05/09/2009
Un p'tit tour chez les Chtis : le Boulonnais
Avant le reprise des hostilités, une semaine chez les chtis, ça ne peut pas faire de mal. Loin de la canicule du Sud-Est en cette mi-août, nous voilà partis vers les horizons nordistes.
A l'arrivée, une semaine de beau temps, de soleil. Une virée à Lille, très belle ville ; une escapade dans le Boulonnais ; une autre en Belgique ....
Et quelques photos.
Aujourd'hui nous partons pour le Boulonnais.
La région de Boulogne sur Mer est certainement l'une des plus belles du Nord. A vous d'en juger ! Et pour commencer un petit tour sur le port de Boulogne sur Mer.
A droite le port de pêche artisanale, à gauche le petit port de plaisance.Si Boulogne est le 3eme port français en terme de pêche(23 686 t), il est le 1er en termes de vente. Mais à Boulogne comme ailleurs, la pêche industrielle et artisanale doivent faire face à l'épuisement de certaines ressources halieutiques induit par la surpêche et probablement exacerbé par le réchauffement climatique et la pollution.
15:50 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : boulogne sur mer, pas de calais, wissant, wimereux, cap blanc nez, cap gris nez, mer du nord, manche
29/08/2009
Un pt'tit tour chez les chtis : Lille
Avant le reprise des hostilités, une semaine chez les chtis, ça ne peut pas faire de mal. Loin de la canicule du Sud-Est en cette mi-août, nous voilà partis vers les horizons nordistes.
A l'arrivée, une semaine de beau temps, de soleil. Une virée à Lille, très belle ville ; une escapade dans le Boulonnais ; une autre en Belgique ....
Et quelques photos.
Pour commencer, partons pour Lille.
Le beffroi de l'Hôtle de Ville. Inauguré en 1932, il fut construit après la destruction de l'ancienne mairie lors de la Première Guerre Mondiale. Conçu par l'achitecte Emile Dubuisson, il culmine à 104 m de hauteur.
A l'intérieur de l'Eglise Saint Maurice, un iconostase contemporain confectionné par les soeurs Bernardines du Monastère Notre Dame de Bon-Secours en Belgique. Curieux, cet objet de la confession orthodoxe, fabriqué par des soeurs Bernardines, et exposé dans un lieu catholique.
La vieille Bourse.
Au XVIIeme siècle, les marchands et courtiers de la ville souhaitant se réunir dans un lieu à l'abri des regards, persuadèrent les magistrats de Lille et le souverain d'ériger une bourse semblable à celle d'Anvers. Julien Destré, architecte municipal, est alors chargé des travaux qui débutent en Mars 1652 et s'achèvent en Octobre 1653.
En 1921, la Vieille Bourse est classée monument historique .Récemment restauré, ce joyau de l'architecture flamande du XVII ème est composé de 24 maisons identiques qui entourent le cloître. Les façades sont richement décorées.
De nos jours, ce sont les bouquinistes, les fleuristes et les joueurs d'échec qui prennent place dans ce haut lieu historique de Lille.
Apprécions la diversité des ornements ...
19:24 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lille, grand place, vieille bourse, hospice comtesse, photos, façades, beffroi
04/08/2009
Un p'tit tour à Manosque
Lorsque l'on habite dans nos régions ensoleillées, il n'est pas rare, l'été surtout (!), d'avoir la joie de recevoir quelques amis de passage sur la route des vacances. Ce fut le cas pour nous en ce mois de juillet. Bien entendu nous avons pas mal randonné mais nous essayons également de leur faire découvrir villes et villages de la région. Ce vendredi 31 juillet, nous décidons donc d'aller faire un p'tit tour vers Manosque. Au menu : la découverte de la ville qui vaut le détour, un petit resto et un détour par la cave de Pierrevert pour une dégustation.
Manosque
Située au Sud Ouest du département des Alpes de Haute Provence, c'est la ville la plus peuplée du département avec ses 21 000 habitants ( les Manosquins). Assise sur les contreforts du Luberon, elle est environnée de collines rendues célèbres par l'écrivain Jean GIONO ( "Le Hussard sur le toit", "Un de Beaumugnes", "Un roi sans divertissement", etc...), enfant du pays, qui les a beaucoup fréquentées.
La maison natale de Jean GIONO à Manosque.
