux fois les Etats généraux du royaume pour tenter de mettre fin aux guerres de Religion (1576 et 1588). C’est à cette occasion que le château de Blois devient le théâtre de l’assassinat du duc de Guise, accompli sur ordre du roi le 23 décembre 1588.

Le XVIe siècle est aussi à Blois le siècle des reines : s’y succèdent Anne de Bretagne, dont le remariage avec Louis XII permet le rattachement de la Bretagne à la France, puis Claude de France, qui a laissé son nom aux prunes qu’elle fit cultiver dans les jardins de Blois. C’est là aussi que vécut et que mourut Catherine de Médicis, après le bref règne de Marie Stuart. Est également attaché à Blois le souvenir des deux épouses du roi Henri IV, Marguerite de Valois, la « reine Margot », et Marie de Médicis qui s’en évada en 1619.

Refuge au XVIIe siècle des princes en exil, Marie de Médicis, Gaston d’Orléans, Marie-Casimire de Pologne, le château devient caserne à la veille de la Révolution. Classé Monument historique dès 1840, il connaît la mue d’une restauration conduite par Félix Duban qui lui rend son éclat.

L'aile Louis XII
medium_SS101977.JPG


L'entré s'effectue par l’aile Louis XII qui présente une longue façade en briques, rythmée par des travées de hautes fenêtres à meneaux couronnées de lucarnes aux armes et emblèmes des souverains (écus de France et monogramme L et A de Louis et Anne). Des balcons marquent les emplacements des chambres du roi et de la reine d’où les princes contemplaient les joutes et tournois organisés dans l’avant cour.

medium_SS101976.JPG


L'aile est percée d’un portail ( entrée actuelle) dominé par une niche où se voit la statue équestre de Louis XII chevauchant en armes un cheval marchant à l’amble (allure d’apparat, le cheval levant les deux jambes du même côté). Une réplique sculptée en 1857 remplace la statue originale détruite à la Révolution.

L'aile François 1er, côté rue.

medium_SS101989.JPG


Côté rue, ou plutôt côté jardins, car c’est là que s’étendaient de vastes jardins en terrasses aménagés par Louis XII et agrandis par François Ier, s’élève la façade des Loges. Celle-ci tire son nom des nombreux balcons qui s’ouvrent sur les salles. L’élévation s’inspire de la façade des loges édifiée par Bramante au palais du Vatican et revendique ainsi un modèle italien. Toutefois, il s’agit à Rome de véritables galeries de circulation alors que les loges de Blois sont des balcons sans communication entre eux. L’horizontalité empruntée à l’Italie est accentuée par l’aménagement d’un niveau d’attique, véritable galerie courant sous le toit, seulement scandée par des colonnes. En revanche, la haute lucarne centrale chargée de la salamandre royale reste très française. Aux étages inférieurs, les parapets des loges sont ornés des emblèmes du roi, de sa mère Louise de Savoie et de son épouse Claude.

Les jardins

Près du château royal de Blois, des jardins ont plus récemment été créés et évoquent les époques médiévale, Renaissance et classique. Le jardin des Fleurs royales occupe, depuis 1992, la surface de la dalle du parc de stationnement qui recouvre la rue de l’Éperon.

medium_SS101993.JPG


Une charmante galerie en topiaire flanquée au mur du jardin des Lices ombrage un chemin dallé de pierres. Celui-ci s’ouvre sur les parterres de lys et d’iris, emblèmes de la royauté.

medium_SS101994.JPG


La Maison de la Magie

medium_SS101978.JPG


Face au château, après avoir traversé ce magnifique parterre de fleurs, le musée de la Magie...

medium_SS101990.JPG


Jack Lang , éternel ministre de la culture des gouvernements socialistes du président François Mitterrand, se fit élire maire de Blois en 1989. Il resta 11 années à ce poste. Ce long mandat se signala, entre autres, par la création de la Maison de la Magie, dédiée à cet art du spectacle dont l’un des plus illustres représentants fut justement un blésois, Robert-Houdin. Sa statue trône devant la Maison de la Magie, face au Château, en vis à vis de Louis XII.

Eglise Saint Nicolas

medium_SS101973.JPG


L'église Saint Nicolas est une ancienne abbatiale bénédictine (Saint Laumer), dont le chœur et le transept ont été édifiés entre 1138 et 1186, début de l'art gothique, alors que la nef, inspirée de la cathédrale de Chartres, et les tours datent du début du XIIIe siècle.

medium_SS101974.JPG

Fuyant les Normands, des moines bénédictins chargés des reliques de leur fondateur Saint-Laumer trouvent refuge à Blois. Ils décident d’y construire leur monastère, l’église abbatiale Saint-Laumer, communément appelée église Saint-Nicolas.
Lorsque les guerres de Religion éclatent, l’église est mutilée et l’abbaye détruite par les protestants. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’abbaye est reconstruite, puis, à la Révolution, elle devient l’Hôtel-Dieu.

medium_SS101975.JPG


L'un des vitraux évoque le travail de la vigne en ces contrées du Val de Loire...


L'Eglise Saint Vincent de Paul.