La porte Soubeyran : c'est à dire la supérieure, la plus haute de la ville qui existe toujours, seul son soubassement est de la même origine que les remparts. La balustrade qui la couronne est beaucoup plus récente, et la tour qui la domine ne date que de 1877. Le campanile a une forme de poire pour rappeler la forme de l'enceinte de la vieille ville.
La Place et l'Eglise Saint Sauveur. Eglise de style roman provençal (XIIe et XIIIe siècles) avec un portail gothique. Son campanile s'est écroulé lors du tremblement de terre de 1708.
L'Eglise Saint Sauveur est dotée d'un magnifique orgue vert et or dont nous avons eu la chance d'entendre le son car un organiste, lorsque nous sommes entrés, répétait pour un concert programmé le dimanche suivant.
Un petit marché s'est installé sur la place de l'Hôtel de ville. Derrière les échalottes et les tomates, le portail de l'Eglise Notre Dame de Romigier.

La production annuelle est d'environ 15000 hectolitres pour une surface revendiquée de 300 ha, avec une proportion dominante de vins rouges (60 %) et en proportion moindre les rosés (30 %) et les blancs (10 %).
Cette appellation est petite, presque confidentielle, située sur les rives gauche de la Durance et du Verdon elle regroupe onze communes du sud du Département des Alpes de Haute Provence. Le vignoble est un des plus haut de France avec une altitude moyenne de 450 mètres. Il s'étend actuellement dans la zone la plus chaude du département et bénéficie des remontées d'air chaud dans la vallée de la Durance. Cet arrière pays provençal connaît des étés chauds et très ensoleillés mais également des amplitudes thermiques (jour/nuit) fortes en raison de l'altitude, accompagnés de faibles pluviométries.
Quelques bouteilles pour partager ( avec modération !) en apéro ou avec les grillades et nous retournons dans nos montagnes.
15:34 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : manosque, églises, restaurant, vin, pierrevert, l'antidote
01/07/2009
Virée vers l'Ouest (6) : La Creuse
Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique.
Etape n°6 : La Creuse.
Nous voici arrivés dans mon département d'origine, la Creuse. La ville où je suis né, La Souterraine, mérite le détour. Pour les amoureux de vieilles pierres, de nature authentique ( comme on dit), loin de la folie des villes et autres régions touristiques surpeuplées. Quand j'étais plus jeune, je me souviens que le slogan du département était : "En Creuse, vacances heureuses"....

La Souterraine se situe au nord ouest du département. c'est la limite nord de l'Occitanie. Plus vraiment le Sud mais pas encore la langue d'oil. Le nom historique de la région était La Marche. Il résume bien la situation géographique de ce coin de France, une marche entre deux...
Le nom de la ville, tel qu'il apparaît la première fois en 1268 (Subterranea), se rapporte à la crypte ou église souterraine de grande taille de la ville. Cette crypte est un lieu de culte primitif avec deux puits.
L'église Notre-Dame , construite entre le XIeme et le XIIIeme siècles et restaurée en 1850, est un monument qui s'impose au visiteur dès son approche de la cité et quelque soit la route empruntée. La pierre blanche visible sur le clocher marque le chemin des pélerins vers Saint Jacques de Compostelle.
Composé d'arbustes et non en plants de maïs, le Labyrinthe Géant des Monts de Guéret est le plus grand labyrinthe au monde dans sa catégorie, celle des labyrinthes végétaux permanents.
Pour nous aider à sortir de ce "dédale de verdure", quelques carrefours stratégiques suscitent une question. La réponse rapproche de la sortie ou bien prolonge la visite du site.
21:38 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la creuse, la souterraine, porte saint jean, église, loups, labyrinthe
24/06/2009
Virée vers l'Ouest (5)
Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique
Etape n°5 : La Rochelle
Cité millénaire, La Rochelle est une ville qui a su préserver son patrimoine naturel et architectural exceptionnel. Aute atout, et pas des moindres, sa position géographique en plein centre de la façade atlantique.
Capitale de la Charente-Maritime, avec ses 76 711 habitants, c'est certainement une des villes les plus attractives et les plus dynamiques de France.
Bien entendu, La Rochelle, c'est d'abord, la mer, le port, les bateaux. Incontournable...
Le Vieux-Port est le port historique de la ville. C'est grâce à ce port que La Rochelle prit de l'importance durant la Guerre de Cent Ans puis avec la découverte de l'Amérique.