Au pied du Château, l'Eglise Saint Vincent (XVIIeme siècle), ancienne chapelle Saint-Louis du collège des Jésuites, se découvre, précédée d'un beau parc fleuri.

medium_SS101995.JPG



Lentement construit, l'édifice dédié à saint Louis est achevé grâce aux largesses de Gaston d'Orléans. Désaffectée pendant la Révolution, elle est restaurée à partir de 1847 par Jules de La Morandière

Ce qui explique que le choeur comme le décor intérieur datent du XIXeme siècle.
medium_SS101996.JPG


Eglise Saint Louis

C'est au Ve siècle que la chapelle Saint-Pierre, première église de Blois, est érigée sur la colline en face du château. Une crypte est aménagée dans la seconde moitié du Xe siècle afin d'y déposer les reliques de saint Solenne. Pour faire face à l'affluence des pèlerins, elle est agrandie et devient l'une des plus vastes de son époque. Cette crypte constitue aujourd'hui la partie la plus ancienne de l'édifice.
Vers 1150, les chanoines entreprennent de nouveaux travaux. Il en subsiste l'étage inférieur du clocher actuel et l'amorce d'une arcade en plein centre de la nef romaine.
La façade et le clocher de la cathédrale sont construits en 1544 à l'initiative de François Ier, mais la structure reste fragile. En 1678, un ouragan détruit l'édifice. Après ce sinistre, la reconstruction est entreprise grâce à l'intervention de Colbert, dont l'épouse était originaire de Blois. L'édifice sera alors reconstruit dans un style gothique. En 1697, la collégiale Saint-Solenne, devenue l'église du nouveau diocèse de Blois, quitte son ancienne appellation pour adopter celle de 'Saint-Louis'.


medium_SS102000.JPG


Détail fort suggestif de la façade de l'Eglise Saint Louis. Gargouille en pleine action !

medium_SS102001.JPG


Intérieur gothique

Derrière l'Eglise Saint Louis, les Jardins de l'Evêché dominent la Loire.

medium_SS102002.JPG


Rues et Maisons anciennes de Blois.

medium_SS101979.JPG


A l'angle de la Rue des Trois clés et de la Rue du Commerce ( Quartier du Château). Rues piétonnes.

medium_SS101997.JPG


medium_SS101998.JPG


Rue du Palais (Quartier de l'Hôtel de Ville)

L'heure du départ.... La rue Denis Papin et, dans l'enfilade, le pont sur la Loire et la route de Cheverny vers la Sologne.

medium_SS101999.JPG


Deux adresses recommandables...

Une Brasserie en centre ville, ouverte un dimanche soir ( ce qui n'est pas si habituel). Service sympathique et rapport qualité/prix acceptable. "Le Café Chineur". Vous le trouverez à l'angle de la rue Denis Papin et de la rue des Trois Clés ( derrière la sculpture représentant les trois clés). Décor de vide-grnier. Le tout sans prétention mais sympathique.

Une auberge à la campagne. A quelques encablures de Blois. Dans un petit village solognot, Soings en Sologne. Une auberge à découvrir. "Le Vieux Fusil". Un décor et des menus solognots à des tarifs aimables qui attirent les habitués en famille et les ouvriers du coin. Un bon repas assuré pour pas cher !

medium_SS101982.JPG


medium_V_01.JPG

14/09/2008

Petit tour dans le Gapençais

Ce dimanche, nous décidons d'aller jeter un oeil aux vides greniers organisés dans deux villages situés au sud-est de Gap : Sigoyer et Neffes. Quelques achats ( un livre, une panière, quelques balles pour le chien et une théière, le tout pour 4,5 euro) et surtout l'occasion de ramener des photos.

Au passage au bord du Lac de Pelleautier, je ne résiste pas au plaisir de quelques clichés.



medium_SS101333.JPG


Ancien marais, le Lac de Pelleautier est devenu un lac permanent lors de l'extension du canal de Gap au début du siècle. Sa particularité résidait dans la motte flottante, un amas de tourbe et de terre dérivant sur le marais. Aujourd'hui, par mesure de sécurité, la motte a été amarrée mais demeure un lieu privilégié pour de nombreuses espèces d'oiseaux

medium_SS101335.JPG


Bonjour les canards ...

medium_SS101336.JPG


Au fond, le massif de Ceüse

medium_SS101337.JPG


Le village de Sigoyer ( 400 habitants), son Eglise Saint Julien, et à l'arrière plan la petite Ceüse.

medium_SS101338.JPG


La vallée de la Durance vue de Sigoyer

medium_SS101339.JPG


Ceüse et ses falaises calcaires qui font la joie des grimpeurs et qui furent rendues célébres, entre autres, par Patrick Edlinger ou Jean Christophe Lafaille.


"Ceüse la Belle, un nom qui rend hommage à cette montagne, imposante et superbe, qui garde les traces d'anciens villages où tant d'hommes et de femmes sont passés, ont vécu, travaillé, combattu, aimé. Sur le flanc de la montagne, chaque bloc illustre notre histoire, car les paysans d'autrefois en ont fait, en leur donnant un nom, les points de repère de la vie pastorale et rurale. La forêt sombre et secrète de mélèzes et de pins noirs, avec ses jeux d'ombres et de lumière, contraste avec le monde minéral et guide notre regard vers la corniche. Haut lieu de l'escalade, les noms des plus grands grimpeurs y sont associés. Falaise mythique mondialement connue, sa corniche aux couleurs chaudes et changeantes se découpe sur le bleu du ciel et domine le pays de Céüse qui porte son nom. Nul doute qu'en occupant son espace avec intelligence et respect, du haut de la falaise ou sur les nombreux sentiers, en rencontrant une bête sauvage surprise, peut être une fleur rare, vous éprouverez le sentiment d'un épanouissement physique et moral, et le bonheur de vivre ou de séjourner dans un tel environnement. Ainsi vivra pleinement dans vos cœurs Céüse la Belle."
Alain Bonnardel


medium_SS101340.JPG


L'église de Neffes. Petit village perché de 500 âmes qui du haut de ses 800 mètres domine le bassin gapençais.

medium_SS101343.JPG

Toutes les notes

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Toute l'info retraite | avec notretemps.com | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Famille | Plaisir | Beauté | Santé | Jeux | Atlas