Aux XVIIeme et XVIIIeme siècles, le Vieux-Port de La Rochelle a drainé plus de la moitié du trafic colonial vers la Nouvelle France. Il constitue aujourd'hui l'un des attraits touristiques de la Rochelle.
Le vieux port est aussi connu grace à ses célèbres tours qui en gardent l'entrée depuis les XIIe et XVe siècles. Elles sont les vestiges des fortifications de la ville de La Rochelle.
La tour de la Chaîne ( à droite sur la photo) doit son nom à la chaîne qui était tendue de celle-ci à la tour Saint-Nicolas pour condamner l'entrée du port. La tour Saint-Nicolas a basculé vers l'Est en cours de construction. Redressée, elle servit de prison et de logis royal.
| La Tour de la lanterne. On sait qu'elle fut commencée en 1445 et achevée, après une longue interruption, en 1476. Elle mesure environ 70 mètres de haut, de sa base au sommet de la flèche. Elle tire son nom du fait que sur la tourelle de l'escalier se trouvait une lanterne de pierre percée à jour à six pans et vitrée pour empêcher que le vent n'éteignit le gros cierge au massif flambeau que l'on mettait dedans la nuit, en mauvais temps pour servir de phare et de lumière aux vaisseaux. La Tour comporte de vastes caves, l'ancien corps de garde et quatre étages, elle servit de lieu de concentration ou de prison. |
| On la nommait encore : Tour de Prêtres, parce que treize prêtres, qui y étaient emprisonnés pendant les luttes religieuses, y furent égorgés et précipités dans la mer. La Tour a servi tout au long de son histoire de prison, elle a reçu au XVIIIe siècle des corsaires anglais, écossais, irlandais, hollandais et espagnols ; certains d'entre eux furent condamnés à mort et pendus dans la salle la plus haute, où l'on voit encore la trappe. |
La Grosse Horloge : Construite au XIVè siècle, la Grosse Horloge était une porte qui séparait le port de la cité. Il s'agissait alors d'un édifice rectangulaire surmonté de deux tourelles et d'un campanile. Sa base massive comporte deux ouvertures, l'une pour les piétons et l'autre pour les attelages. L'arcade unique, telle que nous pouvons la voir aujourd'hui date de 1672. Le campanile et les deux tours sont remplacés par un dôme unique orné de pilastres en 1746. Sa cloche civile (2,2t) est la plus lourde du département.
Chaque siècle a laissé l'empreinte de son style dans l'architecture de l'Hôtel de ville : Henri II sur l'aile gauche, Henri IV sous le baldaquin de l'escalier, le bâtiment principal, décoré des statues des Vertus Cardinales : Force, Justice, Tempérance, Prudence.
21:34 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : la rochelle, voyage, photos, tours, resto
02/06/2009
Virée vers l'Ouest (4)
Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique
Etape n°4 : L'Ile de Ré
L'île de Ré, émergeant à peine de l'eau, s'étire sur 30 kms de long sur 5 seulement au plus large. Elle compte 16000 habitants à l'année et dix communes. On y accède par un pont à péage long de 2,9 kms qui permet de relier le continent à l'île.
Le pont
Nous arrivons sur l'Ile de Ré, c'est la marée basse.
Il attendra encore quelques heures pour prendre le large...
Rivedoux-Plage
La cité ostréicole est la première étape à la sortie du pont. Port ouvert sur le Pertuis Breton.
Belle plage de sable fin encore peu fréquentée en ce début du mois de mai.
Le petit port de plaisance
La Flotte en Ré
Le marché, couvert par un auvent. est installé dans une cour fermée. Touristes en habitants de la Flotte s'y pressent. Bien entendu le poisson est roi !
A l'extrémité de l'île, les Phares des Baleines
Le vieux phare des Baleines, la vieille tour, fut édifié sous Vauban et mis en service de 1682 à 1854. La tour est classée Monument Historique.
Le Grand phare des Baleines fut construit en 1854 par l'architecte Léonce REYNAUD car l'ancien n'était plus adapté aux besoins de la navigation maritime. Avec ses 57 mètres, c'est l'un des plus haut de France : 257 marches à monter pour avoir une vue exceptionnelle sur l'Ile et sur l'océan !
Saint Martin de Ré
Les maisons blanches si typiques de l'Ile de Ré. La quiétude avant la période estivale...
Le port de Saint Martin. Le temps d'un tour de l'île et la mer est revenue. C'est la marée haute.
Saint-Martin-de-Ré est un village fortifié par Vauban situé sur la côte Nord de l'Île de Ré. C'est l'un des ports, avec bassin à flots, les plus importants de l'île.
Je ne vais pas terminer cette étape en vous donnant une bonne adresse mais au contraire , une adresse à éviter. Notre journée à l'îl de Ré fut en partie gachée par ce mauvais restaurant : "Au 5 rue Thiers". Il se situe à Ars en Ré. Des moules sales et pas cuites, des frites huileuses, du poisson accompagné d'un riz et d'une sauce sans nom... Un service peu professionnel. Tout respirait l'amateurisme. Le restaurant à touristes à fuire.
Certains sites internet le recommandent, précisant qu'il est fréquenté par des artsites, navigateurs et hommes politiques. Cela me laisse songeur...
Bon, pour ne pas rester sur une impression trop défavorable, une petite crèperie pour la pause "4 heures". A Saint Martin de Ré : "Au Pôt d'Etain", rue Jean Jaurès ( ancienne rue du marché).
09:05 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ile de Ré, Rivedoux-Plage, La Flotte en ré, Phare des Baleines
01/06/2009
Virée vers l'Ouest (3)
Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique
Etape n°3 : Poitiers
Poitiers, avec ses quelques 91 395 habitants, est la capitale de la région Poitou-Charentes et le chef-lieu du département de la Vienne. à mi-chemin sur l'axe Paris-Bordeaux.
Elle se caractérise également par la jeunesse de sa population (environ un habitant sur trois a moins de trente ans) et par la densité du nombre d'étudiants (près d'un poitevin sur quatre). Aspects que l'on remarque facilement en se promenant simplement dans les rues de la ville ou en fréquentant les terrasses des cafés. La jeunesse y est très présente.
Collégiale Notre-Dame la Grande.
L'Eglise date du XIeme siècle mais la façade-écran a été rajoutée vers le deuxième quart du XIIe siècle. La façade, plate, est beaucoup plus haute que l'édifice, faisant l'effet d'un fond de scène. Elle est structurée d'arcatures superposées et encadrée par deux tourelles. La sculpture orne à profusion la façade. On y trouve des motifs fréquents de l'art roman : rinceaux, bestiaire, modillons sculptés de têtes grimaçantes et de figures fantastiques. Un chapiteau représente des éléphants affrontés. Au-dessus du portail, une frise comporte des scènes bibliques
Les arcades abritent les douze apôtres et deux évêques. La tradition locale y voit Saint-Hilaire et Saint-Martin. Mais saints et évêques semblent avoir un peu perdu la tête...
Il faut admirer le superbe programme peint, malheureusement très effacé, du cul de four de l’abside, au-dessus de l’autel. Au centre d’un carré trône le Christ en Gloire, entouré des apôtres. Vers la nef l’Agneau, entre des anges, guide les âmes vers le Paradis. A l’est, entourée de saintes femmes, la Vierge assise présente l’Enfant Jésus sur ses genoux.
Colonnes et piliers sont ornés de motifs colorés. Souvenons-nous qu'au Moyen Age les églises étaient de véritables bandes dessinées totalement recouvertes de peintures figurant les scènes bibliques et autres thèmes religieux...
Notre-Dame-la-Grande est le joyau de la ville de Poitiers
L'Hôtel Fumé
Castel urbain de style gothique flamboyant, l’hôtel Fumé est un des fleurons de l’architecture civile poitevine.
Edifié entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle par la puissante famille Fumé (François Fumé était avocat, maire de Poitiers, Conseiller des cours royales nommé par François Ier), l’hôtel s’élève dans l’une des rues les plus importantes de l’époque, la rue de la Chaîne qui menait du centre de la cité aux portes de la ville.
Le bâtiment comporte deux corps séparés par une cour intérieure et réunis par une galerie à colombages. La façade présente de faux mâchicoulis et de hautes lucarnes.
Vieilles maisons
Au hasard des vieilles rues poitevines...
Un petit détour par la FNAC et l'heureuse surprise d'arriver en plein concert d'un groupe qui vaut le détour : "Les voleurs de swing". Et je peux vous le dire, ça swing !
Bon, sur la photo, c'est pas évident... Alors pour les découvrir cette petite video trouvée sur le net. C'est enregistré lors d'un festival l'an dernier. Le public y est un peu claisemé mais ça ne devrait pas durer car ils assurent les jeunes !
Pour terminer notre petite escapade en terres poitevines, deux adresses pour se sustenter.
Une honorable crêperie tout d'abord. Des crêpes et galettes bretonne copieuses dans un décor typique à souhait, en plein centre-ville près de Notre Dame la Grande : "La Charrette A Ar", 15 place Charles de Gaulle. Seul bémol, les prix qui sont aussi un peu copieux...
Une seconde adresse, celle là incontournable pour les gourmets de passage à Poitiers, le restaurant "Les Bons enfants", rue Cloche Perse ( une petite rue du Centre ancien). Dans un décor qui évoque les souvenirs passés de l'enfance, une cuisine savoureuse pour des prix très abordables. A ne surtout pas manquer ! C'est que du bonheur.
Mais il faut résever car il n'y a qu'une trentaine de places à peine !
17:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poitiers, Vienne, Charentes-Poitou, Notre Dame la Grande, Hotel Fumé, Les voleurs de swing
31/05/2009
Virée vers l'Ouest (2)
Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique
Deuxième étape : Le Futuroscope.
Envie de se changer les idées de façon intelligente, loin des Disneylant abrutissants, nous voici au Futuroscope de Poitiers pour deux jours. J'avais découvert ce parc à thème il y a une douzien d'années, lors d'un voyage scoalire avec mes élèves. J'en gardais un bon souvenir. Depuis la parc a connu bien des vicissitudes mais il semble avoir trouvé son rythme de croisière. Et quelle ne faut pas ma surprise de découvrir des attraction totalement renouvelées. En fait, tous les ans 20% d'entre eles sont renouvellées. Donc, on peut y aller tous les 5 ans et tout aura changé.
Petite historique
En 1987, René Monory fondait le premier parc d’attractions en France. Alors président du Conseil général de la Vienne, il, imagine le concept Futuroscope : un site tourné vers le futur sur lequel coexisteraient une aire de loisirs, une zone d’activité économique et une aire de formation. René Monory est décédé il y a quelques mois.
Initiateur du projet Futuroscope, le Département de la Vienne en est le propriétaire.
Bien entendu, je ne propose pas de photos des attractions ( essentiellement cinématographiques), c'est interdit et cela serait sans intérêt. Donc je ne propose que quelques photos de l'archiecture du Parc et des oeuvres disséminées un peu partout au fil des déambulations.
Une architecture audacieuse et futuriste pour les bâtiments qui abritent les attractions.
Le Parc vu du ciel.
L'attraction qui permet de prendre ces photos est tombée en panne trois jours après notre passage. Les visiteurs ont du être évacués. Dire que nous avons manqué cela !
Le Parc,les lumières, la nuit ...
La nuit tombée, un spectacle d'eau, de lumières et de musique est proposé. Surtout à ne pas louper ! C'est magnifique...
Aux hasards du Parc, des oeuvres de scultpeurs, plasticiens ...
Sculptures monumentales de l’artiste Jean-Louis Toutain
La Crêpe volante.
Ce prototype d'avion à réelement volé. Il s'agit d'un Vought V-173 que pilota Lindberg
Malheureusement la médaille a son revers. Concernant les oeuvres de plasticiens et le contexte de leur réalisation, voici un extrait d'un communiqué du Comité des Artistes - Auteurs Plasticiens (CAAP).
"Le Futuroscope : contrats abusifs et menace de destruction d’œuvre (extrait)
4 mars 2008 | par le CAAP
Pour élargir la palette des prestations culturelles offertes à son public, le Futuroscope demande à des plasticiens d’intervenir dans son enceinte par un travail d’installation in situ.
Récemment, des plasticiens concernés par ce projet ont reçu un contrat à signer, après leur travail accompli sur place, qui exigeait en contrepartie d’un paiement de 2500 euros :
- une présentation de l’œuvre au public pendant une durée de deux ans,
- la cession de l’œuvre au Futuroscope,
- l’abandon de la totalité des droits d’auteur.
Initialement sélectionnés sur le principe d’une résidence, on comprend que des plasticiens aient refusé de signer un tel document perçu comme indécent et insultant.
La réalisation de certaines installations avait d’ailleurs exigé plusieurs semaines de présence et leur valeur était estimée à 30000 euros ; ce qui témoigne du gouffre qui sépare les conceptions des commanditaires de la réalité du monde du travail artistique.
Face à ce refus, et rejetant toute possibilité de négociation, l’administration du Futuroscope a engagé deux procédures :
- des envois de courriers recommandés avec accusé de réception menaçant ceux qui refusaient de signer le contrat d’une destruction immédiate de leurs œuvres,
- la mobilisation des plasticiens qui avaient accepté le contrat en question pour exercer des pressions sur les récalcitrants.
Le modèle économique exprimé
Par son fonctionnement, le Futuroscope mobilise sans scrupule un modèle économique implicite dans les conceptions des responsables culturels et des administrations qui les cadrent. Un modèle suffisamment légitimé pour qu’il suscite peu de réactions indignées, alors qu’il apparaîtrait immédiatement scandaleux et insupportable s’il était appliqué à ces mêmes responsables ou fonctionnaires.
Ce modèle s’organise sur la pensée que :
- le travail des plasticiens n’entre pas dans le champ des activités professionnelles ;
- leurs réalisations n’entrent pas dans la catégorie des productions de biens ou de services ;
- plus généralement, l’existence et la fonction des plasticiens sont en marge de la sphère économique et ne mobilisent pas de flux financier particulier ; les récalcitrants sont ignorés et menacés au besoin.
Il ne s’agit rien moins que de chercher à maintenir l’aliénation d’une certaine catégorie d’acteurs sociaux afin d’en exploiter sans réserve la production."
10:46 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Poitiers, Futuroscope, Parc d'attraction, cinéma, Poitou-Charente, Vienne
24/05/2009
Virée vers l'Ouest (1)
Quelques jours de congés début mai. L'occasion d'une petite escapade vers l'Ouest, des bords de la Loire au Limousin en passant par la côte Atlantique.
Première destination : Blois.
Avec un peu moins de 52 000 habitants, Blois est une ville riche en histoire, tapie sur les collines de la rive droite de la Loire. La cité dont le développement remonte aux carolingiens, doit son véritable essor à son caractère de ville royale ( lieu de naissance de Louis XII). Ce riche passé est encore présent à travers plusieurs édifices.
Actuellement, Blois, à 1h30 de Paris, est une ville paisible dont les atouts industriels ( équipementiers automobile, santé, cosmétologie, agroalimentaire) n'ont en rien gâché le charme tranquille.
Le Château de Blois
Après avoir été le fief des puissants comtes de Blois et celui de Charles duc d’Orléans, le château de Blois devient avec Louis XII, né à Blois en 1462, la demeure favorite des rois de France pendant plus d’un siècle.
Blois est le premier chantier lancé par François Ier et ses successeurs y résident volontiers. François II y passe la moitié de son court règne et Henri III y organise deux fois les Etats généraux du royaume pour tenter de mettre fin aux guerres de Religion (1576 et 1588). C’est à cette occasion que le château de Blois devient le théâtre de l’assassinat du duc de Guise, accompli sur ordre du roi le 23 décembre 1588.
Le XVIe siècle est aussi à Blois le siècle des reines : s’y succèdent Anne de Bretagne, dont le remariage avec Louis XII permet le rattachement de la Bretagne à la France, puis Claude de France, qui a laissé son nom aux prunes qu’elle fit cultiver dans les jardins de Blois. C’est là aussi que vécut et que mourut Catherine de Médicis, après le bref règne de Marie Stuart. Est également attaché à Blois le souvenir des deux épouses du roi Henri IV, Marguerite de Valois, la « reine Margot », et Marie de Médicis qui s’en évada en 1619.
Refuge au XVIIe siècle des princes en exil, Marie de Médicis, Gaston d’Orléans, Marie-Casimire de Pologne, le château devient caserne à la veille de la Révolution. Classé Monument historique dès 1840, il connaît la mue d’une restauration conduite par Félix Duban qui lui rend son éclat.
L'aile Louis XII
L'entré s'effectue par l’aile Louis XII qui présente une longue façade en briques, rythmée par des travées de hautes fenêtres à meneaux couronnées de lucarnes aux armes et emblèmes des souverains (écus de France et monogramme L et A de Louis et Anne). Des balcons marquent les emplacements des chambres du roi et de la reine d’où les princes contemplaient les joutes et tournois organisés dans l’avant cour.
L'aile est percée d’un portail ( entrée actuelle) dominé par une niche où se voit la statue équestre de Louis XII chevauchant en armes un cheval marchant à l’amble (allure d’apparat, le cheval levant les deux jambes du même côté). Une réplique sculptée en 1857 remplace la statue originale détruite à la Révolution.
L'aile François 1er, côté rue.
Côté rue, ou plutôt côté jardins, car c’est là que s’étendaient de vastes jardins en terrasses aménagés par Louis XII et agrandis par François Ier, s’élève la façade des Loges. Celle-ci tire son nom des nombreux balcons qui s’ouvrent sur les salles. L’élévation s’inspire de la façade des loges édifiée par Bramante au palais du Vatican et revendique ainsi un modèle italien. Toutefois, il s’agit à Rome de véritables galeries de circulation alors que les loges de Blois sont des balcons sans communication entre eux. L’horizontalité empruntée à l’Italie est accentuée par l’aménagement d’un niveau d’attique, véritable galerie courant sous le toit, seulement scandée par des colonnes. En revanche, la haute lucarne centrale chargée de la salamandre royale reste très française. Aux étages inférieurs, les parapets des loges sont ornés des emblèmes du roi, de sa mère Louise de Savoie et de son épouse Claude.
Les jardins
Près du château royal de Blois, des jardins ont plus récemment été créés et évoquent les époques médiévale, Renaissance et classique. Le jardin des Fleurs royales occupe, depuis 1992, la surface de la dalle du parc de stationnement qui recouvre la rue de l’Éperon.
Une charmante galerie en topiaire flanquée au mur du jardin des Lices ombrage un chemin dallé de pierres. Celui-ci s’ouvre sur les parterres de lys et d’iris, emblèmes de la royauté.
La Maison de la Magie
Face au château, après avoir traversé ce magnifique parterre de fleurs, le musée de la Magie...
Jack Lang , éternel ministre de la culture des gouvernements socialistes du président François Mitterrand, se fit élire maire de Blois en 1989. Il resta 11 années à ce poste. Ce long mandat se signala, entre autres, par la création de la Maison de la Magie, dédiée à cet art du spectacle dont l’un des plus illustres représentants fut justement un blésois, Robert-Houdin. Sa statue trône devant la Maison de la Magie, face au Château, en vis à vis de Louis XII.
Eglise Saint Nicolas
L'église Saint Nicolas est une ancienne abbatiale bénédictine (Saint Laumer), dont le chœur et le transept ont été édifiés entre 1138 et 1186, début de l'art gothique, alors que la nef, inspirée de la cathédrale de Chartres, et les tours datent du début du XIIIe siècle.
Fuyant les Normands, des moines bénédictins chargés des reliques de leur fondateur Saint-Laumer trouvent refuge à Blois. Ils décident d’y construire leur monastère, l’église abbatiale Saint-Laumer, communément appelée église Saint-Nicolas.
Lorsque les guerres de Religion éclatent, l’église est mutilée et l’abbaye détruite par les protestants. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’abbaye est reconstruite, puis, à la Révolution, elle devient l’Hôtel-Dieu.
L'un des vitraux évoque le travail de la vigne en ces contrées du Val de Loire...
L'Eglise Saint Vincent de Paul.
Au pied du Château, l'Eglise Saint Vincent (XVIIeme siècle), ancienne chapelle Saint-Louis du collège des Jésuites, se découvre, précédée d'un beau parc fleuri.
Lentement construit, l'édifice dédié à saint Louis est achevé grâce aux largesses de Gaston d'Orléans. Désaffectée pendant la Révolution, elle est restaurée à partir de 1847 par Jules de La Morandière
Ce qui explique que le choeur comme le décor intérieur datent du XIXeme siècle.
Eglise Saint Louis
C'est au Ve siècle que la chapelle Saint-Pierre, première église de Blois, est érigée sur la colline en face du château. Une crypte est aménagée dans la seconde moitié du Xe siècle afin d'y déposer les reliques de saint Solenne. Pour faire face à l'affluence des pèlerins, elle est agrandie et devient l'une des plus vastes de son époque. Cette crypte constitue aujourd'hui la partie la plus ancienne de l'édifice.
Vers 1150, les chanoines entreprennent de nouveaux travaux. Il en subsiste l'étage inférieur du clocher actuel et l'amorce d'une arcade en plein centre de la nef romaine.
La façade et le clocher de la cathédrale sont construits en 1544 à l'initiative de François Ier, mais la structure reste fragile. En 1678, un ouragan détruit l'édifice. Après ce sinistre, la reconstruction est entreprise grâce à l'intervention de Colbert, dont l'épouse était originaire de Blois. L'édifice sera alors reconstruit dans un style gothique. En 1697, la collégiale Saint-Solenne, devenue l'église du nouveau diocèse de Blois, quitte son ancienne appellation pour adopter celle de 'Saint-Louis'.
Détail fort suggestif de la façade de l'Eglise Saint Louis. Gargouille en pleine action !
Intérieur gothique
Derrière l'Eglise Saint Louis, les Jardins de l'Evêché dominent la Loire.
Rues et Maisons anciennes de Blois.
A l'angle de la Rue des Trois clés et de la Rue du Commerce ( Quartier du Château). Rues piétonnes.
Rue du Palais (Quartier de l'Hôtel de Ville)
L'heure du départ.... La rue Denis Papin et, dans l'enfilade, le pont sur la Loire et la route de Cheverny vers la Sologne.
Deux adresses recommandables...
Une Brasserie en centre ville, ouverte un dimanche soir ( ce qui n'est pas si habituel). Service sympathique et rapport qualité/prix acceptable. "Le Café Chineur". Vous le trouverez à l'angle de la rue Denis Papin et de la rue des Trois Clés ( derrière la sculpture représentant les trois clés). Décor de vide-grnier. Le tout sans prétention mais sympathique.
Une auberge à la campagne. A quelques encablures de Blois. Dans un petit village solognot, Soings en Sologne. Une auberge à découvrir. "Le Vieux Fusil". Un décor et des menus solognots à des tarifs aimables qui attirent les habitués en famille et les ouvriers du coin. Un bon repas assuré pour pas cher !
18:45 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Blois, Loire, château, Louis XII, jardins, Eglise St Nicolas, Musée de la Magie
14/09/2008
Petit tour dans le Gapençais
Ce dimanche, nous décidons d'aller jeter un oeil aux vides greniers organisés dans deux villages situés au sud-est de Gap : Sigoyer et Neffes. Quelques achats ( un livre, une panière, quelques balles pour le chien et une théière, le tout pour 4,5 euro) et surtout l'occasion de ramener des photos.
Au passage au bord du Lac de Pelleautier, je ne résiste pas au plaisir de quelques clichés.
Ancien marais, le Lac de Pelleautier est devenu un lac permanent lors de l'extension du canal de Gap au début du siècle. Sa particularité résidait dans la motte flottante, un amas de tourbe et de terre dérivant sur le marais. Aujourd'hui, par mesure de sécurité, la motte a été amarrée mais demeure un lieu privilégié pour de nombreuses espèces d'oiseaux
Bonjour les canards ...
Au fond, le massif de Ceüse
Le village de Sigoyer ( 400 habitants), son Eglise Saint Julien, et à l'arrière plan la petite Ceüse.
La vallée de la Durance vue de Sigoyer
Ceüse et ses falaises calcaires qui font la joie des grimpeurs et qui furent rendues célébres, entre autres, par Patrick Edlinger ou Jean Christophe Lafaille.
"Ceüse la Belle, un nom qui rend hommage à cette montagne, imposante et superbe, qui garde les traces d'anciens villages où tant d'hommes et de femmes sont passés, ont vécu, travaillé, combattu, aimé. Sur le flanc de la montagne, chaque bloc illustre notre histoire, car les paysans d'autrefois en ont fait, en leur donnant un nom, les points de repère de la vie pastorale et rurale. La forêt sombre et secrète de mélèzes et de pins noirs, avec ses jeux d'ombres et de lumière, contraste avec le monde minéral et guide notre regard vers la corniche. Haut lieu de l'escalade, les noms des plus grands grimpeurs y sont associés. Falaise mythique mondialement connue, sa corniche aux couleurs chaudes et changeantes se découpe sur le bleu du ciel et domine le pays de Céüse qui porte son nom. Nul doute qu'en occupant son espace avec intelligence et respect, du haut de la falaise ou sur les nombreux sentiers, en rencontrant une bête sauvage surprise, peut être une fleur rare, vous éprouverez le sentiment d'un épanouissement physique et moral, et le bonheur de vivre ou de séjourner dans un tel environnement. Ainsi vivra pleinement dans vos cœurs Céüse la Belle."
Alain Bonnardel
L'église de Neffes. Petit village perché de 500 âmes qui du haut de ses 800 mètres domine le bassin gapençais.
18:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gapençais, Hautes Alpes, Ceüse, Sogoyer, Neffes, Lac, Pelleautier







